Une Histoire sur https://revebebe.pages-perso.free.fr/
n° 23345Fiche technique14026 caractères14026
2463
Temps de lecture estimé : 10 mn
24/10/25
Résumé:  Un homme et une femme sous les étoiles...
Critères:  érotique sens sensualité astronomie
Auteur : LaLouve      Envoi mini-message
Ça commence par la lune et ça finit par le chaud

C’est l’été, l’obscurité est en train de tomber sur la vallée, la brise est tiède et légère, elle fait voleter mes mèches et caresse ma peau. L’odeur de l’herbe réchauffée par le soleil emplit mes narines et je ferme les yeux pour décupler mes sens. Que c’est bon de se laisser porter par cette douce soirée.


J’ouvre les yeux au bout de quelques minutes pour les poser sur les lumières en contre bas, le village est paisible, les bruits de voitures ou de voix ne me parviennent même pas, de toute manière, ce n’est pas ça qui m’intéresse, mais la voûte céleste.

Je lève les yeux vers elle, le ciel est dégagé ce soir et le soleil termine de se coucher, il laisse place à un croissant de lune entouré de ses étoiles, toutes plus scintillantes les unes que les autres. J’inspire profondément et commence à chercher les constellations, je suis en train de les apprendre, j’essaie déjà de reconnaître leurs formes, puis les noms s’y ajoutent, j’ai un professeur appliqué depuis quelques semaines.


D’ailleurs, j’entends ses pas feutrés sur l’herbe des hauteurs, il avance tranquillement, je sais qu’il a le regard plongé dans l’infini, le terrain est stable par ici, il peut se permettre de ne pas regarder où il va. Il me dépasse et continue sa marche lente, concentré. J’imite le bruit du vent, il se raidit, ralentit encore plus son pas et baisse les yeux vers la terre ferme. Il s’arrête et se retourne lentement en faisant glisser son regard sur l’horizon, il finit par me distinguer, la lune est suffisamment lumineuse pour faire apparaître ma silhouette. Il sourit de son inattention et vient s’asseoir à mes côtés. Son sourire, il me serre le bide, il fait brûler ma peau et retourne mon cœur, mais ça, il ne le sait pas.

Cela fait plusieurs semaines que nous venons nous asseoir à cet endroit précis cinq soirs par semaine, les autres soirées, je dois les passer avec ma famille. Nous sommes en vacances dans les montagnes et, malgré le fait qu’ils soient d’accord pour que j’apprenne l’astronomie, ils veulent tout de même que nous passions du temps ensemble. Ils sont surpris par mon soudain attrait pour les étoiles, mais les connaissances, que je leur partage deux soirs par semaine, les convainquent que je ne leur mens pas.


Comme d’habitude, il me demande si mon week-end et ma journée se sont bien passés, on discute de tout et de rien le temps que le ciel devienne presque totalement noir.

Ensuite nous nous allongeons sur l’herbe, de petits oreillers sous la tête, deux tasses et un thermos de tisane à côté de nous et les couvertures rangées dans les sacs à dos. Ce moment hors du temps me donne l’impression de ne plus habiter sur la planète Terre, mais d’être à des années-lumière, à voyager dans le cosmos avec un homme qui me fait tourner la tête.


Il me montre les constellations et me demande leurs noms, je commence à être plutôt bonne et lui répond presque sans me tromper. Il m’en montre une nouvelle, mais je n’arrive pas à voir l’agencement des étoiles, il insiste en se penchant vers moi pour mettre mon regard dans l’axe, mais cette nouvelle proximité me trouble, ma respiration se bloque et je tourne le visage vers lui, surprise.

Il s’étonne de mon manque de réponse et, voyant mon air ahuri, s’excuse et s’éloigne doucement.

Je bafouille, mais rien de très compréhensible ne sort de ma bouche, ce qui le fait éclater de rire.

À ce moment précis, je suis à l’exacte jonction entre l’humiliation et la tentation ardente. Mon regard doit exprimer plutôt le fait qu’il m’a vexée, car son rire se stoppe immédiatement et il se confond en excuses. Il ne voulait pas me froisser, mais il me trouvait adorable comme ça, il se racle la gorge, gêné, et me demande si je veux continuer. Je lui réponds qu’il va devoir attendre ma réponse le temps que je mette de l’ordre dans mes idées, que je ne voudrais pas le forcer à éclater de rire une nouvelle fois. Il sourit avec bienveillance et m’assure que ça ne se reproduira pas. Il a même le culot de me demander si j’ai un problème avec la proximité masculine, car, dans ce cas, il fera plus attention à ses gestes.


Cette fois-ci mon visage exprime l’étonnement et la déconvenue, je n’arrive pas à savoir s’il se moque de moi ou s’il est réellement prévenant. Le côtoyant presque quotidiennement, je penche pour la deuxième solution. Il ne se rend même pas compte de l’effet qu’il me fait… Cela me confirme à quel point je ne suis même pas une possibilité d’aventure dans sa tête.

Maintenant que cela est confirmé, je me tourne de nouveau vers le ciel et lui demande de me montrer la fameuse constellation plus précisément en m’expliquant en détail comment la reconnaître. Mon ton se fait neutre, peut être un peu distant, même si j’essaie au maximum de paraître détachée. Il hésite un peu sur la continuité à donner à la discussion, mais choisit de continuer l’apprentissage. Il tente par différentes manières de me localiser la constellation, mais échoue, je ne dois pas être très concentrée ce soir, j’ai passé les deux jours précédents à m’imaginer des choses absolument pas racontables sur nos soirées, cela a dû me rendre émotive.


Je sens qu’il désespère et il me montre une autre constellation plutôt orientée de son côté, je me penche vers lui et lui demande de préciser. Je l’ai reconnue du premier coup celle-ci, mais je veux m’amuser un peu, sait-on jamais. Je m’approche un peu trop près de son visage pour apercevoir les étoiles et, cette fois-ci, c’est moi qui souris, son inspiration se fait très, trop, longue ainsi que l’expiration qui suit. Il continue de fixer le ciel, mais il ne bouge pas, il sent ma respiration sur sa joue, je suis légèrement en retrait de lui pour tenter d’être au maximum dans l’axe de son regard, sauf que je ne regarde pas spécialement les étoiles, ce sont plutôt ses yeux qui se closent fermement qui m’intéressent. Me serais-je fourvoyée ?


Je lui chuchote à l’oreille s’il peut me remontrer précisément la constellation, il ouvre les yeux, inspire de nouveau profondément, sa voix est rauque lorsqu’il me répète la disposition des étoiles de celle-ci. Doucement, je lui réponds que je la vois vraiment très bien maintenant, je lui demande si elle a un nom facile à retenir. Il déglutit, sentant toujours mon souffle sur sa peau, il doit visiblement se concentrer pour répondre à une question aussi simple. Je ne lui en laisse pas le temps et lui demande de se tourner vers moi pour que je puisse voir sa prononciation directement sur sa bouche. Je lis l’appréhension dans ses yeux toujours orientés vers les étoiles, il se racle la gorge et se recule en se tournant vers moi.


Il comprend mon jeu et me parle sans détour, il adore passer ces soirées avec moi, il a terriblement envie de me toucher, de me connaître mieux que nos discussions orientées galaxies, lune et journées en famille, mais il sait que je suis avec quelqu’un et il considère que ce n’est pas moral de tenter de me séduire. Je comprends mieux et cela me rassure, il est prévenant.

Il tient ça de son cousin qui connaît notre famille depuis plusieurs années, nous venons chaque été et mes parents ne cessent de faire l’éloge de mon compagnon à chaque séjour. Il nous a parfois accompagnés quelques jours, mais l’été est la saison de l’année où il fait le plus de bénéfices. Cependant, cette année est différente, j’ai mis fin à notre relation juste avant de partir, je voulais un vrai temps de séparation pour nous deux. Les liens avaient commencé à se détisser depuis bien longtemps et je ne pense pas qu’il ait été très surpris de cette décision. Néanmoins, mes parents sont persuadés que ce n’est qu’une passade et n’ont pas prévu que cette rupture s’ébruite.


Mais je suis sereine, je me sens libre et, enfin, je revis !


Je lui explique la situation et lui demande si je peux l’embrasser. Son sourire est si éclatant que je n’attends pas sa réponse, mes lèvres se posent sur les siennes, il a le goût des plantes d’ici, le goût du vent, le goût de la Nature, de la fraîcheur de la nuit et de la chaleur de son souffle. Sa langue ne tarde pas à trouver le chemin vers mes lèvres, qu’il caresse doucement. La mienne la rejoint et elles dansent ensemble. Pendant ce temps, mes doigts parcourent sa mâchoire et sa nuque, et sa main vient plonger dans mes cheveux.


Nous somment toujours assis dans l’herbe, je m’écarte doucement et le regarde avec bonheur, dans mon sang s’écoulent les hormones de bien-être, je sens ma peau picoter de plaisir.


Le temps s’est accéléré, lorsque je prends conscience du moment, je suis allongée sur une couverture, la voie lactée au-dessus de moi, la délicieuse bouche d’un homme entre mes cuisses…

Sa langue est experte, son regard avide et ses mains ancrées sur mes chevilles ! Je rejette la tête en arrière en poussant un gémissement, le plaisir monte fort et je sens ma peau suinter de sueur. Il a totalement perdu toute la retenue dont il faisait preuve jusqu’à ce soir, il est doux, bestial, entier comme je les aime. Il n’a pas peur de donner et de prendre, totalement à l’écoute des mouvements de mon corps.


Au début, il tâtonnait, il me questionnait soit verbalement soit du regard sur ce qu’il avait envie de me faire ou que je lui fasse, au bout d’une petite heure de sensations mêlées aux discussions, je l’ai senti se relâcher progressivement. Ce qui l’a fait chavirer c’est lorsque j’ai saisi ses poignets et que, les mettant au-dessus de sa tête, allongée, je suis venue poser ma vulve sur sa bouche, mes genoux sur ses avant-bras. Il a compris que le verbal devait ralentir un peu au profit de l’action. J’ai senti sa langue me déguster, tantôt s’insinuant dans ma vulve, tantôt léchant les pourtours de mon clitoris. J’ai saisi ses cheveux entre mes doigts lors de mon premier orgasme.


Revenons au moment présent, je regarde les étoiles pendant qu’il me procure un cunnilingus particulièrement efficace et le fait de me perdre dans l’immensité du ciel me provoque un vertige si puissant que, couplé à sa langue sur moi, j’explose dans des sensations totalement inédites à ce jour. Comment décrire un orgasme explosif et profond associé à une chute de plusieurs étages, mais avec l’atterrissage le plus doux qui soit ?


Je retrouve mes esprits sur une couverture dans les bras d’un homme. La brise est si légère que je la sens à peine, mais elle suffit à apaiser doucement le feu qui vient de m’étreindre. Mon professeur d’astronomie respire dans mon cou et le gratifie de doux baisers par moments. La nuit est bien avancée, nos étreintes ont été toutes plus sensuelles les unes que les autres. J’ai particulièrement aimé lui donner du plaisir, lui debout, les yeux rivés sur la vallée, moi, à genoux en train de le déguster. Je le soupçonne de n’avoir pas regardé que le village en contrebas, surtout lorsque sa semence est venue se déposer sur ma poitrine.

La nuit est vraiment belle, lumineuse, mais pas trop, suffisamment pour distinguer quelques expressions sur nos visages.


Je me réveille doucement, le sol dur a endolori mes muscles, je me sens enlacée par un bras musclé, mais je dois me mouvoir un peu pour décontracter mon corps. Lorsque je tourne mon visage vers le sien, le désir étreint mon ventre, je ne me reconnais pas. J’ai envie de le réveiller pour profiter de cette pulsion en moi, alors je caresse sa hanche, sa cuisse, l’intérieur de sa cuisse. Je l’entends grogner de plaisir, ma main retrouve la chaleur de son sexe, mes doigts s’enroulent autour de lui, je sens mon amant se lover dans mon cou, son bassin avançant vers ma main. Je le branle doucement, je le sens durcir, son souffle accélérant, de petits gémissements s’échappant d’entre ses lèvres.


L’envie de descendre le sucer me prend, je n’attends pas de réaction de sa part, la couverture glisse sur mes épaules et le découvre, je le bascule sur le dos. Ma bouche se pose sur son sexe déjà bien tendu, je lèche son membre de bas en haut, et lorsque ma langue atteint son gland, je sens son tressaillement. Je la pose de tout son long, l’englobant, qu’il sente sa chaleur et son humidité. Sa main vient caresser doucement mes cheveux, je l’empoigne doucement, mais fermement et la repose sur le côté de son corps, je veux qu’il se laisse aller, que je ne sois qu’un prolongement de son rêve érotique.


Je le lèche, le suce, mes doigts parcourant tantôt ses cuisses, tantôt l’intérieur de ses fesses. Je vois bien qu’il essaie de ne pas réagir, mais ses râles se font de plus en plus intenses. Je crois que ce qui le fait exploser, c’est lorsque, sa queue, complètement dans ma bouche, j’appuie progressivement sur son trou. Visiblement, la sensation n’est pas si familière, mais semble terriblement bonne. Il se déverse dans ma bouche avec un long et fort grognement. Cela m’excite tellement de le sentir chavirer, de ressentir le pouvoir que j’exerce sur lui. Il a toujours les yeux fermés, je sens sa respiration qui tente de s’apaiser, mais sa queue ne s’affaisse pas.


Il se retourne vers moi, me met sur le ventre, remonte mes fesses et, dans un même mouvement, s’enfonce doucement dans ma chatte trempée tout en venant poser ses doigts sur mon clitoris. Les sensations sont divines et j’imagine le ciel témoin de nos ébats. Mes gémissements sont forts, je halète, ma poitrine frotte sur la couverture posée au sol, mes tétons ainsi stimulés décuplent mon plaisir. Le sentir si puissant en moi, sur moi, son avant-bras maintenant ma hanche pendant que ses doigts s’activent sur mon bouton, je sens la vague monter de plus en plus fort. Il accélère un peu ses mouvements et je hurle mon extase. Je sens mon vagin se contracter autour de son sexe, ses doigts en pression sur mon clitoris, mon orgasme est long et, lorsqu’il bouge, une nouvelle vague repart. Je le sens s’appuyer contre mon dos, me presser contre le sol, et je l’entends rugir… Nos cris se mêlent, nos orgasmes se répondent, l’univers nous voit.


Petit à petit, la tension diminue, nous basculons sur le côté et il me serre contre lui. Au loin, j’aperçois quelques rayons de soleil, la nuit aura été délicieuse, j’espère que nous continuerons nos cours d’astronomie de cette manière…