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Temps de lecture estimé : 40 mn
29/12/25
Présentation:  Cette histoire a été bâtie sur une petite anecdote, celle de la rencontre sur la plage, qui est ici assez romancée. La suite est purement imaginaire.
Résumé:  Baléares, fin des années soixante-dix, je suis en train de lire, tout en me faisant dorer un peu au soleil sur la plage, avant d’aller faire un peu de plongée en apnée.
Critères:  #initiation #romantisme #premiersémois fh jeunes vacances plage
Auteur : Patrik  (Carpe diem diemque)            Envoi mini-message
Un amour de plage

Cette histoire a été bâtie sur une petite anecdote, celle de la rencontre sur la plage, qui est ici assez romancée. La suite est purement imaginaire.

Bonne lecture :)




Plongée



Baléares, fin des années soixante-dix, je suis en train de lire, tout en me faisant dorer un peu au soleil sur la plage, avant d’aller faire un peu de plongée en apnée. Tout aurait pu être idyllique, mais malheureusement pour moi, ce voyage a été organisé par le Comité d’Entreprise de la boîte où travaille mon père. Résultat, je dois me farcir cette chipie de Marie-Béatrice à qui je sers de faire-valoir !


Pour info, c’est la fille aînée et adorée du chef de mon père, donc c’est assez délicat pour moi de l’envoyer balader… Du coin de l’œil, je constate que cette greluche est en train de s’exciter toute seule :



Marie-Béatrice fait la moue :



Je lève le nez de mon livre :



Marie-Béatrice me tire par la main. Résignée, je pose mon livre sur ma serviette, maudissant mon père d’avoir accepté de venir ici avec son chef et surtout sa fichue fille ! En soupirant, traînant un peu des pieds, je la suis bien malgré moi. Il y a peut-être une lueur d’espoir si ce bellâtre blond l’accapare durant le reste du séjour, ça me fera vraiment des vacances !


Arrivée auprès du jeune homme qui n’est pas trop mal de sa personne (reconnaissons-le), tout en se tortillant sur place, Marie-Béatrice lance d’une voix suave et maniérée :



Englobant la scène que nous faisons, une Marie-Béatrice tout sourire, poitrine bien en avant, et moi visiblement contrainte et contrariée de la suivre, le garçon hausse un sourcil amusé :



Goguenarde, j’interviens, tel un cheveu dans la soupe :



Horrifiée, Marie-Béatrice se tourne vers moi :



À mon grand étonnement, ignorant ma copine qui se tortille toujours sur place, le jeune homme se plante carrément devant moi, s’inclinant légèrement :



M’inclinant à mon tour dans une très légère révérence, je réponds du tac au tac :



Avec un naturel désarmant, il saisit mon poignet et m’entraîne avec lui dans la direction diamétralement opposée. Étonnée par la tournure des événements, je me laisse faire. De son côté, Marie-Béatrice est tellement ébahie qu’elle ne dit plus rien, ne fait plus rien, plantée tel un palmier.


Me tirant toujours fermement par le poignet, Emmanuel annonce :



Sous l’œil stupéfait de Marie-Béatrice toujours aussi figée, nous nous éloignons. Elle ne cherche même pas à nous poursuivre. Chemin faisant, Emmanuel me pose diverses questions neutres, du genre depuis quand je suis arrivé, etc.


Au bout d’une cinquantaine de mètres, reprenant un peu mes esprits, je lui demande carrément :



Il se met à rire doucement :



En riant, il fait mine de vouloir tirer sur la ficelle qui noue le haut de mon bikini :



Évitant de peu une claque sur sa main, il s’éloigne un peu :



À nouveau, il se met à rire :



Il se retourne, scrutant l’endroit d’où nous venons :



Soupçonneuse, je le regarde fixement :



Puis tranquillement, il s’éloigne à angle droit de ma position sur la plage. Je suis interrogative : va-t-il vraiment revenir avec un masque, ou a-t-il dit ça pour se débarrasser de moi ?




Plongée



Non, il est vraiment revenu avec un masque et un tuba, puis nous avons pu taquiner les poissons pendant un certain temps. Nous nous sommes bien amusés sous l’eau, même si je le soupçonne d’avoir joué ci et là les voyeurs en tentant de choisir le meilleur point de vue sur mon anatomie. Il est vrai que j’ai un peu de répondant dans le décolleté, et encore plus du côté de mon bassin plutôt ample. Mais, riche ou pauvre, poli ou pas, un garçon reste un garçon…


Quelque temps plus tard, nous sommes assis sur le sable mouillé, nos jambes dans les vaguelettes. Emmanuel m’explique certaines choses d’une façon pragmatique :



Je me moque gentiment de lui :



Je secoue la tête :



Une bonne heure se passe ainsi à deviser, à plaisanter, à se chambrer gentiment. Emmanuel finit par confier avec un accent de sincérité dans la voix :



Il se met à rire :



Il répond spontanément :



Ça me fait tout drôle d’entendre cette réponse sincère. Je me demande même si je ne suis pas en train de rougir un peu ! Pour tenter de donner le change, je propose :



Cinq minutes plus tard, glaces en main, nous déambulons ci et là, sans but fixe. Au détour de la conversation qui porte sur les derniers tubes musicaux à la mode, mon voisin dit :



Je plisse un peu les yeux :



Puis nous changeons de sujet. Un quart d’heure plus tard, nous refaisons un peu de plongée en apnée. Ensuite, assis sur la plage, les pieds dans l’eau, nous refaisons le monde. Le temps s’écoule trop vite. Il va falloir que nous nous quittions. Avant que nous ne repartions chacun de son côté, mon voisin me propose :



Je fais mine de réfléchir, puis je lâche :



Il se penche sur moi, embrasse une première joue, puis la seconde, mais cette fois-ci, son baiser tombe sur la commissure de mes lèvres. Quel petit profiteur !


Je le repousse gentiment :



Je m’éloigne. Tandis que j’ai le dos tourné, je sens son regard sur moi. Quelques pas plus loin, je me retourne rapidement pour lui faire un petit signe de la main, auquel il répond joyeusement.




Retour at home



Alors que je viens juste de rentrer, mon père s’approche de moi :



Sans complexe, je lui raconte comment notre rencontre inopinée a été organisée par Marie-Béatrice. Mon père se met à rire :



J’explique le concept à mon paternel :



Mon père sourit étrangement :



Je mets les points sur les i :



Ce n’est pas faux, mais dès le départ, la situation était étrange : un plan foireux de Marie-Béa, un changement de proie, un garçon qui s’est imposé, lui et moi plutôt différents sur pas mal de points. Oui, je ne peux pas dire que le contexte était limpide !




Coquillages et crustacés



C’est bien la première fois que je m’entends si bien avec un garçon ! Les jours suivants passent à une vitesse folle. Marie-Béatrice me fait franchement la gueule, ce qui ne me chagrine aucunement. Je profite avec Manu de l’instant présent à discuter de tout et de n’importe quoi, à faire de la plongée, à manger des glaces. Il m’a même invitée par deux fois à manger quelque chose dans un petit restaurant, une attention que j’ai appréciée. En revanche, j’ai décliné le fait d’aller en discothèque, car je danse très mal et je n’aime pas trop ces ambiances alcoolisées et enfumées…


C’est une franche camaraderie qui nous lie, même si je surprends parfois dans ses yeux un autre regard sur moi. Un garçon reste un garçon.


Je suis aux Baléares pour quinze jours, je regrette que ce ne soit pas pour un mois ou plus. Quand je fais les comptes, ça fait aujourd’hui six jours que j’ai rencontré Manu, presque une semaine, et j’ai la sensation que nous nous connaissons depuis l’école maternelle.




Petit plongeon



Nous venons de nager vers un groupe de rochers pas trop loin de la plage. Aujourd’hui, nous avons préféré prendre des lunettes de plongée plutôt que des masques. Manu me désigne un rocher plus haut que les autres :



Il s’éloigne de moi, puis plonge. Je m’approche petit à petit de l’endroit où il a disparu. Il émerge peu après :



Il s’approche des rochers, sort de l’eau puis commence l’escalade. Très vite, il arrive au sommet du petit pic d’où il veut plonger. Manu est à présent debout sous le soleil qui forme une sorte d’aura autour de lui. Je ne peux m’empêcher d’admirer son corps bien fait, ni trop, ni pas assez, un mignon mais viril corps de jeune homme ! Je secoue la tête, me demandant à quoi je pense !



Il s’élance un peu, son corps souple décrit un ample arc de cercle avant de fendre la mer puis de disparaître. Ce fut un beau plongeon, assurément ! Peu après, Manu réémerge. Secouant la tête pour chasser l’eau qui ruisselle, il me lance :



Je suis le même chemin. Arrivée en haut, je prends mon élan, mais à la toute dernière seconde, je glisse sur quelque chose. Mon plongeon dans l’eau n’est pas une franche réussite !


Je réémerge assez vite, un peu sonnée lors de mon entrée dans l’eau. Manu s’inquiète :



J’écarquille les yeux, quelque chose ne va pas. Je vérifie, je revérifie. De son côté, Manu nage lentement vers moi. Alors qu’il est à trois-quatre mètres de moi, je lui lance :



Soudain il plisse les yeux, découvrant un petit morceau de tissu flottant sur l’eau. Il nage vers la chose flottante. Quand il l’a en main, il s’exclame :



Je dois me rendre à l’évidence que Manu n’a retrouvé que le côté face, le plus petit. Mais où diable est passé l’autre côté ? Mon voisin explore les environs, mais visiblement, il ne trouve rien :



Il s’approche de moi en nageant :



Il a raison, je peux mettre une serviette autour de ma taille. Mais en attendant, je suis le cul à l’air, y compris la foufoune !



À peine a-t-il plongé que je réalise le spectacle que je dois donner pour quelqu’un qui sous l’eau ! Bon, pour l’instant, Manu est assez loin, et on voit mal au loin en milieu aqueux. Mais s’il se rapproche un peu trop…


Je constate qu’il s’enfonce sous l’eau, descendant visiblement vers le fond. Je soupire, c’est carrément idiot ce qui m’arrive ! J’espère qu’il va trouver l’autre morceau. Mais comment est-ce possible qu’une culotte puisse se fendre dans l’entre-jambe ? D’accord, ce n’est pas la première fois que je mets ce bikini, je l’ai acheté il y a deux ans, mais quand même !


Soudain, je sens comme un gros baiser sous mes fesses, je pivote sur moi-même, le temps de voir un nageur sous l’eau. Quelques secondes plus tard, la tête de Manu réapparaît à cinq mètres de moi. Irritée, je lui lance :



Il se rapproche un peu :



Je suis partagée entre sourire, apprécier le compliment ou m’offusquer.



J’écarquille grands les yeux :



Nageant autour de moi, il me décroche un large sourire :



Son idée n’est pas idiote. Quelques instants plus tard, mes pieds reposent sur le sommet du rocher. Si je me mets debout, l’eau m’arrive alors à la hauteur des tétons. Je fléchis néanmoins légèrement les jambes pour que seule ma tête dépasse.



S’approchant de moi, Manu me gronde :



Puis, il s’éloigne posément, me laissant seule sur mon rocher. Il fait de larges ronds dans l’eau, me narguant, sans dire un seul mot. Je finis par céder :



Je suis étonnée par cette demande. Il veut en venir où ?



Je ne l’avais pas vu venir, celle-là ! Je pensais à autre chose !



On ne peut pas dire que Manu cache son jeu. Je ne pensais pas qu’il voulait flirter avec moi. Pourtant, je n’ai rien d’un canon. Cependant, ce n’est pas désagréable d’être ainsi désirée par un jeune homme bien de sa personne, même s’il est un peu pervers sur les bords et profiteur.


Je soupire :



Il se met à rire :



Plongeant à nouveau, Emmanuel embrasse plusieurs fois mes fesses, puis ceci accompli, il remonte lentement dans mon dos, ses mains à présent sur mon ventre. Il est à présent debout, plaqué contre mon dos. Il a tenu parole, si je fais exception de quelque chose plutôt dur collé en bas de mon dos. Je le gourmande gentiment :



Je décide de me moquer un peu de lui :



Joignant le geste à la parole, ses mains remontent le long de mon ventre pour venir soupeser mes seins qui flottent entre deux eaux. Le laissant néanmoins faire, je lui demande :



Lentement, je tourne mon visage vers lui, il en profite aussitôt pour capturer mes lèvres, je réponds à son baiser salé.




Grand plongeon



Je ne suis pas une oie blanche, j’ai eu divers petits amis, mais j’ignorais qu’un simple baiser puisse être si… comment dire… sensationnel, époustouflant ! J’ignorais aussi que j’avais mis le doigt dans un engrenage très vorace, car quand Emmanuel est lancé, c’est comme une météorite qui tombe du ciel, on ne l’arrête plus !


Les jours suivants, nous nous embrassons pour un oui ou pour un non, et quand il le pouvait, il s’occupait de mes seins et de mon popotin en les dévorant de mille baisers, sans oublier les lècheries en tout genre ! Souvent, je lui demande d’éviter de se montrer trop entreprenant en public. Au début, il faisait la moue, puis il a compris que je parlais aussi pour lui.



Je pose ma main sur son avant-bras, ce qui l’apaise tout de suite :



Il se met à cogiter puis finit par dire :



Il me décroche un large sourire taquin :



Par la suite, mon nouveau petit ami profite de la moindre occasion. C’est à la fois parfois irritant mais aussi très flatteur. J’ignorais que je pouvais faire tourner ainsi les têtes, au moins une. Doucement mais sûrement, ses caresses deviennent de plus en plus osées et précises.


Je sens que je vais bientôt faire avec lui le grand plongeon…


Ce n’est pas la première fois que je viens dans sa chambre, mais je sens confusément qu’aujourd’hui, il va se passer quelque chose. Nous nous embrassons d’abord gentiment, puis de plus en plus fougueusement. C’est ainsi que nous nous retrouvons sur son lit, en train de nous dévorer l’un l’autre. Sans que je comprenne bien comment, je me retrouve vite seins à l’air, avec un Manu qui les caresse, les bisoute, les lèche d’une façon très passionnée, et ça me plaît énormément !



Puis il continue de plus belle, baladant ses lèvres et ses mains un peu partout sur mon corps qui frissonne déjà. Puis la tempête se lève, un ouragan de sensations déferle sur moi, je me sens vraiment désirée par ce jeune homme qui parcourt mes paysages avec fièvre et volupté.


Peu après, je suis toute nue, sa tête entre mes cuisses, sa langue dans ma fente, avec ce plaisir qui monte lentement mais sûrement. C’est qu’il sait s’y prendre, l’animal ! Il sait aussi s’y prendre pour les bisous, les caresses, les pelotages et autres agaceries du même style.



Je sens que je ne vais plus résister bien longtemps ! Sa langue vicieuse ne m’offre aucun répit ! Tout mon corps est tendu comme un arc, avec une sourde montée en moi qui ne demande qu’à éclater au grand jour sans entrave.



J’ai craqué, je suis emportée par une vague immense, qui me ravage, qui me retourne, qui m’emporte au lointain.


Loin, très loin, comme je quittais cette planète…


Ailleurs…


Tandis que je tente de réémerger, Manu me caresse, me bisoute un peu partout, c’est très agréable. C’est alors que je réalise que quelque chose en moi s’éveille en bas de mon ventre, une envie irrépressible, primale, sauvage. Ce petit salopard a réussi son coup, car maintenant, je le veux en moi, il me faut son… machin pour m’apaiser, pour me combler, pour me compléter !



Tout en continuant de m’embrasser, il se capote. Je me demande fugacement si c’est l’habitude de coucher avec des filles qui lui permet de faire ces deux actions en même temps ! Je me doute bien que je ne suis pas sa première, ni sa dernière non plus.


Ses lèvres sur ma peau, il descend entre mes seins, sur mon ventre, sur mon pubis avant d’aller glisser sa langue dans ma fente afin d’exacerber à nouveau mon clitoris en feu. Je frémis d’aise. Quelques instants après, à mon grand regret, la caresse insidieuse s’arrête.


Soudain, quelque chose de puissant entre en moi avec facilité, ça me procure instantanément un sentiment de soulagement intense, c’est fou !



Manu se vautre sur mon corps, j’aime sentir son poids sur moi. J’agrippe son dos pour l’empêcher de fuir, je le veux à moi ! Durant ce temps, il me pistonne frénétiquement, son torse écrasant mes seins, son nez plongé dans mon cou à me dévorer de ses lèvres avides, à me mordiller parfois.


Soudain, il ressort pour venir se frotter frénétiquement le long de ma fente, exacerbant totalement mon pauvre clitoris qui n’en peut plus. Je me raidis, je me tends, je sens monter en moi une énorme vague, je gémis, je crie, je griffe !


Il replonge en moi, me faisant sentir toute sa longueur, me pistonnant à nouveau de façon démentielle. Je me mets à jouir comme jamais je n’ai joui, c’est fou, c’est dingue !


Quand je reviens sur terre, je constate que Manu est assez fier de lui :



Sans trop me ménager, il me retourne, puis se rue sur mes fesses qu’il couvre de baisers voraces ! Amusée, je lui demande :



Il écarte mes fesses, puis sa langue vient taquiner ma rondelle. Ça me procure illico un frisson étrange mais délicieux. Je me laisse faire, essayant de me détendre un peu plus. Manu s’active dans mon sillon, et je dois reconnaître que c’est très plaisant, mais je préfère le mettre en garde :



La pointe de sa langue s’aventure dans l’orée de mon petit trou. Une fois de plus, la sensation n’est pas du tout désagréable, même si je sens que cette pratique n’est pas particulièrement catholique ni orthodoxe !



Il ne dit plus rien, il continue d’explorer mon sombre œillet, tout en alternant des baisers fougueux sur mes fesses. Parfois, il vient frotter son sexe bien dur sur mes rondeurs. J’espère qu’il saura se contrôler !


Il est actuellement vautré sur moi, en train de frotter sa verge sur mes fesses, tout en m’embrassant dans le cou, et j’avoue que j’adore ce doublet ! Il murmure :



Je suis partagée, j’ai envie de la croire, mais mon expérience des garçons me hurle le contraire. Finalement, je me décide :



De mes mains, j’écarte mes fesses afin de dégager mon anus. Je sens alors un gland humide qui se frotte dans mon sillon, sur les côtés, qui épouse parfois ma petite cuvette. Le temps semble suspendu, puis soudain, j’entends un râle, suivi d’une éclaboussure mouillée. Manu est en train de jouir, éjaculant entre mes fesses. Fébrile, il pose son gland à l’orée de mon petit trou, sans toutefois forcer l’entrée. Malgré tout, j’ai la curieuse impression que son sperme arrive à se frayer un chemin en moi. Cette sensation est assez étrange mais plaisante. Je ressens une sorte de mini-jouissance à me savoir si désirée, et de lui avoir fait plaisir…


Derrière moi, Manu doit être en train d’assouvir un fantasme car il n’en finit plus de juter !


Peu après, il s’effondre épuisée à mes côtés, son bras sur mes épaules. Tournant sa tête vers moi, il murmure :



Il marque une courte pause avant de reprendre :



Il se contente de sourire, puis approchant sa tête plus près de mon visage, il m’embrasse longuement. Je comprends vite à sa façon de faire et à ses mains qui se baladent sur mon corps dénudé qu’il n’a pas l’intention d’en rester là pour le moment, et que notre séance intimiste est loin d’être finie.




Quand vient la fin de l’été



Tout début possède une fin, il en va de même pour les vacances.


Je ne vais pas la faire longue. J’avoue être assez triste que ce soit si court, ces deux semaines ont filé à une allure folle, comme en chute libre. Mais nous savions que le temps de la plage serait court et qu’il faudrait rentrer chez nous, chacun de notre côté, loin de l’autre. Doublement loin à cause de la distance en kilomètres et de notre niveau social.


Manu est chagrin, il ne simule pas :



Je souris, il est sans doute sincère sur le moment, mais dans huit jours, il m’aura peut-être oubliée. Je lui fais un gros bisou sur la joue. Je décide de partir sur un feu d’artifices :



J’aurais aimé que ce ne soit pas la dernière fois, Manu semble penser le contraire, mais je suis plus réaliste que lui. En tout cas, j’ai droit à un très beau feu d’artifices, dont je sens que je vais me souvenir longtemps, peut-être jusqu’à la fin de ma vie !




Les années suivantes



Contrairement à ce que j’aurais cru, nous avons maintenu le contact durant les années suivantes. Notre relation est plus apaisée, je suis sa grande copine à qui il ose tout confier par téléphone, et j’essaye de l’aider comme je peux. Il en fait de même pour moi.


Entre-temps, j’ai terminé mes études puis j’ai trouvé facilement du boulot dans une entreprise partenaire de celle de mon père. Comme personne ne semble vouloir s’occuper de ces nouvelles étranges bestioles qu’on appelle « Personal Computer », j’ai décidé de me sacrifier. C’est ainsi que je suis devenue de plus en plus informaticienne que comptable.


De son côté, Manu a obtenu aussi ses diplômes, avec entre-temps un séjour de presque un an aux States. Bien sûr, son père l’a pris en charge, décidé à faire de lui son dauphin. C’est ainsi que Manu découvre la réalité des affaires, après avoir ingurgité la doctrine en la matière. Et d’après lui, l’écart entre pratique et théorie n’est pas négligeable. Pour ma part, je n’en doutais pas !


Trois ans plus tard, nous décidons de nous revoir. Je me surprends à mettre l’une de mes plus belles robes. Quand il vient me chercher en voiture en bas de mon immeuble vers midi, je constate que Manu est devenu encore plus attirant et affirmé, ce qui le rend encore plus dangereux.


Nous parlons un peu de tout et de rien. Je constate qu’il lorgne sur mes gambettes et parfois sur mon décolleté quand il le peut. Je me moque de lui :



Peu après, il m’invite dans un bon restaurant. Tout se passe très bien, comme si nous nous étions quittés la veille. Il faut dire que nous discutons souvent au téléphone et parfois par écrit. Mais au fil de la conversation, Manu ne semble pas vouloir se contenter d’une amitié apaisée :



Il lève les yeux au ciel :



J’exprime le fond de ma pensée :



J’esquisse un petit sourire amusé :



Il se penche sur moi :



Je lui souris d’un air blasé :



Il vide son verre, puis remplit le mien puis le sien :



Je porte mon verre à mes lèvres :



C’est ainsi que je me retrouve dans sa chambre d’hôtel juste après le dessert. Pour une sieste crapuleuse, ce fut une sacrée sieste crapuleuse qui dura jusqu’à neuf heures du matin ! Il était insatiable, inépuisable, et j’ai joui bien des fois ! Ce fut nettement mieux qu’avec mes amants rencontrés après les Baléares.


Lui et moi, nous avions tous ces mois à rattraper…


Au petit matin, alanguie sur le lit, blottie contre lui telle une petite chatte repue, je lui demande :



Il me serre un peu plus contre lui :



Je vois bien que Manu est mi-figue, mi-raisin. Néanmoins, il me fait un énorme bisou sur les lèvres quand nous nous séparons. Ai-je bien fait de faire l’amour avec lui ? Je reconnais que ça m’a beaucoup plu. Mieux qu’avec les divers bonhommes avec qui je suis sortie ces dernières années.


Lui et moi, nous retournons à nos vies et à nos appels à distance. Il faudra un jour qu’on invente des téléphones portatifs, ce serait plus pratique que ce fil qui nous limite. L’armée en possède mais il faut se balader avec une valise, et ça coûte les yeux de la tête en communications ! Parfois, il remet le sujet sur le tapis, et à chaque fois, je décline. Je crois que Manu pense sincèrement à ce qu’il dit, mais une fois que nous serons ensemble, la magie se dissipera vite, et la chute risque d’être terrible !


Quelques mois plus tard, Manu m’annonce dans une lettre très brève son futur mariage en des termes assez étranges :



Avec pour preuve la photo jointe de la future épousée qui possède en effet quelques similitudes avec moi. Un peu attristée, je soupire, la page est tournée.




Huit années écoulées après la plage



Malgré son mariage, nous continuons à dialoguer ensemble, parfois de façon très espacée. Au début, Manu est assez enthousiaste concernant sa nouvelle vie, sa nouvelle femme, son premier enfant, puis petit à petit, il oublie d’en parler. Je sens confusément qu’il y a un souci, mais il refuse d’aborder le sujet. C’est tout juste s’il me parle de la naissance de son second enfant ! Alors je fais comme si de rien n’était.


Les mois puis les années passent, cinq précisément depuis notre précédente rencontre. Aucun changement entre Manu et moi, nous conversons souvent par téléphone, peu importe la distance qui nous sépare…


Puis soudainement, sans prévenir, il décide de venir me voir, car il a besoin de me parler en face à face, ça lui manque, dit-il. Nous nous convenons d’un rendez-vous. Une fois de plus, je mets l’une de mes plus belles robes. Même si je sais qu’il est marié, ça ne me déplairait pas qu’on fasse à nouveau l’amour, car j’aime qu’il me possède. Même si je n’ai pas chômé côté bagatelle, je n’arrive toujours pas à me trouver un homme avec qui vraiment me lier.


Aujourd’hui, Emmanuel est descendu dans le meilleur palace de la ville où j’habite maintenant. Ce samedi matin, je me dirige vers la partie salon de son hôtel. Toujours aussi attirant, Manu m’attend impatiemment dans un coin de celui-ci.


Quand il me voit, il se lève et vient vers moi :



Comme de coutume, nous nous embrassons sur les joues. Comme de coutume, son dernier baiser se pose sur la commissure de mes lèvres. Nous nous installons. Manu a déjà commandé un cocktail pour moi. J’aime ce genre de petite attention. À peine suis-je installée, qu’il entre tout de suite dans le vif du sujet :



Eh bé, Manu commence fort ! Encore heureux que je sois assise !



Saisissant mon verre, je module à ma façon :



Il secoue énergiquement la tête :



Abasourdie, manquant de reverser mon cocktail, je tombe des nues :



Interloquée, je pose mon verre sur la table, affichant un sourire crispé :



Son visage devient dur :



Il plisse un peu des yeux en me répondant :



Je préfère couper court en lui demandant :



Je ne sais pas quoi dire, je le gronde à moitié :



Il affiche un petit sourire :



Par-dessus la table, il pose possessivement ses mains sur les miennes :



Bien que mon cœur s’emballe malgré moi, j’essaye de rester raisonnable :



Je lui adresse un large sourire :



Il esquisse une grimace :



En entendant cette expression, je m’exclame :



Toujours maintenue par deux mains puissantes, je me penche vers lui jusqu’à effleurer son front :



Il semble momentanément décontenancé :



Puis sans attendre ma réponse, il m’embrasse. Spontanément, je réponds à son baiser. Quand nos lèvres se séparent, Manu est triomphant :



J’argumente comme je peux :



Je sens qu’il est très sérieux, je suis assez émue sans trop savoir pourquoi, sans doute le ton de sa voix, la conviction qu’il y met. Alors je lui offre une concession :



Il s’exclame aussitôt :



Avec un petit sourire crispé, je lui avoue :



Soudain, il se lève, capturant mon poignet au passage :



Je me rapproche de lui :



Je me plaque contre lui, l’embrassant voluptueusement. Son baiser est fougueux, impétueux, plus viril encore. Ça me fait quelque chose !




Huit ans et plus



L’instant d’après, sans que je comprenne bien comment je suis arrivée dans sa chambre, je suis déjà presque toute nue en train de me faire dévorer par un amant très impatient ! Oh que c’est bon de se faire désirer de la sorte !


Quand nos lèvres se détachent, je lui balance :



Au milieu des draps froissés, nous faisons l’amour comme si c’était la toute dernière fois, juste avant l’apocalypse. Je me laisse complètement aller, ça fait trop longtemps que j’ai faim de son corps et que j’ai envie qu’il me dévore lui aussi !


Sans relâche, il me fait l’amour. Je me demande comment il fait pour être si résistant. Parfois, je me demande si je n’aurais pas affaire à des jumeaux ou des triplets ! J’ai néanmoins fini par admettre que j’étais son aphrodisiaque. Pourtant, je ne suis pas Vénus, et bien des femmes sont nettement plus belles que moi, mais visiblement, je suis celle qui l’excite le plus.


Mais cette fois-ci, c’est sans préservatif. Manu en profite pour m’inonder copieusement !


Manu se déchaîne, comme s’il voulait me faire jouir encore et encore. Je sais bien qu’une femme peut décoller de multiples fois, un nombre à deux chiffres, mais même si c’est terriblement bon, c’est aussi terriblement épuisant !


Je réémerge petit à petit de cette intense jouissance. Au-dessus de moi, j’entends résonner une voix que je connais fort bien :



Toujours dans la brume, je ne réponds rien, je me contente de lui sourire. Je reconnais que Manu a de la suite dans les idées depuis les Baléares. Mon bel amant est installé entre mes jambes, au-dessus de moi mais pas en moi. Je le regarde, lui, cet homme qui me court après depuis toutes ces années. Il poursuit un rêve, tout comme moi. Mais son rêve à lui est très terre à terre, puisque c’est de moi dont il s’agit. Le mien est moins évident. Je respire un grand coup.


Toujours allongée et alanguie sur le dos, je me décide :



Me surplombant toujours, Manu demande placidement :



Je concède volontiers :



Manu s’abaisse vers moi, tout en évitant de me faire trop subir son poids :



Puis sans attendre ma réponse, il se vautre sur moi, son torse sur mes seins, me dévorant le cou et se glissant sans effort dans ma chatte si accueillante. Peu après, je sens le plaisir qui monte à nouveau en moi tandis qu’il me pistonne fiévreusement, bien décidé à me remplir de toute sa passion pour moi et en moi…


Je crois que notre vie à deux commence plutôt bien !