| n° 23388 | Fiche technique | 8244 caractères | 8244 1468 Temps de lecture estimé : 6 mn |
27/11/25 |
Résumé: En train de bronzer sur une plage naturiste, trois amies commentent le passage des hommes. Et l’une d’elles raconte une anecdote savoureuse. | ||||
Critères: #érotisme #différencedâge #voyeur #exhibitionniste #lieudeloisir fff grossexe plage voir exhib nudisme fmast pénétratio humour | ||||
| Auteur : Jacquou Envoi mini-message | ||||
Texte librement inspiré du film Vive les femmes ! de Claude Confortès sorti en 1984, qui était basé sur un scénario de Reiser publié en 1978.
La scène se passe sur une plage naturiste de la côte charentaise où Marie-Ange, Nicole et Anne-Marie, collègues de travail en repos, bronzent nues. Leur distraction favorite, entre deux bains de mer, est de regarder passer les couples, et singulièrement les hommes, pour commenter leur physique. Le fait que tout le monde soit nu ne permet pas de tricher. Et favorise les commentaires souvent peu amènes.
Voilà le genre de conversation que ces trois matures tiennent en faisant du recto verso pour entretenir leur peau intégralement cuivrée. C’est au cours de cette bronzette que Nicole aperçoit à quelques dizaines de mètres un couple d’amoureux en train de se peloter sur leur serviette.
Les trois femmes regardent donc la suite des ébats. Assise, Nicole se caresse les seins qu’elle a lourds. À plat ventre, Marie-Ange a glissé une main entre ses cuisses. À ses côtés, Anne-Marie est la seule à ne pas se titiller les zones érogènes tout en matant la scène, car, malgré sa réflexion, elle n’y est pas indifférente. Sinon, elle détournerait les yeux par pudeur.
Les trois se taisent, attendant la suite. Au bout d’une chevauchée prolongée, la jeune femme, une grande brune, se cabre, la tête en arrière, lâchant un petit cri. Elle a joui, manifestement. Après quelques minutes, les deux exhibitionnistes se relèvent et vont main dans la main se rafraîchir dans l’eau, passant à portée de vue de notre trio encore remué par le spectacle érotique.
C’était sur la grande plage de Royan où je faisais du monokini. Je vois un jeune mec, à peine la trentaine, qui s’arrêtait devant les femmes seules, quel que soit leur âge, mais souvent mûres comme moi. Il les baratinait et il passait à une autre, comme s’il vendait quelque chose en vain. Puis ce fut à mon tour.
Je le vois encore. Un joli garçon, mince, bronzé, cheveux bruns bouclés, un slip bien rempli. Pas le genre à draguer des quinquas, a priori, plutôt des bimbos.
Et voilà qu’il me tient ce discours debout :
- — Bonjour, madame, je vous trouve très belle. Cela vous dirait de faire l’amour avec moi à l’hôtel, là, juste derrière la plage ?
J’en suis restée bouche ouverte devant un culot pareil. Bien entendu, j’ai fait comme les autres femmes entraperçues, je l’ai envoyé paître en le traitant de pervers. Il n’a pas insisté :
- — Désolé, madame, excusez-moi, passez un bon après-midi.
Et il est passé à la femme suivante à une vingtaine de mètres. C’était une petite blonde d’une quarantaine d’années en bikini. Il s’est assis à côté d’elle parce qu’elle ne l’avait pas rembarré d’entrée. Je ne savais évidemment pas ce qu’ils se disaient, mais je m’en doutais un peu. Au bout d’un moment, j’ai vu la femme se relever, mettre sa robe d’été et ses tongs, prendre ses affaires, et suivre le garçon en traversant la plage. Ils allaient à l’hôtel ! J’en étais soufflée. Le culot du mec avait payé !
Attentives, passionnées même, Nicole et Anne-Marie buvaient les paroles de leur consœur. Celle-ci poursuivit :
Pendant le temps qui a suivi, je n’ai pu m’empêcher de penser à ce qui se passait dans cette chambre d’hôtel, à cette femme d’entre deux âges en train de se faire baiser par ce beau garçon. Comment se comportait-elle ? Prenait-elle son plaisir ? Et lui, comment se servait-il de sa bite que je devinais volumineuse à ce que j’avais deviné sous son slip ? J’en avais des frissons.
J’ai vu revenir la femme sans lui sur la plage une heure plus tard, je le sais, j’avais regardé ma montre avant et après. Elle était toute pimpante, visiblement satisfaite, son petit cul frétillant. Elle s’est déshabillée à nouveau et est allée prendre un bain avec son bikini. Une heure ! Cela avait duré une heure, leur affaire. Elle n’avait pas dû s’embêter, la nana.
Sur le coup, je me suis trouvée un peu conne. À l’époque, j’étais libre, sexuellement disponible. Pourquoi j’avais réagi comme une mijaurée, à mon âge ? Pourquoi j’avais refusé de m’envoyer en l’air avec un beau mec, sans complication ? Son attitude très franche n’avait rien à voir avec celle d’un dragueur bas de gamme. Il était bien, au fond, ce garçon. Gentil, pas insistant. Il voulait me baiser parce qu’il me trouvait belle et je l’avais envoyé bouler, au profit d’une nana qui, elle, au moins, n’avait pas fait de manières, et qui avait sûrement pris son panard. Quelle conne, oui ! J’en ai été de mauvaise humeur le reste de la journée.
Deux jours après, je suis revenue à la plage, me demandant si j’allais revoir le mec. Eh oui, je l’ai vu en train de bronzer à une dizaine de mètres de ma serviette. Il ne draguait pas. Il lisait un bouquin, ce qui est plutôt bon signe de mon point de vue. J’ai hésité un bon moment, mais, depuis deux jours, je me sentais frustrée, comme en manque de sexe. Alors, j’ai pris mon courage à deux mains et je suis allée voir le garçon. Je me suis penchée sur lui et je me suis jetée à l’eau au sens figuré, c’est le cas de le dire.
- — Bonjour, euh, excusez-moi. Est-ce que ça vous dirait d’aller avec moi, euh, à l’hôtel derrière la plage ?
Et là, le garçon me regarde derrière ses lunettes de soleil. À l’évidence, il ne se souvenait pas de m’avoir draguée.
Il me dit :
- — Pourquoi voulez-vous que je paye une pute alors qu’il y a des dames sur la plage qui sont prêtes à baiser pour rien ?
Nicole et Anne-Marie éclatèrent de rire à l’écoute de cette confession. Et Marie-Ange de répondre :
Marie-Ange ne pipa mot, mais n’en pensa pas moins. C’est alors qu’elles virent, marchant au ras de l’eau, un jeune homme nu.
Elles le suivirent des yeux et le virent s’arrêter auprès d’une baigneuse isolée, puis s’asseoir à côté d’elle. Les trois femmes stoppèrent net leur conversation pour observer le duo de loin. Allait-il, ce culotté déculotté, arriver encore à ses fins ? On laissera le lecteur imaginer la suite…