| n° 23228 | Fiche technique | 56969 caractères | 56969 9603 Temps de lecture estimé : 39 mn |
04/08/25 |
Résumé: Soraya, jeune iranienne expatriée a bien des vengeances à satisfaire encore. | ||||
Critères: #drame #vengeance #couplea3 ffh | ||||
| Auteur : Claude Pessac Envoi mini-message | ||||
Mars 2001
Dans la grande salle du club, les discussions vont bon train, ponctuées parfois par les rires plus ou moins spontanés de jeunes femmes chatouillées par leurs chevaliers servants. Les accords distillés par un orchestre de jazz masquent dans l’ensemble le léger brouhaha.
Un silence s’établit spontanément lorsqu’une très élégante jeune femme traverse la foule des invités et se glisse au micro sur pied devant les musiciens. Élégamment moulée dans une longue robe vermillon, fendue plus haut que l’aine, cette longue brune aux cheveux bouclés a tout d’une Betty Boop : les accroche-cœurs plaqués sur son front, les lèvres rehaussées par un gloss écarlate et même la jarretière noire avec sa fleur rouge, emblématique de la pin-up hollywoodienne. De toute évidence portée sans sous-vêtements, la robe moule parfaitement ses formes aguichantes. Particulièrement les seins tendus de la sculpturale blonde. Blonde, car sous sa perruque d’ébène, la Betty Boop est une vraie blonde dont Soraya apprécie particulièrement le magnifique triangle blond tapi entre ses cuisses : elle est d’ailleurs bien décidée à rejoindre la chanteuse dans sa loge à l’issue de sa prestation.
Pour l’heure, tout sourire, la fausse brune, après avoir salué le public, donne le top aux musiciens.
Soraya perçoit les vibrations de son portable dans son sac. Un rapide coup d’œil, l’Iranienne grimace : le broute-minou, ce sera pour une autre fois ! Soraya profite de ce que l’attention de tous est monopolisée par l’envoûtante interprète qui chaloupe déjà sur les premiers accords de Close to you, version Nat King Cole, pour s’éclipser. À peine la voix rauque et sensuelle de la longue brune s’est-elle élevée que l’Iranienne a déjà récupéré son étole de cachemire et descend rapidement les marches du perron.
Au volant de son cabriolet Z3, Mademoiselle Bakhatiari pousse le régime. Elle reçoit des messages réguliers, à chaque fois que l’intrus passe devant un détecteur de présence. Il est encore dans le jardin mais sera entré sûrement lorsque la voiture s’arrêtera devant la maison. L’intrus ne verra pas ses phares.
Appel de Shirin :
…///…
À l’occasion d’une dangereuse expédition en Iran douze ans plus tôt, Soraya avait pu rapatrier sa chère cousine Shirin, mais également une liasse de documents fort intéressants : des numéros de comptes off-shore, répartis dans bon nombre de paradis fiscaux du monde. Des liquidités anonymes qui lui avaient assuré ainsi qu’à Shirin, une existence plus que confortable. Ajoutez à cela une rente annuelle versée par la société que son père avait montée avec un associé.
Une rente qui lui était allouée depuis la mort de son père cinq ans plus tôt et qui lui rapportait, bon an mal al an, quelques 500 à 650.000 francs.
De quoi couvrir les besoins courants de deux jeunes femmes.
La mère de Soraya avait été, deux ans plus tôt, victime d’un terrible accident de la circulation. Au-delà de l’immense chagrin qui l’avait anéantie, la jeune femme avait pensé qu’elle allait hériter des parts de ses parents dans la société. L’ouverture du testament avait été une profonde désillusion : si elle héritait effectivement d’une partie de leurs parts, elle restait minoritaire, n’avait quasiment aucun droit de regard sur la conduite de l’entreprise, la totale gestion étant dévolue à l’associé libanais de son père, Chahine Bustrous.
Frustrée, énervée, Soraya avait remâché sa rancœur jour après jour, finissant par se persuader que le testament présenté devant le notaire était un faux. Le directeur général adjoint, Marcel Lecœur, fidèle parmi les fidèles et véritable manager de la société, lui avait confié que sa mère avait établi (il en avait été un des témoins), un autre testament au lendemain du précédent qui lui avait été, avait-elle expliqué, extorqué sous la contrainte par Bustrous. Des révélations qui avaient exacerbé aussi les doutes de la jeune femme sur les circonstances troubles de l’accident de sa mère. Dès lors, récupérer cet original, ultime et véritable testament, était devenu une obsession. Où cet original pouvait-il bien se trouver sinon dans le coffre du bureau de sa mère, bureau que s’était attribué le PDG, le machiavélique Libanais.
Soraya avait une idée très précise de l’endroit où ce testament était caché dans ce coffre. Mais la jeune femme n’était pas, de loin pas, une spécialiste des braquages.
…///…
Le malfaiteur sursaute : il n’a pas entendu venir les jeunes femmes.
L’homme s’exécute et découvre le duo. Si la grande pointe sur lui un Glock 42, la plus petite porte une arme redoutable plaqué contre sa hanche : un FN P90 belge. Une sacrée bestiole avec laquelle il vaut mieux ne pas plaisanter !
Confiant son Glock à sa cousine, Soraya s’approche et palpe son visiteur.
Soraya s’entretient quelques instants avec le voleur. Elle lui explique que la longueur de sa chaîne aux mains lui laisse toute latitude pour exercer ses talents sur le coffre.
Le type ne perd pas de temps, déballe ses outils, dont scanner électronique, casque audio avec son émetteur ventousé sur le coffre. Il se met à l’ouvrage sans tarder. Près de lui, ses deux geôlières l’observent sans bouger, en silence. Les secondes s’écoulent, inexorablement.
Clac, le coffre est ouvert !
Voyant l’air interrogatif de sa cousine, Soraya l’entraîne en retrait dans le couloir pour lui expliquer ses intentions.
De retour près de leur prisonnier, Shirin s’exclame :
La garce a posé son FN hors d’atteinte de Léo puisque c’est là le prénom que le cambrioleur leur a très honnêtement donné. Simplement et uniquement vêtue d’une nuisette fort courte qu’elle avait enfilé à la hâte, la jeune femme tombe à genoux derrière la tête du gars. Elle se penche au-dessus de lui et tâte l’entrejambe.
Shirin sait que l’homme a vue parfaitement dégagée sur sa vallée d’Alamut : deux larges collines brunes et marbrées encadrent un défilé profond où sourd une rivière tumultueuse. Au-dessus, sur le mont Damavand, une pelouse rase, qui si elle n’est pas verdoyante, n’en est pas moins fort attirante.
Décidée à profiter de sa position dominante, la gourmande abaisse ses hanches et plaque sa chounette sur la bouche du captif qui ne se fait pas prier pour mignoter aussitôt les lèvres emperlées de mouille. Shirin branle le manche de son prisonnier, manche qui ne tarde pas à prendre de belles proportions. Avide, elle embouche directement la queue tendue, gobe le nœud, passe sa langue râpeuse sur le chibre, pompe, avale le mandrin tout entier. Gorge profonde est son surnom dans certains milieux et le deap-throat qu’elle offre est ravageur ! Le braquemart palpite dans sa gorge.
Ni une, ni deux, la nénette effectue un demi-tour, se poste à genoux, se débarrasse de sa nuisette et vient s’abattre d’un coup sur le gourdin. Tout en se pelotant furieusement les loches, la jeune fille saute, sans ménagement, sur le guignol tendu, monte et descend à folle allure sur le sexe de l’homme. Une main quitte ses seins pour aller s’allonger le berlingot et débusquer son grelot.
Shirin se branle, écarte les grandes lèvres de son abricot pour exposer les babines carmines de sa fleur, agacer son clito. Penchée en arrière, elle est totalement ouverte, impudique, indécente. Acharnée, elle se pilonne allégrement, se retourne la boite à miel, s’enfourne le braquemart jusqu’à la garde. Chaque poussée expulse des flots de mouille de sa craquette surchauffée.
Le salaud en question est ahuri du traitement. La fille est absolument démente, elle crie ses attentes :
Léo comprend que sa queue ne va pas pouvoir résister longtemps à cette furie. Heureusement pour lui, Shirin explose à cet instant et l’homme peut s’épancher longuement dans le fourreau brûlant.
« Mais quelle furie cette gonzesse ! »
Une furie qui est loin de lui déplaire, mais déjà le drôle se demande ce qu’il en est de la longue brune qui a observé les ébats d’un œil blasé.
Avril 2001
L’appartement de l’architecte est plongé dans l’obscurité. À genoux, Léo ausculte le coffre-fort enchâssé dans le plancher. C’est un modèle classique, ultraplat mais large, qui ne devrait pas lui résister bien longtemps. Stéthoscope, boîtier électronique, le bonhomme œuvre en silence.
Léo a rallié sans problème les projets des deux jeunes femmes. Oubliée la séquence vidéo du cambriolage initial. Plus de chantage désormais. Après ce que lui a raconté Soraya, il a exprimé avec force son enthousiasme à l’idée de participer aux différentes phases de l’opération. La récompense qui lui est promise est alléchante. Sans compter certains à-côtés tout à fait délectables qui lui sont distillés chemin faisant…
Le mécanisme joue et débloque la fermeture du coffre avec un cliquetis agréable aux oreilles des braqueurs. Soraya extrait la pile de documents, fouille précautionneusement pour ne pas modifier l’ordre des dossiers et trouve ce qu’elle cherche. Les plans sont étalés sur le bureau : Shirin photographie les croquis les uns après les autres. Puis les papiers sont repliés et retournent dans le coffre. À leur place exacte.
Le trio quitte l’appartement de l’architecte. Leur passage n’aura laissé aucune trace. Ni vu ni connu.
…///…
Le trio est penché sur les plans. Grâce à leur traceur A1, les photographies ont été agrandies à leurs diverses tailles originales.
Soraya trace en 3D les lignes reliant les émetteurs entre eux, tranche par tranche.
Shirin vient se blottir contre Léo.
Shirin est tombée à genoux et en un tour de main, elle extrait la queue du jean de Léo.
Alors que Léo range son matériel, la rousse n’a pas l’air de vouloir abandonner le morceau. Elle s’est débarrassée de sa jupe et cuisses écartées, s’asticote vaillamment la clarine. Comprenant que la partie est, provisoirement, perdue, Soraya capitule.
Comme sa complice, Soraya ne porte jamais de sous-vêtements, sauf string fendu ou slip de cuir à l’occasion, dans des circonstances particulières. Faisant voler aussi son t-shirt, elle se retrouve entièrement à poil, malaxe ses p’tits nichons d’une main, l’autre enfournée déjà dans sa chatière. Shirin, tout aussi nue, roule un formidable patin à Léo tout en lui déboutonnant son jean.
Monsieur va encore devoir payer de sa personne…
Léo est un homme comblé. Ou presque. Il se retrouve avec, sous la main, deux petits culs à fourbir. Enfin deux, pas tout à fait. Si Soraya participe activement, mais de loin en loin à leurs ébats, la garce ne lui accorde pas le plaisir de la fourrer. Soraya suce, pompe avec méthode le nœud du jeune homme, Soraya se branle devant lui, cuisses écartelées et s’enfournant dans ses orifices les objets les plus divers. Soraya le laisse lui bouffer la chatte, lui pratiquer la feuille de rose, Soraya se gouine allégrement avec sa cousine, bref, elle se comporte en salope rayonnante mais la garce refuse toute pénétration, qu’elle soit vaginale ou anale. De même qu’elle lui refuse obstinément aussi ses lèvres. Ses débordements ont l’air de simulacres désespérés car jamais elle n’est excitée, jamais elle ne mouille. Et jamais, que ce soit sous ses agaceries ou celles de Shirin, jamais la longue brune ne jouit. Jamais d’élan, jamais d’orgasme. Miss Glaçon en fait.
Shirin, la cousine est tout le contraire de son aînée : elle est extraordinaire ! Ses seins plantureux, arrogants, aux larges tétons s’étrécissant en roudoudous délicieux dès qu’on les excite tant soit peu, sa silhouette parfaite, ses cuisses accueillantes et un sexe désormais totalement épilé depuis qu’elle s’est teinte en rousse font d’elle une ahurissante putain, jamais rassasiée, toujours prête à se faire embrocher par-devant ou par-derrière. Une garce qui mouille en surabondance et jouit bruyamment, à chaque passe d’armes. Une salope de première dont Léo se satisferait totalement, hors l’existence de Soraya. Mais Soraya est là et lui reste inaccessible.
Inabordable en fait. Non baisable !
Et l’homme est ainsi fait qu’il guigne toujours ce qu’on lui refuse.
Mais donc, il ne pleurera pas pour autant : si le mille-feuilles de Soraya lui est interdit, il se consolera largement avec le petit con serré de Shirin qui est absolument divin ! Et tellement gourmand !
Mai 2001
Il pleut des cordes. Le cabriolet descend la pente en roue libre et stoppe devant les barrières métalliques de l’entreprise. Quittant le véhicule, une jeune femme vient sonner à l’entrée.
Engoncée dans un manteau de fourrure, la jeune femme a bien piteuse allure.
La rousse s’accroche au grillage de la porte. Se faisant, son manteau s’ouvre, laissant apparaître un collier de cuir autour de son cou, des chaines, un remonte-nénés qui laisse ses tétons à l’air et un slip en cuir largement fendu. Devant son écran, le gardien salive !
L’homme n’y résiste pas, il déverrouille la porte électrique, sort de sa pièce pour accueillir la jeune femme dans l’entrée.
Dans le poste de surveillance, la jeune femme s’assied contre la console.
Sans attendre de réponse, elle accroche sa pelisse derrière elle, sur le haut des écrans de surveillance : quatre sur six s’en trouvent masqués. Elle appuie aussi discrètement sur le bouton d’ouverture de la porte.
Dans le bureau du gardien, la rousse poursuit ses explications face au gardien médusé.
La garce passe lascivement ses mains sur son corps, réajuste son soutien-gorge qui a ripé, masquant ses tétons érigés. Les ayant dégagés, elle se pinçouille ses extrémités sensibles.
Shirin fait celle qui n’a pas compris.
L’homme est abasourdi ! La sueur perle sur son front.
Pendant ce temps, les cambrioleurs progressent. Ils ont traversé divers corridors et se trouvent désormais face au couloir sécurisé. Ils mettent des lunettes qui leurs permettent de visualiser les rayons lasers. Le sac du matériel est lancé et passe sans problème entre les rayons. Alors que Soraya lève sa jambe pour enjamber le premier obstacle, un craquement se fait entendre.
La jeune femme se retrouve chatte et cul à l’air. Un spectacle qui déconcentre quelque peu son compagnon qui s’approche dangereusement du premier rayon laser.
La coucougne est totalement exposée, les petites lèvres roses déployées en papillon et l’entrée du vagin est béante. À croire que l’exercice excite la demoiselle. L’adrénaline sans doute !
Soraya jette un coup d’œil dans la direction indiquée.
Neutralisé ? Pour ça, il l’est ! Ligoté le bonhomme. Après que le type lui a fourré son arme de service profond dans la chatte, Shirin s’en est gentiment emparée, sous prétexte de la lécher.
Alors que le type plonge la tête entre les cuisses ouvertes, Shirin appuie l’arme sur sa tête.
L’homme obéit sans hésiter et la jeune femme se sert du fouet avec lequel il lui a méchamment cinglé les nichons quelques instants auparavant pour lui lier les mains. Les pieds sont attachés par la ceinture du gars. Elle le retourne sur le dos.
L’imbécile, tout à son fantasme sado-maso, n’a pas compris le retournement de situation et implore :
Shirin rit :
Shirin s’installe à croupetons au-dessus de la queue tendue, s’affaisse brutalement dessus. Le braquemart s’engouffre dans son labyrinthe. Shirin monte et descend sur le mandrin mais le type explose très vite. Trop vite ! Beaucoup trop vite !
Déçue, frustrée, Shirin se relève et, toute à sa rage, elle expédie un grand coup de pied dans les roustons du sinistre pantin. L’homme hurle, pleure, chouine. Elle le bâillonne pour ne plus entendre ses jérémiades et le pousse sans ménagement sous la console de contrôle.
Dans le bureau directorial, Léo est à pied d’œuvre.
Léo est décidément un as de la cambriole, la porte du coffre pivote. Soraya se précipite, dégage les dossiers qui ne l’intéressent pas. Les paquets de billets de banque volent à travers la pièce, elle n’en a cure. Pianotant simultanément sur plusieurs rivets du coffre, elle déclenche l’ouverture d’un compartiment secret.
Le voilà le fameux document ! Elle le feuillète rapidement, lit plus attentivement les derniers paragraphes.
Septembre 2001
L’implication de Bustrous dans l’accident de Madame Bakhatiari ayant été démontrée, le Libanais va vraisemblablement en prendre pour vingt ans. Le Libanais a cédé ses parts pour un euro symbolique. Le dernier testament de Marjan Bakhatiari a été validé. Soraya est désormais officiellement PDG de la boite. Elle laissera cependant la direction effective à son bras droit, l’efficient Marcel Lecœur qu’elle a largement récompensé.
La vie de Soraya a changé depuis tous ces événements. À trente-deux ans, la jeune femme a besoin de calme et de sérénité. Soraya, plongée dans sa bataille judiciaire, a mené ces derniers mois une existence quasi monacale. Elle a même rompu avec sa chanteuse blonde.
Shirin a très vite quitté la maison après leurs aventures rocambolesques. Elle s’est d’abord installée avec Léo mais leur couple a duré à peine dix jours. Elle, trop gourmande, trop exigeante, n’a pu envisager une relation pérenne monogame. Jamais satisfaite, elle papillonne depuis allègrement, collectionne les aventures débridées. Glauques parfois. Les traumatismes de sa jeunesse en Iran ont laissé des traces, détraqué sa libido.
Léo, lui, avait suivi la fofolle exubérante mais avait très vite réalisé son erreur. Trois jours avant qu’il ne comprenne avoir fait fausse route. Il a tenté quelques jours encore de rester avec elle mais il lui était clair qu’il n’était pas amoureux de Shirin. Elle n’était pour lui qu’une extraordinaire partenaire sexuelle, rien de plus. Ses pensées, ses aspirations étaient ailleurs.
Maintenant que ses affaires sont réglées, Soraya réalise sa solitude. Seule, elle est seule. Désespérément seule.
Alors, elle se met à sortir le soir, traînant dans les bars, les boîtes de nuit, à la recherche… elle ne sait pas de quoi à vrai dire.
Un soir, avant d’aller cacher sa solitude dans un bar, elle s’arrête à un stand de frites. Elle attend sa fricadelle-frites-mayo quand une main se pose doucement sur son épaule.
Elle se retourne. Léo est debout, face à elle. Une bouffée de chaleur l’envahit.
S’engage un dialogue badin, où chacun raconte son parcours depuis… Léo surtout parle. Elle apprend qu’il est dessinateur-graphiste, travaillant en free-lance pour diverses agences, vendant aussi ses dessins sur les marchés.
Comme ils marchent lentement dans le parc, Léo tout à coup prend la main de la belle Iranienne.
Devant son air mystérieux, la jeune femme obéit. Elle voit son vis-à-vis embarrassé, gêné.
Éberluée, la jeune femme fronce les sourcils. Elle craint qu’il ne se lance dans une déclaration d’amour car elle connaît depuis toujours l’attirance qu’il a pour elle. Elle redoute ce discours, mais au fond d’elle, elle l’espère ardemment, l’appelle de tous ses vœux. Léo est loin, bien loin de lui être indifférent.
Soraya réfléchit :
Le ton de la jeune femme est sec, tranchant.
Léo entrelace ses doigts qu’il serre à en faire blanchir les jointures.
Soraya reste silencieuse. Elle a compris et son cœur bondi d’allégresse ! Mais elle veut éclaircir un point. Elle s’adresse à son voisin avec animosité :
Léo affiche un air désespéré.
La jeune femme est bouleversée par cette déclaration. Elle se tourne vers le jeune homme et dans un élan insensé, dépose un baiser furtif sur ses lèvres. Mais aussitôt, elle repousse brutalement son compagnon.
Léo comprend la demande, il se lève à regret.
Comme il s’éloigne, Soraya, émue et tremblante regrette déjà son départ. Elle voudrait le rappeler mais ne peux s’y résoudre. Chancelante, mal assurée sur ses jambes, elle entreprend de suivre à distance le garçon qui s’éloigne à petits pas, marche dos voûté comme s’il portait toute la misère du monde.
Elle le piste, finit par le voir entrer dans une maison, petite maison de ville, serrée entre ses voisines. Alors elle court pour le rattraper, entre dans l’immeuble. Dans la cage d’escalier, quelques marches de pierre, une porte, une sonnette qui porte un nom inconnu. Elle monte à l’étage. Même chose ! Elle grimpe alors l’escalier devenu étroit, en bois. Elle est sous les combles. Pas de nom sur la porte, pas de sonnette. Elle frappe. Des pas, lourds, trainants. Quelques secondes plus tard, la porte s’ouvre.
Léo, bouche bée, est sidéré de la voir.
Incapable de parler, Léo s’écarte, à regret, pour lui laisser le passage. Il est visiblement paniqué.
Soraya aperçoit le petit appartement mansardé. Gris et vieillot. Humble.
Trois pas encore et se tournant vers la pièce, Soraya se trouve face à une toile immense, tout en nuances de gris. Un nu, un immense nu. Une femme, vue de côté, agenouillée au sol, le visage tourné vers le spectateur. Un beau visage triste au regard plus triste encore. Un nu, un nu d’elle, elle n’en peut douter ! Elle s’est reconnue !
Tout autour du tableau, scotchées, épinglées, accrochées à des fils, des dizaines de portraits d’elle au milieu d’autres dessins aux thèmes variés, paysages, scènes de rues, enseignes, logos. Tous ces dessins, gouaches, fusains, aquarelles, sur papier, sur toile, sur bois sont magnifiques.
Désignant un logo d’entreprise et une enseigne publicitaire, elle s’enquiert :
Revenant au tableau, elle scrute la peinture, puis ses yeux parcourent les autres dessins d’elle, reviennent à la peinture monochrome.
Soraya est étourdie par cette découvertes, toutes ces découvertes. Désarçonnée, émue, touchée. Elle fait un pas en arrière, oblique vers la sortie mais revient, s’approche de l’artiste, lève sa main.
Léo ferme les yeux, attends la claque, l’inévitable claque qui va briser en mille morceaux ses rêves les plus fous.
Mais c’est une caresse qui glisse sur sa joue. Il rouvre les yeux, le visage de son modèle est tout proche du sien.
Soraya dépose un baiser, léger, immédiatement suivit d’un autre, plus appuyé, d’un autre encore résolument passionné. La langue de la jeune femme pénètre sa bouche, celle de Léo répond à l’invite. Leurs souffles se mêlent, leurs lèvres se mangent, leurs bouches s’écrasent l’une contre l’autre dans une furie insensée.
Léo sent le corps pressé contre le sien, les seins pointus, libres sous la robe, appuyés contre son torse.
Les deux jeunes gens se perdent dans leur folie, s’époumonent, suffoquent dans leurs baisers passionnés. Les mains, leurs mains parcourent leurs deux corps, dos et flancs, sans oser aborder les rondeurs fessières.
Soraya tout à coup se raidit, se détache, repousse doucement son galant : elle pleure. Elle est perdue, elle vacille, cherche désespérément où s’assoir. La chambrette est minuscule.
Léo la conduit au bord de son lit.
Interdit, il voit les larmes silencieuses inonder les joues de la belle. Il ouvre la bouche, va pour parler mais un doigt se pose sur ses lèvres, lui intimant de se taire.
La jeune femme, toujours en pleurs, raconte alors. Tout ! Sa jeunesse volée, son innocence perdue.
Soraya reprend sa respiration.
Soraya, hallucinée, raconte son histoire, mais comme si c’était celle d’une autre. Elle ferme les yeux, revit le moment.
Fantôme noir, anonyme sous son niqab, la femme semble glisser sur le trottoir plutôt qu’y marcher. Elle a traversé la ville, le marché grouillant de populace mais désormais, dans ce quartier résidentiel de Téhéran, les rues sont bien moins fréquentées. Un pajero, avec à son bord quatre gardiens de la Révolution passe à toute vitesse en klaxonnant pour écarter les quelques femmes qui marchent sur la chaussée.
Dans cette partie de la ville, quelques dix-douze ans plus tôt, avant Khomeiny, ces femmes auraient été de simples servantes. Rétribuées en argent ou en nature, nourritures, vêtements, selon la bonté ou pas de leurs maitres. Faiblement rétribuées mais c’était déjà ça. Mis à part les très âgées, ces femmes employées dans ces résidences cossues sont presque toutes épouses du maitre des lieux. La polygamie a été rétablie en Iran et l’âge minimum du mariage des filles ayant été rabaissé à 9 ans seulement, les pires instincts des hommes peuvent être assouvis. Épouses forcées, c’est tellement pratique : l’ayatollah Yazdi n’a-t-il pas déclaré haut et fort : « Votre femme, qui est votre possession, est, en fait, votre esclave ». Esclaves corvéables à souhait, soumises aux pires sévices corporels et sexuels. Toutes les déviances sont possibles. Passé un certain âge, ces épouses sont juste rudoyées par leurs maitres ; jeunes, pour certaines très jeunes, jolies ou pas, ça n’a aucune importance dans la mesure où elles ont un sexe et un cul, elles sont régulièrement violées, soumises aux caprices de leurs soi-disant époux qui ont tous pouvoirs sur elles. Leurs corps ne sont que réceptacles de semences masculines, leurs sexes et leurs culs des boites à foutre.
En ce début de la décennie 90, la mort de Khomeini a quelque peu desserré le carcan, allégé le statut de femmes. La scolarisation des filles est désormais promue. Mais il y a encore beaucoup de chemin à parcourir. Si dans certains quartiers, les femmes ont abandonné niqab et burqa, elles sont encore peu nombreuses.
La femme entre dans une propriété, pas par l’entrée principale mais par la petite porte réservée aux femmes. Elle observe un instant le bâtiment, sa maison, la maison de ses parents quelques dix ans plus tôt. Des souvenirs heureux lui reviennent, bouffées étourdissantes de bonheurs quotidiens. Mais elle chasse rapidement ces réminiscences du passé et retrouve sa colère. Toute sa colère.
Dans la maison, elle bifurque immédiatement vers les appartements du maitre des lieux, évite le domaine des servantes. Au premier étage, elle suit la galerie jusqu’au bout, crochète rapidement une serrure et pénètre dans une petite pièce borgne. Elle sourit : le coffre-fort est ouvert. Elle va gagner du temps, elle n’aura pas à torturer le salaud pour lui extorquer la clé et la combinaison du coffre. Il ne lui reste qu’à assouvir sa vengeance.
En entrant dans le bureau, arme dissimulée dans son dos, elle découvre le pacha, à moitié renversé dans son fauteuil de bureau. Il porte une djellaba qamis blanche au col jaune ornementée de broderies or. Ce caftan est ouvert : le torse velu de l’homme est visible, de même que son énorme ventre qui, retombant, masque en partie son sexe ridicule. L’homme a glissé une main sur sa queue qu’il caresse doucement.
Sur le bureau, l’ordinateur diffuse une vidéo dans laquelle une gamine se fait sodomiser par un noir doté d’une bite hors norme.
Le ton est badin, aimable, engageant. L’homme a sursauté, s’est tourné vers la voix, découvre le visage souriant de la jeune femme qui a abaissé son voile.
L’homme va pour se lever mais la jeune femme vient de pointer son arme sur lui.
Le ton est sec, cassant, glacial.
Écartant les plis de sa robe, la femme extrait d’une besace qu’elle porte sous son ventre des colliers de serrage plastiques. S’approchant du bonhomme, elle lui fourre sans ménagement le canon de son revolver dans la bouche, lui renverse la tête contre la têtière du fauteuil.
Habile, la jeune femme passe un des longs rilsans autour du cou de l’homme et dans la têtière et, lâchant une demi-seconde son revolver coincé entre les dents de l’homme, elle ferme l’attache nylon qu’elle serre ensuite d’une main. Le plastique s’enfonce dans la peau du cou. Les poignets sont ensuite liés aux accoudoirs du fauteuil, les pieds aux branches du piétement étoile.
La jeune femme regarde quelques instants le film diffusé sur l’ordi, balance un coup de crosse sur l’écran qui s’étoile et passe au noir. Elle arrache le câble secteur du PC. La pièce est désormais silencieuse.
L’homme tente de protester mais le Glock s’enfonce jusqu’au fond de sa gorge.
Une pluie de coups, claques et coups de crosses s’abattent sur la tête du poussah bedonnant. Un œil au beurre noir, la lèvre fendue. Visage en bouillie.
Le siège est poussé devant le bureau, au beau milieu de la pièce. À deux mètres de l’homme, la fille trousse doucement son niqab, dévoile ses jambes, ses longues cuisses nerveuses. Son sac à bandoulière pend juste devant son sexe, le masque. La jeune femme se retourne aux trois quarts et expose son cul rondelet, en écarte les quartiers de lune. Puis, la robe vole, la besace également et la jeune femme se retourne, dévoile l’entièreté de son corps, ses seins, orgueilleux à défaut d’être bien gros, son ventre plat et doré à l’unisson du reste de son corps, son petit buisson noir et dru et son sexe, parfaitement épilé.
Nafis Teymourtash jubile : ce masochiste aime se faire maltraiter et même s’il entrevoit l’issue de la partie, il ne peut s’empêcher d’être excité par la situation. Il ouvre sa bouche ensanglantée, crache un peu de sang mais n’a pas le temps de dire un mot que sa tortionnaire lui intime l’obligation de se taire.
La jeune adulte observe le monstre qui hante ses rêves depuis dix ans, remarque le début d’érection du bonhomme. Elle se caresse un nichon, plonge une main entre ses cuisses écartées et entreprend de se branler. Le canon du Glock dessine des arabesques sur son sexe, plonge dans la ria. Mais celle-ci reste sèche : non, elle ne peut décidément pas s’exciter à son manège, le mépris et l’aversion qu’elle a pour le frère de sa mère est bien trop puissant. Abandonnant sa posture, elle ramasse son sac, se rue vers l’homme et fait tomber le fauteuil sur le sol.
Elle adorerait éviter de faire ça, aimerait l’entendre hurler mais elle s’oblige à le bâillonner. Un bout de chiffon dans la bouche, un morceau de scotch sur le museau.
La vengeresse extrait alors de son sac un très fin fil d’acier terminée à chaque extrémité par des poignées de bois.
Elle éclate d’un rire sardonique.
Elle rit à gorge déployée. Puis, elle enroule le fil d’acier autour des baloches de l’homme qui rue et tente de s’échapper. En vain. La jeune femme regarde l’homme droit dans les yeux, elle sourit : elle tire d’un coup sec, les joyeuses tombent, coupées net.
Teymourtash sursaute juste avant de s’évanouir. Le scotch est arraché, le chiffon extirpé et remplacé par les couilles qu’elle lui enfourne dans la bouche avant de remettre l’adhésif. Elle renifle et rassemble sa salive dans sa bouche : elle crache au visage du supplicié.
Tranquillement, elle démonte le PC, en extrait le disque dur. Elle retourne au coffre, rafle tous les documents qu’elle fourre dans sa gibecière dont elle repasse la longue lanière autour de son cou. Ainsi, le sac sera invisible sous sa longue robe de laine. Elle vide une poubelle et y entasse les liasses de billets, rials et dollars US, les pièces d’or. Revenue dans le bureau, elle remet tranquillement son niqab mais sans voiler sa face. Dans le coin du bureau, elle tire plusieurs fois sur le cordon d’appel.
Quelques instants plus tard, apparait une jeune fille de quinze-seize ans. Celle-ci porte une sorte de niqab elle aussi mais celui-ci est constitué de voiles légers qui laisse parfaitement voir son corps entièrement nu.
Les deux femmes tombent dans les bras l’une de l’autre, se cajolent, se consolent.
La jeunette est radieuse tout à coup.
Soraya est heureuse d’entendre sa cousine s’exprimer en français : ainsi, elle n’a pas oublié la langue de leur enfance.
Shirin ramasse l’instrument et tourne un visage interrogatif vers sa cousine. Celle-ci, par geste, lui explique qu’il suffit d’enrouler le fil autour de la cible visée et de tirer d’un coup sec. Alors la gamine passe le fil autour du pénis rabougri et avec un immense sourire, elle tire sur le cordon.
Shirin envoie une série de coups de pied dans le ventre, les côtes et le visage de l’homme avant, à son tour, de lui cracher au visage. La gamine s’accroupit, trousse ses voiles et pisse au visage du supplicié.
Tremblant de tout son corps, Soraya se pelotonne contre Léo, parait sortir d’un cauchemar. Sa moue est aussi pincée, dure que dégoûtée. Ses yeux sont secs. C’est au tour de Léo d’avoir les yeux aux bords des larmes. Jamais il n’aurait imaginé…
Soraya recommence à pleurer, ses larmes se transforment en lourds sanglots, des frissons la parcourent. Relevant la tête vers Léo, elle explique encore :
Si ses pleurs se sont taris, la pauvrette tremble maintenant de tous ses membres. Son regard se perd dans les yeux de Léo. Timidement, elle finit par murmurer.
L’aveu est prononcé sur le ton de l’interrogation, dans l’incertitude de cette nouveauté ahurissante. Sous le regard encourageant de l’homme, elle se reprend :
Les mots sont sortis vainqueurs et Soraya les répète avec force.
Le jeune homme est au comble du bonheur, cet aveu le transporte de joie. Mais il veut approfondir la situation. Doucement, il interroge :
Soraya réfléchit un instant mais elle connait parfaitement la réponse.
Soraya, ahurie, se donne quelques instants de réflexion avant de répondre.
L’amour, ce sentiment prodigieux, les submerge : baisers fougueux, patins ravageurs, folie des sens, égarements des mains sur leurs corps brûlants. Quand une main justement vient s’arrondir sur ses fesses, Soraya sursaute, se lève brusquement, se recule, affolée, interdite ! Puis, retrouvant un semblant de sourire qui rapidement se transforme en sourire radieux, elle fait voler sa robe légère sous laquelle elle est nue à l’exception d’un slip minuscule. Elle se jette sur Léo pour lui enlever son polo. Elle se plaque sur lui, le renverse sur le lit, puis, se redressant à demi, fièrement, triomphalement, elle empaume ses seins, les caresse, les flatte, en excite les tétons.
Léo fait rouler leurs deux corps sur le lit, surplombe la ténébreuse beauté, l’embrasse à pleine bouche avant d’aller plaquer ses lèvres sur un des petits nichons fiérots. Il lape, suce le bouton érigé, l’agace à petits coups de langue, l’abandonne pour passer sur son jumeau et lui infliger le même traitement. Sous ses caresses, Soraya ondule, halète, crie, se tord en tous sens. Jamais une telle fièvre ne l’a envahie, jamais elle ne s’est trouvée aussi sensible, aussi impérieusement affamée. Ses mains glissent sous leurs deux ventres, s’accrochent à la boucle de ceinture que ses doigts finissent par ouvrir. Furie, elle attrape le pantalon, l’oblige à glisser sur les hanches. Léo aide à la manœuvre en soulevant son bassin. Le jean glisse sur ses cuisses et il se dépatouille pour se débarrasser du vêtement qui finit par tomber au sol.
Mais il ne veut pas précipiter les choses et continue de mignoter les seins, les suce tout entiers, dessine avec sa langue des sentes brûlantes sur la peau hérissée. Soraya balance d’un côté à l’autre, rue pour mieux subir les assauts de la bouche gourmande. Elle souffle, respire, avale de longues goulées d’air qu’elle expulse ensuite avec force. Son corps se contracte brusquement, se relâche pour se tendre à nouveau dans la seconde suivante. Ces mains, ces doigts, cette bouche, cette langue qui s’acharnent si délicieusement sur ses tétons hérissés lui procurent mille sensations toutes inédites, tourneboulantes, réellement irrésistibles. Elle ne peut y croire mais des milliards d’irisants picotements courent sous son derme.
Soraya soudain crie ! Soraya se tait, bouche ouverte, tétanisée. Soraya explose, Soraya savoure sans rien comprendre à ce bonheur qui la propulse dans un monde différent, parallèle, lénifiant, illuminé.
Soraya jouit !
Pour la première fois de sa vie, Soraya découvre l’indescriptible plénitude chahutée de l’orgasme !
Elle vogue encore dans les nuages qu’elle se demande comment la chose est possible.
« Juste en traficouillant mes nichons ! Quel magicien ce Léo ».
Puis, elle se souvient : ces caresses, ces papouilles légères, Léo les lui a déjà prodiguées. Maintes fois au cours de leurs ébats torrides avec Shirin. Sans succès aucun.
Mais ça… c’était avant !
Avant qu’elle ne l’aime !
Avant qu’elle ne réalise l’aimer.
Avant qu’elle n’admette l’aimer.
Elle ne sait pas, la pauvrette, que ce n’était là qu’un tout petit orgasme, une peccadille, délicieuse certes, mais bien fugitive somme toute. Une mini extase mais qui vient de faire voler en éclats dix ans de retenue, de blocages et de peurs et qui ouvre la voie à des plaisirs des millions de fois plus intenses et gratifiants.
Y a-t-il à cet instant homme plus heureux que Léo ? Impossible ! Le bonheur qu’il vient d’offrir à sa belle est le joyau le plus précieux du monde ! La récompense la plus merveilleuse qu’on puisse imaginer. Pour elle ! Pour lui aussi !
Ayant retrouvé ses forces, Soraya fait rouler son Léo sur le lit. Se levant, elle fait lentement glisser son slip, découvre son buisson dru, révèle la géographie de son sexe avant de se débarrasser de l’inutile cache-sexe. Elle descend d’un coup sec le boxer de son amant, libère le braquemart insolent qui pointe au zénith. Elle aimerait plonger entre les cuisses de l’homme qui la contemple ébahi, stupéfait, elle aimerait se saisir du braquemart, sucer cette queue, la branler, l’affoler, la faire cracher ! Mais une autre urgence la pousse !
S’accroupissant au-dessus du bassin de Léo, tremblante, elle s’abaisse au-dessus du mat.
« Sois forte, oublie tes peurs, chasse tes fantômes une fois pour toute ! Éradique tes effrois. Laisse ton envie, tes envies, prendre le pouvoir, abandonne-toi »
Le gland vient frôler ses lèvres trempées, elle le promène dans sa fente incendiée, l’approche de l’entrée du tabernacle. Chaque touchette lui procure mille et une sensations irisées. Elle sent son propre sexe impatient : le passage est tout ouvert, béant, tant son excitation est intense, son envie forte, ses désirs insurmontables. Des flots de mouille s’échappent de son canal, inonde le braquemart. Car oui, elle mouille Soraya, elle mouille et pas qu’un peu !
Soraya s’introduit le gland dans le passage, hésite un instant, puis s’abat d’un coup sur le manche. Jusqu’au fond, jusqu’au bout du bout du bout…
La bite est en elle, elle la sent palpiter, comme elle sent les contractions irrésistibles de son vagin. Impossible désormais de démêler le tien du mien, les deux sexes sont imbriqués l’un dans l’autre, confondus. Ils brûlent de la même impatience, ne supportent plus déjà l’immobilité passive du moment. Mais Soraya veut savourer quelques instants encore la présence du bâton magique dans son fourreau : elle a vaincu l’hydre abominable !
Tout désormais sera facile, elle le sait. Tout sera bonus, tout sera plaisir.
Le bassin se relève un peu, libère à moitié la queue, replonge jusqu’à la garde le manche dans sa fournaise. Libérée, Soraya saute, tressaute, fuse sur le chibre, sursaute aussi sous les assauts qui démontent son repaire velouté. Elle roule des hanches pour que le membre racle bien, s’insinue, parcourt toutes les surfaces, toutes les rugosités et tous les moelleux contreforts de sa matrice. Elle est folle, hallucinée, ses mains accrochées aux hanches de son homme. Le plaisir est au bout de cette queue qui la transperce, l’orgasme est tout proche. Alors, l’impatiente se déchaine, chaque butée de la pine au fond de sa caverne lui est un bonheur, un échelon de plus dans sa course vers l’extase, dans l’ascension vertigineuse. Sa mouille coule à flots, son vagin se contracte à moins qu’il ne se dilate. Et inversement.
Soraya sent les contractions de la bite, annonciatrices de l’explosion séminale, ces tressaillements de plus en plus rapprochés qui sont compte à rebours !
Lorsque Léo tout à coup s’immobilise une seconde, que son corps ensuite est agité de soubresauts, que son visage se contracte avant de s’épanouir, la mutine sait que le gourdin propulse son foutre brûlant dans le fourneau incandescent de sa chatte.
Alors, Soraya se lâche, se laisse aller, emporter par le plaisir, submerger par le délicieux cataclysme. Elle hurle son bonheur, pleure de joie et de gratitude. Elle est fétu de paille, toute petite chose moulinée dans la lessiveuse cosmique. Elle est maitresse impériale, servante obéissante et esclave soumise et rayonnante. Tout à la fois !
Mais non !
Elle est femme, juste femme, pleinement femme, unie à l’homme qu’elle aime, confondue à lui, fusionnée à lui par leurs deux sexes emboités, amalgamés.
Dans ce charivari resplendissant, Soraya est femme, femme qui jouit !
Pleinement !
Délicieusement !
Enfin !