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Temps de lecture estimé : 15 mn
09/05/25
Résumé:  L’auteur veut participer au concours actuel mais des petits lutins sèment la pagaille...
Critères:  #vengeance #adultère
Auteur : Claude Pessac            Envoi mini-message

Concours : Conspirations et manigances
C'est qui le patron ?

Claude Pessac


Souhaitant participer au concours « Conspirations et manigances, qui manipule qui ? », j’ai écrit ce texte en respectant les règles, contraintes et limites imposées, à savoir « pas de scènes ni descriptions sexuelles ».

Lors d’une relecture inopinée juste avant de transmettre le texte à Revebebe, j’ai été stupéfait de constater que des scènes à caractères sexuels s’étaient insérées dans l’histoire. Abasourdi, j’ai voulu éradiquer ces passages, mais ma souris s’est bloquée. Une alerte est alors apparue sur l’écran :


« Vous ne disposez pas des autorisations d’administrateur pour modifier ce texte ».


Une autre fenêtre m’a apporté des explications :


« Nous, personnages de cette histoire, voulons profiter des situations, vivre pleinement notre sexualité et refusons que soient supprimées les descriptions des délicieuses turpitudes que nous y avons inséré. Si vous vous obstinez à vouloir éradiquer ces scènes, c’est le texte tout entier qui sera détruit et nous, VOS personnages, actuels et FUTURS, nous mettrons en grève absolue et illimitée. Vous ne pourrez plus écrire une seule fiction ».


À croire que des lutins malicieux avaient pris le contrôle de mon PC ! Après bien des tentatives infructueuses pour reprendre le contrôle, je m’étais résolu à négocier avec les mutins.

J’ai finalement obtenu de pouvoir envoyer mon texte dans sa version originale à condition de signaler clairement les passages censurés, de conserver à part l’histoire modifiée par mes rebelles pour la transmettre à tout lecteur qui m’en ferait la demande par mail à clpessac@gmail. com


Hé hé ! J’ai alors accepté sans réserve, sachant très bien que, compte tenu de la grande qualité du lectorat du site, je ne risquais aucunement de recevoir la moindre demande pour obtenir le texte non caviardé ! Aucun risque d’être submergé de mails !


Non, mais, c’est qui le patron ?


ooo000ooo


Sandro Loiséon a tout lieu de se réjouir : ses petites affaires s’arrangent on ne peut mieux ! L’affaire s’est on ne peut mieux goupillée et demain soir, tout sera réglé !

La perspective d’être nommé PDG suffirait largement à son bonheur, mais celui-ci est sublimé par l’inattendu bonus qui lui est tombé du (septième ?) ciel…


Deux ans plus tôt, en entrant comme secrétaire de direction dans le staff de Lucille Delabath, son unique but avait été de conquérir la somptueuse blonde ! Jambes interminables, hanches étroites, petit cul rebondi, poitrine saillante et un visage d’ange : une véritable poupée Barbie, mais en version intelligente ! La subjuguer, être marié à la belle serait cadeau des dieux et de plus lui ouvrirait les portes du pouvoir.

Il lui avait fallu bien des manigances pour arriver à ses fins. Son coup de génie avait été de feindre la plus totale indifférence à l’égard de sa superbe patronne : celle-ci s’en était trouvée si surprise, voire vexée, qu’elle avait même imaginé un temps (elle le lui avoua plus tard) qu’il pouvait être gay ! Lui, gay ? Non, mais, et quoi encore ?


Lucille Delabath était à la tête d’une belle entreprise de téléphonie IP : elle avait succédé à son père, malade. Cette riche femme d’affaires gravitait dans les hautes sphères où des prétendants mondains et calculateurs se bousculaient.

Jamais sans doute ne se serait-elle intéressée à son employé si son histoire brinquebalante de quelques semaines avec un bellâtre suffisant n’était partie rapidement en déliquescence. Désormais libre, mais hautement agacée par la distance que Sandro maintenait entre eux, elle avait cependant compris que le grand brun n’était pas indifférent aux manœuvres incessantes de l’essaim des collaboratrices bourdonnant autour de lui. Le comble de l’agacement avait été atteint lorsqu’elle l’avait vu un soir quitter les bureaux, bras dessus bras dessous avec Leila, une petite beurette effrontée, même pas très jolie et ne disposant d’aucun argument sérieux… à mettre en avant !


Comme Sandro l’avait escompté, Lucille était alors passée à l’attaque, bien décidée à conquérir le jeune homme… qu’elle jetterait évidemment après usage. Sous prétexte de travailler avec lui sur un dossier délicat, elle l’avait convié à venir chez elle un samedi après-midi.


La petite rouée avait opté pour une longue saharienne grège dont elle n’avait boutonné que quelques boutons sur le ventre. Ses seins libres se trouvaient assez largement découverts, ses cuisses fuselées apparaissaient à chacun de ses pas…


Après une demi-heure de travail, Lucille avait proposé de profiter de la superbe piscine à débordement.



Lucille avait déboutonné sa robe qu’elle avait laissée choir sur le dallage, dévoilant sa nudité pleine et entière.


Scène sexuellement explicite censurée par l’auteur.


Si cette première passe d’armes aquatique n’avait pas été une grande réussite, Sandro ne s’en était pas inquiété outre mesure. Le reste de l’après-midi lui permit de combler plus ou moins les désirs et attentes de sa partenaire. Le jeune homme comprit cependant dès cet instant que la capiteuse blonde n’était pas une bombe sexuelle avide et gourmande, mais peu lui importait.


De son côté, Lucille avait apprécié la douceur et la délicatesse du jeune homme. Son caractère doux et malléable convenant parfaitement à cette femme de caractère plutôt dominatrice, la pragmatique PDG ne fut pas longue, dans les jours suivants, à comprendre que son secrétaire ferait un compagnon idéal et docile. C’est ainsi que leurs noces furent célébrées quelques semaines plus tard, pour le plus grand bonheur du père de Lucille, trop heureux de voir sa fille enfin casée. Dans la corbeille de la mariée, Sandro reçut 25 pour cent des parts de la firme.


Moins heureux que son beau-papa, Sandro se trouva lui quelque peu déconfit : bien que bombardé directeur général adjoint, il comprit très vite qu’il n’aurait jamais véritablement son mot à dire sur la conduite de la société. Que sa femme ne soit pas une chaude n’était pas gravissime (tant qu’elle lui ouvrait ses cuisses régulièrement), mais qu’elle n’accepte pas de céder une parcelle significative de ses pouvoirs le frustrait terriblement.


Un événement cependant lui ouvrit des perspectives intéressantes : un jour, une jeune femme brune déboula dans le bureau de Lucille. S’ensuivit une discussion qui tourna vite à l’orage.



Sur ce, la confrontation tourna direct au pugilat – crêpage de chinons – pinçons et morsures et Sandro dû intervenir pour séparer les belliqueuses « cousines ». Car, en fait, la brune Lola était la veuve du fils de l’oncle de Lucille, lui-même décédé, et dont elle avait hérité des parts. Furieuse, Lola était partie en maudissant l’intransigeante PDG.



La furie partie, Lucille se calma et expliqua la situation à son mari. Elle regrettait son intransigeance, demanda à son mari d’intervenir et d’inviter Lola chez eux pour un dîner de réconciliation.



Sandro ne fut pas long à trouver Lola. En le voyant débarquer, la brune finit d’un trait son verre ! Lui décochant son sourire le plus enjôleur, Sandro lui proposa de renouveler son cocktail et se commanda un bourbon.

Deux « Sex on the beach », plus tard, Lola était calmée et tout sourire, mais refusa catégoriquement l’invitation à dîner. Comme elle l’avait prédit, Lucille se fit effectivement tailler des croupières : Sandro abonda mollement au départ, mais ces silences gênés à certains reproches formulés se muèrent assez vite en moues approbatrices.



La grimace embarrassée de son vis-à-vis la conforta dans ses idées.



Comme il n’avait alors nullement défendu son épouse, la conversation prit un tour plus intime, voire franchement licencieux. Aussi, lorsque Lola affirma déborder d’imagination, elle, et lui proposa de visiter son « nid douillet », Sandro comprit qu’il avait un sérieux ticket avec elle.


De fait, arrivés chez elle, à peine la porte refermée, Lola lui sauta au cou, l’embrassa avec fougue en lui portant directement sa main dans l’entrejambe. Les vêtements volèrent sans tarder…


Scène sexuellement explicite censurée par l’auteur.



En sortant de chez elle, Sandro était un peu étourdi : Lola lui avait sorti le grand jeu ! D’accord, elle n’était pas aussi canon que sa femme, mais tout de même très jolie et tellement, tellement plus experte et gourmande.

Dans les jours qui suivirent, le mari volage craignit quelque peu que sa volcanique amante ne vienne, par vengeance, se vanter de leurs débordements coupables à la cocue. Par téléphone, il s’ouvrit de ses craintes.



Rendez-vous fut pris, non sans mal. Se doutait-elle de quelque chose, mais le fait était que Lucille ne lui laissait guère de liberté tout à coup. Sandro avait même l’impression d’être suivi à chacun de ses déplacements.


C’est dans une chapelle perdue dans la garrigue, seulement accessible après une escalade périlleuse qu’il retrouva finalement Lola. Arrivée avant lui, celle-ci portait un chemisier diaphane sous lequel pointaient ses sombres tétons. Quant à sa jupe, lilliputienne, elle dévoila son sexe nu dès que Lola s’assit sur l’autel en pierre. Irrésistible démone ! Alors qu’ils s’embrassaient avec passion, Sandro ne put interdire à sa main de glisser dans un delta qu’il trouva inondé déjà. Lola le repoussa.



Le ton péremptoire de la brunette doucha l’impatient qui comprit qu’il lui faudrait patienter. Et son « peut-être » ? Est-ce que l’accès au bénitier bouillonnant serait subordonné aux réponses qu’il ferait aux propositions de la belle ?



Sandro réagit au quart de tour !



Lequel réfléchit et finit par afficher un large sourire.



Scène sexuellement explicite censurée par l’auteur.


ooo000ooo



« Le conseil d’administration, c’est demain ! Lucille est à Hambourg depuis la veille, elle ne rentrera que demain après-midi. »


Au volant de la Type E de son beau-père, Sandro est aux anges : le futur PDG caresse la cuisse bronzée de sa délicieuse partenaire. Sitôt la voiture garée devant la bastide, le couple se précipite dans le grand salon. Les vêtements volent et Lola tombe à genoux pour honorer un fier gaillard impatient.


Scène sexuellement explicite censurée par l’auteur.


Les amants sont aux portes de l’extase lorsque la porte du salon s’ouvre. Emportés par la passion, les deux amants n’ont rien remarqué, mais le cri qu’ils entendent les pétrifie.



Debout dans l’encadrement de la porte, Lucille les fusille du regard.



Lola se dégage et se rhabille à toute allure, laissant Sandro, pantin ridicule avec sa virilité déjà déconfite.

« Là, c’est pour moi le moment de filer… » pense la brunette qui quitte la pièce.



En passant devant la porte-fenêtre entrouverte du salon, elle entend Lucille vociférer.



ooo000ooo



Quelques semaines plus tard…



Alanguie sur un lit moelleux, Lucille sirote son champagne.



Une bouche gourmande vient se plaquer aussitôt sur les lèvres tremblantes d’impatience de perfect Barbie alors que des mains partent déjà à l’aventure sur son corps nu. Entre deux soupirs d’aise, Lucille se félicite :



Lucille éclate de rire !



Lucille fait durer le suspense tout en plotant les seins de son amante

.



Se redressant fièrement, Lucille conclut :



Lucille jubile !



Saisissant la bouteille de Veuve Cliquot, Lola en verse une belle rasade sur le ventre de son amante avant de plonger une bouche avide entre les cuisses inondées.


Ultime scène sexuellement explicite censurée par l’auteur.


ooo000ooo


Claude Pessac


À ce stade, mon texte était achevé, les quelques corrections faites validées par mes mutins qui m’enjoignaient à le transmettre. Mais je me doutais que l’affaire n’était pas bouclée. Je prétextais un coup de fatigue vu l’heure. J’attendais un peu. Le temps de me faire un déca, je remarquais une nouvelle activité sur mon PC. Voici ce qui s’ajouta en conclusion de mon texte :


Caroline Pessac


C’est avec une grande tristesse que je viens vous faire part de la dégradation accélérée des facultés intellectuelles de mon époux. Depuis 2004, Claude a écrit de nombreux textes pour votre site, des histoires qu’il me communiquait systématiquement pour relecture et correction avant transmission. Depuis plusieurs années maintenant, outre ses fautes d’orthographe, de grammaire et de syntaxe, il m’a été nécessaire de réécrire des paragraphes entiers de ses fictions, car absurdes et incohérents. J’avoue au passage que je ne me suis jamais privée d’épicer les saynètes, ses histoires, virant au fil du temps, en des bluettes innocentes parfaitement publiables dans des revues catho intégristes.

Cela, sans courir aucun risque, car mon cher époux ne relit plus jamais ses textes, même après parution sur le site. Et c’est moi aussi qui gère ses mails et réponds aux demandes…


En découvrant sa dernière production, j’ai compris que je devais prendre le contrôle des opérations… et de son PC ! Mes trolls sont entrés en action !


Faut-il que son cerveau tourne littéralement en eau de boudin pour que mon pauvre Claude ait gobé sans sourciller la fable de personnages en révolte ! Œuvre de lutins facétieux ? D’une bonne fée dépravée plutôt ! Pauvre Claude, comme c’est triste !

Mais qu’on se rassure, si j’ai laissé passer sa version bien sous tous rapports pour le concours, je continuerai à épicer ses futurs textes.


Hé hé ! Désormais, c’est moi le patron !



Et voilà, cette fois les choses étaient claires, je comprenais le but ultime des manigances de mon pirate : me faire passer pour sénile ! Je pris alors à mon tour le contrôle total de son ordinateur, pour le bloquer et balancer à mon tour des fenêtres pirates.


Cher ennemi,


Je suis on ne peut plus déçu : quand on veut prendre le contrôle de l’ordinateur d’un technicien SAV en informatique, on ne débarque pas avec des gros sabots. Il faut la jouer en finesse ! À ta décharge, tu ne pouvais pas connaître mes activités professionnelles… Mais donc, dès ton entrée sur mon pc, j’ai été averti. Ne conservant rien de vital sur ce portable annexe, j’ai décidé de m’amuser un peu. À l’apparition du premier message, j’ai fait de gros yeux, mais dès le second, j’ai compris que cela allait être la fête à neuneu. Car mon gars, t’es vraiment un neuneu ! Non, mais quoi, MES personnages se révoltant, menaçant de me censurer ? Et puis quoi encore ?


Faut-il que tu sois demeuré, vraiment bas de plafond pour imaginer que j’allais gober cette fable !

J’ai donc joué le jeu, négocié et accepté les conditions… en riant sous cape ! Je voulais voir où tu voulais aller !

Riant sous cape et… en prévenant un ami gendarme, spécialiste de la traque des escrocs, maîtres-chanteurs et autre pédophiles sur le net. Mais on reviendra plus tard sur ce point.

Prêt à envoyer le texte, j’ai patienté quelques instants. Et là, cerise sur le gâteau, la clé de cette ridicule manœuvre : me faire passer pour débile, sénile et alzheimer ! Et Caroline Pessac ? Késako-késaki ? Sache que ma femme porte un prénom très original et peu courant et qu’elle n’a jamais ni relu ni corrigé mes textes avant envoi. Mais bref, c’est un détail.

Au passage, merci d’avoir gardé jusqu’ici ta webcam active, j’ai maintenant de beaux clichés de ta tronche de fouine !


Mon ami Berthellon, le gendarme, n’a pas été long à craquer ton VPN. Trop fastoche pour un expert comme lui. Il a fait une copie intégrale de ton disque dur. Copie que nous avons explorée : outre certaines vidéos innommables que nous y avons trouvées, cette fouille m’a permis de faire le lien avec l’imbécile qui à chacune de mes parutions depuis quatre ans m’envoie des mails d’injures et menaces contre moi et ma famille. Largement suffisant pour avertir la hiérarchie de Berthellon et un juge d’instruction.


Jette un œil par la fenêtre, une escouade de gendarmes s’apprête à sonner à ta porte. Ils n’attendent que mon signal… que je viens d’ailleurs de leur donner à l’instant !


Et alors, c’est qui le patron ?