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n° 23362Fiche technique24348 caractères24348
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Temps de lecture estimé : 18 mn
09/11/25
Présentation:  Un petit texte fort simple que j’ai commencé à écrire le lendemain d’une séance de coupe de cheveux. Ne pas confondre narrateur et auteur.
Résumé:  Pas loin de la place où trônent la marie et l’église, existe depuis peu un petit salon de coiffure nommé sobrement Studio 41 (visiblement son numéro dans la rue).
Critères:  #nonérotique fh coiffure
Auteur : Patrik            Envoi mini-message
Studio 41

Un petit texte fort simple que j’ai commencé à écrire le lendemain d’une séance de coupe de cheveux. Ne pas confondre narrateur et auteur. Bonne lecture :)


Au 41


Pas loin de la place où trônent la marie et l’église, existe depuis peu un petit salon de coiffure nommé sobrement Studio 41 (visiblement son numéro dans la rue). Ce nom change un peu de tous les jeux de mots dont est trop souvent coutumier ce genre d’échoppe. En cette fin d’année, je désire rafraîchir ma coupe de cheveux afin d’être plus présentable lors des deux réveillons de fin d’année, celui de Noël et de la Saint Sylvestre, qui sont prévus pour la semaine prochaine.


J’aurai pu aller chez « Créatiff » (j’ai connu pire comme intitulé), mais la dernière fois, on ne peut pas dire que c’avait été une franche réussite. Comme je suis dans le coin et que j’ai du temps à perdre, je tente ma chance sans rendez-vous au Studio 41, ce petit salon de coiffure, dans une petite rue latérale. Je ne suis pas certain que ça se bouscule au portillon.


En poussant la porte, je constate qu’il n’y a en effet personne sauf une coiffeuse. Mais peut-être attend-elle quelqu’un qui a pris rendez-vous.



La dame (ou la demoiselle) est une blondinette avec de légers reflets roux. J’ignore si c’est naturel ou pas, mais ça lui va bien. Elle est vêtue complètement en bleu. Sur le coup, j’ai cru que c’était une robe, mais je constate vite qu’en bas, il s’agit d’une jupe et qu’en haut, il s’agit d’un pull donc le décolleté en V est mignon mais ne révèle pas grand-chose. Sauf si elle s’amusait à défaire au moins un bouton. D’ailleurs, à ce propos, j’en compte trois.



Elle me désigne alors l’endroit où m’asseoir pour qu’elle puisse laver mes cheveux. Tandis que je revêts une sorte de blouse, je lui demande :



Tandis qu’elle douche mes cheveux, elle explique :



Ayant sans doute envie de parler, elle explique :



La douche s’arrête deux secondes plus tard. Je sens quelque chose de froid sur mon cuir chevelu, le shampoing sans doute. Toujours debout derrière moi, elle répond :



Elle masse mon cuir chevelu, ça me fait du bien.



Tandis qu’elle fait mousser ma tête, j’explique :



L’eau chaude (mais pas bouillante) coule à nouveau sur ma tête, le rinçage visiblement. Sans trop entrer dans le détail, je relate ma situation immobilière :



Je me mets à rire :



Elle éponge mes cheveux :



Elle s’interrompt momentanément, le temps de se placer presque face à moi, me désignant un autre fauteuil face à un grand miroir :



Installé dans le siège, ma blouse ajustée avec une collerette de papier dans le cou, je souris :



Elle me tend une plaquette avec diverses coupes masculines. Je désigne ce que je souhaite, en reprécisant que c’est surtout pour bien paraître lors des réveillons. Ciseaux en main, elle commence à tourner autour de moi pour évaluer ma chevelure. Entre-temps, comme elle se penche un peu, j’ai le plaisir d’avoir parfois le bon angle dans son décolleté, mais tout ceci ne dévoile pas grand-chose, mais c’est néanmoins très intéressant.


Évaluation faite, elle reprend la parole :



Ciseaux en main, elle s’étonne franchement :



Intrigué, je demande :



Puis elle ne dit plus rien. Mais j’ai comme l’étrange sensation que je l’intéresse un peu plus, comme en témoigne le fait que j’ai droit un peu plus à son décolleté quand elle s’occupe de l’avant de ma coupe. Je compte deux boutons à la place de trois. À moins que je ne me fasse des idées, ce qui est aussi une possibilité.


Plongée


Ce n’est pas la première fois que j’ai droit à une belle plongée dans le décolleté d’une coiffeuse, et ce, depuis des années. Je me rappelle, il y a cinq ou six ans, ce fut splendide ! Étant en couple à l’époque, je n’ai pas tenté ma chance. Quand je suis retourné plus tard dans le même salon, j’ai appris avec désappointement que cette coiffeuse n’officiait plus là. Par amusement, j’ai tenté de la retrouver, mais hélas, j’ai fait chou blanc, ou plutôt coupe blanche !


C’est sans doute l’évocation de ce souvenir qui me rend moins timoré aujourd’hui. Je suis célibataire, elle semble être aussi célibataire. Et j’ai toujours un peu regretté de ne pas avoir retrouvé cette fameuse coiffeuse au décolleté si splendide. Qui ne risque rien n’a rien :



Sans cesser de me couper les cheveux, la jeune femme se moque gentiment de moi :



Toujours penchée sur moi, m’offrant à nouveau une belle vue sur deux monts que j’aimerais beaucoup saisir à pleines mains, elle se met à rire franchement :



Je saute sur l’occasion :



Loin de se vexer ou de se fâcher, elle s’en amuse :



Puisque je peux jouer avec cette mignonne coiffeuse, je continue sur ma lancée :



Je sens comme une petite ouverture :



Se redressant, elle change de côté :



Bien qu’elle soit maintenant derrière moi, elle me dévisage en face à face grâce au grand miroir accroché sur le mur blanc :



La regardant toujours en face grâce au miroir, j’explique à ma façon :



Je défends mon point de vue :



Tout en s’appliquant, Aline sourit :



Elle compatit :



Je chantonne à moitié :



J’affiche un petit sourire :



Arrêtant momentanément sa danse des ciseaux, elle se met à rire.


Hypothèses


Qui ne risque rien n’a rien, disait ma maman, qui avait retenu cette maxime de sa propre mère. De ce fait, je continue sur ma lancée, même si j’ai parfois l’impression de marcher sur une corde raide.



Visiblement, elle s’amuse, je le vois à son visage qui se reflète sur le grand miroir.



Je décide de pousser un peu plus mon avantage :



Tout en continuant de s’affairer, elle sourit :



Aline me fait remarquer :



Je balance un nouvel argument qui vaut ce qu’il vaut :



Elle réprime une certaine envie de rire :



La jeune femme persifle :



Elle s’esclaffe :



Interloquée, elle se fige, ouvrant des grands yeux :



Visiblement égayée, elle continue à me coiffer :



Faisant feu de tout bois, je lance un nouvel argument :



Elle se redresse, me regardant à nouveau à travers le grand miroir. Je constate qu’elle semble tiraillée par des courants contraires. À moi de ne pas faire d’impairs…


Pairs et impairs


Une main sur la hanche, Aline lâche du bout des lèvres :



Toujours derrière moi, la coiffeuse soupire faiblement :



Aline s’étonne :



J’aurais pu m’attendre à une réponse bien sentie, ou une boutade, mais Aline semble réfléchir. Je préfère ne rien dire, quelque chose me dit qu’il vaut mieux la laisser cogiter. Elle contourne mon siège et dépose ses instruments sur la tablette accrochée sous le miroir. Elle se retourne, me regardant fixement durant de longues secondes, puis elle ouvre la bouche :



Elle croise les bras :



Mains sur les hanches, Aline incline son buste vers moi, ce qui m’offre une belle vue :



Assez perplexe, elle me regarde toujours, puis elle lâche :



Elle fait « non » de la main :



Aline se moque :



Elle se met sur le côté, et annonce avec un sourire carnassier :



Là, je reconnais qu’elle marque un énorme point :



Il existe toujours une solution à tout :



Elle oscille, c’est flagrant. Je suppose que c’est la première fois qu’on la drague de cette façon. Je présume aussi que ce n’est pas la première fois qu’un homme la courtise, car plus je la regarde, plus elle est franchement mignonne. Elle rompt le silence :



Si le pull est moulant, ça me convient. Je préfère répondre plus diplomatiquement :



C’est mieux que rien. Je fais remarquer :



Est-ce que je dois continuer à pousser mon avantage au risque de tout perdre. Est-ce que je rentre dans sa démarche ? Bonne question.



Ma coupe de cheveux continue, nous parlons sans flirtage de diverses choses mais pas de réveillon. Cependant, elle me gratifie ci et là de diverses belles vues dans son décolleté. Quand tout est terminé, Aline me dit simplement :



Je communique mon mail avant de payer. Il ne me reste plus qu’à espérer. Mais ses paroles sont assez encourageantes si elle estime que je suis un homme de parole. L’avenir proche me dira quoi, mais je sens que ça va être long !


Attente


Oui, c’est très long quand on attend quelque chose ! Malgré mon travail assez prenant, je tourne en rond. Alors que je n’y croyais plus et que j’avais décidé d’aller me coucher, un mail ayant pour titre « Aline » arrive sur mon ordi.


Fébrile, je clique dessus afin de l’ouvrir.


Vous l’avez tellement intriguée que j’ai joué le rôle. Mais comme je vous l’ai dit au salon, il faut être un peu coconne pour accepter une telle double invitation avec un inconnu.

Malheureusement pour vous, je ne suis pas assez coconne pour ça. Bien d’autres femmes seraient ravies de votre proposition, mais pas moi, j’attends autre chose d’un homme, ayant été assez échaudée avec mes ex.

Je pense que vous êtes suffisamment bon joueur pour ne pas insister.

En tout cas, merci de m’avoir fait sentir aussi désirable.

Cordialement, Aline


Aie, c’est raté… Pourtant, j’y ai cru, pas à 100% mais au moins à 80%.


Dans la vie, si on ne risque rien, on n’a rien. Il est parfaitement stupide d’attendre sans rien faire qu’un poulet nous tombe tout rôti dans la bouche. Donc, si on n’y met pas un peu du sien, on ne va pas loin (et en plus, ça rime). Mais cette fois-ci, ça n’a rien donné de probant, hélas.


La chanson de Christophe résonne dans ma tête :


Et j’ai crié, crié : « Aline ! », pour qu’elle revienne

Et j’ai pleuré, pleuré, oh ! j’avais trop de peine


Hélas, Aline ne viendra jamais, elle ne sera jamais mienne. Contrairement à la chanson, je n’ai pas pleuré, même si j’ai eu quand même un peu de peine, c’est certain. Honnêtement, je n’y croyais pas trop, mais au moins, j’ai tenté ma chance et je n’ai pas de regret.


Et comme l’a si bien écrit ma coiffeuse dans son mail, d’autres femmes seraient ravies de ma proposition. Mais faut-il encore trouver une autre Aline…