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n° 23219Fiche technique29154 caractères29154
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Temps de lecture estimé : 21 mn
29/07/25
Résumé:  Sylvia s’ennuie dans son couple jusqu’à ce qu’une nouvelle rencontre fasse basculer son quotidien.
Critères:  #érotisme #initiatique #initiation #rencontre #adultère #couple #libertinage #lesbienne #domination
Auteur : GerryJames      Envoi mini-message
Les découvertes de Sylvia

Je m’appelle Sylvia et je désespère, car mon couple s’enlise. Ma vie professionnelle rayonne, mais mon lit nuptial est devenu aussi excitant qu’un vieux frigo. La joie de construire à deux s’est abîmée sous le rouleau compresseur du quotidien. Notre amour a peu à peu perdu l’éclat dont nous chérissions les reflets. Il s’est mué en un devoir conjugal, puis s’est inexorablement espacé de la source tarie. Les câlins nous manquent, mais, que faire quand le désir n’est plus au rendez-vous ?


A-t-il une aventure avec sa secrétaire, Jocelyne ? Il l’appelle parfois le soir pour évoquer les dossiers du lendemain, pourtant son langage reste courtois. Je cherche inutilement dans ce quadragénaire le jeune homme qui regorgeait d’entrain. C’est vrai, je n’ai plus non plus vingt ans, mais blonde, mince et coquette, je sais que je plais. Devrais-je retourner à mon club de gym, pour me remettre pleinement à mon avantage ? Cependant, à quoi bon le reconquérir ? Lui-même fait aujourd’hui si peu d’efforts. Perdu dans le virtuel des emails, devant la télé le soir, il se couche tard et sans mot doux. Je redoute l’arrivée accélérée de la première vague des rides et des mèches grises.


Je m’en suis récemment ouverte à Mirabelle. Mirabelle est une collègue bienveillante, que j’affectionne particulièrement. Élégante, mais sans affectation, c’est une brune pétillante, qui a la repartie vive et sympathique. Son enthousiasme facile correspond bien à ses fonctions de directrice pour notre formation professionnelle. Elle sait écouter et répondre sans ambages, avec cet éclair d’amusement dans le regard qui comprend les faiblesses d’autrui sans pour autant les juger. J’envie sa gaieté maîtrisée. Au cours des discussions rituelles, au grand temple de notre machine à café, nous nous confessons volontiers de nos mauvaises habitudes, et Mirabelle m’invite assidûment à essayer sa salle de gym près du bureau :



Bon, je lui avoue que ma vie de couple est un peu tendue, et que je n’ai pas trop le cœur à ça.



Et Mirabelle rit. On finit par convenir d’un essai, plus tard, dans la semaine.


Quand j’informe Sylvain que je vais reprendre les cours de gym, il me demande simplement si je serai rentrée pour le dîner, ou s’il doit passer chez Picard. Je perçois un reproche trop lourd pour totalement émerger. Mais ses yeux restent collés à l’écran, et je réponds simplement :



Mirabelle est une athlète accomplie, d’une vigueur remarquable pour sa taille fine. J’admire ses prouesses, et sa silhouette sculptée. Son sourire ne la quitte que quand elle entame l’effort physique intense. Puis elle me cède sa place aux machines :



C’est vrai qu’il y a de beaux mecs. La vue d’une blonde et d’une brune travaillant leurs corps de concert provoque certains mouvements oculaires désordonnés chez ces braves hominidés, qui ne figurent sans doute pas dans les programmes des instructeurs. Mirabelle me nourrit de sa bienfaisante énergie, et nous nous retrouvons bientôt trois fois par semaine pour un entraînement qui progressivement se durcit. Sylvain a même ébauché un semblant de compliment en m’appelant « taille de guêpe », puis m’interrogeant :



Il ne lui viendrait pas à l’idée que la compagnie de Mirabelle me devient plus sympathique que la sienne !


J’en plaisante avec elle le lendemain :



Mais je ne suis pas convaincue.



Mirabelle fait claquer sa petite langue.



Elle disparaît d’un pas enjoué, comme si elle venait de me rendre un grand service. Mirabelle avec une femme ? Cela ne m’était pas venu à l’idée. Je la regarde s’éloigner : somme toute, à qui ne plairait-elle pas ?


Sylvain accueille l’information sur ma sortie avec morosité. Il a prévu de boire un pot avec quelques collègues, donc « peu importe », dit-il. Quand je l’informe que Mirabelle est bi, il marque effectivement un temps d’arrêt. Elle ne s’est pas trompée !



Sylvain est visiblement pris au dépourvu. Ce n’est pas son style l’agressivité, il est d’habitude plutôt indifférent.



Mirabelle est assise à côté de moi pendant la projection. Bien droite, elle a choisi un fin parfum, sachant qu’il communiquera subtilement dans la pénombre. Tout en elle est élégance, et j’admire sa tenue. Je ne peux m’empêcher d’imaginer la douceur d’embrasser une femme comme elle, toute en délicatesse, toujours assurée. Oui, poser ses lèvres sur les siennes, j’en conviens, doit être agréable, Malienne ou pas. Pourtant, je n’ai jamais vraiment été portée sur les femmes. Je m’égare, peut-être, dans un nouveau fantasme sous-jacent. Qu’importe, mais que ferais-je si elle tentait de m’embrasser maintenant ? Comme si elle discernait un appel, Mirabelle pose brièvement ses prunelles sur moi et, gênée, je tourne les miennes vers le grand écran.


Finalement, nous prenons un verre après le film.



Je bluffe :



Je me sens de nouveau rougir. Quelques mots s’échappent en avalanche :



Elle rit.



Je regarde rapidement en biais la fille au bar, en grande conversation avec un gars qui semble approuver ce qu’elle dit d’un hochement de tête continu.


On se quitte, un peu à regret.



Et elle ajoute dans mon oreille :



Une bise claque sur ma joue comme une invitation officielle. Mais Mirabelle m’a déjà tourné le dos :



Perplexe, je cogite dans l’Uber. Que faire ? Pourquoi pas. Le sang afflue vers mes joues. Qui le saura ? Si ses amies sont aussi séduisantes qu’elle… et puis je n’ai pas à décider maintenant. Je peux juste les rencontrer et décider après. Poussée par l’excitation, j’envoie un SMS précipité à Mirabelle :


Présente-moi à une copine aussi jolie que toi, et on verra bien xx.


J’envoie. Je regrette. J’efface. Trop tard. Un cœur apparaît :


Demain chez moi apéro. 19 : 30. Viens.


Puis :


Je ne leur dirai rien. Tu es libre de tes choix.


Je rentre, il est 23 h. Sylvain n’est pas là. Il me réveille vers une heure du matin alors qu’une odeur de bière se répand subrepticement dans mes rêves. Peu importe. J’espère qu’il a passé une bonne soirée. La mienne a été la plus excitante depuis des lustres !


Le lendemain est un vendredi qui n’en finit pas. Vers 17 h, j’envoie un message à Sylvain :


Ne m’attends pas, je sors avec des collègues.


Sylvain répond laconiquement : OK.


Je sonne chez Mirabelle. Parée d’une mince robe rouge, elle m’ouvre avec enjouement. Sa longue chevelure brune, coiffée en chignon, souligne la finesse de ses pommettes. Ce soir, son regard semble encore davantage briller de malice. Une longue échancrure à la taille, et un mince décolleté mettent ses indéniables atouts à portée de ses admirateurs.



Issatou me sourit avec une curiosité bienveillante. Je lui serre la main. Elle m’embrasse :



Confuse, je bredouille :



Mirabelle doit prendre plaisir à la déshabiller. Issatou est douce et élancée. Ses lèvres semblent prêtes à vous embrasser quand elle vous parle. Troublée par mes pensées vagabondes, je complimente Mirabelle sur son appartement : mais tu as une terrasse !



Pourtant, Issatou me plaît, ses yeux pétillent de fraîcheur, sa voix me berce déjà comme un chant d’amour. Ses jambes dénudées se croisent avec élégance. Oui, je pense que j’aimerais !


Mirabelle m’observe avec son petit sourire. Sa langue humidifie rapidement ses lèvres quand elle pèse ses mots :



Et la sonnette retentit, brève, mais affirmative. Confuse par ma sottise, je me réfugie sur la terrasse, et me pose dans un fauteuil en osier. Issatou me demande ce que je veux boire. Un perrier pour commencer. Elle me sert du champagne. Mirabelle fait l’annonce dans le style d’un grand salon :



Lisette me lance un coup d’œil furtif et un sourire en coin :



Elle ne m’embrasse pas, et s’accoude directement au balcon. Elle sort une cigarette :



Lisette a à peu près ma taille, blonde également. Ses cheveux sont joliment coupés à la garçonne. De longues boucles d’oreille affinent son minois où brillent des yeux bleu océan. Ses lèvres tranchent sur sa peau claire. Stylée, elle porte une robe blanche enserrée par un ruban beige au niveau de la taille. Des sandales aux lacets en cuir marron emprisonnent ses d’orteils fraîchement vernis. Elle nous toise vaguement, comme un jeune dandy, de son regard en biais, et sa longue cigarette semble nous prendre de haut.



Ses bracelets dorés tintent librement sur ses poignets quand elle s’exprime. Dans ses yeux glissent quelques nuages de mélancolie, mais sa voix révèle force et sérénité. Elle m’interpelle encore :



Mirabelle la reprend :



Et comme une imbécile, je réponds oui. Le champagne aide à détendre l’atmosphère. Lisette semble m’oublier et parle avec entrain à Mirabelle. Leur amitié remonte. Issatou me parle de ses études, de son stage, de sa rencontre avec Mirabelle. Elle m’avoue aussi qu’elle peut avoir de petits écarts :



Je sens ses yeux descendre brièvement sur ma poitrine. Ma chemise s’est effectivement un peu dégrafée, mais peu importe. Issatou me conforte :



Mais Mirabelle nous interrompt :



Je suis surprise et déçue. Je pensais rester davantage, peut-être pour avoir le loisir de me laisser piéger ? Au restaurant, on s’amuse beaucoup cependant. Lisette est sans cesse à nous reprendre, à gentiment taquiner les serveurs qui le lui rendent. Elle a le contact facile. Je préfère tout de même la distinction de Mirabelle, mais Lisette me fascine par sa coupe au rabot sur ses boucles blondes, et je me laisse bercer par la musique de ses fins poignets aux bracelets d’or. Elle exhibe féminité, grâce et énergie. Son verbe tranche et son regard flambe quand, de temps à autre, il se pose sur nous. Assise en vis-à-vis, elle ne se prive pas de nous observer. Le repas s’achève et c’est le moment de se dire au revoir. Puis Mirabelle propose :



Je piaffe, mais Lisette hésite, elle se lève tôt demain. Puis elle se tourne vers moi :



Ma voix un peu rauque les amuse. Et bientôt, de nouveau installées sur la terrasse, cette fois dans une pénombre nacrée d’étoiles, nous profitons du calme serein de cette nuit d’été. Le champagne coule toujours alors que le café semble encore loin. Mirabelle profite d’un silence pour m’interroger :



Sylvia c’est moi… et Sylvia ne sait plus rien… Comment répondre ? Toutes sont belles. Toutes me séduisent. Et pourtant, je ne sais pas si je veux vraiment embrasser une femme.


Je rencontre le regard lointain de Lisette. Ses jambes s’écartent légèrement sous sa robe. Elle me considère de loin comme le ferait Kate Moss sur un cliché de mode. Elle allume une cigarette et je me perds aussitôt dans sa fumée. Mirabelle a l’élégance raffinée des princesses d’orient, et Issatou la sensualité et l’insolence de la jeunesse. Lisette, elle, me trouble. Sans trop savoir pourquoi, je réponds :



Mirabelle sourit. Issatou pose une main sur la mienne. Lisette demeure impassible. Puis elle articule :



Mirabelle l’interroge :



Lisette hoche la tête. Mirabelle poursuit à mon intention :



Lisette me dévisage de côté, placide.



Lisette défait sa ceinture en tissu et la donne à Issatou qui me bande délicatement les yeux.



J’attends un baiser sans pouvoir l’anticiper. Mais alors, je sens une présence derrière moi. Deux mains se posent légèrement sur mes épaules. Elles font glisser ma robe de part et autre sur mes épaules au fur et à mesure que la fermeture éclair descend : ce n’est pas un baiser !



Des lèvres se posent sur ma nuque. Je les attendais ailleurs. Puis des baisers papillonnent vers mes épaules maintenant dénudées. C’est agréable. Je frissonne.


Une autre bouche se pose maintenant doucement sur la mienne. Tiède, une petite langue s’immisce entre mes lèvres et caresse. Qui est agenouillée devant moi ? Qui se trouve derrière ? Peu importe. Mes lèvres s’entrouvrent, nos langues se mêlent. Est-ce que j’aime ? Je ne sais pas. Pourtant, le plaisir se propage le long de mes bras, puis irradie mon ventre. J’aime. J’émets un bref gémissement quand ma robe glisse plus bas, découvrant pleinement ma poitrine. Le plaisir monte encore quand les mains du fantôme dans mon dos pénètrent dans mon soutien-gorge et massent mes seins. Ma bouche se donne davantage. Puis d’autres lèvres se posent alors sur mes chevilles déchaussées. Le soutien-gorge tombe. Mes mamelons sont gorgés de bien-être. Je me tords sur mon fauteuil. La robe finit sa lente descente sur mes pieds, tirée sans doute par des mains complices. « Mes lèvres toujours goûtent aux tiennes, qui es-tu ? »


La bouche qui embrassait mes pieds est remontée vers l’intérieur des cuisses.



Mon corps se cambre quand elle atteint ma vulve, puis mon clitoris. Les langues s’y succèdent avec patience. Ma bouche est toujours bien embrassée. Toujours pas d’odeur de tabac. « Lisette est-elle en bas ? » Mon cri s’étouffe. Je jouis, et puis encore…


Une main prend la mienne :



C’est Lisette.


J’obéis. Les yeux bandés, je traverse l’appartement à petits pas, guidée à l’aveuglette. Elle me place sur un lit. Assise, puis allongée. Le bandeau est enfin retiré. Dans la pénombre j’entrevois, et je sens bientôt, le corps nu de Lisette, tout chaud contre le mien. Ses seins sont ronds, durs, sublimes au goût, et tantôt insoupçonnables sous sa robe. Elle se couche pleinement sur moi et me couvre de baisers, puis redescend, comme disait Mirabelle, me lécher le minou. J’adore tout ce qu’elle fait. Nos corps se parlent sans mot. Puis elle remonte :



Elle le répète et plonge ses yeux dans les miens.



Elle me sourit :



Et je m’applique sur ce sexe de femme tiède, épilé, doux comme du miel. Je veux tant la faire jouir et m’évertue comme jamais. Je suis récompensée par ses soubresauts qu’elle veut silencieux. Elle me tire par les cheveux et ramène mon visage au niveau du sien.



Elle se lève. Va-t-elle fumer ?


Sylvia, que veux-tu ?



Lisette s’approche et j’entrevois une forme pendue à sa ceinture, un gode se balance devant sa taille fine. C’est mon fantasme le plus profond. J’embrasse son ventre : tu es prête ? Oui. Allonge-toi. Et, doucement, je me sens pénétrée par mon homme-femme. Ses seins, sa merveilleuse poitrine caresse la mienne. Cette femme, menue, mais vigoureuse, à la tignasse courte et au regard océan s’enfonce en moi avec une infinie douceur pour bientôt me remplir complètement. Je halète de plaisir. Elle me mord les lèvres, et les oreilles. Et puis elle commence ses va-et-vient, contrôlés, pas comme Sylvain ! Ce sont ceux d’une femme qui sait prendre une femme. Je pose mes mains sur son petit cul blanc et relève mes jambes :



Je m’attends presque à ce qu’elle jouisse en moi, et je la serre si fort. Elle se retire, puis enfonce sa langue entre mes lèvres. Je ne peux pas me liquéfier davantage. Quand je reprends conscience, mon désir pour Lisette n’a fait que grandir.


Je me réveille et mon téléphone indique dix-sept appels manqués. J’appelle Sylvain :


Oui, j’ai dormi chez Mirabelle. Désolée, vraiment, j’aurais dû te prévenir. Non, pas de mecs, ne t’inquiète pas.


Et je sens sa main revenir doucement vers ma vulve déjà ouverte à une nouvelle journée de plaisir. Je raccroche avec Sylvain. Lisette excitée par l’appel me fait fondre entre ses doigts, puis décrète :



Elle m’embrasse et me laisse son numéro :



Et je la vois partir prestement. Quand je sors, Mirabelle me prend dans ses bras :



Et je me retrouve seule à engloutir mon Nespresso. Pas le temps de prendre une douche. De retour chez moi, Sylvain, sombre, fait la tête. On discute. J’avoue :



Sylvain est perplexe. Furieux, mais je perçois son excitation : deux femmes ensemble. Il s’agite à grands pas.



Sylvain s’effondre. Il me fait pitié. Il est redevenu l’enfant. Les pleurs le secouent. Impuissant, démuni dans ce nouveau monde. Je le serre dans mes bras. Il m’embrasse. Je le laisse faire. Il s’excite un peu. J’accepte ses ardeurs. Je lui dois bien ça. Sylvain s’allume comme au premier jour. Pas moi. Il me redécouvre comme être humain à caractère sexuel. Il veut faire l’amour, me supplie. Mes émotions sont confuses. Je pense à Lisette.



Et il s’actionne. Le contact est maladroit. Ses joues mal rasées râpent un peu. Je ferme les yeux et je pense à elle. Mais rien n’y fait. Puis je pense à la petite langue rose de Mirabelle, quand elle la promène sur ses lèvres, et là, je jouis abondamment, en une fraction de seconde. Cette petite langue rose, qu’est-ce que je voudrais la sentir dans ma chatte ! Je ne comprends plus rien, mais je me laisse guider par cette image de pur ravissement.


Quand Sylvain me pénètre, mes sens à nouveau réveillés en font une baise tout à fait honorable, sauf quand il jouit largement avant moi, et que je pars me laver. Sylvain est maintenant heureux dans son malheur. Moi, je me sens juste moins coupable, mais il faudra bien qu’il comprenne : je ne peux pas faire machine arrière. Je dois aller au bout de mes envies.


Nous parlons beaucoup, mais inutilement, avec Sylvain dans les jours qui suivent. Mirabelle me conseille de ne prendre aucune décision à l’emporte-pièce. Sylvain propose alors un dîner chez nous avec Lisette. Il veut la rencontrer. Je tente vainement de l’en dissuader, puis cède devant son insistance forcenée.


Pour se donner contenance, il invite, à ma surprise, Jocelyne, sa secrétaire, toujours un peu pendue à ses lèvres. À l’heure dite, fidèle à elle-même, Lisette entre comme un pétard :



Habillée en jupe d’un cuir noir bien lustré et vêtue d’un T-shirt blanc moulé, sa féminité rebelle m’excite au quart de tour. Jocelyne s’avance vers elle pour la saluer, mais Lisette l’ignore et pose ses lèvres sur les miennes.



Puis elle tend une main désinvolte à Jocelyne :



Sylvain arrive, empêtré avec des amuse-gueules. Elle lui donne une bouteille :



Lisette commande déjà l’espace. Jocelyne questionne :



Jocelyne est confondue et avale un petit four. Sylvain reste sans voix. La conversation est encombrée d’absurdités. Lisette a besoin de s’imposer durement. Jocelyne tente de complimenter Sylvain qui ne sait pas sur quel pied danser, et qui saisit que sa soirée fantasme est en passe de devenir cauchemardesque. Mais Lisette, une fois qu’elle s’est imposée à tous, devient charitable, et à notre grand soulagement, on parle politique, géopolitique, voyages. Bref, un dîner banal.


Puis à la deuxième bouteille de vin, sa main se pose sur ma cuisse.


« Moi aussi j’ai vraiment envie de toi. »


Ce petit bout de femme puissante et conquérante, je la veux maintenant contre moi. Le repas m’ennuie. Ma main rejoint la sienne. Sylvain s’agite à nouveau. Et Jocelyne décide qu’il est tard et ne peut pas attendre le dessert. On lui donne tous le baiser de la délivrance et elle s’évade.


Sylvain fait alors semblant de s’étonner :



Lisette répond imperturbable :



Mais elle ne bouge pas, puis elle enserre ma taille de son bras. Grisée, envoûtée, je vacille et pose ma tête sur son épaule. Sylvain débarrasse. Le pauvre, je murmure. Vous ne pouvez pas me donner un coup de main ? La main de Lisette descend. Ses bracelets d’or caressent mes fesses. J’aime. Ses doigts dévalent, lentement, plus bas, le long de la raie des fesses, puis vers ma chatte qui est sienne. Un doigt passe sous la jupe, puis sous la dentelle. Je m’appuie un peu plus sur elle. Sylvain n’ose pas lever les yeux :



Je pouffe. Quel culot ! Mais son doigt me pénètre avec une douce autorité. Puis elle m’embrasse dans le cou :



Sylvain reste pétrifié. Il doit vivre dans ce nouvel univers jusqu’au bout. Qu’est-ce qu’un amant sans autorité ? Je l’aime encore, mais, sexuellement, il n’est plus rien, me dis-je. Évidé de tout pouvoir de séduction. Et le doigt de Lisette continue son exploration sans guide, et me baigne de plaisir. Lisette m’embrasse sur les lèvres, doucement, puis à pleine bouche. Je la mène alors vers ma chambre. Elle veut fermer la porte. Laisse, dis-je. Au moins, il aura ça. Elle soupire, et elle m’enlève mon T-shirt.


Nos corps se mêlent encore et je n’ai qu’une hâte : sentir ses seins contre les miens, sa chatte contre ma chatte, puis elle en moi avec les va-et-vient de son petit cul blanc. Et Lisette est visiblement inspirée par les mêmes intentions. À nouveau, son gode-ceinture me pénètre et, cette fois, je remonte mes jambes le plus haut possible. Sylvain, de la pénombre du couloir, voit à la fois son plus obscur fantasme se réaliser, et son mariage se volatiliser. Car quand Lisette me crie :



Je gémis tour à tour :



Sylvain voit sa femme jouir comme il ne l’a jamais vue. Se masturbe-t-il ? Je lui souhaite, et je m’en balance. Je me donne. Quand Lisette s’endort contre moi, je sens sa poitrine dans mon dos. Son petit souffle est mon nouveau battement de cœur. Au matin, Lisette a disparu, un petit mot sur la table de nuit :


À plus, baby, je t’adore.


Sylvain est parti aussi. Il a pris deux valises, un autre mot dans la cuisine : je ne comprends rien. Time out.


Je t’aime Sylvia. Ne mettons pas tout en l’air.


Tout quoi ?


À la gym, Mirabelle rayonne. Comme toujours, on prend un petit smoothie après. Mirabelle m’écoute attentivement : que faire de mon mariage ?



Sa petite langue rose repasse sur ses lèvres. Avec un éclair de malice, elle ajoute :



Un nouveau précipice vient de s’ouvrir, et je sens que je n’aurai ni la force ni l’envie d’y résister.