| n° 23270 | Fiche technique | 43662 caractères | 43662 7400 Temps de lecture estimé : 30 mn |
07/09/25 |
Résumé: Pendant qu’une menace plane au nord, les Elfes demandent aux Humains de leur prêter main forte. Le Prince, Dacian Beldivos, refuse, de peur que ce soit un leurre, mais les négociations prennent une tournure inattendue. | ||||
Critères: #érotisme #fantastique #merveilleux #sorcellerie #initiation fh couleurs forêt fellation pénétratio attache | ||||
| Auteur : JehanNormand Envoi mini-message | ||||
L’obscurité s’emparait peu à peu de la forêt. La douce lumière bleutée prodiguée par les trois lunes fut dissipée par une brume verdâtre. Les grands arbres millénaires disparaissaient, ne laissant qu’une vingtaine de mètres de visibilité. Les fleurs nocturnes s’ouvraient sur le passage des cavaliers, devenant visibles avec leurs fluorescences jaunâtres. Les sons d’insectes nocturnes résonnaient dans les bois.
La troupe, composée d’une cinquantaine de cavaliers et de caravanes de matériel, avançait doucement sur ces terres enchantées difficilement praticables, dues aux épaisses racines qui jonchaient le sol. Un cavalier qui se trouvait à l’arrière du peloton passa au trot pour rejoindre le centre où se trouvait le prince Dacian Beldivos.
Dacian Beldivos regarda tout autour de lui. Du haut de ses vingt-cinq printemps, le prince était encore jeune et n’avait eu que peu de missions commissionnées par son père. Malgré ces derniers jours de marche, cet endroit l’émerveillait toujours autant.
Ce dernier ne répondit pas. Son second, Alderman Raff, ancien bras droit de son père, avait le double de son âge et avait vécu maintes batailles. Il ne croyait pas aux légendes, aux contes ou autres histoires. Il ne croyait qu’à ce qu’il voyait, et à la force de son épée. Mais toutes les années au service du roi lui avaient donné une expérience non négligeable, que ce soit au combat, en tactique, ou négociation. Quelques instants plus tard, le second reprit la parole.
Après une longue réflexion, le prince acquiesça d’un signe de tête. Le deuxième homme hurla une halte. Le bataillon s’arrêta dans une clairière où les racines étaient moins présentes. Les soldats mirent pied à terre et installèrent le campement. Ils montèrent tentes de repos et autres chapiteaux qui pouvaient être utiles pour la nuit.
Dans la plus grande des tentes, qui servait de quartier général, éclairé par deux braseros aux extrémités de celle-ci, Dacian était assis devant une vaste table en bois massif où se trouvaient des cartes et pions qui représentaient la position des armées. Il finit de lire une missive envoyée par l’un de ses éclaireurs, et plongea son regard dans le vide, repensant à ces derniers jours. Ses pensées furent interrompues par l’entrée d’Alderman dans la tente.
Le regard toujours plongé dans le vide, Dacian ne répondit pas aux dernières paroles de son second. Il savait que son choix pouvait être crucial pour la suite. Mais il savait que son second était plus apte que lui à interpréter toutes ces informations. Il fixa son subordonné.
Après une longue réflexion, Dacian reprit la parole.
Dacian replongea dans ses pensées. Il pensait à toutes les personnes invitées lors de ces pourparlers. Le frère du roi, qui avait toujours voulu sa place, se serait opposé si les informations étaient inexactes. Mais il était du côté du roi… Et la reine… Dacian n’avait pas eu l’occasion de l’observer, mais pour le peu qu’il l’avait regardée, il avait sentit une aura pure se dégager d’elle. Sauf si ce n’était qu’une simple impression ? Son esprit s’attardait sur elle, repensant à son élégance, à la légendaire grâce des elfes qui émanait d’elle. Elle en était son paroxysme. Et cette beauté… Pour le peu qu’il avait porté un regard sur la reine, elle le troublait. Durant le voyage du retour, il y avait pensé à plusieurs reprises. Elle avait quelque chose de… Ses pensées furent interrompues par Alderman :
Dacian congédia son second après lui avoir donné l’ordre de faire venir son écuyer ; il était déjà tard et il souhaitait avoir un minimum de sommeil pour continuer leur voyage le lendemain. Son écuyer attitré allait lui apporter le souper et l’aider à retirer son armure.
Avant son arrivée, le prince se regarda quelques instants dans un miroir usé par le temps et sali par le voyage.
Il y vit le visage de son père, avec trente ans de moins. Un visage fin, non marqué par le temps ni par les guerres. Des yeux clairs qui n’avaient pas vu les mêmes atrocités que ceux de son paternel. Et sa chevelure, mi-longue, était semblable à celle du roi, la seule différence était le brun de la jeunesse qui était encore présent.
Il se fixa un long moment, se demandant si son choix et son manque d’expérience n’allaient pas coûter des vies. Contrairement à son père, il était beaucoup plus empathique et était bien plus porté sur la vie que sur la mort. Sa formation royale lui avait appris l’art de la guerre et des négociations. La vie et la mort. Le combat et la diplomatie. Malgré qu’il excellait dans le premier domaine, ses préférences portaient sur l’empathie et la protection. Mais était-ce une nouvelle fois dû à son manque d’expérience ?
Il effleura le blason du phénix gravé dans son armure et repensa à toutes les leçons d’éthique qu’on lui avait enseignées dès son plus jeune âge. Le phénix était l’emblème de sa famille, il en était fier et ne souhaitait pas le bafouer.
Mais cette situation était délicate. Son père avait toute confiance en lui, et, ce soir, pour son image ou pour la survie de son peuple, il n’avait pas le droit à l’erreur. L’esprit du prince glissa une nouvelle fois vers un sujet précédent, la reine Yesyrlen. Sa présence lors de ces négociations était étonnante. D’une part, elle était souvent occupée à protéger la nature, et, de deux, son mari, le roi Cilcaly, ne voulait jamais que sa femme soit présente. Et pourquoi pensait-il encore à elle ?
Le prince sursauta lorsque ses pensées furent interrompues par l’entrée de son écuyer personnel.
Ce dernier posa un bol de ragoût bouillonnant sur la table, mais Dacian fit signe qu’il préférait ôter son armure avant le repas. Il se plaça à côté de son écuyer et leva les bras pour que ce dernier détache les sangles qui maintenaient chaque pièce les unes aux autres. Tout d’abord, les épaulières, les gantelets, puis le plastron, laissant apparaître une fine chemise blanche.
Alors que l’écuyer allait dégrafer le reste, ils furent interrompus par des cris venant de l’extérieur de la tente. Sans hésitation, le prince attrapa son épée qu’il dégaina et se dirigea vers la sortie. Son écuyer tenta de l’arrêter, prétextant sa sécurité, mais il ne l’écouta pas et sortit.
À l’extérieur, la nuit et le brouillard verdâtre réduisaient fortement la visibilité et Dacian n’arrivait pas à savoir d’où venait la menace. Les soldats couraient dans tous les sens, et, malgré les interpellations de leur supérieur, aucun ne s’arrêtait pour lui prêter attention.
Le prince se dirigea vers la tente de son second pour essayer de le trouver. Il attrapa fermement au passage un des soldats qui fuyait pour l’interroger sur la situation.
Le soldat se dégagea de l’emprise de Dacian et reprit la fuite. Mais quand le fantassin disparut dans la brume, il se mit à hurler. Le prince courut vers sa direction, mais il s’était volatilisé. Il jeta un œil dans les tentes les plus proches, mais elles étaient vides. Il reprit alors sa course en direction de la tente d’Alderman. Arrivé à celle-ci, il entra sans hésitation, mais elle était, elle aussi, inhabitée.
Il ne savait plus où donner de la tête ; les cris émanaient de toutes parts alors qu’il n’arrivait pas à apercevoir quoi que ce soit. Il courut à droite, puis revint sur ses pas pour aller à gauche, mais même quand il suivait les cris, il était toujours trop tard. Il serrait son arme si fort que sa main en devenait blanche. Il se sentait impuissant.
Le prince fut interpellé, il se retourna et vit Alderman qui courait vers lui. Mais, alors qu’il s’arrêtait pour lui parler, il bascula au sol et fut traîné par une force invisible vers le brouillard. Dacian courut après un long moment, avant de pouvoir le rattraper en bordure du campement. Il aperçut que la fameuse force invisible était une liane entortillée autour de la jambe de son second. Le prince leva sa lame pour la trancher, mais son arme fut happée par une autre liane qui venait de nulle part, l’emmenant aussi dans le brouillard. Quand il se tourna à nouveau vers son subordonné, la liane l’entourait comme un serpent entoure sa proie, le bâillonnant et l’empêchant de hurler. Seuls quelques gémissements sortaient de la bouche d’Alderman quand les lianes le tirèrent à nouveau vers l’obscurité, qui le fit disparaître définitivement.
Dacian resta assis un long moment, sous le choc de ce qui venait de se passer. Il ne comprenait pas la situation actuelle, et la perte de son second était le coup le plus dur.
Plus les secondes passaient, plus le calme revenait dans le campement. Puis le calme a laissé place au silence. Plus un cri, plus un bruit d’arme, plus personne ne courait, comme si Dacian était seul dans cette grande forêt, elle-même silencieuse.
Il se souvint ensuite de son écuyer qui était resté dans la tente de commandement. Le prince se releva et courut vers celle-ci, faisant résonner ses pas dans les allées désertes. Il entra dans le chapiteau avec hâte, et fut surpris par une personne dans la tente qui n’était pas son écuyer qui, lui, avait disparu. La personne étrangère se présentait de dos, au fond de la tente, proche de la grande table de commandement.
Sans hésitation, Dacian attrapa une épée sur le râtelier et la brandit :
La personne ne répondit pas, et restait à contre-jour du chandelier.
L’individu s’exécuta, se plaçant de manière à ce que la flamme puisse révéler son identité.
Dacian, surpris, abaissa son arme immédiatement.
Il se rapprocha de la table.
Dacian ne savait pas quoi répondre. Tout d’abord, cette rencontre inattendue, associée à un stratagème qui devait le pousser à tromper ses hommes, tout ceci le chamboulait. Après un long silence, il reprit :
Le jeune homme fut surpris par cette réponse, mais il ne s’y attarda pas et répondit :
Dacian se prépara à sortir, mais ses jambes furent bloquées, comme attachées au sol. Il les regarda et vit des lianes qui lui enserrèrent fermement les mollets. Les plantes émanaient des pieds de la table, tel un bras qui sortait du meuble avec une volonté propre.
Le prince leva son arme, prêt à couper ses liens, mais elle fut une nouvelle fois agrippée et jetée au loin. Le prince observa la reine des elfes en silence. La colère n’était pas digne d’un prince, encore moins d’un futur roi. Il avait été formé à affronter dignement, avec calme et sagesse, chaque situation.
Ces dernières minutes avaient mis son sang-froid à dure épreuve, il devait reprendre ses esprits et affronter ça comme son père lui avait appris. Il prit une grande inspiration, et répondit calmement :
L’elfe contourna doucement la grande table et s’arrêta à mi-chemin. Dacian put observer plus en détail son interlocutrice. Son visage était fin, sa peau tirait sur un rose pâle et, dans ses yeux brillait une faible lueur dorée, visible même dans le noir. Sa longue chevelure, d’un vert sapin, était ornée de joyaux couleur ambre, maintenue entre eux par de fines branches en bois foncé, et des feuilles de lierre en sortaient par endroit. Un diadème de mêmes matériaux agrémentait son front. Ses longues oreilles étaient ornementées de joyaux de couleur identique que les autres, ainsi que sur des boucles d’oreilles pendantes.
La reine arborait une robe longue, de couleurs malachite et safran. D’autres joyaux du même type que ceux présents dans sa chevelure y étaient incrustés. Chaque bijou qu’elle portait reflétait la lumière des braseros.
Dacian, malgré la situation, était en plein émerveillement devant la somptueuse reine. Dans toute sa jeune vie, il n’avait jamais vu une femme aussi magnifique. Il l’observa de longues secondes dans son entièreté. Son cœur s’accéléra, et sa concentration baissa quelques instants. Il ne comprenait pas ce qu’il se passait. Puis se ressaisit lorsqu’elle prit la parole :
Elle s’interrompit quelques instants alors que Dacian n’arrivait pas à se concentrer totalement. La prestance et le charme de la reine envahissaient l’esprit du futur roi. Ses yeux n’arrivaient pas toujours à tenir la position et déviaient parfois sur le corps de la femme. Cette dernière, amusée, car elle remarqua ce détail, reprit la parole.
La reine Yesyrlen s’approcha de Dacian. Les deux se toisèrent du regard, chacun voulant avoir le dernier mot. La femme reprit la parole, son timbre de voix s’adoucissant encore :
Elle s’approcha encore plus près, pouvant maintenant chuchoter à l’oreille de son interlocuteur.
Un nouveau regard rapide sur sa poitrine le trahit.
Sur ces paroles, d’autres lianes apparurent, s’accrochèrent aux jambières métalliques et, sans difficulté, coupèrent les sangles de maintien d’une part, et arrachèrent les jambières de l’autre. Le prince se retrouva sans armure, uniquement équipé d’un ensemble de tissus.
La reine tournait doucement autour du prince qui pouvait sentir son odeur, lavande boisée avec une pointe de menthe sauvage. Fragrances envoûtantes qui baissèrent une nouvelle fois la concentration de l’homme.
Après avoir tourné plusieurs fois autour de lui, elle s’arrêta devant et lui caressa la joue. Il ne bougea pas et fixa ses yeux dorés, brillant encore un peu plus dans le noir.
Ses doigts glissèrent sur sa joue, puis la reine de la nature posa ses lèvres sur celles du prince Beldivos. Un baiser lent. Un baiser doux. Un baiser plein de finesse. L’homme pouvait y goûter les fruits des bois, avec cette pointe de menthe qu’il avait sentie plus tôt, l’obnubilant encore plus. Il lui rendit son baiser, en posant à son tour sa main sur son visage. Son cœur s’accéléra encore plus, et il sentit une réaction dans son corps qu’il ne connaissait que peu, puis il tourna la tête.
Elle passa la main sous son tissu et agrippa à nouveau son sexe.
Il essaya de se dégager, mais d’autres lianes l’entourèrent aux bras, et le tirèrent sur la table massive, le forçant à se coucher en son centre, celle-ci créant de nouveaux sarments, immobilisant entièrement Dacian. Ce dernier essaya de se débattre, mais les tiges tenaient bon.
Sur ces paroles, une dernière liane bâillonna Dacian.
L’elfe tourna lentement autour de la table. D’abord silencieusement, à observer sa prise, avant de rompre ce silence qui durait une éternité pour Dacian.
La femme monta à quatre pattes sur la table, sans lâcher sa proie du regard. D’un geste de la main, les plantes lui obéirent et arrachèrent son pantalon en tissu, laissant Dacian à moitié nu, sexe apparent.
Dacian essaya de répondre, mais son bâillon étouffa ses paroles.
Elle caressa le sexe du bout des doigts, doucement, sur tout le long. Ce dernier ne tarda pas à réagir, et commença à progressivement se remplir de sang. La reine répéta l’opération à plusieurs reprises, jusqu’à ce que le sexe soit entièrement dressé.
La reine Yesyrlen observa le membre quelques instants, puis l’entoura de ses minces et longs doigts. Dacian put voir que ses ongles étaient peints du même teint que sa chevelure. Au premier geste de glissement vers le bas, le prince ne réussit pas à retenir un petit gémissement. Cela encouragea sa compagne du moment, qui répéta l’opération. L’homme tenta de se débattre, mais les lianes se resserrent, l’empêchant définitivement de bouger.
Yesyrlen continua ses mouvements, jusqu’à ce que le sexe s’humidifie de plaisir. Elle mouilla ses lèvres et les colla contre le gland, puis ouvrit peu à peu la bouche pour laisser entrer le membre.
Nouveau gémissement de Dacian. Il n’avait jamais connu de telles sensations, jamais connu de femme auparavant. Seuls sa formation de guerrier et ses cours pour devenir le futur roi l’occupaient, prenant tout son temps et l’éloignant du plaisir charnel. Il n’avait pas eu le temps de penser à la gent féminine, et n’avait jamais rien ressenti pour elle. Seule la rencontre avec la reine quelques jours auparavant avait eu un impact, hantant parfois son esprit.
L’elfe remonta, puis redescendit, toujours aussi lentement, toujours aussi sensuellement. Elle avait l’impression que le sexe grandissait encore un peu dans sa bouche, ce qui lui donna envie d’accélérer le mouvement.
Le prince ne se battait plus contre les plantes, son esprit étant occupé par ces lèvres qui lui donnaient tant de plaisir. Il était prince, elle était reine, il ne pouvait pas faire cela. Mais cette femme avait créé quelque chose en lui, et, dans une autre situation, il aurait lui-même fait le premier pas. Il ne voulait pas refuser ce moment, au contraire.
La reine s’appliqua dans cette tâche qui lui plaisait. Cette situation l’excitait aussi au plus haut point. Bien qu’elle soit mariée, le prince l’attirait. Depuis leur première rencontre quelques jours auparavant, Dacian ne sortait pas de son esprit, et pas que pour la situation militaire actuelle. Elle ignorait pourquoi, mais le prince lui plaisait. Et elle voulait son sexe en elle. La reine se redressa donc pour enjamber son amant. Elle passa sa main sous sa robe pour guider le membre vers son sexe humide. Elle écarta ce qui lui servait de sous-vêtement pour ensuite l’introduire entièrement en elle. Les deux gémirent à l’unisson. Ce sexe en elle était comme une libération de cette envie. Pour Dacian, ce fut une nouvelle fois un plaisir unique qu’il découvrait. Cette humidité et cette chaleur si plaisantes autour de son sexe lui faisaient absolument tout oublier. Associées à la beauté et à la grâce de l’elfe, ainsi que le fait que ce soit la reine de ce peuple, tout ceci augmentait les sensations de cette situation unique.
Yesyrlen se releva, et s’abaissa à nouveau, faisant glisser le membre en elle. Elle-même, peu à peu, oublia ce contexte exceptionnel, se concentrant sur sa libido, sur ces sensations qui ne faisaient que grandir. Elle accéléra donc, progressivement, se retenant de s’abandonner entièrement.
Dacian observa par moment le visage crispé de plaisir de sa partenaire. La pureté de son visage mélangé au plaisir du vice. Ceci l’excita encore plus. Son corps voulait la toucher plus. Ses mains le démangeaient de vouloir se poser sur son corps. Corps qu’il ne voyait pas, car la grande robe elfique cachait tout, même la pénétration.
Ses muscles se tendaient peu à peu, il sentait le plaisir monter en lui. Il se retenait, il ne voulait pas s’abaisser à ça, mais cette reine qui se déhanchait, associée à de toutes nouvelles sensations, tout ceci eut raison de lui. Peu avant l’orgasme, il tenta une nouvelle fois de se libérer, et parvint à arracher ses liens, le rendant libre de ses mouvements. La reine, surprise, car elle était concentrée sur sa tâche, se releva, s’écarta de son amant et descendit de la table. Elle mit du temps à se rendre compte de la situation, redescendant cruellement de son nuage.
Dacian descendit à son tour de la table, après avoir arraché les lianes qui le bâillonnaient et qui tenaient ses jambes. Il se plaça face à son amante, sexe toujours dressé. Le silence était lourd et pesant. Ils se toisèrent un long moment. Chacun se demandant ce qu’allait faire l’autre. Le prince était partagé dans son esprit. Ce plaisir était si intense, si unique, qu’il eut du mal à se reconcentrer sur sa mission.
Il s’approcha de la reine, la fixa encore un instant sans un mot. Il leva doucement la main, et avec des gestes lents, il dénoua les diverses attaches de la grande robe royale. Cette dernière glissa le long de son corps pour tomber au sol. Quelques lierres entouraient la femme, dont certains dissimulant ses parties intimes avec des feuilles. L’homme attrapa d’un geste quelques lianes qu’il arracha sans difficulté, faisant sursauter sa compagne. Les autres plantes sur son corps se détachèrent seules. Il recula d’un pas et prit ensuite le temps d’observer le corps svelte de la reine. Il n’avait vu que peu de femmes en partie dénudées, et aucune entièrement nue. Les seules connaissances qu’il avait sur ce sujet, il les avait apprises dans de rares livres et parchemins illustrés. Il ne s’y était d’ailleurs jamais attardé. Mais là, devant lui, se présentait une femme nue. Son regard se porta sur le corps élancé de l’elfe en globalité, éclairé par la douce lumière des deux flambeaux, avant de s’attarder aux détails ; une petite poitrine bien formée, un ventre fin recouvert de tatouages d’un vert plus foncé que sa chevelure, qui représentaient du lierre, qui partaient du dessous de ses seins, s’enroulant autour des cuisses, des mollets et des chevilles, pour finir sur le dessus des pieds. Puis son bas-ventre était recouvert d’une légère fourrure de la même couleur que sa chevelure.
Son érection était toujours bien présente, alimentée par ce qu’il avait sous les yeux. Dacian se rapprocha d’un pas assuré, puis il attrapa l’elfe par les hanches pour la soulever et la faire s’asseoir sur le rebord de la table. Il lui écarta les jambes pour se placer entre celles-ci, et put voir, pour la première fois, son intimité détrempée. Son membre eut un soubresaut devant cette vue si excitante.
Le prince caressa le visage de sa partenaire, fit glisser ses doigts sensuellement sur son cou, entre ses seins qu’il contourna en remontant, et redescendit sur ses tétons durcis. Il les caressa, les pinça, ce qui ne laissa pas son amante sans réaction. Voyant qu’il avait touché un point sensible, il se baissa pour les goûter, et la réaction de la reine fut immédiate. Son corps se raidit et le prince fut accompagné d’un gémissement qui le poussa à continuer. Il lécha, aspira, mordilla, tout en massant de ses mains. Il découvrait une nouvelle fois, et testa des choses qu’il ne connaissait pas. Il en avait vaguement entendu parler dans une auberge quelques mois auparavant, mais n’y avait pas porté attention. En ce moment, il ne faisait que suivre ses envies et son instinct.
Il se retira un instant, continuant à faire glisser ses doigts sur le ventre de la reine Yesyrlen, et il arriva à son entrejambe. Il y découvrit une fente humide, gluante et chaude. La réponse du corps de l’elfe l’invita à continuer. Il fit glisser de haut en bas ses doigts, cherchant le point le plus sensible, qu’il trouva rapidement. Un petit bouton dur qui, à certains mouvements, offrait des sursauts de plaisir à son amante. Il titilla, poussa, frotta plus ou moins rapidement son clitoris. La reine lui attrapa la tête en réponse à ce plaisir qu’il lui offrait. Puis l’homme prit en main son membre qui n’avait pas perdu de sa vigueur, et il s’inséra en elle d’un coup sec. Cet acte la fit sursauter une nouvelle fois et elle en gémit encore plus fort.
Puis Dacian la pénétra doucement, ses va-et-vient étaient lents. Il caressa son corps tatoué du bout des doigts, profitant de chaque sensation. De son côté, l’elfe dégustait aussi ces gestes-là. Malgré son inexpérience, il savait y faire.
Leurs bouches s’approchèrent jusqu’à se coller. Un baiser plus passionné que le premier, alors que les langues se trouvèrent pour jouer ensemble. Ce contact s’éternisa pendant que les coups de reins accéléraient graduellement, ce qui fit augmenter la chaleur des deux corps en mouvements.
La femme s’allongea sur la table et entoura de ses jambes le bassin de son amant. Ce dernier lui attrapa fermement les hanches et enchaîna de grandes pénétrations. Il entrait en elle sans retenue, la bousculant à chaque coup. L’elfe invoqua, à partir du bois de la table, des lianes proches de ses mains pour pouvoir se tenir et résister à cet assaut ardent. Les derniers pions sur les cartes basculèrent, le bouillon apporté par l’écuyer qui avait résisté jusqu’alors se renversa sur les plans, les rendant illisibles. Mais les deux membres royaux n’y portèrent aucune attention, leur plaisir augmentant prodigieusement pour chacun d’eux.
La reine sentait son orgasme arriver. Cette offensive qui la remplissait lui faisait perdre tous ses esprits. Elle en invoqua des débuts de lierre partout dans la pièce sans s’en rendre compte. Ses tatouages s’illuminèrent. Imperceptible au début. Plus son extase approchait, plus ils devenaient vert fluorescent. La magie elfique était à l’œuvre, sans que la reine Yesyrlen s’en aperçoive. Elle éclairait la pièce aux dépens des torches déjà présentes. Les feuilles dans ses cheveux germaient, se développant peu à peu. D’autres lianes et lierres entourèrent les amants, les liant par la nature. Ils s’entortillèrent entre les jambes de l’elfe et le dos de l’humain. Entre le ventre de Yesyrlen et les mains de Dacian.
Le plaisir montait encore. Le corps de la reine se tendit, et fut traversé par de puissants spasmes. Elle cria son orgasme aussi fort qu’elle pouvait. Dans ce plaisir si intense, elle lâcha toute sa magie restante, faisant apparaître des plantes de tout type partout dans le campement. Buissons, arbres et fleurs, mélange de couleur entre le vert et le jaune. Le lierre autour des amants devint épineux, griffant le prince qui jouit à son tour. Dans un râle puissant, il déversa son plaisir dans sa partenaire.
Le moment d’extase passé, les liens naturels relâchèrent leur pression, les tatouages perdirent leur luminosité graduellement. Dacian se retira, laissant l’elfe reprendre son souffle sur la table. Il s’appuya contre cette dernière, essayant de rassembler ses esprits et de se rendre compte de ce qu’il venait de se passer.
La reine se releva, aidée par le prince, qui alla ensuite chercher la grande robe royale. Il se rhabilla ensuite à son tour. Les lianes s’occupèrent d’assister la reine dans sa tâche. Le tout dans le silence.
Ils restèrent muets un long moment. Aucun des deux n’osait briser le silence. Ils étaient repus. Légers.
L’elfe se lança :
Dacian prit le temps de réfléchir, sans lâcher son interlocutrice du regard. Il essayait de peser le pour ou contre, mais tout était embrouillé dans sa tête. Cette femme, cette reine, le rendait fou. Elle bousculait ses esprits. Elle lui avait fait découvrir l’extase, et, venant d’elle, c’était le nirvana.
Il lui répondit, sans être sûr de sa réponse :
Elle s’approcha et lui offrit un baiser sur le coin des lèvres, ce qui fit à nouveau réagir son corps.
Sur ces paroles, la reine sortit de la tente sans un regard en arrière. Dacian jeta un œil autour de lui, observant l’état de la tente, émerveillé par la magie qui avait eu lieu, puis regarda en direction de la reine qui avait déjà disparue. Il s’assit devant sa tente, et attendit, en essayant de remettre ses idées en place.
Le jour commençait à se lever, la brume verdâtre disparaissant peu à peu. La visibilité augmentait dans le camp, ce qui donnait une meilleure vue sur ce qu’il s’était passé au courant de la nuit. La végétation avait envahi les allées, ne laissant que peu de place pour pouvoir s’y déplacer. Certains arbres avaient poussé dans les tentes, les détruisant. D’autres avaient été recouvertes par de la mousse, ou par des plantes grimpantes. Dacian constata ainsi la grande puissance de la reine des elfes. Les légendes étaient donc vraies.
Le campement se réveillait doucement. Un peu partout en même temps, des guerriers sortaient de la végétation, regard perdu. Esprits embrumés par un lourd sommeil, ils se demandaient comment ils avaient pu s’endormir à même le sol, et ce qui avait bien pu arriver au campement durant la nuit. Quand ils virent leur prince assis devant sa tente, chacun se ressaisit pour retourner à son poste. Alors que l’un allait demander à son supérieur ce qu’il s’était passé, quand il vit que tous ses confrères se mettaient en action pour réparer le camp, il fit de même, n’osant pas déranger Dacian.
Quelques instants plus tard, une voix l’interpella, une voix qui réussit à le sortir de ses idées perdues :
Alderman Raff arrivait en courant.
Après un instant de réflexion, Dacian lui fit signe de le suivre dans la tente principale. Ils s’installèrent autour de la grande table, alors qu’Alderman regardait toujours autour de lui, ne comprenant toujours pas ce qu’il se passait. Il observa plus en détail la table, plus particulièrement les lianes et lierres qui en émanaient.
Dacian réfléchit un long moment, et décida de tout lui raconter. L’attaque des lianes, la disparition des hommes, dont celle du second, leur amnésie, la rencontre avec la reine Yesyrlen, les pourparlers… Il fit une pause avant de reprendre, et de lui raconter la suite, en restant imprécis sur ce qui s’était passé sur la table. Il l’informa juste qu’elle avait usé de ses charmes pour le convaincre, et qu’elle lui avait exposé un échantillon de sa puissance, qui s’est donc ressentie sur l’apparence du campement.
Il fallut un petit moment au second pour absorber toutes ces informations. Il n’aurait jamais cru la reine capable d’avoir une telle puissance, et encore moins d’appliquer de telles négociations.
Ils discutèrent ensuite des demandes, du plan de l’elfe, et des éventuelles possibilités. Ils essayèrent de réinstaller les cartes et pions sur la table déformée, les plantes déjà présentes prenant beaucoup de place. Mais Alderman paraissait soucieux. Il était plongé dans ses pensées. Son supérieur lui laissa un temps de réflexion avant de lui demander de partager ce qu’il avait en tête.
Dacian s’assit et prit le temps d’analyser cette dernière information. C’était une trop grande coïncidence pour que ce ne soit qu’un hasard. En effet, ce n’était que des rumeurs, mais ce qui venait de se passer était déjà surprenant, et pouvait coïncider avec tout le reste. Alderman reprit la parole.
Le prince se leva, alla à l’entrée de sa tente, et songea à toutes les informations de ces dernières heures, tout en observant le camp.
Alderman sorti de la tente, laissant le prince seul. Ce dernier fixa longuement la table, se remémorant l’expérience de sa première nuit de luxure. Cette dernière sera gravée à jamais dans sa mémoire. Cette reine, Yesyrlen, lui avait fait découvrir des choses dont il ignorait l’existence. Juste y repenser augmentait à nouveau son envie. Jusqu’où aurait pu aller la reine pour le convaincre ? Était-elle sincère dans ce moment intime ? Où était-ce vraiment un piège ? Trop d’incertitudes et trop peu de temps. Il décida de rester sur ses positions pour sa famille, pour son peuple, il ne devait prendre aucun risque.
Pourtant, cette femme le hantait vraiment. Il ne voulait pas s’arrêter là, il la voulait de plus en plus. Mais il y avait trop de questions, et tout se bousculait dans sa tête. Les bruits du campement le sortirent de ses pensées, le faisant revenir à la réalité.
Ses hommes, sa famille et son peuple. C’était la priorité absolue. Malgré ce qu’il pouvait ressentir pour cette reine, son devoir était de protéger son peuple, et rien ne prouvait que les informations étaient vraies. Il regretta de ne peut-être jamais avoir la chance de la revoir, mais il ne regretta pas le choix qu’il avait prit en gardant les siens en sécurité.
Alderman sortit de la tente, laissant le prince seul. Ce dernier fixa longuement la table, se remémorant l’expérience de sa première nuit de luxure. Cette nuit sera gravée à jamais dans sa mémoire.
Lorsque le clan eut fini de tout ranger, il annonça le départ, laissant cette clairière qui avait été témoin d’une alliance provisoire, une alliance sensuelle et intense, juste le temps d’une nuit.