Une Histoire sur https://revebebe.pages-perso.free.fr/
n° 23225Fiche technique17134 caractères17134
3132
Temps de lecture estimé : 13 mn
01/08/25
Présentation:  Un futur proche peu souhaitable. Une suite possible pour un texte que j’ai écrit, celui-ci ayant une fin très/trop ouverte. De ce fait, il est vivement conseillé de lire le texte n°32160 avant.
Résumé:  Mélanie, ma nouvelle femme a découvert ce qu’il ne fallait pas découvrir. Pistolet en main, elle me demande des précisions que je lui donne aisément.
Critères:  #exercice #société #dystopie
Auteur : Patrik            Envoi mini-message

Collection : Hommes, Fommes et Femmes

Numéro 02
Hommes, Fommes et Femmes – 2

Un futur proche peu souhaitable. Une suite possible pour un texte que j’ai écrit, celui-ci ayant une fin très/trop ouverte. De ce fait, il est vivement conseillé de lire le texte n°23160 avant. Bonne lecture :)




Mélanie mène la danse



Mélanie, ma nouvelle femme a découvert ce qu’il ne fallait pas découvrir. Pistolet en main, elle me demande des précisions que je lui donne aisément.


La conversation roule sur Henri, elle explique :



Donc Henri avait un coté espion dans l’âme. Encore heureux que je ne consignais rien de personnel dans mes papiers. Je comprends mieux la rapidité avec laquelle Henri a disparu, il a voulu forcer le destin en mettant son nez où il ne fallait pas, et ma femme ne lui a pas pardonné sa tentative de chantage. Ce n’était pas ainsi que je voyais les choses, mais le résultat reste le même. Je pense avoir compris la suite :



Elle ne répond rien, mais son petit sourire parle pour elle.


J’ai manœuvré pour éliminer Henri de façon indirecte, mais je ne pensais pas que ma femme serait ma complice involontaire. Mon collaborateur commençait à soupçonner mon petit secret. De plus, je savais qu’il convoitait ma femme et ma place dans les deux sens du terme. Ce qu’il a pu découvrir dans les notes de Mélanie lui a fait changer de stratégie. Considérant ma femme comme un maillon faible, il a préféré agir auprès d’elle à l’aide de ce levier pour mieux lui mettre la main dessus, pour m’éliminer plus facilement ensuite, en ayant le beurre, l’argent du beurre et la crémière en prime.



Lors de ma dernière petite soirée, j’ai volontairement augmenté l’agressivité des convives avec une drogue sans goût et sans odeur mise dans le punch. Idem pour le sentiment d’impunité. Tôt ou tard, je savais qu’il allait se passer quelque chose, qu’Henri allait trop en faire, et qu’en face, les gens seraient moins cools…


En effet, Henri était sur le point de découvrir ma vengeance à retardement : mettre en place un virus stérilisateur qui aurait agi dans deux ou trois générations. Et je suis très proche de la réussite…




Je reprends la main



Fébrile, Mélanie est toujours en train de pointer son arme vers moi, ce qui peut être dangereux pour l’intégrité de ma personne, d’autant que ma femme est fort agitée. Restant sagement assis dans mon fauteuil, je lui demande :



Je me mets à rire nerveusement :



Agitant son arme, elle proteste :



Elle grimace :



Elle me regarde étrangement :



Toujours assis, je me contente de sourire cyniquement :



Je sais qu’elle le sait, et elle sait que je sais qu’elle le sait. Elle me regarde fixement :



Elle affiche un sourire crispé :



Regardant dans tous les sens, elle s’affole :



Elle s’exclame :



Nerveuse, elle continue d’examiner les murs et le plafond autour d’elle. Toujours assis dans mon fauteuil, j’énumère :



Je continue mon argumentaire :



Sans baisser son arme, tout en me fixant, elle propose :



Sa physionomie change :



Sans lâcher son arme et sans me lâcher des yeux, elle grimace :



On avance sur le bon chemin, ce qui est une bonne nouvelle, du moins, pour moi, car j’estime avoir encore beaucoup de belles années à vivre devant moi. J’enchaîne :



Ma femme s’étonne :



Baissant un peu son arme, elle hoche la tête, tout en me regardant autrement :



Je me mets à rire :



Je ne réponds pas, je me contente de la regarder droit dans les yeux.




Réussite



Quelques temps plus tard, me prenant à part lors d’une réception officielle, Carlos de Vita me félicite sincèrement, mais pas sans arrière-pensée :



Verre en main, je me contente de sourire :



Je pose mon verre sur une table voisine :



Puis il redevient plus sérieux :



Carlos s’étonne franchement :



Je reste assez évasif, car je ne sais pas exactement dans quelle direction précise et valable il faut que j’aille pour poursuivre ce genre de recherche :



Prenant la balle au bond, je plaisante ouvertement :



Je saute du coq à l’âne, comme on dit :



Vérifiant qu’il n’y a pas d’oreille indiscrète, je confie à voix basse ma requête. Une fois que j’en ai fini, mon interlocuteur se met à rire de bon cœur.




Autre avenir



Mélanie et moi sommes arrivés hier soir assez tard sur ce petit atoll perdu au milieu de nulle part. Ce matin, après un copieux petit déjeuner, tandis que nous sommes installés sur une plage de sable très fin, ma femme me demande :



Je contente de sourire, tout en contemplant le ciel d’azur au-dessus de l’océan. Je n’en avais pas tant demandé à Carlos, mais il a tenu à mettre le paquet. Parce que je le vaux bien, a-t-il répondu en rigolant. Mélanie devient plus sérieuse :



Je regarde à présent l’eau cristalline du lagon :



Les choses se sont nettement arrangées entre ma femme et moi. Je reconnais avoir un peu aidé à la chose avec mes produits, de façon imperceptible mais efficace. Je commence à savoir bien m’y prendre.


Me redressant à moitié, je propose à ma voisine :



Tout va très bien maintenant avec Mélanie. Notre accord fut de remettre les compteurs à zéro. De plus, le souvenir d’Adeline s’estompe, je sais qu’elle est heureuse, c’est le principal, même si ça me fait mal au cœur de savoir que je n’ai jamais existé pour elle. De ce fait, j’ai préféré investir sur Mélanie, et aux dernières nouvelles, c’est assurément un bon placement.


De retour de l’eau où nous avons batifolé tous les deux, je suis pris d’une envie subite. Comme j’ai appris à ne pas remettre à plus tard ce qui est faisable immédiatement, je me rue sur ma compagne afin de lui exprimer à ma façon tout le bien que je pense d’elle, ce qui la fait glousser puis franchement rire.


Tandis que je suis vautré sur son dos, toujours enfichée entre ses fesses, ayant fait ma petite affaire plusieurs fois avec elle, Mélanie me dit sans détour :



Elle se suspend à mon cou :



Toute nue et encore assez mouillée, elle se frotte lascivement contre moi. Je souris :



Dans ce cas, pourquoi perdre du temps ? D’autant que nous sommes actuellement, elle et moi, dans un cadre idyllique ! Et puis, j’adore la façon de faire des enfants, bien que je suis loin de détester l’autre façon de s’oublier dans un corps…


Et même si je viens déjà d’éjaculer plusieurs fois, j’ai encore de la réserve ! Mais avant, il serait bon de prendre une bonne douche, à deux ce serait encore mieux, avant de profiter ignoblement de la literie !


Enlacés, nous nous dirigeons vers notre case qui possède toutes les facilités du monde moderne. Sa tête contre mon épaule, Mélanie me demande :



Avec des petites pilules, on peut faire des miracles, à condition de ne pas abuser. C’est une question de posologie.


En parlant de posologie, ce que tout le monde ignore, c’est que mon traitement cache à présent un cheval de Troie qui ne se mettra en place que bien plus tard, quand je serais parti vers un autre monde. J’ai aussi créé l’antidote. Si je ne trouve pas le moyen de revenir à l’équilibre des sexes, la stérilité sera alors le lot de tous les êtres humains.


Non, l’humanité ne mérite pas de vivre sous notre régime actuel, même si je suis un privilégié.