| n° 23401 | Fiche technique | 21730 caractères | 21730 3938 Temps de lecture estimé : 16 mn |
07/12/25 |
| Présentation: Lointainement inspiré de mon propre passé. | ||||
Résumé: Leyla signifie « nuit », ce qui convient parfaitement à l’objet de mes désirs. | ||||
Critères: #romantisme jeunes | ||||
| Auteur : Patrik (Carpe diem diemque) Envoi mini-message | ||||
| Collection : Arts graphiques Numéro 01 |
Lointainement inspiré de mon propre passé. Bonne lecture :)
Leyla signifie « nuit », ce qui convient parfaitement à l’objet de mes désirs : elle possède de grands yeux très sombres, ainsi qu’une chevelure crépue de la même teinte qui enveloppe une tête blanche triangulaire d’où émergent un petit nez pointu et des lèvres roses délicatement ciselées. Son fin menton est lui aussi un peu pointu, mon bras en a parfois su quelque chose, de temps à autre.
Le reste de sa personne est assez facile à décrire : imaginez une bouteille d’Orangina, les petites qui font 33 cl. Pas beaucoup de poitrine (mais plus que l’ex-compagne de Gainsbourg), mais un popotin plantureux à vouloir faire une sieste, peu importe l’endroit.
C’est aux Beaux-Arts, fin des années 70, que nous nous sommes rencontrés, je n’ai pas mis longtemps à flasher sur elle : une minute, deux maxi.
Leyla dessine très bien, idem pour la peinture. Curieusement, ses personnages sont des animaux anthropomorphes, aucun visage réellement humain. C’est un choix. En tout cas, elle possède un sacré coup de crayon et de pinceau, je pourrais même prendre des cours auprès d’elle à ce sujet, bien que je ne me débrouille pas trop mal de mon côté, mais surtout dans tout ce qui est archi et perspective.
Malheureusement pour moi, la demoiselle n’est pas facilement abordable, mais qui ne risque rien n’a rien. J’y vais méthodiquement, pas à pas, sans trop forcer, mais en profitant des moindres failles que le hasard met sur mon chemin. Quoique, le hasard, ça peut s’aider avec un petit coup de pouce par-dessous.
Résultat, je suis assez bien vu par Leyla qui n’est néanmoins pas dupe. Elle sait très bien que je suis amoureux d’elle, mais, comme je me comporte bien, sans jouer les gros lourds, j’ai droit à une relative clémence de sa part, car elle a la dent dure contre ses congénères de tout poil, une certaine lucidité qui peut faire froid dans le dos, d’autant qu’elle est jeunette.
On s’attendrait à entendre ses réflexions acides et désabusées dans la bouche d’une personne âgée qui a beaucoup vécu, alors qu’elle n’a même pas vingt ans. La valeur n’attend pas le nombre des années, dit-on. Le désabusement aussi.
Ce midi, je l’ai invitée dans un petit restau, ce n’est pas la première fois que je le fais. J’en profite pour me jeter à l’eau :
Ma demande est assez manichéenne, mais je veux savoir, je m’étiole à danser d’un pied puis sur l’autre depuis tout ce temps. On dit que l’espoir fait vivre, mais c’est quand même destructeur, surtout en interne. Elle reste calme et posée :
Elle sourit :
Leyla réfléchit quelques secondes, un temps qui me semble interminable. Je n’arrive pas à lire sur son visage vers quel côté elle va pencher. Peut-être que j’ai un peu trop forcé les événements et que j’aurais dû attendre encore un peu.
Puis elle se décide :
Je n’en crois pas mes oreilles, elle vient de me dire « oui » !
Totalement fébrile, je demande :
Je suis assez étonné, je ne m’attendais pas à cette requête, ça doit se voir sur mon visage, elle précise :
Elle se met à sourire :
Il va de soi que je décide de prendre. Illico, je me penche par-dessus la table pour l’embrasser, ce qui la fait rire, une fois nos lèvres séparées. Et femme qui rit est à moitié dans ton lit, dit la maxime.
Bien que Leyla vive encore chez ses parents, elle s’attarde souvent chez moi (j’ai la chance d’avoir un petit chez-moi, merci le frère de ma mère) et, parfois au petit matin, nous allons main dans la main aux Beaux-Arts. Mon appartement n’est pas bien grand, mais c’est mon nid douillet. C’est un peu plus volumineux qu’un studio et je possède un balcon exposé plein sud, avec une vue pas trop moche sur les alentours.
Il y a mieux, je le sais, mais il y a nettement pire.
Parfois, ma nouvelle petite amie reste le week-end avec moi, ce qui m’arrange, car plus je la vois, mieux je me porte. Notre cohabitation se passe bien, je connais assez ma nouvelle petite amie pour éviter les sujets qui fâchent.
C’est confirmé, Leyla n’a pas beaucoup de poitrine, mais elle compense allègrement autrement. J’ai pu découvrir sous son nombril une toison fournie, sombre et bouclée, en forme de triangle, dans laquelle j’égare mes doigts et plus bas ma langue, chose qu’elle apprécie.
Comme elle m’offre sans restriction sa porte de Nacre et celle d’Ébène, sa porte de Jade ne me manque pas trop, bien que j’aimerais y faire au moins un petit tour pour aller me perdre en elle à cet endroit. Mais c’est déjà très inespéré que je sois son petit ami.
Il n’empêche, quand ce fut notre première fois, elle m’a directement indiqué son entrée de service nichée entre deux monts blancs très appétissants. Je reconnais avoir été étonné, mais comme sa rondelle (déjà presque entrouverte) était très attractive, après un badigeonnage de lubrifiant non gras, j’ai vite pris la direction « sombres entrailles » avec un évident plaisir.
J’avoue que, pour une première fois, ce fut fondamentalement une première fois très mémorable !
Lors de la présentation, ma famille a été un peu étonnée par Leyla, par son côté assez sombre et parfois taciturne, mais il n’y a pas eu de problème particulier. Me prenant à part dans le jardin, ma mère m’a simplement dit :
La famille de ma nouvelle compagne me regarde d’un œil plus ou moins circonspect. Seule la petite sœur semble avoir accepté que je sois le petit ami attitré. Ils ne sont pas franchement hostiles à mon encontre, mais j’ai la curieuse impression qu’ils se disent entre eux :
Pour ma part, Leyla n’est pas une simple aventure ou une amourette, c’est la femme de ma vie.
Fidèle à une habitude qu’elle a prise quelques jours après sa venue dans mon appartement, Leyla est en train de lire, voluptueusement allongée sur le canapé, fesses à l’air, tandis que mon crayon s’agite comme un fou sur le carnet de croquis.
À première vue, ça ne la dérange absolument pas de poser pour moi, et pas forcément habillée. Pourtant, elle sait que ces croquis seront la base de certains dessins et peintures qui seront visibles par tous, mais on dirait qu’elle pense que les gens n’imagineront pas que ce soit réellement elle. Bon, je le concède, ce sera une vue artistique de sa petite personne, le tout avec un arrière-plan architectural.
De son côté, elle continue son exploration des animaux anthropomorphes. Elle se représente souvent comme un mouton blanc à tête noire, ou parfois comme un caniche ayant les mêmes caractéristiques. Quant à moi, je suis un peu étonné par son choix me concernant :
La réponse tombe sèche et directe :
Sa famille ne semble pas être du tout au parfum des diverses turpitudes que leur fille a pu déjà faire avant que nous vivions sous le même toit, et que Leyla m’a révélées au compte-gouttes. Je ne pensais pas qu’elle était allée aussi loin. Je ne vais pas me plaindre puisque je bénéficie actuellement de son expérience acquise lors de ces découvertes.
Ma connaissance en ce domaine avance à grands pas. Je suis souvent étonné de ce que Leyla s’amuse à faire lors de nos séances embrasées de sexe… Je ne savais pas que ça pouvait être si ardent et décomplexé, sauf peut-être dans mes fantasmes les plus tordus !
Le jour, nous nous comportons comme un gentil couple main dans la main, à qui on donnerait le Bon Dieu sans confession. Décidément, les choses ne sont jamais ce qu’elles semblent être de prime abord.
Leyla me présente la tenue qu’elle a décidé de porter ce soir pour le réveillon de la Nouvelle Année. J’ouvre de grands yeux étonnés :
Imaginez une grande écharpe passée autour du cou, un côté pendant sur son ventre et l’autre qui dégouline presque jusqu’au sol, couvrant au passage sa poitrine. Ajoutez une autre écharpe en guise de ceinture avec un pan qui retombe en arrière, voilant son popotin et s’arrêtant aussi presque à ses pieds.
Ça ressemble furieusement à une illustration Heroic Fantasy de Franck Frazetta ou de Boris Vallejo !
Disons-le, c’est torride et bandant, ce tissu qui moule ses formes, avec ce dos nu et ces deux fentes latérales qui remontent bien haut. À ce propos, intrigué par un point de détail, je demande :
De la main, elle fait un petit geste de dédain :
Mains sur les hanches, elle me lance un petit sourire de défi :
Elle ne répond rien. Tandis qu’elle reste immobile, je tourne autour d’elle :
En effet, Leyla n’est pas la plus dévêtue parmi les femmes présentes. Je me suis même demandé s’il n’y avait un concours caché entre ces Dames à qui en révélerait le plus. Mais moi, je sais qu’elle n’a pas de culotte et qu’elle est ainsi en accès direct. Je me demande au passage s’il n’y a pas d’autres personnes qui se doutent de cette absence…
En tout cas, Clotilde (une élève de notre classe) n’a aucun sous-vêtement, c’est flagrant, sa ténue tenue ne laisse pas la place à la devinette à ce sujet. Un maillot de bain un peu amélioré est-il un vêtement de soirée ? Je m’interroge sur comment la bande miniature de tissu sur son entrejambe fait pour tenir en place sans révéler complètement son abricot déjà largement moulé. Sans doute un peu de colle, ou autre chose de plus inséré en elle…
Leyla se penche sur moi :
Si Clotilde rentre seule ce soir, je vais me poser bien des questions sur l’éternel féminin et le désir masculin ! Mais, vu l’essaim d’hommes à la langue pendante qui gravite autour d’elle, je ne me fais pas trop de souci. Néanmoins, comme pour Leyla, je suis étonné par sa liberté de ton quant à son habillement. Est-ce le fait d’avoir été plaquée par cet abruti de David ? Une revanche ?
La soirée se passe très bien, le buffet est copieux et intéressant, sans que ce soit trop ostentatoire. D’après ce que j’ai compris, il sera en trois services : entrées, plats et desserts. Le mousseux coule à flots, et il vaut largement des champagnes beaucoup plus onéreux.
La salle louée est la cantine d’une école primaire et ce n’est pas la première fois que je mets les pieds ici. J’en ai trop envie, de Leyla, de ses belles formes qu’elle agite impudiquement sous mon nez quand elle déambule, quand elle danse, c’est infernal, j’ai un mal de chien à rester zen, sachant qu’elle est nue sous ses écharpes qui lui servent de vêtement !
N’en pouvant plus, je capture Leyla par la main et je me dirige vers ce que je sais être un recoin de la cuisine scolaire. Elle proteste mollement :
Ce qui ne l’empêche pas de se mettre en appui sur un plan de travail zingué et de me présenter ostensiblement ses fesses moelleuses qui me servent de temps à autre de coussins. De mon côté, il suffit de soulever le pan arrière de sa tenue pour accéder sans barrière à ses deux belles masses rebondies.
Verge à l’air, admiratif, je m’exclame :
Je résume à ma façon :
Avec une certaine aisance, je glisse une bonne partie de ma verge dans son entrée des artistes qui est très permissive, et ce, sans vaseline ou beurre. Par le passé, j’ai parfois été surpris de la facilité avec laquelle je la pénétrais en entrée dans un endroit prévu pour une sortie. Parfois, je me suis demandé si elle ne préparait pas la voie avec un quelconque lubrifiant, mais, après renseignement, certaines femmes ont des facilités dans leur sombre puits.
Fiévreusement, mes mains rivées sur ses menus seins, je coulisse en elle, tandis qu’elle accompagne du bassin mes mouvements. Très vite, je réussis à tout enfouir en elle. Et trop vite, trop excité, je me laisse aller, je me vide dans ce splendide cul dont je commence à connaître les moindres coins et recoins.
Oui, c’est trop bon de se laisser aller à un petit coup vite fait ! D’habitude, ça dure plus longtemps, mais les circonstances ne sont pas en faveur de longues prolongations. En tout cas, je me suis assez lâché pour avoir rempli les sombres profondeurs de ma petite amie, ce qui me procure une immense satisfaction.
C’est peut-être macho, mais c’est jouissif.
Tandis que je récupère de mon exploit, Leyla se réajuste :
Main dans la main, nous retournons auprès des autres convives. Cependant, par deux autres fois, j’abuse éhontément des bonnes dispositions de ma compagne. Voici une année qui commence très bien !
En cette fin d’hiver, je sentais bien qu’il y avait quelque chose dans l’air ces derniers temps, mais je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus. J’en suis vite arrivé à penser que je me faisais des illusions, des idées, les intuitions ne forgent pas forcément la vérité vraie.
Et puis, on dit souvent que les intuitions, c’est plutôt du domaine féminin et non du domaine masculin. Un sixième sens que nos compagnes ont développé depuis la nuit des temps, et qui leur assure une supériorité sur les mâles que nous sommes.
Tandis que je viens juste de revenir d’un bref séjour de deux jours à Paris pour raison professionnelle (car je commence à me faire un petit nom avec mes illustrations), je découvre que l’appartement est moins rempli qu’à mon départ.
Sans me laisser le temps de cogiter, Leyla se jette sur moi, me faisant un très gros bisou, puis elle m’entraîne aussitôt dans le salon :
Assise face à moi, allant droit au but, Leyla explique avec sa franchise habituelle, celle qui tranche comme un couteau ultra-aiguisé :
Je tombe des nues, je comprends l’expression gauloise du ciel qui tombe sur les têtes. D’une voix neutre, ma compagne continue :
Elle me regarde avec un sourire un peu triste :
J’essaye de digérer :
Je perds pied :
Son ton devient plus dur :
Totalement hébété, j’ai l’impression de sombrer dans un gouffre sans fin. Durant ma chute vertigineuse, je sens confusément que sa décision est définitive, peu importent les arguments que je pourrais lui opposer.
Du jour au lendemain, Leyla a disparu de la circulation. Évaporée.
Ce fut une très belle fête de mariage, si j’en crois les quelques photos que j’ai reçues de la part de sa petite sœur. Honnêtement, j’ai eu un mal de chien à reconnaître ma compagne sur les clichés, j’avais affaire à une autre femme, plus mature, affirmée, que son nouveau mari regardait avec un évident intérêt.
Le regard de mon ex était différent : elle était fière, mais il manquait cette lueur égayée de la femme qui se sait vraiment aimée, cette étincelle que je contemplais avec ravissement dans ses yeux sombres et luisants.
Visiblement, les festivités ont eu lieu dans l’archipel natif de Leyla, au large de Sfax. Vestimentairement, on distinguait des groupes parmi les invités : sans doute les diverses branches de la famille étendue, du clan. Les parents de mon ex rayonnaient, le plus beau jour de leur vie, à prime vue.
Totalement déprimé et anéanti, j’ai failli déchirer, brûler, jeter ces photos. Puis je me suis dit que si un jour ça va très mal pour moi, peut-être qu’en regardant ces tirages, je songerais qu’il peut y avoir pire.
Alors j’ai rangé ces clichés dans une enveloppe que j’ai ensuite enfermée dans une boîte en fer. Puis je suis parti m’exiler quelques années de l’autre côté de l’Atlantique.