| n° 23258 | Fiche technique | 25986 caractères | 25986 4423 Temps de lecture estimé : 18 mn |
27/08/25 |
Résumé: Des travaux entrepris dans la rue commerçante d’une petite ville font intervenir des ouvriers qui font fantasmer les tenancières des échoppes. Et pas seulement fantasmer. | ||||
Critères: #adultère #libertinage #différencedâge #fellation #travail fh fplusag extracon collègues grossexe travail fellation cunnilingu anulingus pénétratio fsodo hdanus humour | ||||
| Auteur : Jacquou Envoi mini-message | ||||
C’est une rue commerçante d’une petite ville en juillet, comme il y en a beaucoup dans le pays. La plupart des enseignes sont tenues par des femmes d’âges divers, qui se connaissent toutes. Commençons par la plus âgée, Magali, la soixantaine, podologue divorcée de longue date, petit format tonique et dynamique, connue pour fréquenter de temps à autre les sites de rencontre histoire de meubler sa solitude.
La quinquagénaire Caroline ensuite, qui tient un magasin de légumes essentiellement bio, très naturelle avec sa chevelure grisonnante toujours un peu mal peignée et ses aisselles non rasées, mariée à un agriculteur bio, rétive au port du soutif dès que la température monte et laissant ses plantureux nichons ballotter sous ses robes légères.
Puis viennent trois quadragénaires : la libraire Sandrine, aux formes opulentes et à la coiffure ultra courte totalement grise, également mariée ; la conseillère en immobilier Virginie, brune et trapue, aux tenues provocantes laissant apparaitre quelques tatouages, en cours de divorce ; Juliette, la plus jolie, pharmacienne avec son mari, poupée blonde aimant montrer ses jambes parfaites par le port d’un mini-short, ce qui agace son conjoint quand il voit les clients les lorgner.
Enfin, deux trentenaires : la gérante de la médiathèque municipale Oriane, brune à lunettes, petits seins et grosses fesses, épouse a priori modèle ; Marina, la pâtissière, voluptueuse blonde nourrie par les gâteaux de son mari Jérémie ce qui n’est pas sans effet sur sa ligne mais sachant mettre ses nichons et ses fesses sous le nez de ses clients mâles pour les inciter à revenir consommer dans son salon de thé. C’est précisément là que se réunit toute la confrérie commerçante féminine, le seul bistrot de la rue étant tenu par un sexiste notoire, rebutant aux yeux de ces dames.
Il s’avéra que le maire de la ville avait profité de l’été pour engager de gros travaux d’assainissement de cette rue, ce qui avait perturbé le commerce et suscité l’ire à l’intérieur des échoppes, cabinet de podologie et agence immobilière y compris en raison de la difficulté d’accès. Mais l’état d’esprit changea quelque peu quand les ouvriers terrassiers commencèrent à creuser. Il y avait parmi eux, aux yeux des commerçantes, quelques beaux spécimens de mâles qu’elles n’avaient plus l’habitude de voir dans leur rue. Leurs bras puissants, leur vigueur sur le marteau-piqueur, leur jeunesse à la virilité ostentatoire finissaient par les attendrir.
Au point que la plupart d’entre eux se faisaient offrir à boire, parfois à manger. Ils recevaient même en prime quelques risettes, voire quelques cambrures de reins et quelques relevées de bustes, qui leur donnaient à penser, l’ouvrier terrassier en question étant le plus souvent un nomade par essence esseulé et à la sexualité morose, sensible à la féminité.
Ce n’est pas parce que ces commerçantes, à une ou deux exceptions près n’étaient pas spécialement des canons qu’il fallait a priori faire la fine bouche, si d’aventure une perche était tendue de manière manifeste, en n’oubliant pas que l’ouvrier terrassier a pour ennemi l’éventuel conjoint des dames.
Celles-ci commentaient au salon de thé la capacité de séduction de quatre d’entre eux prénommés Karim, Rachid, Mircea et Slobodan, devenus des habitués de leurs enseignes mais, attention, en tout bien tout honneur. Il s’agissait juste de commenter la puissance des musculatures, la profondeur des regards, la douceur des sourires, quasiment en esthètes, et de louer l’ardeur au travail qui permettrait la fin attendue des travaux. Même si, en gloussant, on se laissait aller à imaginer la même ardeur au lit de ces mâles très sexués.
Il advint cependant que le dénommé Karim se blessa au pied et fut dirigé par son contremaitre âgé vers le cabinet de podologie de Magali. Celle-ci se fit une joie de le soigner accroupie, ouvrant juste un peu ses cuisses pour lui montrer la tonicité de ses membres inférieurs et l’ombre fugace d’un slip noir. Croisant son regard d’un œil trouble, elle lui conseilla de revenir la voir pour ôter le pansement. Il revint, en effet, et la rumeur enfla. Le soin avait, semble-t-il, un peu trop duré. Sommée de s’expliquer au salon de thé, la podologue avoua que dans un esprit d’hygiène, elle avait incité le dénommé Karim à aller prendre une douche chez elle et que, oui, elle l’avait rejointe sous ladite douche. Et que, oui, elle s’était mise accroupie devant lui sous l’eau et avait goûté de la bouche à ses avantages jugés par elle « considérables », geste à l’appui en écartant ses deux mains pour signifier la longueur. Dès lors, que voulez-vous, on n’est pas de bois et le lit n’étant pas loin de la douche, le dénommé Karim lui avait rendu un hommage « éblouissant » qui n’avait rien ignoré de son petit corps, pas souvent à pareille fête à son âge. Et elle en était encore toute remuée.
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Cette confession crue révolta les collègues de la rue. Si une sexagénaire, certes bien conservée mais quand même, se permettait des privautés avec un matériel aussi alléchant de deux fois moins que son âge, de quoi avait l’air toutes les autres ? Ce fut comme si Magali avait ouvert les vannes de la transgression, nonobstant la situation conjugale des autres commerçantes.
Cependant, la deuxième à avoir franchi le Rubicon fut l’autre divorcée de la rue commerçante, la conseillère immobilière Virginie, qui tournait depuis un moment autour du dénommé Slobodan, un grand blond aux yeux bleus, d’autant plus qu’elle sentait poindre la concurrence d’une habitante du voisinage, une certaine Josée, veuve depuis peu, aux formes alléchantes. Il fallait agir au plus vite.
Discutant avec l’ouvrier sur son hébergement, elle lui indiqua disposer d’un meublé sans locataire et même sans propriétaire, récemment décédé. Pourquoi ne pas l’occuper gratuitement au lieu de cette chambre d’hôtel à partager avec un collègue ? Le jeune homme se laissa guider par la solide brune qui lui mit son 95D sous le nez lorsqu’il découvrit la pièce.
La suite, Virginie la raconta au salon de thé, non sans fierté et avec un luxe de détails, évoquant que le dénommé Slobodan s’était « dépensé sans compter » pour la satisfaire, précisant crûment qu’il l’avait prise « par tous les trous » ce qui provoqua la vive réaction d’Oriane la bibliothécaire, « épargne-nous les détails sordides » mais donna à penser aux autres moins sectaires sur la variété de l’accouplement.
Toutes les autres commerçantes disposant d’un conjoint, leur première réaction fut une pointe de jalousie inhérente au fait qu’elles ne disposaient pas de la même liberté d’action que les deux divorcées, Magali et Virginie. Néanmoins, elles éprouvèrent le besoin de tester leur capacité de séduction, notamment les plus âgées qui commençaient à en douter. C’est ainsi que Juliette, la pharmacienne, émit des réserves sur le soin de la podologue envers le pied de Karim et demanda à le vérifier. Le jeune homme fut poussé dans la partie arrière de l’officine, déchaussé, à nouveau désinfecté et un peu caressé au mollet après nouveau pansement. La jolie blonde au mini-short provoqua aussitôt une érection intense qui marqua une forte excroissance sous le pantalon de travail. Juliette se dit alors que Magali n’avait pas menti sur le « matériel » et ressentit un violent désir de vérification. Mais le pharmacien n’était pas assez éloigné, elle se contenta d’une pression insistante de sa petite main sur la braguette accompagnée d’une rencontre de langues lourde de promesses.
Une fois le soin effectué et Karim rendu à son chantier, elle téléphona à Virginie pour la sommer de lui confier les clés de son meublé. La suite se déroula sans anicroches. Le jeune homme reçut dans la main un papier avec l’adresse et l’heure et la pharmacienne se présenta avec dans son sac une boite de préservatifs XXL prélevée sur son étalage. Après s’être tapé la sexa sexy, le garçon s’offrit la quadra canon en répondant à une ardente demande, la jolie blonde délestée de son mini short et tout le reste réclamant d’être « défoncée », vantant sa « grosse bite bien dure », assénant des « encore encore t’arrête pas », nullement effrayée par la nette différence de gabarit entre son corps menu et le puissant terrassier, bien au contraire. Ayant été honorée deux fois de suite avec la même vigueur, elle fut totalement rassurée sur sa capacité de séduction et ne résista pas à la vanité de commenter sa prestation lors du traditionnel rendez-vous au salon de thé, avec toutefois la consigne expresse d’en garder le secret, n’étant pas mûre pour un divorce forcément très coûteux.
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Elle était donc la première à avoir officiellement cédé à l’adultère. Et ce fut comme si elle avait ouvert une porte vers la transgression. Caroline, la vendeuse de légumes et de fruits à la crinière grise, rétive au port du soutif et parfois, par temps chaud, au slip, fit les yeux doux au dénommé Rachid. Celui-ci lui avait raconté que ses parents, au pays, cultivaient oranges et citrons, ce qui avait permis de nouer une relation fructueuse. Le ballottement des nichons sous la robe légère devenait insistant dès que l’ouvrier mettait le pied dans l’échoppe. Le mari agriculteur étant éloigné, la marchande disposait d’un emploi du temps et du lieu plus souple que la pharmacienne. Pas besoin de réserver une chambre meublée. L’arrière-boutique ferait l’affaire après la fermeture.
Rachid y fut entrainé manu militari, la quinquagénaire ayant passé l’âge des circonvolutions d’approches. Elle avait envie de baiser, elle le lui dit et elle le lui démontra en faisant passer sa robe par-dessus sa tête grisonnante, découvrant une nudité intégrale, en particulier un pubis fourni où le jeune homme fut invité à plonger le museau une fois qu’elle fut assise sur la table de l’arrière-boutique. Comme Karim pour la podologue sexagénaire, Rachid se fichait complètement de la différence d’âge et des cheveux gris, désirant avant tout planter sa queue raidie entre ces cuisses charnues si gentiment ouvertes sur la table. D’autant que le corps de la marchande était resté ferme.
Le coït fut bref, mais intense, l’homme disposant par sa position debout d’un excellent appui pour creuser ce corps brûlant et avide. Il se régala du balancement des lourds nichons sur le torse menu à chacun de ses coups de queue, se permettant même de les empaumer pour en savourer la densité. Caroline aimait particulièrement le sexe à la hussarde, son mari le lui offrant de temps à autre dans la grange, conscient qu’un appétit sexuel aussi manifeste de son épouse nécessitait de l’initiative pour ne pas la voir chercher trop souvent son bonheur ailleurs. Il était cependant conscient que Caroline, quand elle avait envie de baiser, donnait facilement des coups de canif dans le contrat de mariage. Mais il ne s’en formalisait pas, du moment qu’elle revenait vers lui et lui racontait tout. Ce qu’elle fit le soir même. Dès lors, lorsqu’elle narra son affaire avec naturel, comme ses cheveux, à son auditoire médusé au salon de thé, elle n’eut même pas besoin de réclamer la discrétion. C’est l’avantage des couples à la sexualité libérée.
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Toutes ces révélations avaient fini par mettre le feu dans le slip pourtant calme de la libraire Sandrine. Cette ancienne athlète discobole en universitaire, 1,78m pieds nus et 75 kg, marquante par sa courte chevelure grise et ses formes alourdies au fil des ans (elle avouait 45 ans), n’inspirait pas l’érotisme à première vue, sauf peut-être du côté des lesbiennes, ce qu’elle n’était pas du tout. Bien au contraire, elle avait toujours aimé le pénis et sa réputation de pipeuse était bien établie dans le milieu de l’athlétisme universitaire où la discobole, entre deux séances d’entrainement, manifestait son don buccal dans les vestiaires et les douches.
Mais le temps avait passé et si elle avait pas mal baisé durant ses études littéraires, la gestion de sa librairie avait accaparé son esprit et aussi son corps. Mariée et mère, elle s’était assagie. Son mari, commercial pour un éditeur, s’absentait souvent et elle se laissait parfois aller à se masturber dans son lit déserté à l’aide d’un gode acheté sur internet. De savoir que la pharmacienne Juliette, qu’elle n’aimait pas parce qu’elle gagnait beaucoup plus d’argent qu’elle, avait éprouvé une réjouissante liaison avec un des terrassiers, lui avait causé une certaine amertume. Plaisait-elle encore à un jeune gars viril, comme au bon vieux temps ?
Voilà pourquoi elle accueillit avec le sourire le dénommé Mircea, venu la consulter pour la littérature roumaine traduite en français. Une relation littéraire, pour le moins inattendue, vit le jour entre le chevalier du marteau-piqueur et l’athlétique libraire. Invité à partager sa gamelle avec elle lors de la pause déjeuner, le terrassier prit de plus en plus de libertés, d’autant que la robe à boutons de la commerçante s’ouvrait en haut comme en bas dès que le terrassier faisait son entrée au milieu des livres. Sa vue plongeante sur deux seins lourds et deux cuisses dodues lui fit penser qu’il y avait peut-être une occasion à saisir, d’autant que ses camarades de chantier n’avaient pas fait mystère de leurs réussites avec les dames du secteur. Laissant trainer sa main sur la courbure nette du fessier, il se vit opposer un « allons allons Mircea, je suis bien trop vieille pour vous » pas vraiment dissuasif. D’autant que la libraire lui proposa de venir chez elle le soir même étudier à fond la littérature roumaine, se sachant disponible en raison de l’absence du conjoint itinérant et même de ses deux gamins, en vacances chez leur grand-mère en ce mois de juillet torride.
Lorsque le travailleur ouvrit la porte de Sandrine, il la découvrit sommairement vêtue d’une nuisette à fines bretelles dont la transparence ne laissait rien ignorer des larges mamelons, de l’épaisseur d’un pubis poivre et sel et d’une longue raie des fesses, nuisette découvrant aussi une bonne moitié de cuisses larges et charnues. Elle le conduisit à une table où figurait deux ouvrages d’auteurs roumains qu’elle avait commandés pour lui et l’invita à les découvrir en s’asseyant à côté d’elle. Mais le dénommé Mircea n’en avait plus rien à battre des commentaires éclairés de la libraire. Il voulait la baiser comme ses potes avaient baisé la podologue, la pharmacienne et la marchande de primeurs. Et comme la libraire voulait également baiser, attendant juste que l’autre en prenne l’initiative pour ne pas avoir l’air d’être une grosse salope (ce qu’il fit en glissant une main fureteuse entre ses cuisses), ils se retrouvèrent cinq minutes plus tard complètement nus sur le lit de la chambre d’amis, la conjugale ayant été préservée par un reste de pudeur. Le corps puissant et athlétique du terrassier roumain raviva des souvenirs émus chez l’ancienne discobole, si prompte à écarter les jambes devant un lanceur de marteau dans sa jeunesse érotique pour le recevoir dans la joie et la bonne humeur. Lorsqu’elle le chevaucha, elle pétrit ses abdominaux et ses pectoraux avec volupté tout en faisant danser sa large croupe la langue entre les lèvres. Ce fut un coït lourd qui dévasta la couche et fit tellement grincer le lit qu’il craqua et en bascula sur le côté, obligeant le couple à poursuivre ses ébats à même le sol.
Ce fut cette conclusion qu’elle raconta en riant à l’auditoire du salon de thé, assez fière de montrer à la pharmacienne qu’elle n’était pas la seule à être passée à la casserole même si elle lui rendait vingt kilos. Répondant à la demande de détails, elle évoqua surtout le corps superbe de son amant qui l’avait « fait jouir autant le palpant que par la bite », ce qui mit en appétit. Elle éluda cependant la phase sexe anal en souvenir de la réaction courroucée de sa collègue bibliothécaire, qu’elle fournissait en livres neufs, le seul marché à peu près solide de son commerce. Non sans se souvenir du moment spécial et jouissif où la grisonnante libraire avait senti les grosses couilles du Roumain battre sa chatte pendant qu’il la sodomisait, posture intervenue à leur troisième baise de la nuit, comme pour conclure en beauté.
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Et puisqu’on parle de la bibliothécaire prénommée Oriane, sa fidélité revendiquée à son mariage avec un fonctionnaire territorial commençait à l’encombrer. Non seulement parce qu’elle se voyait devenir la seule de la rue à ne pas connaitre la félicité érotique du sexe caché, mais surtout parce que Nathalie, sa collègue du plateau numérique à l’étage, s’était mise à fréquenter le contremaître du chantier, un quinquagénaire barbu et chauve pesant son quintal, visiblement séduit par cette grande brune pesant moitié moins que son poids, mais au regard coquin de divorcée libre comme l’air. Oriane les avait surpris en train de s’embrasser et de se peloter dans les toilettes, ce qui les fit rire, mais pas elle. L’allure pimpante de sa collègue depuis quelques jours ne laissait pas place au doute : elle couchait avec ce gros type et elle en était ravie.
Oriane se trouva soudain très moche avec ses lunettes, sa petite taille, son gros cul et ses fortes cuisses. Elle s’en ouvrit à la pâtissière Marina, en face à face, s’étonnant au passage qu’elle n’ait pas encore cédé elle aussi au charme viril des terrassiers.
Et de confier qu’il était hors de question de tromper Jérémie, son pâtissier de mari, mais sans pour autant ne pas goûter aux hommes du chantier. Oriane découvrit avec stupéfaction que le couple des Paris-Brest était en train de mettre au point un plan à trois où deux travailleurs « s’occuperaient » de Marina sous le regard bienveillant de son mari réduit au voyeurisme, son vice caché.
Dans ses rêves les plus fous, la gérante de la médiathèque municipale n’avait jamais envisagé de participer à, disons le mot, une partouze. Sa première réaction fut de rejeter la proposition avec un petit air indigné.
Dès lors, un terrible débat se déroula dans la tête, mais aussi le corps, de la soi-disant épouse modèle. À force d’avoir entendu les autres femmes de la rue dire avec gourmandise qu’elles « baisaient », elle se rendait compte qu’elle ne savait même pas ce que le mot recouvrait de sensations et de plaisirs. Elle ressentit des douleurs inconnues, aux seins, au sexe et même une sensation bizarre dans son anus, en souvenir des verts propos de Virginie et des sous-entendus des autres. Dans un état second, elle annonça à son mari qu’elle devait participer à une animation littéraire chez un particulier, ce qui le laisserait provisoirement seul pour la soirée. Elle avait finalement décidé « d’y aller », par déception de ne pas avoir été draguée alors qu’elle était la plus jeune du lot, et donc par orgueil féminin, mais aussi par curiosité et par désir, son corps lui rappelant de plus en plus qu’elle était femme avant d’être bibliothécaire.
La suite, c’est Marina qui devait le raconter en catimini à Magali et Juliette, tout oreilles devant le récit croustillant de la pâtissière, comme les deux commères qu’elles étaient :
C’est alors que je suis passée à l’action. J’ai réclamé un dessert spécial. Je me suis assise sur la table en poussant les couverts, j’ai baissé mon string, retroussé ma robe et invité Karim à venir me lécher. Ce qu’il a fait sans se faire prier et j’ai vu Oriane s’empourprer. Comme je manifestais mon plaisir, je l’ai invitée à s’asseoir à côté de moi pour recevoir le même traitement de la part de Slobodan. C’était le moment décisif. Ou elle fichait le camp, ou elle restait et se faisait sauter à terme.
Mais elle sortit de sa place, se mit à côté de moi, baissa elle-même son slip et se débarrassa de sa robe pour apparaitre complètement à poil avec ses seins pointus et son pubis brun bien taillé. C’était gagné. Les deux gars, assis sur leur chaise, nous léchaient copieusement sous les yeux ravis de Jérémie, déjà en train de se branler. Oriane gémissait de plus en plus fort car la langue du blond était agile. Mais il ne tenait plus, il s’est relevé, a sorti son engin, s’est mis une capote et l’a enfilée recta sur la table. Elle a fait « ah ! oh ! ouh ! » et le gars lui a fait prendre le plus gros panard de son existence, ce fut du moins mon impression pendant que je me faisais moi aussi ramoner dans la même position par la grosse queue de Karim.
Une semaine plus tard, les travaux étaient achevés. Les dames de la rue virent partir avec regret leurs chevaliers servants aux mains calleuses mais à la queue raide et vaillante. Leurs réunions au salon de thé se poursuivirent comme d’habitude pour se réjouir de l’esthétique de la nouvelle rue malgré les désagréments causés pour la fréquentation de leurs commerces. Elles ne procédaient que par allusion aux frasques que ces travaux avaient engendrées, comme si elles souhaitaient tourner une page qui, pour certaines d’entre elles, avaient mis à mal leur conjugalité et potentiellement leur chiffre d’affaire. Virginie indiqua que l’appartement du stupre avait été loué par un jeune homme « bien sous tous rapports » (clin d’œil appuyé).
Magali apprit à la cantonade qu’elle avait trouvé un « ami » sur un site de rencontre « qui me fait du bien » (re-clin d’œil). Caroline annonça qu’elle allait vendre son échoppe en raison d’un rapport insuffisant au profit de la vente à la ferme, ce qui suggéra que son agriculteur de mari pourrait ainsi mieux contrôler ses pulsions sexuelles, sauf peut-être sur les marchés. Juliette remplaça son mini-short très sexy en raison du rafraichissement de la température au profit de tenues plus conventionnelles, cédant ainsi à la volonté du pharmacien, mais provisoirement. Oriane déplora que sa collègue Nathalie fît une « petite dépression » depuis le départ de son contremaitre barbu et chauve et qu’elle dût assumer en même temps le plateau informatique du fait de l’arrêt de travail de sa titulaire. En revanche, sa mine épanouie laissait supposer que le fonctionnaire territorial ne l’ennuyait plus au lit, ce qui fut confirmé quelques jours plus tard lorsqu’elle apprit qu’elle était enceinte d’un deuxième enfant. Sandrine échangeait avec Mircea sur internet « juste pour parler littérature », assurait-elle, sans convaincre grand-monde.
Quant aux deux pâtissiers, ils s’échappaient les jours de fermeture vers une destination inconnue, selon toute vraisemblance pour jouir en toute discrétion de leur goût pour la pluralité voyeuse, la pulpeuse Marina leur assurant un succès assuré. Et la vie continua comme avant.