| n° 23397 | Fiche technique | 22635 caractères | 22635 3830 Temps de lecture estimé : 16 mn |
03/12/25 |
Résumé: La rencontre de Nicolas, un vieil étudiant qui ne vit que pour ses chères études, et de Babette, une ouvrière assez brutale qui zone avec les loubards du quartier. | ||||
Critères: #initiation #personnages fh gros(ses) | ||||
| Auteur : Inforest Envoi mini-message | ||||
La porte de la salle de jeux grince sur ses gonds rouillés quand Nicolas la pousse, laissant échapper un souffle d’air chaud chargé d’odeurs de bière renversée et de graisse de friture. Il s’arrête un instant sur le seuil, les doigts serrés autour de la poignée de son sac en toile, comme s’il hésitait encore à franchir cette frontière entre le monde ordonné de la bibliothèque et ce repaire de bruit et de désordre. Ses yeux, fatigués par des heures de lecture sous la lumière crue des néons, clignent face à l’éclat des enseignes colorées des flippers. Les murs, tapissés de posters jaunis de tournois anciens, semblent vibrer sous les éclats de rire et les jurons des joueurs.
Il avance d’un pas hésitant, ses baskets silencieuses sur le linoléum usé. Autour de lui, la salle grouille : deux hommes en chemise à carreaux s’affrontent au baby-foot, leurs mains martelant les poignées avec une énergie brutale ; un groupe d’adolescents entoure une borne d’arcade, leurs cris aigus couvrant le bourdonnement des machines. Au fond, près du billard, une fumée bleutée s’échappe d’une cigarette oubliée dans un cendrier débordant. Nicolas inspire profondément, comme pour s’imprégner de cette atmosphère qui, malgré tout, l’attire depuis des mois. C’est ici, dans ce chaos contrôlé, qu’il vient se rappeler qu’il existe un monde en dehors des équations et des dissertations.
Son regard glisse sur les machines, s’attardant sur les flippers aux thèmes rétro, leurs lumières clignotantes reflétant des éclats dans ses pupilles sombres. Puis, comme animé par une force invisible, il se fige. Là, au centre de la salle, devant un flipper aux couleurs criardes, se tient une silhouette massive, presque monumentale. Babette, Babu, comme tout le monde l’appelle, est penchée sur la machine, ses épaules larges et arrondies bloquant presque entièrement la vue. Ses doigts, épais et marqués de traces de cambouis, dansent sur les boutons avec une précision surprenante, envoyant la bille rebondir entre les obstacles métalliques. Elle porte un t-shirt délavé, tendu sur son ventre proéminent qui déborde par-dessus la ceinture de son jean taille haute, usé aux genoux. Sa queue-de-cheval, désordonnée et grasse, se balance au rythme de ses mouvements, laissant échapper des mèches qui collent à sa nuque moite.
Nicolas sent une chaleur lui monter aux joues. Il devrait détourner les yeux, mais une fascination malsaine le cloue sur place. C’est comme observer une tempête : terrifiant, mais impossible à ignorer. Babu se redresse, essuyant ses paumes sur son jean déjà taché, et tourne légèrement la tête. Leurs regards se croisent.
Un sourire narquois étire ses lèvres épaisses, découvrant une incisive légèrement ébréchée.
Nicolas sursaute, comme pris en faute. Ses doigts se crispent autour de la sangle de son sac. Il ouvre la bouche, mais aucun son n’en sort. « Réponds. Dis quelque chose. N’importe quoi ». Pourtant, les mots refusent de venir, étouffés par le poids de son propre embarras. Il sait ce qu’elle voit : un gars pâle, trop mince, vêtu d’un pull col V impeccable, les cheveux soigneusement coiffés en pics. L’antithèse même de tout ce qu’elle incarne.
Derrière le comptoir, Bono, un homme trapu à la moustache grise, les bras croisés sur son ventre bedonnant, observe la scène avec un sourire en coin. Ses yeux, petits et perçants, glissent de Babu à Nicolas, puis reviennent à Babu, comme s’il attendait une réaction. Une lueur de défi, peut-être. Ou de pitié.
Bono grogne, un son guttural qui pourrait passer pour un rire.
Nicolas sent son estomac se nouer. Assailli par leurs sarcasmes, il devrait partir maintenant, avant que cette humiliation ne s’aggrave. Pourtant, ses pieds restent ancrés au sol, comme collés par une résine invisible. « Pourquoi ? » Il se le demande souvent, quand il repense à ces soirées passées ici, à observer Babu de loin. Est-ce parce qu’elle représente tout ce qu’il n’ose pas être ? Cette liberté décomplexée, ce mépris affiché pour les conventions ? Ou est-ce plus simple que ça : une attirance perverse pour ce qui le répugne et le fascine en même temps ?
Babu se retourne brusquement vers sa machine, insérant une nouvelle pièce avec un geste brusque. La machine s’allume dans un concert de sons électroniques.
C’est un piège, évidemment, une provocation calculée pour l’inciter à réagir. Nicolas le sait. Pourtant, il fait un pas en avant, puis un autre, jusqu’à se retrouver à côté d’elle, l’odeur de sueur et de métal chaud de la machine se mêlant à un parfum âcre, probablement de la bière bon marché et de la graisse de moteur.
Ses doigts sont chauds et rugueux. Elle les pose sur les boutons, forçant Nicolas à se pencher légèrement, sa hanche effleurant la sienne. « Mon Dieu, elle est immense », se lamente le jeune homme.
Elle appuie sur le bouton droit, envoyant la bille fendre l’air avec une précision chirurgicale. Nicolas retient son souffle. La bille ricoche entre les bumpers, déclenchant une cascade de points lumineux.
Il hésite. Ses doigts tremblent légèrement sous les siens. Elle sait qu’il tremble et ça l’amuse, bien sûr. Mais au lieu de se moquer, elle se contente de sourire, un sourire qui n’atteint pas tout à fait ses yeux bruns, trop perspicaces.
Nicolas inspire profondément. Et, pour la première fois depuis des années, il ose. Il appuie sur le bouton. La bille s’élance.
Jouer ainsi avec elle l’a profondément perturbé, lui qui se contente d’habitude de la regarder de loin. Déjà presque un mois qu’il passe tous les soirs dans ce lieu de débauche, ce n’est vraiment pas son monde, mais s’il vient, c’est uniquement pour cette fille qui est tellement grotesque qu’elle lui a tapé dans l’œil. Que sait-il d’elle ? Pas grand-chose ! Qu’elle travaille en usine, qu’elle approche la trentaine, qu’elle est une des nièces de Bono, le gérant de ce lieu de débauche… Mais ça, tout le monde le sait.
À 25 ans, il prépare toujours sa thèse de littérature appliquée, le nez dans ses bouquins, son unique intérêt, son refuge. Il ne connaît aucune distraction, n’a pas d’amis et encore moins de petite amie. Beaucoup trop timide et coincé, à 25 ans, il est toujours puceau… Est-ce pour cela que seules les filles atypiques trouvent grâce dans ses fantasmes ?
Lorsqu’il sort ce soir-là de la salle de jeux, Nicolas est rattrapé par Babu qui l’aborde franchement. La stature de la femme, son air autoritaire et décidé, lui coupent toute velléité de prendre ses jambes à son cou, même quand elle lui demande franchement « pourquoi il n’arrête pas de la mater ». Le pauvre est tout intimidé, il regarde ses pieds, et n’ose pas répondre, impressionné par la loubarde… Face à quelqu’un de normal, elle se serait sans doute fait méprisante et l’aurait rejeté avec dédain.
Mais la fragilité de l’étudiant la touche, elle est assaillie par des sentiments qu’elle ne connaît pas d’habitude, une forme de sensibilité ou de faiblesse qu’elle accepte juste parce que c’est lui… N’importe qui à la salle pourrait lui dire que ce gars est nul, qu’il ne vaut pas tripette. Pourtant, elle décide de prendre les choses en main :
« Pas farouche », ça veut tout dire. Nicolas est complètement stressé, il a l’impression d’être conduit à l’abattoir par cette ogresse… Mais il ne tente rien, ils se retrouvent bientôt devant chez lui… L’immeuble de Nicolas est un bâtiment décrépit, aux murs lézardés par les années. L’ascenseur grince en les emportant, Babu occupant à elle seule la moitié de la cabine, son corps massif écrasant l’espace. Elle jette un coup d’œil autour d’elle avec un grognement méprisant.
La porte de l’appartement s’ouvre sur un espace si étroit qu’elle doit se tourner de côté pour entrer, ses hanches frôlant le chambranle. Elle pivote lentement, inspectant la pièce d’un regard critique, le bureau encombré de livres, le lit défait, la petite table où traînent des tasses sales.
Elle s’assoit lourdement sur le lit qui grince horriblement sous son poids.
Elle s’enfonce dans le matelas, ses cuisses épaisses s’étalant sur les draps sales, son jean taille haute moulant à peine l’arrondi de son ventre.
Il hésite, puis se dirige vers le placard de la cuisine, si on peut appeler ça une cuisine. Un frigo miniature, un micro-ondes, deux placards dont l’un contient trois boîtes de conserve et un paquet de pâtes entamé. Dans l’autre, il trouve la bouteille de vinasse, poussiéreuse, oubliée depuis des lustres.
Il lui tend, les doigts tremblants. Babu attrape la boutanche, arrache le bouchon avec ses dents avant de recracher le liège par terre. Elle porte la bouteille à ses lèvres et avale une longue gorgée, le liquide rouge coulant sur son menton, une traînée écarlate qui s’accroche à sa peau avant de disparaître dans l’encolure de son t-shirt délavé.
La bouteille de vin bon marché roule par terre avec un clink sourd, abandonnée comme un détail sans importance alors que l’air entre eux s’épaissit. C’est tout ce qu’il a trouvé à boire, un fond de vin aigre que Babu a descendu en une gorgée. Elle ne quitte plus Nicolas des yeux, son sourire en coin s’élargissant tandis qu’elle le voit se raidir sous son regard. Elle a l’habitude de ces réactions, les hommes, surtout les timides, se figent comme des lapins sous les phares quand elle les fixe ainsi. Mais lui, c’est différent. Il ne recule même pas. Il tremble comme une feuille, frise même la catatonie.
Sa voix est rauque, un mélange de moquerie et de curiosité, comme si elle savourait déjà sa gêne.
Nicolas sent ses joues brûler, la chaleur lui montant au visage en une vague écarlate. Il baisse les yeux, les doigts crispés sur le bord de son pull, comme s’il pouvait s’y accrocher pour ne pas sombrer.
Sa réponse est à peine un murmure, étouffée par le poids de son propre embarras. Babu éclate d’un rire gras, sec, qui résonne dans la pièce exiguë.
Elle se redresse légèrement, son ventre proéminent écrasant les coussins du lit sous son poids, et lui lance un regard en biais, malicieux.
Une explosion de rires, puis un silence. Puis, d’un ton qui ne souffre aucune réplique :
Nicolas s’approche comme on marche vers un précipice, chaque pas plus lourd que le précédent. Babu ne bouge pas, mais ses yeux, sombres et brillants, le dévorent. Quand il est assez près, elle tend une main, les doigts épais et calleux, et agrippe le bas de son pull sans forme, pour l’attirer à elle.
Il devrait protester et reculer. Mais quelque chose en lui, quelque chose de primitif et de honteux, l’en empêche.
Elle ricane, puis tire d’un coup sec, le faisant basculer sur elle. Le lit grince sous leur poids combiné, le matelas s’affaissant sous la masse de Babu. Nicolas atterrit contre elle, son corps menu écrasé sous le sien, et sent soudain la chaleur de sa peau à travers les couches de tissu, l’odeur âcre de sueur et de graisse de moteur qui émane d’elle.
Ses mots sont un coup de fouet. Avant qu’il ne puisse réagir, des lèvres épaisses et humides effleurent les siennes. Ce n’est pas un baiser, c’est une revendication, une marque d’appartenance. Nicolas gémit malgré lui, un son étouffé, désespéré, tandis que Babu glisse une main sous son pull, ses doigts rugueux traçant un sillon brûlant sur sa peau pâle.
Puis elle descend. Ses doigts agiles, malgré leur épaisseur, dégrafent son jean d’un geste expert, le zip s’ouvrant avec un chut métallique.
Nicolas ne peut pas nier, mais n’acquiesce pas non plus, entièrement soumis aux bons désirs de la loubarde. Alors que sa queue palpite, douloureusement tendue dans son boxer, chaque souffle de Babu contre sa joue le fait frissonner. Il halète, la honte se mêlant au désir, dans un cocktail enivrant.
Le contact est électrique. Les doigts chauds et légèrement gras se referment autour de son sexe, et Nicolas sursaute, un gémissement rauque lui échappant.
Babu serre juste assez pour le faire gémir, sa paume glissant le long de sa longueur avec une lenteur calculée.
Nicolas se cambre, les doigts crispés dans les draps, le corps parcouru de frissons incontrôlables.
Elle le réduit au silence d’un nouveau baiser, plus profond cette fois, sa langue envahissant sa bouche tandis que sa main travaille son sexe avec une expertise brutale.
La bouteille de vin, oubliée, roule par terre dans un dernier clink, tandis que leurs respirations s’accélèrent, synchrones, désespérées. L’air est lourd, chargé de cette tension qui monte, qui monte… Nicolas comprend, terrifié et exalté, qu’il ne contrôle plus rien.
Le matelas grince sous le poids de Babette alors qu’elle se redresse lentement, son corps massif écrasant l’espace entre eux comme une vague lourde et inéluctable. Nicolas, encore haletant, sent l’air froid de la chambre lui caresser la peau là où son jean baissé expose ses hanches étroites. Ses yeux, habituellement si fuyants, restent rivés sur elle, captifs. Elle a ce pouvoir, maintenant, celui de le clouer sur place d’un simple regard, comme si ses prunelles brunes étaient des crochets enfoncés dans sa chair.
Elle lève sa main, encore luisante de sa semence, et la fait tourner sous la lumière blafarde de l’ampoule nue qui pend au plafond. Les doigts épais, les ongles rongés cerclés d’un liséré noirâtre de cambouis, tracent des cercles lents dans l’air. Puis, sans qu’il puisse détourner les yeux, elle porte l’index à sa bouche. Sa langue, large et rose, en enveloppe la pulpe avec une lenteur calculée, comme si elle savourait un mets rare. Un frisson parcourt l’échine de Nicolas quand elle émet un petit grognement de satisfaction, les lèvres légèrement entrouvertes.
Sa voix est rauque, presque un ronronnement, mais il y a autre chose dessous, une pointe de triomphe, mais également une curiosité sincère. Comme si elle cherchait à comprendre, elle aussi, ce qui vient de se passer entre eux. Nicolas ouvre la bouche, mais aucun son n’en sort. Il n’a pas les mots. Pas pour ça. Pas pour elle. Babette ricane, un son grave qui fait vibrer son ventre contre le sien, et se penche davantage, ses seins lourds s’écrasant contre sa poitrine comme deux coussins chauds. L’odeur de sueur, de métal et de quelque chose de doux, comme un parfum bon marché, l’envahit.
Sa main libre se pose sur sa gorge, pas assez fort pour étouffer, mais assez pour qu’il sente chaque callosité de ses doigts. Il avale sa salive, ou du moins il essaie. Sa bouche est sèche, son cœur bat à un rythme sourd.
C’est tout ce qu’il peut offrir. Un aveu. Une reddition. Babette éclate d’un rire profond, satisfait, avant de se redresser d’un mouvement brusque. Le lit gémit sous le transfert de poids, et Nicolas se retrouve soudain écrasé sous elle, son corps mince comme une feuille de papier sous une pierre. Elle attrape ses poignets, et pose ses mains sur ses seins molasses.
L’haleine de Babu lui cingle le visage, un mélange de bière aigre, de nicotine et de cette saveur âcre, masculine, qu’elle vient de lécher sur ses doigts. Nicolas devrait avoir peur. Mais au lieu de ça, une chaleur étrange lui monte aux joues, se répand dans sa poitrine. Comme si son corps, traître, se réjouissait de cette soumission.
Elle relâche ses poignets pour mieux explorer. Ses grosses mains rugueuses glissent le long de ses flancs, tracent les côtes saillantes sous son t-shirt, s’attardent sur les cicatrices d’acné qu’il cache d’ordinaire.
Ses doigts descendent, effleurent la ceinture de son jean déjà ouverte, le bouton saillant de son boxer.
Nicolas ferme les yeux. Il ne veut pas voir. Pas quand elle défait le dernier rempart, pas quand son jean est tiré vers le bas avec une brutalité qui le fait sursauter. L’air frais sur son érection le fait frissonner, mais c’est mille fois pire quand il sent le poids de Babette se déplacer, ses cuisses épaisses enserrant les siennes, son ventre proéminent s’écrasant contre son bassin. Il est prisonnier. Pas seulement physiquement. Elle a trouvé une faille en lui, une brèche, et maintenant elle s’y engouffre.
Sa voix a changé. Plus de raillerie, plus de menace. Juste une douceur inattendue, presque maternelle, qui le terrifie davantage que ses grognements. Ses lèvres, chaudes et humides, frôlent son oreille.
Ses doigts se referment autour de lui, et Nicolas hoquette, les hanches se soulevant malgré lui.
Elle serre juste assez pour le faire gémir, puis relâche, puis serre à nouveau, un rythme lent, insupportable. Et puis, oh putain, sa bouche. D’abord sur son cou, où sa langue trace un sillon brûlant jusqu’à sa clavicule. Puis sur sa poitrine, là où ses tétons durcis trahissent son excitation. Elle mordille, aspire, laisse des marques rouges qui mettront des jours à s’estomper.
Quand enfin ses lèvres atteignent son ventre, Nicolas se cambre, les doigts crispés dans les draps.
Il ne reconnaît pas sa propre voix. Suppliante. Brisée. Son souffle chaud précède sa bouche, et quand elle l’engouffre enfin, c’est sans préliminaires, sans douceur. Juste une chaleur humide, une pression parfaite, et ses joues qui se creusent autour de lui.
Il n’a même pas le temps de finir sa phrase. Déjà, elle le prend plus profond, sa langue travaillant la base de son sexe avec une expertise qui lui fait voir des étoiles. Ses putains de mains lui soulèvent les hanches, l’obligeant à s’enfoncer davantage dans sa gorge.
La phrase lui parvient comme à travers un brouillard. Tellement inattendue qu’il ouvre les yeux tandis qu’elle le reprend en bouche. Il croise les siens levés vers lui, brillants, sincères. C’est ça, plus que tout le reste, qui le fait basculer. Parce que, dans ce regard, il n’y a plus ni moquerie ni détachement. Tout ça n’est plus de jeu, juste une faim qui ressemble étrangement à de la tendresse.
Ses doigts s’enfoncent dans les cheveux gras de sa maîtresse, tirent la queue-de-cheval désordonnée.
Il ignore ce qu’il veut dire, sinon que lui aussi a des sentiments pour elle. Mais tout ceci est tellement soudain et inattendu. Mais elle comprend sans qu’il ait besoin d’achever. Ses lèvres se resserrent, sa main gauche enveloppe ses couilles avec une possessivité qui le fait gémir. Quand il jouit sans pouvoir se ressaisir, dans un cri étouffé, les hanches secouées de spasmes violents, elle avale tout de lui. Les larmes lui montent aux yeux. Ce n’est pas juste physique. C’est trop de sensations, trop d’émotions, trop de cette femme à laquelle il pense sans arrêt depuis un mois.
Elle prend tout. Chaque giclement, chaque frisson, chaque souffle brisé. Quand enfin elle se redresse, essuyant d’un revers de main une traînée blanche sur sa lèvre, ses yeux ne le quittent pas.
Nicolas, encore pantelant, sent une peur nouvelle l’envahir. Parce qu’il sait, au fond, que ce n’était pas juste du sexe. Babette, elle aussi, le sait.