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n° 23262Fiche technique24844 caractères24844
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Temps de lecture estimé : 18 mn
31/08/25
Présentation:  Pour les non fiscalistes qui ignorent l’ISF (Indice de Frigidité Féminine), et pour les hommes trop peu attentifs à la mise en bouche psychologique et physique.
Résumé:  Comment une jolie génisse charolaise m’a permis de découvrir que je n’étais pas frigide.
Critères:  #humour #initiatique #premiersémois #différencedâge fh hplusag fplusag campagne fsoumise cérébral
Auteur : Elodie S      Envoi mini-message
Rosette

Originaires de la Plaine du Forez, mes grands-parents paternels nous y accueillaient, ma jeune sœur et moi, tous les étés. Après la première quinzaine d’août qu’ils passaient avec nous, mes parents nous y laissaient profiter seules des joies de la vie à la campagne. J’avais donc droit à une immersion estivale dans les profondeurs de la France rurale. Mon grand-père, soufrant de crises d’arthroses de plus en plus douloureuses, ne sortait guère du petit manoir, où nous résidions et qui me paraissait un château. Plus active, ma grand-mère nous initiait aux joies des cultures potagères et à l’inévitable récolte des prunes pour élaborer ensuite de la confiture.


À une centaine de mètres de la maison, il y avait les fermiers, les Duphot. Le père, Eugène, à peine plus jeune que mon père, était un homme sec et noueux, rustre et taiseux. Ma sœur et moi craignions ses colères que nous entendions jusque dans nos chambres. Il dirigeait avec fermeté son exploitation agricole, composée d’une quarantaine de Charolaises, d’une douzaine de cochons, de nombreuses poules et d’une vingtaine d’hectares de terre agricole cultivée.

Paulette, son épouse, petite femme à la poitrine fort développée, était l’inverse de lui ; très exubérante, c’était un véritable moulin à paroles, qui riait et s’amusait de tout. Elle faisait la cuisine et le ménage pour mes grands-parents. Je me rappelle avec délice l’avoir écoutée en cachette bonimenter avec ma grand-mère, plus réservée sur ces thèmes, des cancans du village.


Tout y passait : l’attrait du facteur pour la bouteille, qui le faisait dangereusement zigzaguer en nous apportant le courrier ; le manque de « retenue » de Monsieur le Maire, qui attendait son neuvième héritier ; Duclos, le garde-champêtre, dont les yeux sortaient de la tête devant les miches de la boulangère ; les faveurs que celle-ci accorderait à Émile Lachamp, l’instituteur que seul le brave boulanger ignorerait, et qui me faisait la regarder d’un autre œil quand j’allais chercher le pain à vélo. Selon Paulette, le brave artisan était obligé de baisser la tête pour rentrer dans son commerce tant ses cornes étaient grandes, ce que, honnêtement, je ne suis pas parvenue à vérifier.


Et puis il y avait l’Émile, le fils Duphot. Un peu plus jeune que moi, j’avais cru comprendre qu’il souffrait d’un léger handicap mental. Le fait est qu’il avait trois classes de retard par rapport à moi. Mais mon intérêt pour lui n’avait rien de scolaire, c’était un merveilleux compagnon d’aventures, car il connaissait tous les mystères de la nature et m’emmenait chaque été de découvertes en découvertes ; pour protéger mon pré carré, je tentais, parfois sans succès, d’en tenir ma sœur à part. Il savait prendre les lapins au collet, malgré le garde-champêtre, pêcher les écrevisses à la balance ou les truites à la main, approcher les chevreuils au coucher du soleil, ramasser de délicieux champignons forestiers. Un jour, nous nous sommes même retrouvés face à une compagnie de sangliers. J’ai eu très peur, pas lui.


Vers mes douze ans, nous avons même appris ensemble, sans trop le faire exprès, en tout bien tout honneur, les différences anatomiques entre un garçon et une fille. Nous avions pris pour habitude d’aller nous rafraîchir dans une petite retenue d’eau de la rivière qui traversait la propriété. Cela s’est fait peu à peu, nous restions plus ou moins habillés les premiers jours, mais, comme nous ne voulions pas attirer l’attention en amenant nos maillots, nous nous effeuillions chaque fois un peu plus, jusqu’au jour où la chaleur était telle qu’il a franchi le pas en ôtant son slip, et j’ai fait de même pour vraiment pouvoir nous baigner et nager. Nous nous sommes longuement examinés l’un l’autre, lui, qui était fils unique, moi, qui étais sans frère. Mais, concrètement, cela ressemblait étrangement aux moments où il me faisait découvrir une libellule, une couleuvre, un scarabée. La seule différence : pour une fois, c’est moi qui lui révélais quelque chose d’inconnu !


Notre complicité et nos centres d’intérêt étaient uniquement animalistes ; mon apprentissage a duré six ou sept ans. Vers treize ans, quand mes seins ont commencé à se développer, et que j’ai eu mes règles, j’ai mis brutalement une distance brutale ente nous : c’est un âge où les filles préadolescentes se sentent un peu mal dans leur peau… Jusque-là, il m’a appris à extraire le dard d’une guêpe, retirer les branchies d’un poisson, reconnaître les champignons comestibles ou le sexe des papillons (mais pas celui des anges). Cette année, je trouve que c’est à moi qu’il s’intéresse, ou plus précisément à ma poitrine, mes cuisses, mes fesses. Cette année-là, je me suis résolue à mettre donc fin à nos escapades sauvages. Il n’a jamais, je crois, compris ce revirement et cela ne l’empêche pas de tourner autour de moi d’une manière que je trouve malsaine.


Mes parents ont-ils réalisé le refroidissement brutal de nos relations ? J’ai en tout cas droit à des remarques de la part de Paulette, qui m’accuse « de rendre malheureux son petit » tout d’un coup.

L’année suivante, j’ai la possibilité d’inviter ma meilleure copine, Manon, pendant les vacances. Finies les parties de campagne, nous passons, au grand désespoir de ma grand-mère, nos journées à conspirer dans ma chambre. Si les commentaires de Paulette sur la vie locale, peu différents d’une année sur l’autre (à part le nombre de rejetons du maire), nous font saliver, ce sont surtout les garçons du lycée qui alimentent nos conversations. Alors qu’ils nous faisaient souvent peur lorsque nous étions avec eux, ils nous font rêver à distance. Au cours de la dernière année scolaire, peu à peu, nous avons accepté un rapprochement physique avec les garçons. Un baiser sous une porte cochère, un sein frôlé plus ou moins volontairement, des corps qui se touchent en dansant, une main qui s’égare sur une braguette, dans une salle de cinéma obscure… Nous devenions peu à peu des femmes.


Nous le sommes devenues le même jour, en mai, quand nous nous sommes rendues à une fête en banlieue, avec permission de rester coucher sur place. Autant Manon est enthousiaste le lendemain matin, autant je suis déçue. Lorsque je me suis retrouvée seule avec Armand, dans une espèce de cagibi lugubre, il m’a littéralement sauté dessus, m’arrachant mes vêtements, un cri de douleur et ma virginité. Dire que je ne ressens rien serait faux, mais cela reste bien loin du nirvana que Manon m’affirme avoir connu. De quoi alimenter nos discussions diurnes et nocturnes…


Nous assistons cependant à un événement qui nous a toutes deux bouleversées : la naissance d’un petit veau dans un pré. Nous avons vibré en voyant le fermier et son fils extraire sans ménagement la petite génisse des hanches de la pauvre bête qui beuglait de douleur, compati lorsque celle-ci a avalé son propre placenta puis tendrement léché le corps mouillé de sa progéniture, applaudi lorsque le petit animal, vacillant sur ses petites pattes, a enfin trouvé le pis de sa mère pour téter. Nous étions un peu les suffragettes urbaines défendant la condition féminine contre deux horribles machos campagnards qui bousculaient sans égard une mère et sa fille pour les ramener rapidement à l’étable et passer à autre chose après le vêlage. Comme elle avait un museau tout rose qui tranchait avec le blanc immaculé de son corps, la petite génisse a été baptisée Rosette.


Deux fois par jour, nous allons la voir en lui apportant quelques friandises pour bovin, et nous nous en faisons une amie qui accourt en gambadant à notre rencontre lorsque nous pénétrons dans l’étable. Et, quelques mois plus tard, je n’ai pu m’empêcher d’éclater de rire avec Manon devant notre prof de français lorsque celle-ci a évoqué la coquille d’un typographe qui a créé un des plus beaux vers de la poésie française à partir d’un hommage funèbre sans saveur de Malesherbes : « Et Rosette a vécu ce que vive les roses, l’espace d’un instant » est ainsi devenu « Et Rose, elle a vécu ce que vive les roses, l’espace d’un instant » …


À la rentrée, alors que Manon continue à sortir avec le chéri qui lui fait si bien l’amour, je cherche à séduire un prétendant aussi doué que le sien, plus motivée par l’attrait des sens que les douleurs des sentiments. En harponner un est une chose assez aisée pour moi, j’ai un physique et des formes qui manifestement les attirent. Hélas, ceux que j’ai « essayés » au cours de l’année scolaire m’ont plutôt laissée sur ma faim. Bien sûr, j’éprouve de troubles picotements lorsque leur langue suce mes seins, leurs doigts fouillent mon intimité, leur sexe me pénètre. Mais, une fois qu’ils ont joui en moi et se retirent, je sens que je reste bloquée au bord d’une explosion des sens, avec une triste sensation de vide dans mon ventre. Pourtant, je veille à multiplier les profils, à ce que mon échantillon soit « représentatif » comme nous dit notre prof de maths : je passe dans les bras de Bruno, le ténébreux romantique, de Samuel, le mauvais garçon chef de gang, de Marc, le sportif bodybuildé, et enfin de Kevin, l’intellectuel militant utopiste. Tous me procurent des envies, mais me laissent en chemin avec un certain goût d’inachevé. Bref, je zappe sans succès à la recherche de celui qui me donnera le grand frisson, le grand soir aurait dit Kevin.


En effet, je gagne plus à ce jeu la réputation d’être une fille facile auprès de mes camarades masculins, que l’extase que Manon me promet. J’en suis tellement perplexe que je consulte sur le net les symptômes d’une hypothétique frigidité de ma part. Dois-je demander une consultation à un médecin spécialisé alors que je suis à peine majeure ? Ai-je en quantité et qualité une base d’expériences suffisante ? Je n’ose même pas en parler à d’autres copines que Manon. Ce n’est encore qu’un doute, pas un complexe, mais cela risque de le devenir lorsque arrivent enfin les congés scolaires. Manon étant en Angleterre, je rejoins mes grands-parents avec ma seule sœur.


Bien entendu, je me précipite dès le premier jour pour aller voir Rosette. Chagrin d’amour ! Devenue une belle génisse aux formes arrondies, celle-ci ne me manifeste pas plus d’intérêt que ses cousines avec lesquelles elle est parquée. M’a-t-elle déjà oubliée ? Il me faudra beaucoup de patience, deux semaines d’effort et plusieurs kilos de carottes pour lui rafraîchir la mémoire. En plus des reproches, ma grand-mère m’accuse de piller son potager, ma mère d’avoir des sentiments pour un bovin, ma sœur de ne jamais être avec elle. Quant à Émile, qui a abandonné les études pour aider son père Eugène à la ferme, il me regarde de loin avec un sourire aussi niais que bestial aux lèvres.


Le tournant de ces vacances a lieu un vendredi matin : en rentrant de la boulangerie où j’ai été acheté à vélo le pain, sans avoir rien vu de nouveau sur le crâne du boulanger, je tombe sur le père Duphot tirant sans ménagement « ma » Rosette à l’aide d’un licol. Je crains le pire pour elle et lui demande de m’expliquer où ils vont ainsi. Avec un regard noir, il me répond qu’il l’amène à Hannibal. C’est le nom du plus gros de ses deux taureaux dont les attributs sexuels avaient amplement nourri nos nuits lorsque Manon était là ! Avec anxiété, je prends le pas de l’homme et de sa bête à distance. Nous parvenons à un enclos bordé d’un muret. Eugène y attache Rosette, face à la pierre, et disparaît. J’ai la gorge sèche. J’ai cru un moment qu’il voulait l’emmener à l’abattoir !


Il réapparaît un instant plus tard, tirant aussi rudement le monstrueux Hannibal. Paulette m’a dit qu’il pesait plus d’une tonne. Il me paraît encore plus massif que l’an passé, ses lourds attributs roses pendent presque à toucher le sol, se balançant au rythme de ses pas. En rentrant dans l’enclos, il lève les naseaux et émet un profond beuglement. Dès qu’il est détaché, il fonce vers la génisse. Qu’elle paraît frêle à ses côtés ! Il doit peser trois à quatre fois plus qu’elle. Mais, étonnamment, elle n’a pas l’air de s’en émouvoir. C’est alors que je vois émerger du ventre du mâle son sexe. Il est rose, plus long et large que la miche de pain que j’ai sur mon vélo ! Il coulisse dans son fourreau, luisant, avec une petite boule au bout. J’en suis tétanisée.


Eugène vient s’installer à un mètre de moi. Je sursaute lorsque je croise son regard. Il en émane une sorte de bestialité primitive qui génère une boule dans mon bas-ventre. J’ai le sentiment d’être devenue proie. Hannibal vient sentir puis lécher la vulve de Rosette ; étonnamment, celle-ci lève la queue de côté comme une invite. Simultanément, le paysan déplace derrière moi ; ses mains se posent sur la barrière de part et d’autre des miennes. Son odeur musquée me frappe les narines, mélange de tabac, de sueur, de virilité, de fumier. Je sens son souffle sur ma nuque. Je n’ose me retourner.


Après quelques coups de langue, Hannibal, le sexe incroyablement bandé, grimpe sur le dos de Rosette. Il l’enfourne d’un seul coup. Tout juste réagit-elle en frémissant sous la masse de muscles qui écrase ses reins, alors qu’il la projette contre le muret. Eugène pose ses mains sur mes hanches, ses ongles s’enfoncent dans mes hanches et je sens contre mes fesses la dureté d’un pieu enfiévré. Je ne réagis pas plus que la génisse. D’une main fiévreuse, il ouvre mon corsage et fait jaillir mes seins des bonnets de mon soutien-gorge. De l’autre, il tire mon jean vers le bas, et celui-ci se retrouve bientôt avec mon shorty sur mes baskets. Je sens sur ma poitrine la rugosité d’une paume calleuse, la soupesant, la pinçant, l’étirant. La rosée humidifie mon bas-ventre, mes cuisses se crispent. Son membre se glisse sous mes fesses, il plie un peu les jambes et d’un coup, me pénètre sans effort en se relevant. Suis-je Élodie ou Rosette ? Je ne le sais trop, mon souffle s’accélère, mon regard se brouille, un ouragan ravage mon ventre. Jamais je ne m’étais sentie aussi intensément remplie. C’est donc ça, le nirvana, l’orgasme dévastateur dont je rêvais ! Quelques ruades plus tard, je me vide de bonheur sur l’épieu qui me pourfend. Probablement surpris par ma réaction (ou par mon manque de réaction jusque-là), l’homme cesse, l’espace d’un instant, les coups de reins dont il m’honorait. J’en profite pour reprendre un peu mon souffle. Puis il remet son piston en marche, encore plus dur, encore plus fort, encore plus mâle. Mon ventre émet de troublants bruits de succion. Ma poitrine s’écrase douloureusement contre la clôture. Il accélère, se cabre, grogne et m’inonde l’utérus de ses jets de semence, ce qui provoque en moi un second tsunami. Cette fois, j’ai vraiment joui, et deux fois de suite ! Je me sens défaillir.


Quand je reprends mes esprits, mon improbable amant s’est rhabillé. Il m’a quittée sans avoir prononcé un mot. Je le vois détacher Rosette dont la vulve béante suinte. Hannibal balance lascivement sa tête en la regardant s’éloigner, comme pour lui dire adieu. Tant bien que mal, je remonte shorty et jean sur mes cuisses ruisselantes et souillées, remet mon corsage en gardant mon soutien-gorge à la main, et file d’un pas hagard rejoindre le manoir et ma salle de bain. Par chance, je ne rencontre personne sur mon chemin. Après une très longue douche purifiante, je m’affale, nue, sur mon lit. Maintenant, c’est mon cerveau qui bouillonne. Non, je ne suis pas frigide, j’ai réussi à jouir, et même deux fois de suite. Mais pourquoi dois-je vivre une situation si animale, au sens premier du terme, pour ce faire ? Pourquoi un paysan bouseux, travaillant pour mes grands-parents, de l’âge de mon père, est-il parvenu à me procurer ce bouleversant plaisir que des garçons de mon âge et de mon milieu m’ont refusé jusque-là ? Mes amours doivent-elles être ancillaires et transgressives pour avoir un orgasme ?


Je dois faire une drôle de tête lors du déjeuner qui suit ma révélation. Ma grand-mère se demande si je ne suis pas souffrante. Et ma sœur, cette chipie, annonce à la ronde qu’elle a retrouvé mon vélo avec le pain appuyé contre une clôture. Moi, je navigue entre honte et plénitude des sens. Il me faut deux jours pour retrouver un certain équilibre. Par la suite, à plusieurs reprises, l’envie de m’arranger pour retrouver discrètement mon amant me tarabuste ; je n’arrive pas à trouver des circonstances nécessaires à la discrétion absolue de cette nouvelle rencontre. Et rien ne me prouve qu’il en a de nouveau envie.


Mais l’envie de revivre ces moments de folie me travaille de plus en plus. L’Eugène a dû faire grimper mon taux d’hormones. Les caresses manuelles que je me prodigue ne me calment pas ; j’ai même l’impression qu’elles font grimper ma libido, cet impérieux besoin d’avoir un homme et non mes doigts en moi. Les vacances vont bientôt s’achever et que je sais que, dans mon environnement scolaire, ce sera impossible. En plus, il y a le bac en fin d’année ! Tout d’un coup, la solution à mes tourments me saute aux yeux, elle est à portée de moi : elle s’appelle Émile ! Mais cela exigera une transformation de ma manière d’être : de proie, je vais devenir chasseresse, je dois agir et non subir comme je l’ai fait jusqu’à présent avec les mâles. Il va me falloir appâter, séduire, conquérir, et peut-être contenir


J’ai remarqué que, lorsque je vais câliner Rosette, Émile se cache plus ou moins efficacement pour m’observer dans la grange à foin attenante à l’étable. Juste après le déjeuner, à l’heure où mon entourage se plonge soit dans le bac à vaisselle, soit dans les bras de Morphée, je rejoins ma chambre et troque mon pantalon et mon t-shirt contre une mini en jean et un petit corsage un peu trop étroit pour moi qui laisse mon nombril apparent. Satisfaite de l’image que me renvoie mon miroir, telle une louve en chasse, je rejoins Rosette non sans avoir ouvert les deux premiers boutons de mon corsage. En arrivant chez ma copine, je distingue un mouvement furtif dans la grange. Lui qui ne me voit pratiquement jamais en jupe a dû être surpris de ma tenue. L’ignorant comme d’habitude, je gâte ma copine charolaise, devenue génitrice en puissance, sans toutefois que son ventre puisse le faire déjà deviner.


Après lui avoir donné sa ration de carottes et caresses, je m’approche, contrairement à mes habitudes, l’air de rien, de l’entrée de la grange. Je le découvre, caché dans un coin, me regardant. Nous nous fixons sans bouger quelques minutes. Ses yeux traduisent une certaine inquiétude. Alors, théâtralement, je déboutonne les deux boutons de mon chemisier, en écarte les pans et bombe la poitrine. Il ouvre la bouche en o de surprise. Cela doit le changer des photos de magazines pour hommes sur lesquels je le soupçonne de s’exciter. Après une nouvelle pause, je viens contre lui, prends sa main et la pose sur ma poitrine. Il sursaute, mais reste inactif. Ce sont alors mes doigts qui atteignent son bas-ventre. Je sens un paquet prometteur, il est semi-rigide. Il est toujours figé, seule l’accélération de sa respiration trahit son émoi. J’ouvre le zip de son bleu de travail et, d’un coup sec, en extrait sa virilité. Il réagit enfin en m’enserrant avec vigueur le sein qu’il tient toujours. Comme je m’y attendais, il veut me prendre dans ses bras. Je l’esquive et le pousse dans le foin. Il me faut lui faire comprendre que c’est moi qui me donne et pas lui qui me prend !


Je nous fais basculer sur le foin, m’étends contre lui et prends son membre dans ma main. Sa passivité m’intrigue, mais je réalise tout d’un coup, en le sentant se crisper et ahaner, que, cette fois, c’est moi qui vais trop vite. Comme tous mes partenaires l’ont fait jusqu’à son père ! Alors, je dégaine le plan B, la valse à deux temps. J’intensifie ma caresse tout en me courbant pour lui gober les bourses. Effet immédiat : il se cabre, et quatre belles traînées crémeuses jaillissent, la première souillant même ma jupette. Il retombe sur le dos et me caresse les cheveux, geste qui trouve un étrange écho dans mon ventre. Au bout d’un instant, il se relève, je sens qu’il veut s’échapper. Il doit s’imaginer en avoir fini avec moi. Alors, je le retiens, comme je peux, en saisissant sa queue, devenue ridiculement petite. Surpris, il se recouche à mes côtés…


Je remonte ma jupe sur mes hanches, et, prenant sa main, la glisse dans mon shorty. De nouveau décontenancé, il ne bouge pas. Alors, mes doigts partent rejoindre les siens à travers mes dentelles et leur impriment un lascif mouvement de bas en haut et vice versa le long de ma fente. Il comprend ma requête, devient autonome ; je retire donc ma main. La vue des mouvements lascifs de ses phalanges, à travers la transparence de mon shorty, autant que leurs contacts charnels, m’électrisent. Peu à peu, je me sens m’ouvrir et absorber son majeur, puis ses autres doigts… Je le lui fais savoir en écartant les cuisses. C’est étrange, comme avec son père, nous ne prononçons pas un mot, nous échangeons par signes !


Ma main part en exploration vers son sexe. Il est toujours aussi tristement flapi. Alors, en veillant à maintenir sa main dans mon shorty, je me retourne pour avoir la bouche contre sa virilité. J’aspire son petit appendice et le roule sous ma langue. Son goût est un peu acre. Il me caresse, je le suce. Il reprend enfin vigueur entre mes lèvres, et je me positionne tête bêche. Je fais glisser mon dessous et pousse son visage vers mon minou. Il a compris, sa bouche remplace maintenant ses doigts. Sa langue s’agite, son nez frotte mon bouton, des mains malaxent mes seins. La boule dans mon ventre augmente. Je sens que je deviens réceptive. Le prenant par les cheveux, je lui fais comprendre qu’il doit se relever. À genoux devant moi, il m’observe, je soulève mes jambes et viens les poser sur ses épaules. Il arrête mon mouvement quelques secondes pour fixer ma féminité offerte en se léchant les lèvres. Il devine mes attentes, et s’incline sur moi, m’embrochant de son glaive ragaillardi. Sans se soucier de la force de ses coups, il me pilonne. C’est un étalon, et je suis sa pouliche. Le tsunami m’emporte au moment où je sens sa semence gicler contre mon utérus. Lui aussi me fait jouir !


Je reste avachie un long moment après la tornade qui a ravagé mes reins. Sur ses lèvres flotte le sourire guerrier du vainqueur. Il m’avait appris les mystères de la nature, je viens de lui apprendre ceux d’une femme ! Et sans même avoir échangé un mot… Mais je ne peux me permettre de rester trop longtemps ainsi. J’ai du mal à ramasser mes vêtements éparpillés, froissés, tachés. Je découvre tout d’un coup que la paille où nous nous sommes ébattus pique. Il me regarde, immobile, me rhabiller. Il est devenu un homme. Juste avant que je le quitte, il a un geste de tendresse, sentiment qu’il avait bien caché jusque-là : il dépose un baiser sur mes lèvres.


C’est le cœur léger et les sens satisfaits que je retourne au manoir. Je dois me dissimuler tout d’un coup derrière le mur du potager lorsque j’entends les pas de Paulette dans la cour. Si elle savait, son mari et moi, son fils et moi ; la rapporteuse de cancans qui en devient la source ! Parvenue dans ma chambre, après une douche purificatrice, je fais le point. Mon plan a parfaitement marché, j’ai réussi à atteindre l’extase en tempérant les ardeurs de mon jeune partenaire. Je me dis qu’il serait regrettable de m’en priver tant que je l’ai sous la main. En plus, je n’aurais plus besoin de courte jupe et de décolleté profond pour ce faire.


Trois fois, par la suite, j’ai retrouvé mon jeune amant dans la grange. Trois fois, il m’a fait grimper au septième ciel ! Pour m’assurer de son endurance, je l’ai soumis systématiquement à une « purge » préalable, manuelle ou buccale. Cela n’a pas affaibli ses capacités. Pour des contraintes de calendrier féminin, je lui ai aussi imposé l’utilisation d’un préservatif, qu’il n’a accepté qu’à contrecœur. Mais rien n’a finalement entamé sa fougue. J’ai pu constater que mon jeune mâle prend plus d’assurance à chaque fois, tant et si bien que pour nos derniers ébats, lui seul en a imposé les figures. Après m’avoir installée à quatre pattes, le visage coincé entre mes avant-bras, le front appuyé contre une botte de foin, comme son père il s’est pris pour Hannibal avec Rosette contre le muret.


Lorsque je suis retournée en région parisienne, j’ai pris soin de respecter ce préambule amoureux pour atteindre l’extase : freiner systématiquement la fougue de mes prétendants. J’y suis assez souvent parvenu, la purge préalable étant difficile à réaliser dans le stress d’un environnement urbain…


Le bac en poche, je ne suis retournée l’été suivant qu’une semaine chez ma grand-mère, car nous avions planifié avec Manon quinze jours d’études en Espagne sur les mâles ibères (hors arènes principalement). Je n’ai pas revu Émile, embauché comme ouvrier agricole à une trentaine de kilomètres. J’ai revu ma Rosette, heureuse maman d’un joli petit taurillon.

Et je lui ai dit :

Merci Rosette : grâce à toi, j’ai découvert le plaisir