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Temps de lecture estimé : 9 mn
11/05/25
Résumé:  Julie se promène dans sa nouvelle ville. Elle va découvrir plus que de nouveaux lieux.
Critères:  #domination #masturbation f
Auteur : susurrements_poetiques      Envoi mini-message

Série : Nouvelle vie, nouvelle ville, nouvelle Julie

Chapitre 01 / 02
Déambulations

Une douce brise s’était levée en cette belle journée de printemps. C’était la première fois cette année que j’avais pu sortir une jolie robe n’appartenant pas à ma collection d’hiver. Les fleurs ornaient cette dernière, comme elles poussaient dans les fourrés. J’espérais simplement qu’elles commencent à éclore dans mon cœur. Mon dernier compagnon m’avait dit au revoir avant l’hiver, et depuis, je sentais l’assèchement se répandre dans ma poitrine. Il n’acceptait pas ma vie de butinage et souhaitait me garder dans une cage dorée.


Je déambulais tranquillement sur les pavés d’une rue, après avoir mangé dans un petit parc touffu. C’était un coin que je ne connaissais pas encore. Au loin, j’aperçus une magnifique librairie comme je pouvais les aimer. Sa devanture était faite d’un extérieur en bois coloré, et une enseigne en fer forgé représentait un livre ouvert avec une plume. Je poussai la porte et découvris une véritable caverne d’Ali Baba. Une douce mélodie de Billie Holiday atteignit mes oreilles, et je remarquai une jolie rousse portant de belles lunettes vertes, assise au comptoir. Elle leva les yeux vers moi et me salua avec un sourire sincère.



Je lui répondis d’un timide « bonjour ». Elle m’impressionnait ! Je baissai les yeux et continuai mon chemin vers le fond de la boutique. Je me mis à fouiller dans les rayons, faits de beaux meubles en bois. J’explorai les recueils de poésie, les Rougon-Macquart, et les polars, jusqu’à ce que mes yeux s’arrêtent sur un roman où une femme était nue, de dos. Je retournai le livre pour lire le résumé. Il parlait de l’initiation de cette femme aux plaisirs de la soumission.


Instantanément, je regardai mes poignets. Les menottes me manquaient. Mes maîtres également. Mes souvenirs, eux, étaient toujours là. L’humidité prit aussitôt ses quartiers au niveau de mon entrejambe à l’évocation de ces moments passés. Sans le vouloir, j’eus sans doute une réaction sonore. La jolie rouquine me regarda avec un sourire envieux, et une nouvelle tête surgit d’un rayon. Elle appartenait à un beau brun. C’en était trop. La honte me submergea, et je sortis en m’excusant.


Je pris la direction de chez moi pour me cacher sous mes couvertures. Mais, durant ce trajet, je ne pus m’empêcher de penser aux expériences que j’avais vécues. Mon excitation refit surface. Mes tétons, libres de tout soutien, frottaient sur le tissu de ma robe et n’aidaient en rien à rester calme.

J’étais partagée entre honte et désir, et je savais très bien que la honte allait alimenter mon désir. Je me dépêchai pour arriver chez moi. Je ne pensais plus qu’à la chaleur qui dévorait mon corps et à l’orgasme fulgurant qui m’attendait.

Au coin d’une rue, je faillis rentrer dans une femme d’une quarantaine d’années. Elle baissa les yeux vers mon décolleté et me dévisagea avec un sourire en coin. Elle me dit :



J’avais mis mes mains dans mon dos et je regardais le sol en signe de soumission. Que m’arrivait-il ? Je devais me reprendre ! Les souvenirs du passé et le manque de sexe étaient compliqués à gérer. Je sentis une main chaude se poser sous mon menton et accompagner ma tête dans son mouvement vers le haut. Un courant électrique me traversa ! Elle avait des mains magnifiques, vernies d’un rouge sombre. Elle continua son mouvement pour faire glisser ses doigts sur ma joue. Je frissonnai de désir.



Sa main, qui n’était pas partie de ma joue, me gratifia d’une autre caresse, pour un nouveau frisson. Mais pourquoi lui obéissais-je ? Pourquoi étais-je si affectée par une inconnue à un coin de rue ?

Elle me sourit tendrement et reprit son chemin. Puis, elle s’arrêta, se retourna, et me dit :



Elle était passée au tutoiement, mon trouble n’en fut que plus grand.



Les deux derniers mots avaient claqué comme un fouet. Je ne réussis pas à répondre. Elle se retourna et partit.

Où étais-je ?

J’étais sonnée.

Excitée.


Je repris ma route pour arriver chez moi. Mais, en posant le pied sur le perron, je me rendis compte que j’avais oublié mon sac à la librairie. Heureusement que je gardais une clé de secours. J’ouvris la porte, aussi vite que mes tremblements le permettaient, et m’engouffrai aussitôt dans l’appartement.

Je ne pris même pas le temps de dépasser l’entrée. Une fois la porte fermée, j’arrachai mon tanga, il était trempé. Ça faisait longtemps qu’il n’avait pas été dans cet état. Mon index gauche se posa directement sur mon clitoris, et je sentis alors une vague de plaisir se répandre du petit bouton à mes orteils en l’espace de deux secondes, qui parurent une éternité. Le déferlement donna des frissons sur mes lèvres gonflées. Je n’en pouvais plus, je m’activai sur mon clitoris pendant que mon pouce et mon index cherchaient mes tétons.

Je gémissais de plaisir. Mon esprit s’égara alors vers la femme de tout à l’heure. Mais qu’est-ce qui me prenait ? Je voulais ses mains, je voulais ses mots, je voulais qu’elle me tutoie en me caressant de ses ongles vernis. Je l’entendais me dire dans mes pensées : « Je t’autorise à jouir, Julie ! »

C’est alors que je jouis, je jouis fort, très fort, plus fort qu’avec mon ancien compagnon. Je ne sais pas combien de temps dura l’orgasme, mais j’étais allongée par terre et je continuais à haleter. Puis je repris mes esprits. J’étais épuisée, je partis me coucher. J’enlevai ma robe et sombrai aussitôt.

Mon orgasme n’avait pas calmé mes ardeurs, et l’excitation me fit émerger en plein milieu de la nuit. Des images des sangles sur mes poignets s’imposèrent à mon esprit. Je me levai pour aller chercher, dans le fond de mon placard, un objet que je n’avais pas utilisé depuis longtemps, trop longtemps. Le collier que m’avait offert mon maître en souvenir de notre lien. Je l’attachai, et l’effet fut immédiat. Mes tétons, déjà dressés habituellement, devinrent encore plus sensibles. Mon sexe était encore plus humide. Je pris mon gode vibrant pour me satisfaire. Je poussai des cris de jouissance et sombrai à nouveau dans le sommeil, la tête complètement vide et brumeuse.


Je me réveillai en sursaut le lendemain matin. Je me sentais fraîche et apaisée, mais je devais me dépêcher de retrouver la librairie. J’avais emménagé peu de temps auparavant, et je ne connaissais pas très bien la ville. Mais mon sac se trouvait là-bas, et mon téléphone était à l’intérieur. Je fis ma toilette et enfilai la robe jumelle de celle de la veille.

J’arrivai au petit magasin, je me calmai avant de rentrer. Je n’avais pas oublié mon comportement étrange de la veille, et j’étais un peu embarrassée. J’entrai et vis la même femme rousse au comptoir. Je m’adressai à elle :



Je sortis du magasin en me demandant pourquoi elle ne l’avait pas laissé ici. Ce comportement était étrange. À cet instant, je me rappelai que je n’avais pas mon téléphone et qu’il serait difficile pour moi de trouver l’adresse. En jetant un coup d’œil sur celle-ci, je remarquai qu’elle portait le même nom que le parc où j’avais déjeuné la veille.

Je m’y rendis et tombai sur une magnifique demeure. Maintenant, je m’en souvenais, je l’avais admirée pendant mon repas. Mais où avais-je la tête ?

Je sonnai à la porte, et une très jolie jeune femme, habillée en domestique, m’ouvrit.



J’étais tellement interloquée que je ne sus quoi lui répondre. Elle me conduisit dans un grand salon richement meublé.



Je balbutiai un merci et pris position sur un magnifique canapé rouge. Il flottait dans la pièce un parfum qui ne m’était pas étranger. Mais impossible de mettre la main sur l’origine de ce souvenir. Perdue dans mes pensées, je n’entendis pas la porte derrière moi s’ouvrir.



La femme d’hier ! Voilà où j’avais senti ce parfum. Je ne m’en étais même pas rendu compte. Mais qu’est-ce qui ne tournait pas rond chez moi ? Je me levai, les jambes toutes chancelantes.



Son visage s’était illuminé d’une froide intensité.



Je m’étais encore mise en position de soumission, les mains dans le dos et les yeux vers le sol. Je ne comprenais pas pourquoi mon corps réagissait de cette manière. C’est à ce moment-là qu’une voix masculine parvint derrière moi.



Élodie me regarda doucement et me dit :



Je repris place sur le canapé rouge. Je tremblais d’émotion et ressentais une excitation tellement importante. Mes larmes se mirent à couler. Ce n’était pas de tristesse, bien au contraire, mais d’espoir. Mon esprit venait d’apercevoir ce qu’il voulait, et c’est mon corps qui lui faisait comprendre.

Elle approcha ses doigts vernis de mes joues, essuya mes larmes et les porta à sa bouche. Elle émit un soupir de contentement.



Enfin, je commençais à me réveiller.



Mes yeux s’écarquillèrent. Comment ne l’avais-je pas compris plus tôt ? Elle avait tout provoqué pour qu’on se percute, elle voulait me tester, voir mes réactions.

Elle tendit la main vers l’origine de la voix et dit :



Je ne m’étais pas encore retournée, malgré son intervention de tout à l’heure. Je me mis debout pour le saluer. Il prit ma main et l’effleura des lèvres. Mon visage s’empourpra et mon corps se mit à frissonner. Élodie me regarda avec un sourire en coin.



Et elle sortit !


Marc était un beau quarantenaire, très courtois. Ses cheveux poivre et sel se continuaient sur une barbe de trois jours, le tout encadrant un sourire ravageur.



Mon cœur manqua un battement, je ne pus que hocher la tête à l’affirmative. Ses doigts se posèrent alors sur ma joue.



J’étais ébahie par une telle déclaration, je n’avais pas l’habitude d’être convoitée. Je sentis des papillons se former à l’intérieur de mon ventre, une chaleur traverser mon corps en entier.



Je hochai la tête pour confirmer ses dires. J’étais très étonnée qu’il en sache autant, mais son timbre de voix bienveillant me mettait un peu en confiance. Une question me taraudait néanmoins l’esprit.



Il me répondit avec un grand sourire :



Alors, si je m’attendais à cela… L’idée de travailler pour Élodie et Marc me fit l’effet d’une bombe intérieure. Les papillons se transformèrent en excitation. Il me dévisageait, et cela ne fit aucun doute qu’il savait ce que je ressentais. Le rouge s’installa sur mes joues.

La porte s’ouvrit doucement, et un petit courant d’air me traversa le corps, me rappelant qu’il était en feu. La voix d’Élodie me parvint délicatement aux oreilles, laissant un frisson sur son passage.



Comment pouvait-il lire aussi facilement en moi ?



Voilà comment tout a commencé.