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n° 23017Fiche technique7059 caractères7059
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Temps de lecture estimé : 6 mn
24/04/25
Résumé:  Jasmine n’a jamais appris à découvrir son corps. Elle se l’interdisait. Les préceptes sociaux qu’on lui a enseignés l’étouffaient. Ce texte montre comment elle a réussi à s’en libérer.
Critères:  #initiatiq #initiatio #érotisme #prude f fh
Auteur : reveurlejour  (un doux rêveur :))      Envoi mini-message
Jasmine, une femme de mon village

Au début, ce n’était rien. Juste une pensée fugace, un instant où mon esprit s’égare malgré moi. Une image qui s’impose sans prévenir…


Je ne me suis même pas présentée.


Je m’appelle Jasmine, j’ai 25 ans et je dirais que ma vie a toujours été un équilibre fragile entre ce que je suis et ce qu’on attend que je sois.


J’ai grandi dans une famille traditionnelle, avec des valeurs bien ancrées.


La pudeur, le respect des règles, et l’idée qu’une femme devait se comporter d’une certaine manière ont toujours été des principes que j’ai suivis.


On m’a appris à être discrète, à contrôler mes désirs et mes émotions, à ne jamais franchir certaines lignes.


Je n’ai jamais été une rebelle, ni même une aventurière.

Mon quotidien a toujours été réglé, un peu trop peut-être.

Le travail, les études, et mes relations étaient simples, prévisibles.


Mais malgré tout ça, il y a toujours eu cette curiosité latente, cette question qui me titillait : et si j’allais au-delà des limites imposées ?


Tout a changé le jour où j’ai croisé Rémi, un collègue avec qui j’ai toujours eu une relation professionnelle, mais qui, petit à petit, a commencé à occuper une place particulière dans mon esprit.


Rémi avait le même âge que moi. Il était très doux.

Discret, lui aussi, j’adorais sa force tranquille. Il incarnait une sorte de charisme posé. Ça me rassurait. Et surtout, ma timidité et ma réserve ne le gênaient pas du tout. Contrairement aux autres qui me cataloguaient sans me laisser de chance de m’ouvrir. Moi, la pauvre nunuche…


Rémi, son regard posé sur moi un peu trop longtemps. Son bras qui frôle le mien. Et, dans mon esprit, une idée intrusive : et s’il me touchait plus ?


J’ai chassé cette pensée immédiatement.

C’est mal.

Ce n’est pas ce que je suis.


Mais plus j’essaie d’étouffer cette petite voix, plus elle prend de la place.


Un soir, allongée dans mon lit, je repense à lui sans le vouloir.

À ses mains. À ce que ça ferait s’il les posait sur moi. D’abord sur ma joue, puis sur mon cou, puis plus bas…


Mon ventre se contracte, mon souffle s’accélère. Un frisson me traverse. Je ferme les yeux, serre les cuisses, comme pour retenir quelque chose en moi.

C’est mal.

Mais pourquoi ai-je si chaud tout à coup ?


Et surtout, qu’est-ce que les autres diraient de moi s’ils savaient ?


La peur d’être vue, d’être jugée

Dans ma famille, on ne parle pas de ces choses-là.


Le désir féminin, le plaisir, c’est un non-sujet. Ou pire, une faute.


J’ai grandi avec l’idée qu’une fille bien doit se préserver, qu’elle doit être pudique, respectable.


Qu’un homme a des besoins, mais qu’une femme, elle, doit se contenir.


Et moi ? Moi, je suis en train de trahir tout ce qu’on m’a appris.


Si quelqu’un savait ce que j’imagine, ce que je ressens dans mon corps, ce que je fais en secret la nuit… je serais jugée. Rejetée. Peut-être même méprisée.


Je repense aux regards lourds d’attentes, aux conseils pleins de sous-entendus :

« Fais attention à ton image. »

« Ne sois pas comme ces filles qui n’ont plus de valeur. »

« Un homme ne respectera jamais une femme trop facile. »


Ces mots me hantent. Ils me rappellent que je suis coincée entre deux mondes : celui où l’on attend de moi que je sois sage, et celui où mon corps réclame ce qu’il ne devrait pas.


La première fois que j’ai vraiment laissé cette pensée prendre le dessus, c’était presque par accident.


J’étais sous la douche, l’eau ruisselait sur ma peau, et sans m’en rendre compte, j’ai repensé à lui.


À son odeur, à la façon dont il se tenait près de moi. Et là, sans réfléchir, ma main a glissé sur mon ventre, plus bas…

J’ai stoppé mon geste net, comme prise en faute. Non, je ne peux pas.


Et si on savait ? Si on devinait en me regardant que j’étais en train de céder à quelque chose d’interdit ? Serais-je encore digne aux yeux des miens ?


Mais cette chaleur dans mon bas-ventre ne disparaît pas.

Cette tension, ce besoin que je ne comprends pas encore totalement.


Et puis, un jour, je n’ai plus résisté.


Je me suis allongée, dans l’obscurité de ma chambre, et cette fois, je n’ai pas lutté contre l’image de Rémi.

J’ai laissé ses mains imaginaires explorer mon corps, sa voix résonner dans ma tête.


J’ai laissé mon corps répondre à ce que mon esprit lui interdisait.


Et quand le plaisir m’a envahie, c’était comme si un barrage avait cédé.


Une part de moi venait d’être franchie, une limite effacée.


Et au lieu d’avoir honte… j’ai voulu recommencer.


Parce qu’enfin, pour une fois, c’était moi qui décidais.


Je ne sais pas quand c’est devenu si obsessionnel. Peut-être le jour où j’ai croisé son regard plus longtemps que d’habitude. Peut-être la première fois où j’ai laissé mon esprit vagabonder en pensant à lui, seule dans mon lit, à l’abri des regards.


Je me suis longtemps battue contre ça. Contre cette idée qu’un simple frisson pouvait me hanter des heures. Contre cette chaleur qui s’installait en moi quand je repensais à ses mains, à sa voix, à sa façon d’être.


Mais à force de lutter, j’ai compris une chose : ce que je ressens ne disparaîtra pas.


Alors, un soir, j’ai décidé d’arrêter de fuir.


Nous étions seuls, dans un moment suspendu où le monde autour de nous s’était effacé. Mon cœur battait trop fort, mes mains étaient moites. J’aurais pu reculer, encore une fois. Me dire que ce n’était pas moi, que je ne devais pas faire ça.


Mais cette fois, je voulais voir où tout cela pouvait me mener.


J’ai fait ce premier pas. Un frôlement. Un effleurement à peine calculé. Et lui, il n’a pas reculé.


Son souffle s’est fait plus court, ses doigts ont trouvé ma peau. Et moi, au lieu de me raidir comme je l’aurais fait avant, je me suis laissé aller.


Tout est allé vite après ça. Les hésitations se sont dissipées, remplacées par une évidence brûlante : je voulais ça.


Je voulais sentir son corps contre le mien, son souffle mélangé au mien. Je voulais qu’il me touche comme personne ne l’avait jamais fait. Je voulais qu’il m’apprenne ce que c’était d’abandonner.


Je me suis pressée contre lui, laissant mon instinct prendre le dessus, et quand il a commencé à me donner du plaisir, à me faire découvrir ce que je n’avais jamais osé explorer seule, tout le reste a disparu.


Les interdits. La peur. Le poids de ce qu’on attendait de moi.


Il n’y avait plus que lui, moi, et ce désir impossible à arrêter.


Quand la question du préservatif s’est posée, je l’ai regardé, le cœur battant. Nous étions deux vierges, deux âmes inexpérimentées qui se découvraient pour la première fois. Et moi, je prenais déjà la pilule, une histoire de règles douloureuses, je vous rassure.


Alors, dans un murmure, je lui ai dit :



Et quand il est entré en moi, j’ai senti plus qu’un simple contact physique. C’était une délivrance. Une barrière qui explosait. Une Jasmine qui renaissait.


Et au moment ultime, quand il a voulu se retirer, une pulsion insoupçonnée s’est éveillée en moi. Non. Je voulais qu’il reste. Je voulais garder une trace de ce moment.


Alors, je lui ai murmuré :



Et quand tout s’est consumé, quand j’ai senti cette chaleur au plus profond de moi, quelque chose s’est scellé.


Ce n’était plus une simple première fois. C’était une libération.