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Temps de lecture estimé : 43 mn
02/10/25
Résumé:  La vie se poursuit à la capitale comme en province.
Critères:  #historique #adultère extracon enceinte vengeance 69 fgode double sandwich fdanus partouze
Auteur : Bernard Nadette      Envoi mini-message

Série : Conflits

Chapitre 32 / 33
Épidémie chez les dames 3

Résumé des épisodes précédents :

À la suite d’un raid tanibrinque sur le port de Dorbauxe dans le royaume de Canfre, des prisonniers – hommes, femmes, enfants – sont emmenés en captivité. Une opération de débarquement est organisée pour venir en aide aux prisonniers, mais surtout pour libérer l’héritier du trône dont les geôliers ignorent la qualité. Jennifer, la fille de John Custer, a épousé le comte de Calbray, un protégé du frère du Roi, Édouard duc de Kory. Ce dernier est attiré par la jeune femme. Il expédie le mari rejoindre l’armée. La comtesse devient sa maîtresse (cf. épisode 13). Catherine de Révilly s’est éclipsée de la cour où elle avait été invitée par le Dauphin avec ses trois compagnes retenues à l’institution de Madame Lincoln. Son but est de retrouver les soldats glaisans qui ont assassiné son père qui tentait de la défendre d’un viol lors de l’attaque de Dorbauxe. Le comte se couvre de gloire pendant une bataille, ce qui entraîne l’impopularité de sa femme, celle qui trahit le héros. Pendant ce temps, Catherine réussit à s’introduire dans le camp glaisan et à se venger. Après avoir exécuté l’officier, elle est blessée en dispersant les chevaux et a bien du mal à s’extraire du camp. Seul le colonel de Calbray réussit à la poursuivre. Alors qu’il la soigne, il est capturé par une patrouille canfraise (cf. épisode 26). Antoinette-Marie Berclot a été séduite par Alain, marquis de La Tour Duchêne, l’intervention du Dauphin oblige ce dernier au mariage. C’est un libertin. Quand sa femme l’apprend, elle se venge en le trompant à son tour (cf. épisode 26). Claire de Villerutay, s’est fait surprendre avec quatre gaillards par son « fiancé-amant » puis son père. Ce dernier l’expédie dans un couvent dont elle s’échappe. Après avoir erré, elle rencontre deux filles, avec lesquelles elle rachète une maison close sur le déclin. Elles la redressent en donnant beaucoup de leur personne. Avec moult d’entrain, surtout dans le cas de Claire, qui goûte ardemment les jeux de sexe (cf. épisode 27).




À Résaville


Antoinette-Marie réduit le nombre de ses aventures, après au début de sa vengeance, jusqu’à 15 dans la semaine, et même un pic à cinq dans la journée. Elle se limite à deux ou trois la semaine. Plusieurs facteurs l’y ont encouragée. D’une part, cela finit par être fatigant, car certaines joutes peuvent durer, d’autant qu’il est arrivé que deux fouteurs s’occupent de sa petite personne en même temps, alors évidemment c’est plus long. D’autre part, elle ne veut pas avoir d’amants trop réguliers qui se croiraient avoir des droits sur elle. Aussi se contente-t-elle de les voir de manière irrégulière. Avec plus d’une cinquantaine de galants, cela ne pose pas trop de problème. De temps en temps, il peut y avoir des exceptions.

Ses amis l’ont prévenue que cela commençait à jaser et le Dauphin au détour d’une conversation, lui a dit :



Elle entend le message et cesse ses rendez-vous avec des personnages trop en vue. De toute manière, elle évitait déjà les hommes trop proches de la famille royale ou du pouvoir. Le prince est visiblement au courant de ses aventures galantes. Il n’a pas l’air de les condamner, mais demande plus de retenue pour éviter un éventuel scandale comme la cour en est si friande.

Le plus drôle, c’est que son cocu de mari ne se doute de rien. Il doit être, lui-même, trop occupé à chasser, pour s’intéresser à autre chose que son gibier en jupon.

Elle avait moult apprécié son trio avec Suzette et Pierre. Peu après, elle prend cette dernière comme camériste et la fait coucher dans sa chambre. Cela a en outre l’avantage d’en tenir son époux éloigné.

Bien sûr, malgré la multiplicité de ses aventures, Madame la Marquise continue d’assurer son devoir conjugal au moins deux fois la semaine. Cela n’est point corvée. Il baise bien. Mais c’est elle qui en a l’initiative. Lorsqu’il veut venir, souvent, il trouve porte close. Antoinette-Marie faisant dire par Suzette qu’elle se sent souffrante.

Ces indispositions relèvent, hors la période de ses règles de deux ordres. Soit elle sort des bras d’un amant et se sent un peu lasse, soit elle s’ébat avec la domesticité. Avec sa camériste, elle se gougnotte d’abondance. Elles partagent le même lit. Celui destiné à Suzette étant rarement occupé. Un des plaisirs de la marquise est de se coiffer avec l’aide de sa camériste. Cette dernière ne manie ni peigne ni brosse. Elle est à genoux sous la coiffeuse et s’occupe du minou de sa patronne. Rien ne les interrompt, même quand des visiteurs s’annoncent, Antoinette-Marie n’hésitant pas à faire entrer certains d’entre eux. Cela ajoute du piment au jeu.

Elle reçoit même un jour ses trois compagnes de captivité Suzette entre ses cuisses. Elle est surprise quand trois doigts s’enfoncent d’un coup dans son intimité. Elle ne peut s’empêcher de sursauter et de lâcher un : « Oh ! ». Ses amies s’inquiètent. Elle les rassure en disant qu’elle s’est mordu la langue. Elle a bien du mal à garder contenance tant elle se fait branler vigoureusement. Louise finit d’ailleurs par demander :



Les trois visiteuses sont dubitatives, car il ne pleut pas, mais n’insistent pas. Cela fait simplement modérer Suzette. Peu après, Antoinette-Marie demande à ses amies de l’attendre au salon, le temps qu’elle finisse de se préparer. Elles sont surprises, habituellement, elle le fait en leur présence. Elles n’ont plus de secret depuis leur séjour en Glaiseterre et le manque d’intimité à la pension. Elle en est bien consciente, mais veut poursuivre. La porte close, la camériste reprend sa masturbation énergique. Il lui suffit de titiller le bouton en plus pour que l’autre jouisse.

Pendant ce temps Catherine, Louise et Marie-Thérèse s’interrogent, car elles ont trouvé leur hôtesse bizarre. Elles ne peuvent bien évidemment deviner la cause du comportement étrange de leur amie. Quand elle les rejoint, apaisée, elle a retrouvé son calme. Suzette n’est pas la seule à disparaître sous la coiffeuse, son mari s’y glisse aussi. Il lui arrive aussi de demeurer la nuit avec ces dames pour de très attrayants trios où il bourre alternativement sa femme et sa patronne. Celle étant baisée s’arrange en général pour prodiguer à sa complice moult caresses tant manuelles que buccales.

Un jour Antoinette-Marie se décide à poser la question qui la taraude depuis quelque temps. Au cours de leurs parties à trois, jamais Pierre n’est passé par la porte étroite de sa femme, alors qu’elle sait que son époux l’a fréquentée.



La Marquise n’en revient pas que l’on puisse aimer se faire prendre ainsi. Lorsque son mari avait essayé, elle avait eu l’impression que l’on tentait de faire entrer un fer rouge dans son fondement. Cette discussion la laisse songeuse.

Quelques jours plus tard, elle demande à Suzette :



L’autre met un moment avant de répondre, le temps de réaliser de quoi il est question :



En opérant délicatement, elle introduit son doigt avec la serviette dans le cul. Elle anime ensuite son doit d’un lent mouvement circulaire qu’elle amplifie petit à petit.



Elle badigeonne généreusement la zone, fait entrer et sortir son doigt, toujours en l’animant d’un mouvement circulaire.



Le soir, c’est Suzette qui remet le sujet sur le tapis.



Bien qu’hésitante, la curiosité l’emportant, Antoinette-Marie opine d’un :



La camériste montre un morceau de bois à peine plus gros qu’un doigt et long d’à peine quatre pouces, avec un cordon fixé à une extrémité.



La marquise regarde l’objet dubitativement.



Les secondes s’égrènent, Antoinette-Marie regarde l’objet d’un œil circonspect.



Cela la fait sortir de sa rêverie.



Malgré tout, elle se met en position. Suzette recommence ses pratiques du matin. Une fois l’endroit bien détendu, elle y enfonce doucement son instrument. Bientôt, seul le cordon dépasse.



Presque deux heures plus tard, au moment de se mettre au lit.



Le lendemain matin, sans que Suzette n’ait rien suggéré, Madame la Marquise se met à quatre pattes. Après un moment un malaisé, tout s’arrange. Elle garde le leurre entre ses fesses jusqu’au déjeuner, sans qu’aucune des personnes qu’elle croise ne se doute de rien. Pas même son époux.

Trois jours plus tard, Suzette propose d’essayer un calibre un peu supérieur. Accepté. Suggestion renouvelée par deux fois. Toujours agréée. Pourtant, là, Antoinette-Marie est un peu effarouchée par la taille, qui est pourtant loin d’être énorme. Son inquiétude l’empêche de se détendre comme il conviendrait. Alors, évidemment, cela ne va pas tout seul. C’est un peu délicat, mais in fine, cela passe. Antoinette-Marie faillit à plusieurs reprises renoncer. Il faut à Suzette persuasion, patience et douceur pour achever l’intromission.

Les jours passent, ne trouvant pas si déplaisant d’avoir le cul occupé, c’est elle qui demande :



La domestique sourit.



Elle trousse robe et jupon et se met à quatre pattes. L’extraction a lieu sans anicroche.



Antoinette-Marie se retourne et écarquille les yeux.



Antoinette-Marie n’en revient pas. Elle saisit l’objet, comme pour s’assurer que ce qu’elle voit est réel. Ce qu’elle tient a bien deux pouces de diamètre et cinq pouces et demi de long. Elle n’arrive pas à réaliser qu’elle avait ça dans le cul. Elle murmure :



Elle regarde son interlocutrice qui sourit. Elle respire un grand coup et se remet en position.



Elle applique de l’onguent et entreprend de faire entrer le nouveau joujou. Elle fait de nombreux allers et retours progressant un plus à chaque fois, jusqu’à ce que tout soit englouti.



Un peu plus gros, pense Suzette. Là, j’ai carrément sauté les étapes. Si tu savais ce que je viens de mettre dans l’arrière-train. Après ça n’importe quel homme pourra t’enculer sans difficulté. Elle vient en effet d’enfiler à sa patronne le plus gros de sa collection : plus de deux pouces et demi de diamètre et six pouces et demi de long.

La marquise se redresse, rabat jupon et jupe.



Elle croise plusieurs connaissances, qu’elles saluent et avec lesquelles elle discute avec un parfait naturel. La domestique n’en revient pas. Pourtant à un moment :



Elle renfonce d’un coup le pouce qui était sorti. Sa patronne a un hoquet de surprise, mais ne dit mot.

Après deux heures de promenade, elles rentrent à la maison pour le repas. Il reste près de deux heures avant de passer à table.



Et de l’entraîner, en pensant : vu la facilité avec laquelle ce que je t’ai mis est entré, ce n’est pas Pierre qui va te poser des problèmes. Tu as des dispositions à prendre plus gros. Je crois qu’un âne pourrait t’enculer et, salope comme tu es, tu pourrais aimer ça. Tu as bien changé depuis ton mariage. Il faut avouer qu’avec un mari comme le tien… L’arrivée dans la chambre interrompt ses réflexions.



L’autre hésite.



Elle la pousse un peu. Antoinette-Marie obtempère. Suzette retire le gode, nettoie un peu, remet de l’onguent.



Elle tient les fesses écartées. Pierre s’approche, pointe sa queue vers l’anus dilaté. Point besoin de forcer, ça entre comme dans du beurre. Il faut bien dire qu’il est moins gros que le leurre qu’il remplace.



Suzette lâche les globes et porte la main à l’entrecuisse de sa patronne. Elle n’est point étonnée de trouver l’endroit fort humide. Elle s’active. Antoinette-Marie apprécie le paluchage, mais aussi, à sa surprise, l’enculage. Cela n’échappe pas à la camériste qui lance à son mari qui, jusque-là, mène un train pépère :



Pierre est sidéré que sa femme ose parler ainsi, mais comme la marquise ne pipe mot, il se met en action. Il sonne la charge et encule vigoureusement à un régime soutenu. Chaque introduction projette la marquise vers l’avant. Elle a presque du mal à garder son équilibre. Malgré cela, à moins que ce ne soit grâce, elle sent le plaisir venir. Il monte… monte, jusqu’à exploser. Elle se sent toute molle. Pierre, en la voyant prendre son pied, ne peut s’empêcher de se répandre dans ses entrailles. Elle met un moment avant de quitter le septième ciel et revenir sur terre. Elle se redresse et son regard tombe sur ce que sa camériste lui enfilait et elle repense à ce qu’elle a dit. Eh bien, elle va voir.



Suzette se résigne, un peu inquiète, car elle n’a jamais usé de ce qu’elle nettoie. Elle s’était arrêtée à des calibres inférieurs. Cela lui suffisait largement. Pourquoi aller au-delà de ce qui est nécessaire pour répondre aux exigences du Marquis, qui n’a pas un vit hors norme. Elle se met en position à regret.



Il applique de l’onguent et insinue un doigt, puis deux dans l’anus de sa femme, sous l’œil intéressé de la patronne.



Elle commence à pousser en vrillant.



Suzette n’est pas de cet avis. Elle va pour protester, mais l’autre enchaîne :



La camériste se rend compte qu’elle a dit tout haut, ce qu’elle pensait avoir simplement pensé. Elle aurait mieux fait de tourner la langue sept dans sa bouche, mais dans le feu de l’action, cela lui a échappé. Pierre se nettoie et vient se positionner devant la bouche de sa femme qui commence à le pomper avec d’autant plus de conviction, qu’elle espère que, bientôt, il remplacera ce qui se meut dans son fondement. Ce sera moins gros d’autant que sa patronne ne la ménage pas. Après des débuts piano, elle la ramone vigoureusement. Suzette est soulagée quand Antoinette-Marie dit :



Il ne se le fait pas dire deux fois et attaque vivement. Suzette est autant ballottée que sa patronne. Icelle, sans rien perdre du spectacle, se met à masturber le sexe suintant. Mêmes causes, mêmes effets : la domestique prend son pied. Après cet intermède, tous s’habillent. Ces dames ont une démarche un peu étrange. Il faut avouer qu’elles ont le cul qui chauffe.

Après cette inauguration de sa rondelle, elle hésite à faire profiter d’autres de l’ouverture de la voie et finit par y renoncer. Elle veut, malgré tout, garder un peu de tenue avec ses amants. Elle se fait peu d’illusion sur sa réputation, mais elle trouve inutile de la rendre pire. Malgré tout elle ne veut pas que Pierre soit le seul à en user, aussi se décide-t-elle à ce que ce soit avec son mari. Bien sûr, il ne faut pas que cela ait l’air trop aisé. Il pourrait se poser des questions inopportunes. Non qu’elle craigne une explication, mais elle ne court pas après. Elle reste quelque temps sa voie étroite au repos. Un soir qu’il partage le même lit :



Devant l’air interrogatif de son époux, elle précise :



Il faut quelques secondes à Alain pour réaliser ce dont il est question. Son regard s’allume.



Elle se met en position. Jambes bien écartées. Il faut avouer qu’elle en a une solide pratique, que c’est devenu presque un réflexe.



Son mari constate que l’endroit a été lavé et récuré, il l’oint et entreprend de le dilater d’un doigt, puis de deux. Elle ne se relâche pas complètement. De temps en temps, elle sursaute et lâche un : « HO ! ». Il ne faut pas que cela ait l’air trop aisé, mais que cela ne fasse pas renoncer son époux.



Après avoir remis de l’onguent, il commence à s’enfoncer précautionneusement.



Il redouble de délicatesse, ne voulant dégoûter sa femme.



Elle ne peut s’empêcher de songer : « Mon ami, si vous saviez la taille de ce qui est déjà passé par là, vous seriez surpris. Mais je ne puis vous le révéler. Grand bien vous fasse de croire que vous êtes le premier, comme pour devant. Demeurez aussi à penser que vous êtes le seul. Si vous saviez le nombre de ceux qui m’ont baisée, vous en feriez une crise d’apoplexie ».

À sa grande satisfaction, le cocu finit par se retrouver entièrement emmanché. La suite se déroule de manière fort paisible, jusqu’à ce qu’il se vide dans le cul de sa femme, qui se dispense de demander plus.



Le marquis est ravi et a hâte de la prochaine joute. Après quelques passes d’armes où Madame fait encore certaines simagrées, elle désirerait une vivacité accrue. Voyant que son mari continue à œuvrer avec une vigueur somme toute assez modérée, un jour, elle s’exclame :



Bien que ne s’attendant point à cela, il n’est nul besoin de davantage motiver l’enculeur. Il se met à labourer puissamment, tandis que sa femme se met à s’astiquer la moule frénétiquement. Comme s’ils étaient synchronisés, ils prennent leur plaisir au même moment. Il est chassé du si réceptif conduit.



Ablutions faites, ils rejoignent les bras de Morphée rapidement.

Concomitamment à tout cela, elle s’avise que les leurres peuvent servir à autre chose qu’à préparer à la sodomie. Elle se trouve sotte de ne pas y avoir songé plus tôt. Elle rattrape le temps perdu en en usant avec sa camériste, mais aussi avec son mari et Pierre. Ainsi, ses deux trous peuvent être visités en même temps ! N’eut été sa décision de ne point laisser un amant l’enculer, elle se serait bien laissé aller à en accueillir deux en même temps pour expérimenter avec de vrais vits.

L’idée la taraude. Aussi finit-elle par se décider à quand même essayer la double pénétration avec deux bites de chair. Pour cela, elle annonce rendre visite à une amie, la vicomtesse Amandine de La Ferrière dans la capitale, et restera dormir chez elle. Après une nuit de sommeil, elle déclare qu’elle va profiter de son séjour pour courir les boutiques. Elle a bien du mal à convaincre son amie de ne point l’accompagner. Elle se vêt d’une tenue fort simple, officiellement pour être plus à l’aise et ne point se faire par trop remarquer. Elle fait rapidement quelques achats, qu’elle confie à Suzette, avant de se diriger vers des quartiers où le commerce n’est point de marchandises, mais de charmes.

Elle se rend dans une maison dont elle a ouï parler et où elle ne devrait pas rencontrer de connaissances. Elle entre et se dirige vers la tenancière :



La mère maquerelle hésite quelques instants avant de lancer :



Antoinette-Marie s’empresse d’obéir.



Le marchandage commence. Madame la Marquise mentionne au passage une sœur au courant de sa démarche. Une précaution. Un accord finit par être trouvé, après qu’elle ait menacé de proposer sa personne à d’autres maisons plus généreuses. Antoinette-Marie a discuté pied à pied. Ce pour deux raisons : ne pas avoir l’air de céder à trop bas prix, et aussi continuer à augmenter son patrimoine secret, constitué des cadeaux de ses amants. Elle appelle icelui, fort trivialement son capital baise. Ces problèmes matériels réglés, elle peut « se mettre au travail », après un repas rapidement avalé.

À une heure, il est relativement tôt pour ce genre d’établissement, les clients ne se bousculent pas. La tenancière la met en avant, cela va permettre à ses « pensionnaires » de se reposer. Pendant la première heure, elle accueille deux hommes, deux encore la seconde et la troisième itou, pour des baises pépères. À la quatrième, ce sont trois gaillards qui la « visitent », dont un qui l’encule.

La patronne qui l’observe est satisfaite de ses prestations. Elle ne rechigne pas à sucer, avaler quand nécessaire et, elle vient d’en avoir la confirmation, de se faire sodomiser. Aussi, quand deux amis se présentent et manifestent le désir d’user de la même catin, elle n’hésite pas à les orienter vers Antoinette-Marie. Icelle les trouve peu hardis. Ils la baisent, se font sucer, mais n’entreprennent rien de plus. Elle est un peu déçue. Elle reçoit encore trois clients, dont un use de son passage étroit.

Avec la fin de journée, la maison s’anime. L’ex-demoiselle Berclot expédie cinq messieurs à la chaîne. Elle a à peine le temps d’ablutionner que la patronne lui envoie quatre charroyeurs venant de Lésoran et qui veulent se payer du bon temps avant de reprendre la route. Trois ont moins de trente ans et celui qui a l’air d’être le patron a les cheveux gris. Ils ne perdent pas leur temps en fioritures. Ils sont là pour user de la putain et pas pour faire des ronds de jambe. Elle commence par sucer les trois plus jeunes, avant qu’Eudes, le patron ne s’avance. Elle a la même surprise que Claire, Adeline et Jocelyne en découvrant ce qu’il trimbale entre les jambes. Elle en reste, un moment, ébahie. Oncques elle n’a vu tel vit. Une fois qu’elle l’a mis au garde-à-vous, il mesure un bon pied de long pour plus de deux pouces de diamètre.

Ce qu’elle ignore, c’est que la patronne les a envoyés vers elle pour éviter de mettre une de ses filles au repos si ces clients sont trop zélés ou de devoir les modérer dans leurs élans, ce qui n’est pas bon pour le commerce. Si cette occasionnelle finit sur le flanc, peu lui chaut.

Tandis qu’elle continue de sucer le phénomène, les autres commencent à la sauter. Les rôles tournent. Quand vient le tour d’Eudes de la baiser, elle sent la différence. Cette ritournelle se poursuit quelque temps, jusqu’à ce que l’un d’entre eux la sodomise. Voyant qu’il est accepté sans problème, il lance :



Il continue un moment, avant d’être interrompu par son patron, qui lui glisse quelques mots à l’oreille. Il quitte l’accueillant fourreau. Eudes, attrape Antoinette-Marie par le bras s’allonge et la fait venir s’empaler. Quoique n’ayant pas entendu ce qui a été dit, elle se doute qu’elle va goûter à ce pour quoi elle est venue. De fait, sitôt qu’il l’a installée sur son gourdin, il lui saisit le postérieur, le malaxe un peu, avant de lui écarter les globes. L’autre revient se positionner derrière elle et réinvestit l’étroit fourreau. Les deux hommes commencent à s’activer. Elle a un peu le souffle coupé. Déjà, avec ce qu’elle prend dans le con, c’est chaud. Avec une bite dans le cul en plus !!!!! Après un moment, les sensations l’échauffent. Elle ferme les yeux. Elle sent une pression sur ses lèvres. Elle ouvre la bouche et engloutit le vit présenté. Une sorte de ballet se met en place avec les trois employés, tandis qu’elle reste empalée sur Eudes. Un la sodomise, elle suce les autres. Quand le premier a fini sa petite affaire, un de ses compagnons prend sa place, tandis qu’il va se laver avant de venir se faire pomper.

Voyant la tournure prise, la patronne propose aux clients de venir profiter du spectacle, grâce à un miroir sans tain. Elle ne regrette pas ce que ce dernier lui a coûté.

Deux des gars ne sont guère résistants et déclarent forfait. Le troisième dure un peu plus longtemps. Certains spectateurs, voyant la place libre, manifestent le désir d’aller l’occuper. La tenancière ne veut pas introduire de nouveaux intervenants. Les quatre charretiers pourraient ne pas apprécier. Devant l’insistance des sollicitations, elle se décide à aller demander leur accord. Elle toque à la porte et se dirige vers les trois hommes en « pause » et leur susurre sa requête. Ils n’y voient aucun inconvénient et, connaissant leur patron, donnent une réponse positive. Elle juge inutile de demander son avis à la fille. Elle est venue pour ça et elle va être servie. Elle n’aura pas à se plaindre.

Une demi-douzaine de clients vient profiter du si réceptif conduit, avant qu’Eudes ne se dégage pour gicler. Il va pour se faire sucer. Alors seulement, Madame la marquise s’aperçoit du nombre d’hommes présents. Elle allait protester, mais n’en a pas le temps de dire quoi que ce soit qu’il lui cloue le bec avec sa queue. Après tout, se dit-elle, si je suis ici, personne ne m’y a forcée. Il faut assumer. Et elle assume.

Une fois en forme, Eudes se rallonge, mais petite variante, il lui fait tourner le dos et c’est entre ses fesses qu’il entend passer. C’est délicat, elle a l’impression que son cul va exploser, bien qu’il ait été déjà moult visité et bien ouvert. Elle voit cela comme un défi. Elle serre les dents et s’efforce de détendre son anus au maximum. Et cela rentre lentement, mais sûrement. Tout le monde, regarde, fasciné, le vit disparaître peu à peu dans le fondement d’Antoinette-Marie. Même la patronne, qui doute qu’une de ses pensionnaires soit capable d’accepter un tel calibre là où il entre. En plus, cela ne s’arrête pas là. En effet un des messieurs témoins de la scène est fort émoustillé. Tout à l’heure, alors que le phénomène passait par la voie normale, il a usé du fondement de la belle. Il trouve que, puisque maintenant l’autre l’encule, et de belles manières, il va la baiser. Sitôt pensé sitôt fait. De ce moment, cette chère marquise perd un peu la notion des choses. Au point qu’elle ne saurait dire exactement combien d’hommes profitent de ses charmes. Elle devient un jouet. Un jouet consentant certes, mais un jouet. Quand l’un se vide, il est remplacé illico, quel que soit le trou devenu inoccupé. Certains messieurs partent, mais d’autres arrivent pour les remplacer. C’est devenu une attraction, même les filles viennent voir. Ces demoiselles sont assez admiratives et commentent à voix basses les prestations de cette occasionnelle. Pendant une accalmie, l’une d’elles se risque même à lui enfiler une main dans la chatte et l’autre dans le cul.

Le milieu de nuit est largement passé, quand la mère maquerelle finit par craindre un accident, qui pourrait lui causer quelques ennuis. Surtout que la pouffiasse lui a dit que sa sœur était au courant de sa venue. Elle met fin à la joute et ordonne à deux filles d’aider la « vedette » de la soirée à se laver, se vêtir, puis de la mettre dehors.

L’eau fraîche ramène Antoinette-Marie à la réalité. Elle a l’impression d’avoir été piétinée par une charge de la compagnie housards de Catherine. Une fois rhabillée, elle va réclamer son dû. Une nouvelle discussion s’engage. Elle trouve que ce qui lui est proposé par la patronne est bien modique en rapport à sa prestation. L’autre ouvre plus sa bourse. Un peu pour éviter un esclandre, mais surtout dans l’espoir qu’elle revienne. Une comme ça, il ne faut pas qu’elle soit tentée d’aller ailleurs.



La marquise retourne chez son amie, mettant au point une histoire vraisemblable pour expliquer son retour presque à l’aube. Elle a bien du mal à mettre un pied devant l’autre, tant son cul que son con lui rappellent ce qu’ils ont enduré durant les quatorze dernières heures.

Elle met plusieurs jours à se remettre. Suzette est fort étonnée de la brusque chasteté de sa patronne.

À force de se faire sauter, Madame la marquise de La Tour Duchêne se retrouve en cloque. Elle n’est aucunement sûre que le fruit de ses entrailles ait pour origine son mari. D’ailleurs, elle ne parierait pas sur le nom du père. Son mari, c’est possible, Pierre est bien placé aussi, mais au moment de la conception au moins trois autres peuvent prétendre. Cette grossesse lui évite la tentation de retourner à la maison close.

Qu’importe, puisque Monsieur le Marquis est ravi de voir s’annoncer un héritier. Avec son état, Antoinette-Marie préfère ne plus avoir d’aventures extraconjugales. Avec une petite réserve pour Pierre et Suzette.

Bien que ne narrant point à ses trois amies toutes ses aventures, elle tait, entre autres, pour Pierre et Suzette, et encore plus son passage par un lupanar, icelles sont ébaubies. Elles ne s’attendaient pas à ce qu’elle tombe, à l’image de son mari, dans le libertinage. Elles pensaient qu’après l’avoir fait cocu avec trois ou quatre hommes, vengeance faite, elle reprendrait une vie moins licencieuse, mais elle multiplie les amants. D’ailleurs, elles se demandent, comment le mari n’a pas vent de son infortune.


Après plusieurs mois à la cour, Marie-Thérèse de Reuilly et Louise de Vaudémont retournent dans leur famille. Seule demeure Catherine de Révilly auprès de sa compagnie. Elle prend son rôle très au sérieux, s’entraîne au maniement des armes blanches, surtout sabre, mais aussi épée. Itou des armes de tir ; pistolet, fusil, carabine et même arc. Elle fait montre en ce domaine d’une réelle adresse que beaucoup lui envient. Elle s’intéresse aussi à l’artillerie. Elle lit des ouvrages sur l’art de la guerre et particulièrement de la « petite guerre ». L’ouvrage de : Thomas-Auguste Leroy de Grandmaison : Traité du service des troupes légères en campagne devient une de ses lectures favorites.

Suivant les circonstances ou sa fantaisie, elle porte soit l’uniforme, soit la robe. Elle est fort souvent accompagnée de son « prisonnier », le colonel de la garde glaisane, le comte Samuel de Calbray.

Ce dernier n’est pas mécontent d’oublier le métier des armes, pour pouvoir s’intéresser à la médecine et à la chirurgie. Passion qu’il n’a pas pu assouvir sur injonction de son père qui ne concevait pas qu’un Calbray soit autre chose que militaire. Maintenant, il se sent dans son élément. Il est surpris de trouver chez une femme ce goût pour la chose guerrière et, en plus, elle y montre du talent, comme le montre ses exploits qui ont justifié, cette chose inouïe de la voir breveter officier. Il se demande si son souverain aurait eu pareille audace, qui bouscule tous les usages. Il est vrai qu’en Canfre, il y a eu un précédent, il y a environ trois siècles. Cela avait d’ailleurs causé à son royaume des échecs, qui avaient mis fin à sa prétention à l’union des deux royautés sous le sceptre du souverain glaisan.

Pourtant, la demoiselle est très féminine, avec des rondeurs là où il faut. Lorsqu’elle porte une certaine robe rouge, son décolleté attire le regard. En uniforme, la culotte, qui est fort moulante, révèle une chute de reins des plus prometteuse. De plus elle est fort cultivée. Elle s’intéresse à beaucoup de choses, même à la chirurgie. Elle dit que cela peut être très utile d’avoir des notions pour soigner bobos et même blessures.

Catherine, de son côté, est surprise de voir ce militaire, colonel d’un régiment de la garde, au courage indéniable, se consacrer avec passion, non seulement à l’étude, mais à la pratique de la chirurgie et de la médecine. Le métier des armes doit être plus une tradition qu’une vocation.

L’hiver se passe. Le colonel ravi de pouvoir suivre son goût en vient presque à redouter de retourner à la tête de son régiment, et même en Glaiseterre. Ce qu’il étudie, examine, observe, expérimente est tant plus intéressant. Sans parler des échanges qu’il a avec les praticiens canfrais.

Avec le retour du printemps, les opérations militaires reprennent. Le capitaine de Révilly quitte Ressaville et retourne avec ses Houssards vers le théâtre des opérations. Malgré les grincements de dents de certains, une large autonomie lui est accordée. La compagnie devient célèbre pour ses reconnaissances en profondeurs, ses coups de main dévastateurs sur le ravitaillement ennemi. Catherine fait montre d’un sens de l’utilisation du terrain rare, d’opportunisme, d’une bonne évaluation des situations et surtout, elle ne se laisse jamais aller à la témérité. Plusieurs fois, elle a dû retenir ses hommes qui, tout à leur enthousiasme, allaient se lancer dans des actions trop hasardeuses. Le tout est accompagné de bonnes intuitions.

En dépit de ses faits d’armes, les pertes sont des plus limitées. Elle n’a aucun mal à les remplacer, car il finit par se savoir que ses raids sur les entrepôts ou les convois glaisans peuvent être riches en butins. Plusieurs fois, il a été saisi des fonds destinés soit à l’achat de provisions, soit à la solde. Elle a droit à une nouvelle balafre. Heureusement, le coup l’a simplement éraflé à l’épaule.

À la fin de la campagne, la compagnie retourne à Ressaville. Cette fois-ci Sa Majesté en personne, accompagnée du Dauphin, vient passer en revue les troupes pour témoigner de sa satisfaction à leur action. De nouveau, une gratification est octroyée. En aparté l’héritier du trône, glisse à Catherine que si elle avait un peu plus d’ancienneté, la croix l’Ordre de Saint-Louis lui aurait été octroyée.

Sur sa promesse de ne pas fuir, Samuel, jouit d’une grande liberté, qui lui permet de se rendre en province, pour assouvir sa passion. Sa captivité loin de sa patrie et surtout de l’agitation de la cour, lui permet une certaine introspection. Il a bien changé depuis son mariage. À l’époque, il était plutôt vain et arrogant. Peut-être à cause de ses aspirations contrariées. L’inconduite de sa femme, la guerre, ses blessures, la captivité, se sont chargées de le transformer. Il reconnaît qu’avec Jennifer, sa conduite n’a pas toujours été exemplaire, mais surtout sa rencontre avec Catherine a été un élément marquant de son évolution. Il soit bien s’avouer que son absence lui pèse, malgré les nombreux courriers qu’ils échangent. Il craint pour sa vie.

Quand son retour est annoncé, son cœur s’emballe. Cela lui ouvre les yeux : il tient à elle plus qu’à n’importe qui ou quoi d’autre.

De son côté aussi, Catherine se réjouit de retrouver son « prisonnier », mais ne pense pas au-delà.

Aussi, quand, quelques jours après son retour, il demande :



Elle reste comme paralysée et sa réponse tarde.



Elle part vers l’écurie, fait quelques pas, se retourne :



Elle saute en selle, se félicitant d’être en uniforme, pour monter cela est plus commode. C’est la première fois qu’elle se rend dans la résidence du Prince. Elle mène grand train. Son arrivée au galop n’est pas discrète.

Alors qu’un intendant lui annonce que Monseigneur va être averti de son arrivée et qu’on la prie de prendre un siège, deux personnes arrivent dans le hall. Quand Catherine se retourne. Quelle n’est pas sa surprise de reconnaître en l’une d’elles Ann Gateway. Elle se fige, et se prépare à tourner les talons, comme lorsqu’elle l’apercevait, elle ou l’une des deux autres pestes, à la pension. Elle se contrôle. La glaisane se fige aussi en reconnaissant en ce soldat Catherine de Révilly. Elle s’approche :



Un bruit de porte interrompt la conversation. Les deux autres glaisanes, intriguées de l’arrivée tambour battant de ce militaire, entrent. Curieuses, elles viennent voir si elles peuvent glaner quelques renseignements sur la guerre et leur pays. Non qu’elles aient hâte d’y retourner. Au contraire ! Elles apprécient leur vie avec le dauphin. Elles se doutent qu’après leur retour, c’en sera fini avec les si plaisantes parties de jambes en l’air. Bien que le père des enfants qu’elles portent ne soit pas n’importe qui : c’est le Dauphin, le futur Roi, elles préfèrent ne pas imaginer les réactions de leur famille en apprenant leur grossesse ou leur maternité suivant le cas.

Elles oublient totalement ce genre de préoccupation quand elles finissent par reconnaître en ce fringant officier Catherine. C’est la confusion dans leur esprit. Elles restent pantoises. Avant qu’elles aient pu reprendre leurs esprits, le Dauphin arrive.



Les trois glaisanes restent ébaubies et commentent d’abondance cette nouvelle, se demandant comment l’ancienne prisonnière se retrouve à commander à des soldats et, à en entendre le Prince, se distinguer au combat.

Catherine expose le motif de sa visite.



Et le prince de narrer ses relations avec les trois glaisanes. Deux pour la bagatelle et une pour son araisement1. Catherine est ébaudie d’ouïr qu’Elisabeth et Victoria ont préféré user de leurs charmes pour échapper à quelques corvages2 et graveries5.



En repartant, Catherine regarde d’un autre œil les deux glaisanes et leur tour de taille.

En arrivant, sans parler des négociations, elle donne à son soupirant le laissez-passer delphinal. Icelui est fort surpris, mais ravi. Il part dès le lendemain.

L’amour lui donne des ailes. Il lui faut moins d’un mois pour être de retour près de sa dulcinée. Le mariage a lieu aussitôt.

En Glaiseterre, Samuel apprend que les pourparlers de paix sont sur le point d’aboutir. Cela crée une agitation qui lui permet de régler rapidement ses affaires sans que l’on s’intéresse de trop près à ses motivations.

La cérémonie de mariage est une grande fête. Le marié n’est accompagné que de deux cousins pour lesquels, il a obtenu des sauf-conduits et quelques amis, dont nombre de praticiens canfrais. La famille de la mariée est là au complet, de même que ses compagnes de captivité, le Dauphin bien sûr, mais surtout, Sa Majesté a tenu à honorer la cérémonie de sa présence, suivi de nombreux membres de la Cour.

La fête est grandiose et dure jusqu’à l’aube, aussi les mariés s’écroulent sur leur lit et s’endorment comme des masses.

Le lendemain, ils émergent fort tard. Ils décident d’un commun accord, et avec quelques hâtes, de s’atteler à ce qui peut être l’un des agréments du mariage, et pas seulement du mariage d’ailleurs. Après quelques rapides ablutions, ils se retrouvent au lit.

Ils avaient jusque-là échangé moult baisers passionnés, mais n’étaient pas allés au-delà. Malgré cela, ils prennent leur temps. Baisers et caresses se succèdent un long moment, avant qu’ils ne passent à des choses plus conséquentes. C’est Catherine qui en prend l’initiative. Lui sachant les viols qu’elle a subis, ne veut brusquer les choses. Elle entreprend de lui prodiguer des caresses buccales, art en lequel elle est devenue experte pendant ses recherches au camp glaisan. Il apprécie, mais doit l’interrompre afin de ne pas partir trop vite. Lui aussi se met à user de la langue et des lèvres. Elle plane. Jamais elle n’avait ressenti une chose pareille. Bien évidemment, pas pendant qu’on la forçait près du corps de son père ni quand le plaisir l’a surprise quand elle avait dissimulé un rouleau de pièces dans son intimité.

La voyant bien partie, Samuel décide de franchir une étape supplémentaire. Il passe au-dessus d’elle tout en continuant à l’embrasser. Malgré une légère appréhension à se faire pénétrer, elle garde les jambes écartées. Aussi n’a-t-il aucun mal à entrer dans l’antre d’amour. La dame est enchantée de cette intromission et le fait savoir.

Ils sont tant occupés aux jeux de l’amour qu’ils en oublient le repas et poursuivent jusqu’à la nuit où ils finissent par s’endormir repus. Le lendemain, ils se réveillent affamés. Après avoir dévoré, ils ont bien du mal à ne pas retourner au lit illico pour reprendre ces si plaisants exercices, mais, voulant éviter de se faire par trop chariboter, ils préfèrent sacrifier à quelques mondanités.

Partie avec beaucoup de retard sur les autres dames, Catherine ne participe pas, encore, à l’épidémie de gros ventre. Il est probable, sauf problèmes, qu’elle devrait bientôt les rejoindre, vu l’enthousiasme qu’elle met à se faire baiser.

Ä Lésoran

Il en est une qui est aussi atteinte d’enflement de la taille, c’est Claire de Villerutay, connue maintenant sous le nom de Delorme. Certes, elle prenait des précautions, mais elle met une telle ardeur à la pratique, que parfois elle les négligeait. Cela aurait peut-être pu s’arranger discrètement, si elle s’en était aperçu plus tôt. Or, bien qu’en cloque, elle a continué à saigner. Elle ne s’est doutée de rien pendant des semaines. Certes, il lui arrivait de vouchier9. Elle mettait cela sur le compte de la nourriture ou de la boisson. Lorsque la vérité se fait jour, elle doit se résoudre à garder l’enfant. Cela ne l’empêche nullement de continuer à recevoir des clients. Ne plus se faire baiser, et enculer accessoirement, lui aurait été grande peneance8. Elle ne manque pas de bites pour la satisfaire. Certains clients aiment à embrocher une femme engoulevée4.

En dehors de se faire tringler, une chose la réjouit particulièrement. C’est Isabeau Blavet que Claire avait arrachée à un mari brutal. Icelle se cantonnait à des tâches domestiques. Pourtant, une fois remise de ses émotions et des coups reçus, elle s’est avérée fort jolie, avec beaucoup de grâce et une distinction naturelle que lui envieraient beaucoup de dames de la Cour. En plus d’être jolie et distinguée, elle a un solide sens de l’organisation, comme les trois associées ont pu le constater. Au point de lui laisser le soin de l’intendance, moyennant un intéressement.

Un jour, elle a aperçu son mari venir « consommer » à la Belle poule. Visiblement, ce n’était pas sa première visite à ce genre d’établissement, et cela date d’avant sa fuite. Lui qui lésinait pour le fonctionnement du ménage, n’hésite pas, présentement, à dépenser ses sous sans compter. Elle le croyait gestionnaire avisé et économe. En plus de la frapper, il lui était donc infidèle, cela, elle s’en doutait un peu, et dépensier. Elle qui habituellement ne perd jamais la maîtrise de soi, est furieuse. Ses derniers scrupules s’envolent. Puisqu’il en est ainsi et qu’il dépense son argent pour venir au bordel. Elle va le récupérer en se laissant convaincre par quelques clients fortunés de s’occuper de plus que l’intendance. Nombreux sont ceux qui ont manifesté le regret qu’elle n’assure pas aussi « le service en chambre ».

Les conditions mises à la réception de clients : en limiter le nombre, pouvoir choisir et surtout avoir un pourcentage plus élevé pour ses « accueils » que celui accordé habituellement, ne les soulèvent pas d’enthousiasme ses patronnes, qui, après discussion, acceptent et sont même ravies de la chose. Les avantages l’emportant largement sur les concessions.

Elle limite drastiquement le nombre de ses prestations et les monnaye au plus haut prix. Claire et ses associées qui observent comment se passent les séances, sont rassurées quant à la capacité de contenter le client. Elle fait montre d’un talent certain et ne rechigne pas à l’ouvrage. Contrairement à elles et surtout Claire, elle simule la jouissance pour flatter son partenaire, mais ne se laisse pas aller et ne perd jamais le contrôle.

Rapidement, elle commence à amasser un joli pécule. Elle décide de l’utiliser pour aller gêner les affaires de son cher époux et de lui rabattre le caquet. Un des hommes qu’elle agrée dans sa chambre est notaire. Elle le charge dans un premier temps d’aller voir les gens qui doivent de l’argent à son époux, de leur proposer un prêt à des conditions plus avantageuses et de rembourser Monsieur Blavet. De plus, elle fait proposer à ces personnes d’acheter leur surplus de production à un prix un peu supérieur à celui de son mari. N’ayant plus de dettes envers icelui, elles acceptent avec empressement. D’autres suivent. Elle passe un accord avec deux meuniers pour faire moudre les grains et les produits périssables sont soit utilisés à la Belle poule soit vendue sur les marchés. In fine ces opérations finissent par lui rapporter plus qu’elles ne lui coûtent.

Elle a le plaisir de voir que la situation de son mari se dégrade petit à petit. Il n’est plus le coq du village. Il devient de plus de plus aigri et hargneux. Il se prend souvent de querelle avec les villageois, n’admettant pas d’avoir perdu son emprise sur eux. Comme sa nature violente s’en trouve exacerbée, cela tourne parfois au pugilat.

Un jour, l’un de ceux-ci tourne au drame. Il sort un couteau et blesse son opposant et deux personnes qui tentaient de s’interposer. Puis il se retranche dans sa maison et tire sur les gens venus l’arrêter. Iceux ripostent et l’abattent.

Dès qu’elle apprend la chose, Isabeau ne perd pas de temps et se rend au village avec un notaire. Elle récupère les biens de son défunt époux, dédommage les victimes. Elle choisit un intendant pour s’occuper de ses biens, car elle ne renonce pas à ses occupations à la Belle poule qui lui sont fort profitables. Maintenant, c’est elle qui domine le village. Elle n’a pas l’intention de se montrer par trop généreuse avec certains qui du temps où elle était battue par son mari se sont montrés trop complaisants avec icelui, encourageant ses mauvais penchants.

Claire a craint un instant qu’Isabeau ne quitte la maison close. Elle et ses collègues sont rassurées. Elles ont une autre raison de réjouir. Une quatrième fille de la famille Tarquin vient rejoindre le cheptel du bordel, aux mêmes conditions que les trois premières. Ce n’est hélas pas Pierrette que Claire avait remarquée pour sa beauté, mais Hermance, la cinquième. Icelle n’est certes pas vilaine, mais elle ne vaut pas sa sœur. Il y a un bon point : elle est pucelle.

La nouvelle recrue, en oyant les récits de ses sœurs, a suggéré à ses parents de la laisser les rejoindre. Les parents Tarquin se sont résignés à voir leur progéniture faire un passage par la case prostitution. Ils ont été rassurés, par leurs trois filles, quant à la tenue de la maison. Cela va permettre à celles qui y travaillent de se constituer un pécule pour la dot d’un éventuel mariage et ce qu’ils reçoivent de le faire pour celles qui n’iront pas.

Comme pour sa sœur Marguerite, le dépucelage est monnayé au meilleur prix. Elle a plus de chance que son aînée, l’heureux élu se montre beaucoup plus délicat. Les choses se passent d’autant mieux que la donzelle a été dûment catéchisée et entraînée par ses sœurs sur ce qui fait plaisir aux hommes. Ce avec l’aide Jean-Marie, le frère de Perrine, l’ex-camériste de Mademoiselle de Villerutay. Aussi ne se montre-t-elle pas avare de caresses tant manuelles que buccales, montrant une belle aptitude à ces dernières.

Une autre a monnayé son pucelage. C’est Perrine, qui s’est décidée à quitter le service domestique pour recevoir des clients. À dire vrai, elle n’aurait peut-être pas franchi le pas sans l’attitude de son frère. Icelui a été engagé pour assurer tranquillité et calme dans la maison. Après avoir baisé et donné du plaisir à Claire au retour de la tournée de recrutement, il s’est cru avoir des droits sur elle. Il a dû déchanter, Mademoiselle de Villerutay a certes eu un moment de faiblesse, mais elle s’est reprise et n’entend nullement s’en laisser imposer. Elle est la patronne et a bien fait comprendre au prétentieux la place de chacun. Il s’est consolé en usant des pensionnaires. Ce avec un peu trop d’assiduité. Il a fallu le modérer. Ce qui lui a, encore, fait grincer des dents. Il s’est mis à critiquer tout et son contraire. Perrine était la première destinataire de sa bile. Cela a fini par l’agacer au plus haut point. Un jour, exaspérée, elle lance :



La discussion se poursuit, devenant de plus en plus acrimonieuse, jusqu’à ce que Jean-Marie assène une claque à Perrine. Cette dernière le foudroie du regard avant de lâcher :



Elle tourne les talons en se frottant la joue. Illico, elle fonce voir sa patronne pour lui annoncer sa décision de changer sa situation au sein de la maison et de rejoindre les pensionnaires « actives ».

La colère passée, elle regrette un peu sa décision et pense à se raviser. Ne pas avoir l’air de manquer constance dans ses décisions, de changer d’avis comme de chemise, et surtout sa rancune vis-à-vis de son frère, finissent, par avoir raison de ses réticences et scrupules.

Une fois confortée dans sa décision, à l’exemple d’Hermance, avant de perdre son pucelage, elle s’entraîne avec deux des collègues de son frère à caresser, pomper. Elle va même plus loin en se faisant enculer. Certes, les débuts ont été délicats. La première fois, elle a cru que l’on tentait de faire entrer un tison dans son postérieur. Malgré ces débuts peu encourageants, elle persévère. Petit à petit, les choses finissent par s’améliorer. Par provocation, elle tient son frère au courant de ses progrès. Il est furieux, toutefois n’y peut mais.

Quand le grand jour arrive, elle a certes un petit pincement au cœur. Elle va devenir prostituée. Quand elle est devenue chambrière de Mademoiselle de Villerutay, elle n’imaginait que cela la mènerait à être pensionnaire d’un bordel. Maison de luxe, certes, mais bordel quand même.

Pour elle aussi la perte de son pucelage se passe au mieux. En voyant ce que sa sœur gagne, l’humeur de Jean-Marie s’améliore grandement et les relations de la fratrie en proportion. Visiblement, les écus lui font passer outre le fait que sa sœur soit devenue une pute et puis après tout, Mademoiselle de Villerutay, toute noble qu’elle soit, l’est bien aussi… Alors !




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Notes de fin

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1. Araisnement, : propos, conversation, raisonnement

2. Corvage : corvée

3. Empreignement : grossesse

4. Engoulevée : enceinte

5. Graverie : charge, fardeau, service, corvée

6. Ja : maintenant

7. Meretris : prostituée, courtisane, femme débauchée

8. Peneance, : pénitence, peine, punition

9. Vouchier : avoir des nausées