| n° 23442 | Fiche technique | 13938 caractères | 13938 2403 Temps de lecture estimé : 10 mn |
05/01/26 |
Résumé: L’alcool reserve bien des surprises, parfois. | ||||
Critères: #travesti #gay #fellation #lieuderencontre hh inconnu travesti fellation anulingus 69 hsodo | ||||
| Auteur : Enzoric Envoi mini-message | ||||
| Collection : Alcools |
J’aime le jambon et la saucisse
Et j’aime le vin quand il est bon
Une fois par mois, selon nos disponibilités, on se retrouvait un vendredi ou un samedi soir. Le programme était toujours plus ou moins le même : apéro chez l’un ou l’autre, repas se résumant à une pizza ou à des nouilles chinoises, puis sortie en centre-ville. On était rarement moins de huit, sauf que ce soir-là on ne fut que deux. Pierre, un ami d’une connaissance, et moi. Je ne le connaissais guère, alors autant dire que je me suis senti seul. Perdu, presque.
Je me suis senti piégé mais je ne me voyais pas lui dire « j’suis crevé » ou « qui t’es, toi qui sais quelle est ma pizza préférée ? » Alors je l’ai laissé commander et donner son adresse.
Le livreur a mis près de trente minutes avant de sonner. Et une demi-heure, c’est long lorsque ni l’un ni l’autre ne sait comment entamer la conversation. Alors j’ai bu.
On a mangé comme deux inconnus qui partagent la même table dans une cantine : en silence et en évitant de se regarder. C’était surréaliste.
Il n’a ni répondu ni fini sa phrase. Après m’être senti comme un cheveu sur la soupe, je me suis senti vexé.
Après deux délicieux bourbons avalés sans trop se parler, j’ai commandé un taxi. Je finissais mon troisième quand mon smartphone sonna.
J’étais à deux doigts de m’endormir lorsque la voiture stoppa. À ma décharge, le trajet fut silencieux. S’il n’y avait pas eu la radio, sitôt le cul assis je pense que j’aurais sombré dans un profond sommeil.
J’étais somnolent, alors j’ai laissé dire et faire.
J’avais dit une, mais j’en ai commandé quatre avant qu’il ne se lève.
Il en a payé trois. Et trois, c’est moins que quatre, alors, quand on est passé à la caisse, ce n’est pas peu fier que j’ai réglé l’addition. J’étais heureux comme jamais ! Je sais, c’est con, mais une victoire, si minime soit-elle, est une victoire, non ?
J’ai fait ce que j’ai pu mais je ne marchais plus très droit alors que lui, oui. C’est donc admiratif que je l’ai suivi. Heureusement, notre destination n’était qu’à une rue.
Je l’ai laissé payer pour deux. Cela aurait été incorrect de parlementer devant l’entrée. Et puis, c’était lui qui organisait après tout !
En soi, le lieu ressemblait à nombre d’autres, si ce n’est que les danseurs étaient collés-serrés, pour certains quasiment dénudés, et que la piste était bordée de tables et de poufs sur et autour desquels les couples, trios ou plus discutaient ou se tripotaient sans gêne. Bref, que ce soit l’agencement ou la musique, tout était on ne peut plus classique pour une boîte de nuit.
Ayant retrouvé une certaine assise à défaut d’un certain équilibre, sur une chaise haute et accoudé au bar, j’ai pris le temps d’observer la piste de danse. Hormis les mains, actives, et les langues, prolixes bien que muettes, si je n’avais pas eu la vue double et l’impression de tanguer, je pense que la scène aurait été très statique.
J’étais incapable de la quitter des yeux tant elle m’hypnotisait. Était-ce sa prestance, sa démarche, son assurance ou sa détermination à atteindre son but qui braquait tous les regards sur elle ? Elles, devrais-je dire, puisqu’elles étaient deux. Enfin, pour moi !
Arrivée à notre hauteur, elle a simplement dit : « je peux ». Avant que je n’assimile cette question, elle s’installait sur le siège à côté de moi.
Sans retenue, je l’ai détaillée de la tête aux pieds, puis des pieds à la tête.
Elle savait qu’elle était belle et désirable, c’était évident. Non, humain. J’étais en arrêt sur image, incapable de bouger. Limite si je respirais encore. La seule chose qui vivait encore était coincée dans mon caleçon.
Elle a ri.
Tout en lui bécotant la joue, je suis revenu tête face à elle. Nez contre nez, on s’est regardés puis, en symbiose, on a fermé les yeux et penché nos têtes. Nos bouches se sont trouvées, nos langues se sont amusées et nos mains sont parties à la découverte de l’autre. Si les deux miennes partirent sur son visage, une des siennes se posa sans la moindre hésitation sur mon érection.
Nous nous sommes embrassés à en perdre le souffle. C’était doux, suave, taquin, coquin et prometteur. D’autant qu’elle avait une main dans mes cheveux et l’autre bien active sur la bosse déformant mon pantalon.
Que pouvais-je faire ? On ne connaissait même pas nos prénoms ! Alors, on a bu un coup. Puis un autre.
Au troisième verre, elle n’était plus deux, mais quatre. Quatre beautés qui parlaient en chœur. Quatre déesses qui m’avaient déjà charmé en n’étant que deux, et quatre pour un, pouvais-je me plaindre ?
Au quatrième verre, si elles étaient toujours quatre, si elles parlaient pour cinq et que je n’étais déjà plus moi-même depuis longtemps, j’ai enfin réussi à articuler une phrase sensée.
Encore fallait-il que je puisse les suivre !
Il y a une sexualité qu’on ne peut vivre que sous alcool. Boire, c’est ça aussi : c’est accueillir ce qui devait rester caché. De notre propre désir.
Virginie Despentes
La pipe, j’adore. Encore faut-il que celle qui la fait sache sucer. Pour elles, c’était plus que ça. C’était divin, surnaturel, extraterrestre. C’était doux et gourmand, tendre et savoureux. Pourtant plus d’une m’avait déjà pompé !
Je ne savais pas où j’étais, pas comment j’étais arrivé là. Mais, honnêtement, je m’en foutais royalement ; parce que se faire lécher, si ce n’est se faire dévorer la queue comme ça, jamais personne ne m’avait si délicieusement pris en bouche.
Oh ! ces bouches ! M’auraient-elles émasculé que j’aurais joui la bite arrachée tant elles étaient de velours, ces langues. Tant ils étaient humides, ces palais, et tendrement aiguisées, ces dents. J’avais l’impression d’être dévoré tout cru par une horde de harpies affamées. C’était aussi vorace qu’humide, aussi primordial que pas urgent, aussi sexuel qu’une simple bise.
Pas le temps de répondre que j’avais la langue dans un cul.
La sodo, j’adore. Encore faut-il que celle que j’encule apprécie. Pour elles, c’était plus que ça. C’était… prometteur. Je n’en étais qu’à l’apéritif que je savais déjà que le plat de résistance serait exceptionnel. Pourtant j’en avais déjà enculé plus d’une !
Je ne savais pas qui elles étaient, quels culs je léchais, mais honnêtement je m’en foutais royalement ; parce que préparer, si ce n’est ouvrir des culs pareils, pour personne je n’avais connu un tel appétit.
Oh ! Ces culs. N’aurais-je pas eu les bras verrouillés sous des tibias que je les aurais doigtés, tant elles étaient douces, ces fesses, tant ils étaient soyeux, ces poils, et tentants, ces renflements. J’avais l’impression de manger le meilleur encas qui soit. C’était aussi goûtu qu’épicé, aussi palpitant que pas un sexe, aussi mielleux qu’un simple cunni.
Pas le temps de répondre que j’avais la langue sur des couilles.
Les couilles, je ne connaissais pas. Mais encore fallait-il que l’occasion se présente. Pour elles, c’était plus que ça. C’était… imprévisible. Je n’en étais qu’à découvrir ce que c’était que le tuteur me narguait. Et pourtant jamais je n’en avais fantasmé !
Je ne savais plus qui j’étais, qui était qui, mais honnêtement je m’en foutais royalement ; parce que gober une couille, si ce n’est les deux, pour aucun clito je n’avais jamais autant aspiré.
Oh ! ces bourses. Aurais-je pu que je les aurais prises toutes deux en bouche, tant elles étaient tentantes, ces boules, tant elles étaient lisses, ces balloches, et rondes, ces collines. J’avais l’impression de sucer les miennes. C’était aussi délicat que velouté, aussi inopportun que désiré, aussi apprécié qu’appréciable.
La fellation, je ne connaissais pas. Il fallait simplement la bonne bite au bon moment. Pour elles, c’était plus que ça. C’était… extraordinaire. Je n’en étais qu’à découvrir le bout que le reste défiait. Et pourtant jamais je n’en avais rêvé !
Je ne savais plus qui suçait qui, qui faisait quoi, mais honnêtement je m’en foutais royalement ; parce que bouffer une queue, si ce n’est l’avaler entière, d’aucune je n’avais jamais posé mes lèvres dessus.
Oh ! ces bites. Aurais-je pu que je les aurais mangées, tant ils étaient bons, ces glands, tant elles étaient belles, ces longueurs, et liquoreuses, ces raideurs. J’avais l’impression de découvrir la meilleure mise en bouche qui soit. C’était aussi envahissant qu’accueilli, aussi attendu que nouveau, aussi personnel que partagé.
La sodo, je pensais connaître. Il fallait peut-être le bon cul accroché à la bonne queue. Pour elles, c’était plus que ça. C’était… le nirvana. Elles n’en étaient qu’à s’accroupir que j’appréciais déjà l’entrée. Et pourtant j’en avais déjà enculé plus d’une !
Je ne savais plus si c’était elles, si c’était ils, mais honnêtement je m’en foutais royalement ; parce que limer ces culs, si ce n’est les posséder, de personne je n’avais jamais été si profond.
Oh ! Ces culs. Aurais-je pu que je les aurais saccagés tant ils étaient gloutons, ces trous, tant ils étaient gourmands, ces fions, et sans fonds, ces béants. C’était aussi chaud que large, aussi serré qu’humide, aussi pompant que timide.
Se faire lécher le cul, je ne connaissais pas. Il fallait peut-être la bonne langue pour me l’ouvrir. Pour elles, c’était plus que ça. C’était… porte ouverte. Elles n’en étaient qu’à le taquiner que j’espérais la suite. Et pourtant jamais je n’avais connu une telle faim !
Je ne savais plus si j’étais moi, si j’étais un autre, mais honnêtement je m’en foutais royalement ; parce que se le faire dévorer, si ce n’est se le faire envahir, de quiconque jamais je ne l’avais imaginé.
Oh ! Mon cul. Aurais-je pu que je l’aurais ouvert en grand tant il était avide, cet interdit, tant il était espiègle, ce méconnu, et glouton, cet insoupçonnable. C’était aussi évident qu’impensable, aussi primordial que refoulé, aussi révélateur que banni.
S’en prendre une, je n’imaginais pas. Il fallait peut-être la bonne pour me découvrir. Pour elles, c’était plus que ça. C’était… unique. Elles n’en étaient qu’à se frayer un chemin que j’aspirais à une suite. Et pourtant jamais je n’avais envié une telle fin.
Je ne savais plus qui prenait qui, qui prenait quoi, mais honnêtement, je m’en foutais royalement ; parce que se faire baiser le cul, si ce n’est la chatte, de nobody, I think so.
Oh ! Mes mots. Aurais-je pu que j’aurais inventé un parler tant il était sans maux, cet instant, tant il était grivois, ce silence, et entier, cet intime. C’était aussi velouté que piquant, aussi pénétrant que vagabond, aussi surprenant que stupéfiant.
Jouir, je croyais connaître. Mais putain Un tel pied, je ne savais pas que ça existait ! Il fallait peut-être tout simplement le bon accord pour le ressentir. Nous, c’était plus que ça. C’était une communion. Et pourtant, jamais je n’avais pensé qu’une telle harmonie puisse être possible.
Oh ! mon sexe. Aurais-je pu que je l’aurais branlé tant il était bandé, ce bâton, tant elle était gonflée, cette tumescence, et sous pression, ce geyser. C’était aussi palpitant qu’inerte, aussi sensible que négligé, aussi spasmodique que continu.
Je sais maintenant qui je suis, qui nous sommes, et honnêtement, les autres je m’en tape royalement ; parce qu’être aimé, si ce n’est être raide dingue, de ma vie jamais je n’avais rêvé tant.
Oh ! toi. Aurais-je su que tu existais que je t’aurais cherché, toi, cet autre, toi, ce complémentaire, toi, cet impensable. Tu es aussi masculin que pas un homme, aussi féminin que pas une femme, aussi toi que je ne suis plus moi. Ou moi justement !
Je t’aime.