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n° 23023Fiche technique1953 caractères1953
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Temps de lecture estimé : 2 mn
30/04/25
Résumé:  Un poème coup-de-poing, où la rage fend les vers et éclabousse les jugements faciles. Ici, pas de tiédeur : juste des mots brûlants gravés à même la colère.
Critères:  #poésie
Auteur : L'artiste  (L’artiste)      Envoi mini-message

Poésie
Merde en vers et contre vous

Ce texte est né d’une colère froide. Il est adressé à ceux qui notent sans lire, qui jugent sans comprendre, qui sanctionnent sans jamais oser écrire.


Il n’a pas pour but de convaincre, encore moins de plaire. Il est là pour rappeler que la création n’a jamais demandé la permission aux passants pressés.


Lisez, fuyez, crachez : tout m’est égal. Moi, j’avance.




Écrasez vos deux sous, vos deux dents, vos deux cœurs,

Vos deux doigts moisis qui pointent sur mes erreurs.

Gardez vos petits deux, vos grandes lâchetés,

Je préfère bien vomir que d’être noté.


Trois cent trente regards creux, pas même foutus

D’aller au bout du cri que j’ai pourtant tendu.

Alors gardez vos clics, vos jugements en toc,

Vos yeux de caillou et puis vos tripes en bloc.


J’écris pour me saigner, pas pour plaire aux peureux,

Pas pour vos « deux » jetés dans les bas-fonds crasseux.

Je plante des bombes dans vos champs de moiteur,

Je chie ma prose dans vos boîtes à vapeur.


Lisez ou fuyez, crachez donc, ça m’est égal,

Moi je grave ma rage sur votre idéal.

Tant pis pour vos chiffres, vos notes à deux balles,

Je bâtis des orages et vous bavez sale.




Bande de juges, lécheurs de fantasmes mous,

Je vous tends mes vers bruts, mes reins et mes genoux.

Posez vos « deux » crétins sur mon poème en rut,

Puis enfoncez vos notes là où le jour bute.


Vous vouliez du cul ? Le voilà donc sur vos doigts,

Mots tendus et bandés, ratures en émois.

Mes rimes suintent et mes strophes se dénudent,

Là où vos critiques bavent sur mon prélude.


Deux sur vingt pour mes reins, deux pour mes cicatrices,

Deux pour mes pleurs mordus, deux pour mes cockatrices.

Pendant que vous pissez votre fiel au trottoir,

Moi je fous mes écrits sur vos tympans blafards.


J’encule vos standards à coup de métaphores,

Gerbant vos verdicts dans vos slips en désaccord.

Tendez vos oreilles, mouillez vos jugements,

Car même à poil, je vous laisserai pantelants.