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n° 23040Fiche technique12024 caractères12024
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Temps de lecture estimé : 9 mn
06/05/25
Présentation:  Il est recommandé d’aller au moins jusqu’au deuxième chapitre...
Résumé:  Dans un appartement visiblement médicalisé, deux seniors encore assez alertes sont en train de faire causette avec une jeunette qui semble peu farouche.
Critères:  #exercice #délire #personnages
Auteur : Patrik            Envoi mini-message
Papy Papillons

Il est recommandé d’aller au moins jusqu’au deuxième chapitre…

Bonne lecture :)



Résidence des papillons



Dans un appartement visiblement médicalisé, deux seniors encore assez alertes sont en train de faire causette avec une jeunette qui semble peu farouche. Le terme « causette » semble être vite devenu un euphémisme, si on en croit un certain enchevêtrement…


Goguenard, le locataire des lieux lance à son invité qui est actuellement très occupé :



Continuant de s’activer comme aux heures glorieuses de sa jeunehommitude, l’invité en sueur demande à Mauricio :



Avachi dans son siège, à moitié béat, Mauricio désigne le plafond du doigt :



Il s’adresse à la jeune femme située un peu plus bas :



Modifiant son affairement en passant en mode manuel, la jeune femme répond :



Mauricio prend le relais :



Toujours entreprise, la jeune fille affiche un air gourmand :



Mauricio lève les yeux au ciel :



Toujours aussi dactyle, la demoiselle pouffe :



Toujours affairé à son affaire, en semi-extase, Luigi s’exclame :



Amusé par la réplique impulsive de son ami, Mauricio décide de venir ##@@%%



Je sursaute. Encore heureux que je ne réalise plus que le crayonné et non l’encrage !




Atelier



Ma chère épouse devant Dieu et les hommes vient d’entrer soudainement dans mon atelier. Comme très souvent, elle regarde par-dessus mon épaule :



Elle consulte les diverses planches déjà crayonnées :



Mon épouse regarde mieux mes planches :



Peu jalouse et pour cause, ma femme se met à rire :



Désignant une maquette (commencée par mes soins, un peu avant la guerre) qui représente un forum romain et divers bâtiments autour, elle se souvient :



Antonia croise les bras :



Ce n’est pas la première fois que ma femme raconte ce genre de chose, je dirais même qu’elle en tire une certaine gloire. Je souris, il vaut mieux faire envie que pitié :



Malgré les années qui s’écoulent inexorablement, tel le sable dans le grand sablier de l’existence, ma femme reste toujours aussi appétissante…


Néanmoins, je préfère changer de sujet et revenir sur ce que je suis en train de faire afin d’arrondir nos fins de mois qui ne sont pas la panacée en la matière. Avoir tant travaillé pour si peu, finalement ! c’est franchement décourageant !



Toujours assis sur mon siège bien usé, je soupire, la conjoncture actuelle n’est pas clémente pour les obscurs tâcherons :



Se penchant vers moi, Antonia m’enlace pour me rassurer :



Antonia est un peu plus jeune que moi. Montrant du doigt un poster plastifié qui trône sur le mur depuis des décennies, à son tour, elle change de sujet, tout en se redressant :



Mains sur les hanches, ma chère femme demande perfidement :



Antonia hausse les sourcils :



C’est pas faux ! Si Antonia avait fait le centième de ce qu’a accompli Satanella, je serais déjà mort cardiaque depuis des lustres !




Éruption et papillons



Toujours assis sur mon siège élimé, je demande :



Antonia se frappe le front :



Je regarde la grande carte de mon pays natal qui décore la moitié d’un mur. Combien de fois je l’ai utilisée pour vérifier l’emplacement de mes histoires. D’ailleurs, cette carte est la sixième à être ainsi accrochée. Je soupire :



Je me lève lentement pour ménager mon dos, je n’ai plus vingt ans, ni le double, ni le triple. J’accompagne au-dehors ma femme, mon égérie, mon modèle. C’est vrai que je l’ai souvent dessinée, peut-être un peu trop, sur des centaines de planches, des milliers de planches et même plus, les lecteurs connaissent aussi bien que moi son anatomie.


Mais quand on aime, on ne compte pas.