| n° 23368 | Fiche technique | 6599 caractères | 6599 1150 Temps de lecture estimé : 5 mn |
12/11/25 |
Résumé: Un jeune homme est invité à un bal costumé.
Va-t-il garder son déguisement ? | ||||
Critères: #héros | ||||
| Auteur : JaponaisVolant Envoi mini-message | ||||
Il y a fort longtemps, je fus invité à une soirée costumée chez le baron Hercule de Basse-Fosse en son château. Je m’étais déguisé en curé en soutane. Monsieur le baron, un homme chauve et bedonnant dans la cinquantaine, apparut, une jeune femme blonde âgée d’une vingtaine d’années au bras. Il ressemblait à Bernard Blier. Ils avaient revêtu des habits de nobles du 18e siècle. Le décolleté de la jeune dame révélait, sans laisser aucune place à l’imagination, une paire de seins à faire rompre son vœu de chasteté au Pape. Lorsque le baron me vit, il me dit :
(Aïe, l’impair, con que je suis. Espérons que le baron ne m’en tiendra pas rigueur.)
Ça, c’est certain !
J’appris que le baron avait épousé cette jeune fille en secondes noces, jeune fille de basse noblesse dont les parents désargentés avaient persuadé d’épouser ce barbon.
Un heureux sort voulut que je fusse placé en face de Madame la Baronne. À ses regards, je conclus que je ne lui étais pas indifférent.
(*Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Oui, certainement Seigneur, oui, nom de Dieu de nom de Dieu.)
On nous servit un tournedos.
Je suis sûr qu’elle l’a fait exprès. Bordel, les nichons, je bande.
On venait d’apporter un énorme saumon, aussi rose et appétissant que les seins de Madame la Baronne, que Monsieur le Baron reluquait (le saumon, pas les seins) avec gourmandise.
Rappelez-vous, je suis déguisé en curé…
Et il me présente la bouteille signée par Pierre Richard avec la mention « À Monsieur le baron Hercule de Basse-Fosse ».
Je compris que le baron et la baronne faisaient chambre à part. « Mon coco, une occasion pareille, ça ne se présente pas tous les jours ». J’attendis quelque temps dans la chambre à moi assignée. Après avoir vérifié que le baron dormait à poings fermés, je m’introduisis dans la chambre de la baronne (oui, j’adore m’introduire).
Elle fit « Oh ! », puis me reconnaissant se rassura.
Elle enleva sa robe de chambre et écarta les jambes sans rechigner, révélant un mignon triangle d’or. Je rageai à l’idée que jusqu’à présent seul le baron avait pu jouir de ce corps magnifique. Je tombai la soutane. Je révélai Popol. Madame la baronne (à la vue de Popol) :
Je malaxai ses seins intensément, ce qu’elle apprécia fortement et qui la fit couiner de bonheur.
Tel Ulysse, je fis un beau voyage.
Tel Jason, je conquis la toison.
Mon bâton magique la fit jouir, ce qui, manifestement était la première fois.
Elle était très pieuse, même au pieu. Ma besogne terminée, je rejoignis ma chambre. Madame la baronne n’en prit point ombrage, car elle savait que c’était une question de sécurité.
C’est ainsi que je cocufiai un baron et fis jouir une baronne pour la première fois de sa vie.
Je parvins à renouveler mon exploit auprès de Madame la Baronne trois mois plus tard.
Trois ans plus tard, le baron succomba à une crise cardiaque en honorant (ou essayant d’honorer) Madame la Baronne.
Son délai de viduité passé, elle épousa le Marquis Gédéon de Theuze-Many, de cinq ans son aîné (ce qui, vous en conviendrez, est un écart raisonnable). Elle nagea enfin dans le bonheur complet, tant physiquement qu’intellectuellement.
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P. S. : Toute ressemblance avec un certain film n’est pas une coïncidence. Les cinéphiles l’auront reconnu.