| n° 22999 | Fiche technique | 58469 caractères | 58469 10458 Temps de lecture estimé : 42 mn |
04/04/25 |
Résumé: En voyage à Agadir avec son mari, une femme mariée croise un ancien amant dont le retour réveille en elle un désir trouble et ravageur. Entre fascination, provocation et transgression, elle glisse peu à peu dans un triangle érotique où les rôles s’inverse | ||||
Critères: #érotisme #nostalgie #personnages #adultère #candaulisme #couple #libertinage #voyeur #masturbation couple extracon cocus candaul grossexe vacances jalousie cérébral | ||||
| Auteur : VLemoine Envoi mini-message | ||||
Chaque année, à l’approche de décembre, une question silencieuse revient me hanter : faut-il recommencer comme l’an dernier, rejouer les mêmes rituels, les mêmes plats, les mêmes sourires forcés ? Ou faut-il tout bouleverser, comme un coup de vent dans un salon bien ordonné ?
Ce n’est jamais moi qui décide vraiment. Je fais semblant. Il me laisse croire que je choisis, mais je connais trop bien cette façon qu’il a de se mettre en retrait pour mieux observer. Il me délègue les apparences, mais il garde la main sur l’essentiel. Pourtant, cette année, quelque chose avait changé. Il voulait partir. Loin. Sans amis, sans famille, sans obligations.
C’est lui qui a proposé Agadir. Et moi, j’ai dit oui. D’abord sans y croire. Puis, doucement, j’ai commencé à y penser la nuit, entre deux rêves. Le sable, la lumière, la possibilité d’un autre corps, d’un autre temps. Agadir, c’était l’idée d’un effacement temporaire, d’une parenthèse où je pourrais peut-être respirer autrement. Et peut-être – je ne me l’avouais pas encore – désirer autrement.
Je n’avais pas prévu Anthony. Pas lui. Pas ici. Pas maintenant.
C’est à l’aéroport que tout a basculé. Une simple silhouette dans la foule, un éclat dans le regard, et tout mon corps s’est tendu. Mon souffle s’est brisé comme une vague contre un mur invisible. Je l’ai vu avant qu’il ne me voie, et j’ai senti mes jambes devenir lourdes, mon ventre se nouer, mon sexe se contracter doucement – malgré moi, contre moi.
Anthony. Ce nom que je croyais avoir oublié. Cet homme que je n’aurais jamais dû revoir. Mon mari a vu mon visage se figer. Il m’a prise par le bras, m’a demandé, inquiet :
Je n’ai pas répondu tout de suite. Il fallait que je reprenne possession de mon visage, de mes pensées. J’ai fini par murmurer :
Mais déjà, je savais que ce mensonge-là n’en serait pas un. Il allait le sentir. Il allait tout deviner.
Anthony s’approchait. Sa démarche lente, assurée. Ses bras tatoués, son allure presque indécente. Rien n’avait changé, ou plutôt si : tout ce qui était brut en lui s’était affiné, comme si le temps avait renforcé ce qui faisait de lui une anomalie. Il n’était pas beau, pas dans les codes. Mais il dégageait cette chose impossible à décrire, cette arrogance animale qui entre sous la peau.
Je n’ai pas su fuir. Nos regards se sont croisés. Une seconde, peut-être deux. Mais j’ai senti dans cette seconde tout ce que mon corps avait gardé en mémoire. Et lui aussi, je le sais, l’a senti.
Mon mari était là, entre nous. Il n’a rien dit. Il a souri poliment. Il a serré la main d’Anthony comme on serre celle d’un fantôme.
J’aurais voulu disparaître.
Dans l’avion, j’ai évité leurs regards. Je sentais Anthony quelques rangées derrière nous, pesant, brûlant. Et mon mari, lui, ne disait rien. Il m’observait. Il attendait que je parle. Mais je ne pouvais pas. Pas encore.
Je l’ai senti se raidir. Il devinait déjà. Il n’avait pas besoin de détails. Il sentait dans mes gestes, dans mes silences, que quelque chose m’échappait. Que cet homme n’était pas une simple erreur de jeunesse.
J’ai voulu le rassurer. Lui prendre la main, lui sourire, glisser quelques mots banals pour l’endormir. Mais je sentais mon propre trouble me trahir. J’étais une femme mariée qui frissonne à la seule idée d’un regard ancien.
Dans le bus, en arrivant, Anthony s’est assis juste derrière nous. Mon mari n’a rien dit. Moi non plus. Mais j’ai senti sa main se poser sur la mienne, comme un rappel à l’ordre, ou peut-être une supplique. Il ne comprenait pas encore. Mais il pressentait. Et moi, je glissais déjà.
Ce n’était pas la peur qui me rongeait. C’était le désir. Un désir obscur, honteux, tapi dans les souvenirs. Un désir que je croyais éteint. Mais la vérité, c’est qu’on n’oublie jamais tout à fait les hommes qui vous ont fait jouir d’une certaine façon.
Et Anthony… il m’avait fait jouir comme aucun autre.
Le club était vaste, lumineux, presque irréel. Tout était fait pour nous faire oublier. Oublier le dehors, oublier le quotidien, oublier qui l’on est. Une sorte de paradis aseptisé, où les GO souriaient trop fort et où chaque geste semblait chorégraphié pour masquer la vacuité du décor.
Notre appartement était magnifique, au dernier étage. Une vue immense sur l’océan, la piscine en contrebas, des baies vitrées ouvertes sur le vent chaud. J’ai souri. J’aurais voulu m’y perdre.
Mais je n’arrivais pas à respirer.
Il était là. Dans le même club. À quelques mètres peut-être. Déjà, je le sentais. Comme une odeur qui s’impose, une sueur sous la peau. Et lui, il ne se cachait pas. Il flottait autour de nous comme une présence carnivore. Je savais qu’il finirait par s’approcher. C’était une question de temps. Et de courage.
Mon mari ne disait toujours rien. Il faisait semblant d’être indifférent. Mais ses gestes le trahissaient. Il rangeait ses affaires trop vite, jetait des coups d’œil discrets à travers les rideaux. Son silence n’était pas du calme. C’était une tension nouée, prête à éclater. Je sentais son regard sur moi. Il me pesait.
Moi, je faisais ce que je pouvais pour rester droite. Ne pas trembler. Ne pas penser à Anthony. Mais je me mentais. Je le sentais encore sur ma nuque, son souffle d’autrefois, sa voix rauque. Je sentais cette main qu’il posait parfois sans prévenir sur ma cuisse, sans douceur, mais avec une précision qui me faisait plier.
Je me haïssais d’y penser.
Le soir venu, le club organisait un dîner de bienvenue. Nous nous étions apprêtés, presque mécaniquement. J’avais enfilé une robe légère, blanche, un peu trop transparente pour mon état intérieur. Je l’ai fait exprès, je crois. Je voulais me sentir désirable. Je voulais, peut-être, me voir dans ses yeux à lui. Ou dans les siens, à mon mari. Je ne sais plus.
La table était bruyante. Des familles, des couples qui riaient trop fort, des types vulgaires qui parlaient de cul comme on commande une bière. Et lui. Anthony. Assis à côté de nous. Comme s’il avait prévu son entrée. Il nous avait repérés, bien sûr. Il nous observait, depuis le début. Et maintenant, il occupait l’espace.
Il parlait fort. Il riait, commentait les femmes, les plats, les fesses qui passaient. Il n’avait aucune pudeur, et cela semblait ravir tout le monde. Sauf nous. Mon mari gardait la mâchoire serrée. Moi, je regardais mon assiette, le vin, les lampions au-dessus de nous. J’évitais ses yeux. Ceux d’Anthony. Mais il me parlait. Il me parlait à moi.
Il racontait des souvenirs, sans les nommer. Des lieux, des scènes, des détails trop précis. Il savait ce qu’il faisait. Il parlait à voix haute, mais il me visait en plein ventre. Et moi, je sentais mes cuisses se contracter malgré moi. Ma gorge sèche. Je savais qu’il le sentait. Il sentait toujours.
Mon mari m’a prise par la main. Il s’est levé sans un mot. J’ai suivi. Nous avons marché vers la piscine, loin des bruits, loin de lui. Il m’a prise dans ses bras. Fort. Trop fort. Je me suis laissé aller. Je n’ai pas parlé. J’avais honte. Honte de ce que je ressentais. Honte de ce qu’il devinait déjà.
Dans la pénombre, il m’a demandé :
J’ai secoué la tête. J’étais incapable de formuler quoi que ce soit. J’étais à la fois honteuse et troublée. J’aurais voulu qu’il me force à parler, qu’il m’arrache les mots. Qu’il me prenne, là, contre le mur, pour effacer les traces d’Anthony. Mais il n’a rien fait. Il m’a seulement tenue contre lui. C’était presque pire.
Plus tard, nous avons marché au bord de l’océan. Pieds nus dans l’eau tiède. Il ne disait rien. Moi non plus. Mais tout était là. Suspendu. Mes pensées se bousculaient. Mon corps se souvenait trop. Mon sexe, même, pulsait doucement. Ce n’était pas du désir pour Anthony. C’était pire. C’était une réminiscence. Une mémoire charnelle.
Et puis j’ai craqué. Je lui ai dit, à voix basse :
Il n’a pas répondu tout de suite. Il m’a regardée, longuement. Puis il a dit, doucement :
Je ne sais pas s’il comprenait vraiment. Mais je sais qu’il avait vu. Qu’il avait ressenti. Et que ça l’avait blessé. Et moi, je ne savais plus où me placer. J’étais là, prise entre deux hommes. L’un me connaissait trop bien, l’autre m’avait trop bien connue.
Et je sentais déjà que le piège allait se refermer.
Il faisait nuit noire quand nous sommes rentrés dans la chambre. Le silence entre nous était dense, gorgé de non-dits. Il ne m’avait rien reproché. Pas un mot plus haut que l’autre. Mais je sentais sa question, lancinante, suspendue. Il voulait savoir.
Je me suis installée au bord du lit, encore habillée. Il s’est assis en face de moi, les coudes sur ses genoux. Il me fixait. Pas d’agacement, pas de colère. Juste ce regard précis, intense, presque clinique. Comme s’il disséquait mes émotions.
J’ai hoché la tête. Je ne voulais pas mentir. Mais je ne voulais pas tout dire non plus. Je n’étais pas prête. Pourtant, je savais que j’allais parler. Mon corps avait commencé sans moi.
Je détournais le regard. Mes jambes croisées serraient trop fort, mes cuisses moites. Il avait raison. J’étais troublée. Honteusement, irrémédiablement. Mais j’aurais voulu qu’il me prenne dans ses bras et me dise d’oublier. Qu’il me dise que ce n’était rien.
À la place, il a continué, sa voix douce, mais incisive :
Je me suis redressée, tendue. Mon ventre palpitait. Ma peau me semblait trop fine.
Je l’ai regardé. Longuement. J’ai senti mes joues chauffer, mes lèvres s’entrouvrir malgré moi. Il y avait en moi une chaleur étrange, douloureuse, entre désir et culpabilité.
Il n’a pas bougé. Il attendait que je continue. Il voulait les détails, je le sentais. Mais je résistais encore.
Je l’ai vu tressaillir. Ce chiffre n’était pas neutre. Il le situait. Ce n’était pas une aventure. C’était une période. Une vraie part de moi.
Il a murmuré :
Je voulais dire non. Lui répondre franchement. Mais les mots se bloquaient. J’avais l’impression que si je parlais, je lui donnais quelque chose d’irréversible. Mon intimité, au sens le plus cru du terme.
Il ne me laissait aucun répit. Sa voix était calme, mais sa main s’était crispée sur son genou. Il voulait savoir. Je ne savais pas si c’était pour me juger ou pour se nourrir.
J’ai inspiré, longtemps. J’avais chaud. Mon cœur cognait dans mes tempes.
Il ne dit rien. Pas un mot. Mais je vis son regard descendre vers mes jambes, comme s’il devinait que je contractais les cuisses. Il savait que parler de ça me faisait réagir.
Je baissai les yeux, troublée, honteuse d’être si excitée. Mes pensées partaient dans toutes les directions. J’avais envie d’en dire plus. J’avais envie de sentir son trouble à lui. C’était malsain, mais j’y prenais goût.
Il hocha lentement la tête. Il comprenait. Et ça le rendait fou, je crois. Il voulait tout savoir. Il voulait que je le salisse, que je m’avoue différente de celle qu’il croit aimer. Il voulait me voir dans les bras de l’autre. Et moi… je commençais à vouloir ça aussi.
Il n’a pas lâché.
J’ai souri, un sourire étrange, sans joie. Mes jambes s’étaient déverrouillées, légèrement entrouvertes. Mon corps me trahissait.
Il fronça les sourcils, mais il ne semblait pas blessé. Plutôt intrigué. Envoûté. Il était déjà dans le film, en train de m’imaginer. Et moi, je sentais mon sexe battre, battre fort, humide, nerveux.
Je me suis levée pour aller me chercher un verre d’eau. J’avais besoin de bouger, de m’éloigner. Mais je savais qu’il regardait mes hanches, ma nuque, mes jambes. Je savais qu’il me désirait encore plus maintenant que j’étais floue, trouble, impure.
Je bus lentement, dos à lui. Puis je répondis :
Un silence. Long. Chargé. J’ai senti l’air vibrer.
Je me suis retournée. Nos regards se sont croisés. J’ai vu ses pupilles dilatées, son souffle plus court. Il était excité. À mort.
Il se leva, s’approcha, sans me toucher. Ses yeux brûlaient. Je savais ce qu’il voulait. Je savais ce que je voulais.
Mais je n’ai pas bougé.
C’était vrai. Mais c’était aussi faux. Parce qu’à ce moment précis, j’avais envie qu’il insiste. Qu’il me force à tout avouer. Qu’il me pousse contre le mur et me baise en m’obligeant à décrire les scènes, une par une.
Je savais qu’il ressentait ça. Il le sentait dans ma peau, dans mes yeux. Et je sentais qu’il était en train de basculer, lui aussi.
J’étais son épouse. J’étais aussi l’autre femme, celle qu’il n’avait jamais connue. Et il voulait rencontrer cette part de moi.
Ce soir-là, nous n’avons pas fait l’amour.
Mais nos silences, eux, étaient devenus obscènes.
La musique battait déjà fort quand nous sommes arrivés sur la piste. Des basses grasses, animales. Une ambiance moite, tropicale, faussement festive. Et au centre de tout ça : lui, Anthony, derrière ses platines, concentré, les yeux plissés, comme s’il dirigeait un rituel secret.
Mon mari était tendu. Je le sentais à son bras, un peu plus rigide que d’habitude, comme s’il mesurait chaque pas. Moi, j’étais ailleurs. L’alcool, la chaleur, les regards. J’avais mis cette robe légère qu’il aime tant. Une robe presque indécente, blanche, fine, sans soutien-gorge. Je savais que mes seins bougeaient librement sous le tissu. Je savais que ça se voyait.
Je l’ai fait pour lui, mon mari.
Enfin, c’est ce que je me disais.
Mais la vérité, c’est que je l’ai aussi fait pour l’autre. Pour qu’il regarde. Pour sentir ses yeux glisser sur mes hanches, sur ma nuque, sur l’arrondi de mes fesses. J’avais honte de cette pensée. Mais elle me faisait mouiller.
J’étais nerveuse. Je ne voulais pas danser. Mais la musique m’a happée. Et j’ai senti quelque chose se déverrouiller. Mon corps a pris le dessus. J’ai fermé les yeux. J’ai bougé. Légèrement d’abord, puis plus franchement. Le rythme entrait dans mon bassin. Je ne pensais plus à rien. Ou plutôt si : à lui, à eux, à leurs regards, à mon mari qui observait, à Anthony qui guidait tout ça, là-bas, comme un marionnettiste.
Je ne sais pas combien de temps j’ai dansé. À un moment, j’ai rouvert les yeux. Mon mari me fixait, debout à quelques mètres, raide, fasciné. Il me dévorait du regard. J’ai compris qu’il bandait. Ça se voyait. Même dans la pénombre, même à travers son short. Et cette vision m’a transpercée.
J’ai dansé encore. Pour lui. Pour moi. Pour Anthony, peut-être.
J’avais les cuisses humides. Le tissu de ma culotte collait déjà à ma chatte.
Anthony ralentissait le tempo. Puis repartait en montée. Je suivais son souffle, je répondais à ses impulsions. C’était absurde, mais j’avais l’impression qu’il jouait avec moi, à distance. Je dansais pour lui, et mon mari le voyait. Il le savait.
Quand un type saoul est monté sur l’estrade pour provoquer Anthony, tout s’est figé. Mon mari est intervenu immédiatement. Froid, précis. Il a désamorcé la scène en quelques gestes. J’étais fière. Émue. Il avait régné sur l’instant comme un homme. Anthony l’a remercié, plusieurs fois. Moi, j’étais silencieuse. Je le regardais, mon homme, fort, solide, protecteur. Et pourtant… j’étais trempée.
Trempée à cause de l’autre. À cause du DJ.
Plus tard, nous avons dansé. Ensemble. Lentement. Mon corps collé au sien. Ma robe humide, ma peau en sueur. Il ne disait rien, mais il savait. Sa main dans mon dos, son souffle sur ma tempe. Et soudain, Anthony s’est approché. Encore.
J’étais entre eux deux. Littéralement. Entre deux tensions, entre deux regards. Deux formes de désir. Deux dominations. Anthony était à l’aise, insolent. Il riait doucement.
Il avait dit ça sans gêne. Brutal. Et j’ai senti un frisson violent me traverser. Il était comme ça. Il baisait sans se souvenir. Sans attachement. Et pourtant, moi, je m’en souvenais encore. Trop bien.
Mon mari a craqué.
Un silence. Puis, il est allé s’excuser. Il a offert un verre à Anthony. J’ai regardé la scène de loin, abasourdie. Deux hommes, accoudés au bar, l’un qui avait joui de moi autrefois, l’autre qui me possédait encore aujourd’hui, se parlant comme des amis de bistrot. Une scène surréaliste.
Et moi, sur la piste, seule, nue sous ma robe, la chatte trempée, la gorge nouée.
Puis Anthony est revenu. Il a demandé :
Je n’ai pas répondu. J’ai regardé mon mari. Il n’a rien dit non plus. Juste un sourire. Presque encourageant. Il voulait voir. Il voulait me voir. Alors j’ai dit oui.
Le morceau était lent. Chaud. Presque moite. Une sorte de slow moderne. Il m’a prise par la taille. Sa main dans mon dos. Son autre main juste au-dessus de mes fesses. J’ai senti son torse contre ma poitrine. Il était dur. J’ai senti son sexe, bandé, contre mon ventre.
Et j’ai senti ma chaleur à moi s’étendre, battre, pulser.
Mes tétons se sont dressés instantanément.
Je ne disais rien. Je dansais. Je me laissais aller. Lentement, sans retenue. J’ai posé ma joue contre son cou. Je sentais sa sueur. Son odeur. C’était sale. C’était bon. Mon mari regardait. Je le savais. Et ça m’excitait encore plus.
Puis j’ai eu peur. J’ai senti que je pouvais basculer. Que mon corps était prêt. Que si Anthony glissait une main sous ma robe, je ne dirais rien. Je le laisserais faire. Et j’en crèverais de honte.
Alors j’ai reculé. Je l’ai regardé. Il a compris. Il n’a rien dit.
Je suis retournée vers mon mari, en silence.
Il n’a pas parlé non plus. Mais dans ses yeux, il y avait une clarté étrange.
Il savait que j’avais mouillé.
Il avait vu mon visage s’abandonner.
Et il bavait de désir.
Cette nuit-là, il ne m’a pas touchée.
Mais je sais qu’il s’est branlé dans la salle de bains, en silence, avec mon image dans ses yeux.
Et peut-être aussi celle d’Anthony, au fond.
C’est lui qui a insisté. Mon mari. Il m’a regardée dans les yeux, avec ce calme étrange, ce calme de ceux qui savent ce qu’ils font. Il a dit :
Je me suis redressée sur le transat, étonnée.
J’ai hésité. J’ai protesté, timidement. Mais au fond, je crois que je voulais qu’il dise ça. Que ce soit lui qui ouvre la porte.
Que ce ne soit pas moi qui la pousse.
À dix-sept heures, je suis partie. Une robe noire moulante, presque sage. Pas de décolleté, mais courte, très courte. J’avais attaché mes cheveux, maquillé mes yeux. Juste ce qu’il faut. Quand je me suis regardée dans le miroir, j’ai su. J’étais prête.
Pas à le tromper.
Mais à être désirée.
Violemment.
Il m’attendait à l’entrée du club, chemise ouverte, jean noir, lunettes de soleil même à l’ombre. Il m’a regardée sans un mot, puis il a souri. Pas un sourire bienveillant. Un sourire de chasseur.
Le trajet s’est fait en silence. Il avait réservé une table dans un restaurant chic, sur les hauteurs. Langouste, vin blanc glacé, serveurs obséquieux. Il faisait tout pour me séduire. Mais ce n’était pas ce qui m’ébranlait.
C’était sa proximité.
La façon qu’il avait de me parler, de me regarder.
Il n’était pas vulgaire. Pas ici. Pas ce soir. Il jouait la carte de la délicatesse. Il me servait le vin, me demandait si j’avais froid. Mais ses doigts frôlaient mon poignet quand il posait les couverts. Et ses yeux… ses yeux fixaient mes jambes comme s’il les connaissait par cœur. Et il les connaissait.
Je sentais déjà le tissu de ma culotte coller à moi.
J’avais envie de lui. J’en avais plein le ventre.
Et je haïssais ça.
Après le dîner, on est allés dans un des bars du complexe. Il avait encore deux heures avant son set. Il a commandé des cocktails, s’est assis à côté de moi, trop près, comme toujours. Je pouvais sentir la chaleur de sa cuisse contre la mienne.
Il parlait de musique, de voyages. Mais ce n’était qu’un prétexte. Il attendait. Il me testait.
Et moi, je flottais.
Puis il m’a regardée, longuement. Il a posé sa main sur ma cuisse. Lentement. Comme s’il reprenait ses droits. Et moi… j’ai laissé faire. Pendant quelques secondes. Mes cuisses ne se sont pas écartées, mais elles n’ont pas non plus cherché à fuir.
J’ai senti mes lèvres gonfler. Littéralement. Mon sexe était vivant, chaud, engorgé.
Je l’ai repoussé, doucement. Il n’a pas insisté. Mais ses yeux me disaient tout.
Il savait.
Il avait senti la moiteur à travers le tissu.
Il s’est penché vers moi, a murmuré :
Je n’ai pas répondu. J’aurais voulu lui hurler de se taire. Mais je n’avais plus de voix. J’étais rouge, honteuse, excitée à en crever. J’ai baissé les yeux. Il a continué, cruel :
J’ai pris mon sac. Je me suis levée.
Il ne m’a pas retenue. Il a juste dit :
Il s’est approché. Lentement. A posé ses lèvres sur ma joue. Puis il a glissé sa bouche vers ma bouche. Un baiser. Long. Profond. Pas une agression. Un rappel.
Et moi… j’ai fondu.
Je l’ai laissé faire. J’ai senti sa langue, son odeur, sa salive. Mon bassin a bougé, tout seul. Je me suis frottée contre lui sans y penser. J’ai senti son érection dure, massive, contre mon ventre. Il a gémi, presque imperceptiblement.
Et moi, j’ai mouillé. Encore.
J’ai fini par le repousser.
Il a mis sa main sur mon ventre. À glissé jusqu’à l’élastique de ma culotte.
Et je n’ai pas bougé.
Ses doigts ont effleuré ma vulve, juste au-dessus du tissu. J’étais trempée.
Il a souri. Et moi, j’ai compris que je ne pouvais plus cacher.
Mais j’ai reculé.
Il a levé les mains, faussement docile.
J’ai appelé le taxi. J’ai attendu seule, les jambes serrées, le cœur au bord du malaise.
J’aurais pu…
Je voulais.
Mais je ne l’ai pas fait.
Quand je suis rentrée à la chambre, il était là, mon mari, allongé, les yeux ouverts.
Je n’ai rien dit. Il a deviné.
Je ne pouvais plus mentir.
Il n’a pas bougé. Puis il a murmuré :
J’ai fermé les yeux.
Il s’est levé, a enlevé son t-shirt. Son sexe était en érection totale. Il m’a prise contre le mur.
Mais avant de me pénétrer, il m’a chuchoté :
J’ai hoché la tête.
Et il m’a prise, lentement, profondément, en silence.
J’étais encore trempée de l’autre.
Et lui jouissait de m’avoir reprise.
Le lendemain, tout était plus calme. Anthony ne s’était pas montré. Peut-être avait-il compris qu’il avait trop forcé. Peut-être qu’il attendait. Ou alors… il savait que l’attente, justement, était le plus sûr moyen de me faire replonger.
Nous avons passé la journée ensemble, mon mari et moi. Piscine, plage, sieste. Un semblant de normalité. Mais à chaque fois que je fermais les yeux, je revoyais sa bouche sur la mienne, ses doigts contre ma culotte, le tissu humide entre mes cuisses, cette envie animale que j’avais réprimée de justesse.
Mon mari ne posait plus de questions. Il n’avait plus besoin. Il lisait en moi comme on lit un journal ouvert.
Et moi, j’avais envie de lui dire.
Ce soir-là, après le dîner, alors que nous étions allongés sur la terrasse, le corps encore tiède du soleil, il m’a regardée longuement. Puis il a dit :
Je n’ai pas menti.
Il a souri, penché vers moi.
J’ai hésité. Puis j’ai baissé les yeux, et ma voix est sortie, rauque, presque étrangère.
Il ne disait rien. Il me laissait parler. Il bandait déjà. Je le voyais.
Je me suis redressée, j’avais chaud. Mon cœur cognait dans ma gorge.
Il a simplement hoché la tête.
J’ai souri. Un sourire mauvais, trouble.
Je voyais mon mari respirer plus vite.
J’ai senti ma culotte coller à moi.
Mon mari s’était allongé, la main sur son sexe dur, tendu sous le short.
Je m’étais levée. Je marchais, nue, nerveuse, surexcitée.
Mon mari s’était levé à son tour. Son sexe pointait sous le tissu. Il s’est assis, sans me toucher. Il respirait vite, haletant.
J’ai regardé le ciel noir.
Il a murmuré, les yeux plantés dans les miens :
J’ai souri, un sourire qui m’effrayait moi-même.
Et là, quelque chose a basculé. Il m’a demandé de me mettre à genoux. D’ouvrir mes jambes. De me toucher. Lentement.
Et moi, j’ai obéi.
Je me suis caressée en pensant à Anthony. À mon mari. Aux deux à la fois.
Je n’étais plus que ça : un corps, une mémoire, une pute fidèle.
Je jouissais pour lui. Pour eux.
Et je n’ai jamais mouillé aussi fort.
Il faisait doux ce matin-là. Une lumière pâle baignait la terrasse, presque irréelle. Noël, ici, n’avait rien du cliché. Pas de sapin, pas de neige. Seulement le vent, le sel, le silence.
Je m’étais levée avant lui. Enroulée dans une robe de plage, je buvais un café brûlant, les jambes repliées contre moi. Mon corps vibrait encore. J’avais mal aux cuisses. Une douleur délicieuse, celle de la veille. Mes doigts s’étaient encore glissés entre mes cuisses cette nuit, après qu’il s’était endormi. Juste une fois. Pour prolonger. Pour fixer la mémoire.
Il est sorti, torse nu, les cheveux en bataille. Il s’est assis à côté de moi sans dire un mot, puis a posé une main sur ma nuque.
Il a souri. Un sourire tranquille. Pas jaloux. Pas blessé. Il avait compris. Et il en jouissait.
Je n’ai pas répondu. Je n’avais pas besoin. Il savait. Anthony ne disparaissait jamais bien longtemps. Il avait flairé l’ouverture. Il attendait, tapi, sûr de lui.
Mon mari a approché sa bouche de mon oreille. Sa voix était douce, presque tendre :
Je n’ai pas osé répondre. Mais mon corps a parlé. Mes cuisses se sont serrées. Il a souri plus fort.
Je n’ai rien dit.
Je fermai les yeux. Je ne voulais pas répondre. Mais oui. J’avais envie de ce jeu-là. De cette provocation. J’avais envie de sentir mon mari m’offrir au bord du gouffre.
Il a ajouté :
J’ai hoché la tête. Il venait de m’exciter d’un mot.
Le reste de la matinée s’est écoulé doucement. On s’est promenés. J’ai mis un short trop court, un haut sans soutien-gorge. Des lunettes noires. Des lèvres brillantes. Je m’étais offerte au soleil, et à son regard à lui. Mon mari marchait près de moi, fier, presque possessif.
Il m’a dit, à mi-voix :
J’ai frissonné. Mon short était déjà trempé. Il le savait.
Il s’est arrêté. M’a regardée. À posé sa main sur mes fesses, au-dessus du tissu trop fin.
Nous sommes rentrés au club pour le déjeuner. Et, bien sûr, il était là. Anthony. Il nous attendait presque. Il a salué mon mari avec une désinvolture étudiée. M’a embrassée. Légèrement trop près de la bouche. Sa main a frôlé mes hanches.
Je n’ai pas reculé. Mon mari me regardait.
Je me suis sentie prise entre deux feux. Mais je brûlais déjà.
Pendant le repas, il parlait. Beaucoup. Des banalités. Mais ses yeux glissaient sur mes cuisses, sur mon cou, sur ma bouche. Je jouais le jeu. Je croisais les jambes. Je riais doucement. Je le laissais voir. Mon mari caressait ma jambe sous la table.
Et moi… j’étais mouillée comme jamais. Mes cuisses étaient luisantes sous ma culotte. Je le sentais.
Après le repas, Anthony a proposé :
Je n’ai pas su quoi dire. Mon mari m’a devancée.
Anthony a souri.
Puis il s’est levé. Avant de partir, il a glissé dans mon oreille :
Je suis restée figée. Mon mari m’a observée.
Il a haussé les épaules.
Il s’est approché, m’a murmuré à son tour :
Je n’ai pas répondu. Mais j’ai senti mes jambes flancher.
Je crèverai pour ne pas céder.
Mais s’il me touche encore comme l’autre nuit…
Alors, je ne jure de rien.
Je me suis maquillée lentement. Chaque geste me semblait précis, chorégraphié, presque sacré. J’ai mis cette robe rouge qu’il m’avait achetée l’été dernier. Trop moulante. Trop courte. Trop tout.
Je n’ai pas mis de culotte.
Ce n’était pas prémédité. Enfin, je me suis dit que non. Mais peut-être que si.
Je voulais qu’Anthony le sente. Je voulais qu’il sache que j’étais prête. Pas pour lui céder, non.
Mais pour jouer avec le feu.
Avant de partir, mon mari m’a prise par le poignet. Il m’a regardée longtemps. Ses yeux étaient calmes, profonds.
Il a souri, s’est approché de mon oreille.
Je n’ai rien répondu. J’avais la gorge serrée.
Dans le taxi, j’étais déjà moite entre les cuisses. Mes jambes nues, mes seins libres sous la robe, l’air chaud sur ma peau, tout me rendait hypersensible. Je frôlais l’excitation permanente. Je n’avais même pas besoin qu’il me touche.
Je suis arrivée un peu avant minuit. Anthony m’attendait à l’entrée. Il portait un costume sombre, décontracté. Il m’a regardée de haut en bas, longuement. Il a compris tout de suite que je n’avais rien sous la robe. Son regard s’est assombri. Il m’a tendu le bras.
À l’intérieur, la musique était lourde, sensuelle, basse. Une lumière tamisée, des canapés, du velours, des corps qui s’effleuraient. On a bu un premier verre. Puis un deuxième. Il ne disait rien de grave. Il me parlait comme si de rien n’était. Mais ses yeux me déshabillaient sans fin.
Je crois qu’il sentait que j’étais à la limite.
Puis il a approché sa main. Très lentement. Elle s’est posée sur mon genou nu, a glissé, doucement, vers l’intérieur de ma cuisse. J’ai laissé faire. Jusqu’à ce qu’elle approche trop. Là, j’ai posé ma main sur la sienne. Elle était brûlante.
Il m’a regardée.
Il savait que j’étais nue. Il savait que j’étais trempée.
J’ai secoué la tête.
Il a souri.
Je crois que j’ai joui à ce moment-là. Pas un orgasme franc, mais une sorte de choc interne, profond, comme une onde.
Ma chatte s’est contractée, une pulsation sèche, presque douloureuse. Je me suis redressée, j’ai croisé les jambes. Il a vu. Il a ri doucement.
J’ai levé les yeux vers lui.
Il a souri, tranquille.
Il m’a servi un troisième verre. J’ai bu lentement. Je commençais à flotter. Il m’a demandé :
J’ai dit oui.
Sur la piste, il s’est collé à moi. Il ne m’a pas touchée frontalement, mais son bassin frôlait le mien. Son souffle sur ma nuque. Sa cuisse entre les miennes. Je sentais son sexe dur, prêt. Et moi, je coulissais déjà contre lui.
Je m’imaginais me frotter. Juste ça. À travers sa braguette. Glisser, jouir, sans qu’il ne me pénètre. J’étais à ça.
Puis je me suis arrêtée. Je me suis détachée.
Il ne m’a pas retenue. Il m’a juste murmuré :
Dans le taxi, mes jambes tremblaient. J’étais trempée jusqu’aux fesses. Le tissu de la robe collait à mon sexe nu. Je sentais le jus glisser lentement, entre mes cuisses. J’aurais pu jouir d’une simple pression de mes doigts.
Je suis rentrée à la chambre. Il m’attendait, réveillé, torse nu, assis sur le lit. Il n’a rien dit.
Je me suis déshabillée lentement. Je me suis mise à genoux. J’ai écarté les jambes. Il a vu. Il a respiré fort.
Il s’est allongé. Il m’a dit :
Je l’ai fait. En le regardant. En pensant à l’autre, à lui, à moi entre eux deux, offerte, consentante, dévorée.
J’ai joui fort, sale, lâchée.
Et je me suis endormie sur son torse, encore tremblante, la chatte ouverte comme une plaie douce.
Je me suis réveillée tard, le soleil déjà haut. Il faisait chaud. J’avais la bouche sèche, la peau collante, les cuisses endolories. Mon sexe était encore ouvert, légèrement douloureux, comme si la nuit s’y attardait.
Il dormait à côté de moi, une main sur ma hanche, possessive, lourde.
Je suis restée immobile un long moment, les yeux ouverts, fixant le plafond.
Je ne regrettais rien.
Et c’était peut-être ça, le plus étrange.
Je pensais que je me sentirais sale, trahie, défaite. Mais non. J’étais calme. Comme si j’étais revenue d’un endroit très lointain, et que j’y avais trouvé quelque chose que je n’attendais pas : une vérité sur moi-même. Une lucidité. Un vertige aussi.
J’ai tourné la tête vers lui. Il ouvrait les yeux. Il m’a regardée, longuement. Puis il a murmuré, sans sourire :
J’ai hoché la tête.
Il s’est redressé, m’a effleuré les cheveux, lentement.
Un silence. Puis il m’a demandé :
Je n’ai pas répondu tout de suite. Ce n’était pas une question simple. Ce n’était plus une question de sentiments, ni même de désir. C’était plus bas que ça. Plus souterrain.
J’ai souri.
Il s’est allongé de nouveau, les bras derrière la tête. Il regardait le plafond, pensif.
Je n’ai pas frissonné. J’ai senti un courant chaud me traverser.
Je me suis approchée. Je l’ai embrassé. Lentement. Nos langues se sont mêlées sans hâte. Nos corps étaient lourds, fatigués, mais affamés encore.
Puis je lui ai murmuré à l’oreille :
Je me suis levée. J’ai ouvert les rideaux. Le ciel était immense. La mer, calme.
Et je me suis dit que plus rien ne serait comme avant.
Mais que peut-être, c’était mieux ainsi.
Il ne restait plus que deux jours. Le soleil s’était adouci, les corps bronzés traînaient au bord de la piscine comme des bêtes repues. Moi, j’avais le sexe encore sensible, chaque mouvement m’arrachait une micro-pulsion.
Mais j’étais calme. En apparence.
Anthony ne s’était pas montré depuis la soirée au Lostin.
Pas un message. Pas une trace.
C’était à son image : violent dans l’apparition, radical dans le retrait.
J’aurais pu être soulagée. Je ne l’étais pas. Il me manquait.
Non pas comme un homme. Mais comme un aiguillon dans ma chair. Une tension. Une présence qui me tirait vers mes abîmes.
Mon mari, lui, avait changé. Il ne parlait plus d’Anthony. Il ne me posait plus de questions. Il se contentait de me regarder vivre. De m’effleurer au bon moment. De me faire l’amour avec lenteur, précision, comme s’il m’apprivoisait de nouveau.
Il y avait quelque chose de nouveau dans ses gestes.
Quelque chose de plus sombre.
De plus beau aussi.
Le soir, il m’a emmenée dîner en ville, dans un restaurant marocain un peu désuet. On a bu du vin rouge, on a partagé un tajine brûlant. Il me parlait de tout sauf de sexe. Et moi, j’en étais encore pleine.
J’ai croisé mes jambes sous la table. Je n’avais toujours pas mis de culotte. C’était devenu une habitude. Il le savait. Il le sentait. Et ça le rendait fou.
Quand on est revenus, il m’a demandé :
On a longé la plage, silencieux. Les pieds nus dans le sable. Il faisait doux. La lune pleine.
Et soudain, comme s’il surgissait d’un autre monde, Anthony est apparu. Assis seul sur un rocher, face à la mer. Il ne nous a pas vus tout de suite. Mais il a levé les yeux, et il a souri.
Il ne s’est pas levé. Il n’a pas parlé. Juste ce regard, ce rictus.
Il nous offrait un dernier tableau.
J’ai serré la main de mon mari. Il m’a regardée.
J’ai dit non. Mais je ne lâchais pas son regard.
Je me suis approchée de quelques pas. Juste assez pour qu’il me voie. Que mes hanches balancent. Que mes jambes brillent sous la lune.
Puis je me suis retournée. Et je suis repartie.
Je l’ai senti.
Il avait bandé.
Et il ne me toucherait plus.
C’était fini.
De retour à la chambre, je me suis déshabillée lentement. Je suis restée nue face au miroir. Mon mari s’est allongé sur le lit. Il m’a regardée.
Je l’ai fait.
Je l’ai fait aussi.
Il est venu derrière moi, a glissé ses doigts entre mes jambes. J’étais chaude, molle, offerte.
Il a murmuré :
Il m’a prise comme ça. Debout, tendue, la joue contre le miroir.
Ce n’était plus une vengeance.
Ce n’était plus un jeu.
C’était une offrande réciproque.
On a joui ensemble, profondément, lentement. Comme deux êtres qui s’étaient perdus, puis retrouvés plus vrais, plus impurs, plus vivants.
Et quand je me suis écroulée sur le lit, haletante, tremblante, vidée, il a murmuré contre ma nuque :
Je n’ai pas répondu.
Mais au fond de moi, je savais que c’était vrai.
L’aéroport d’Agadir avait quelque chose de terne, ce matin-là. Comme si le monde reprenait sa logique, ses lignes droites, ses murs blancs, ses annonces froides. Je traînais ma valise comme on traîne un corps. Il faisait encore chaud, mais ce n’était plus la même chaleur.
Plus rien n’avait la même odeur.
Je marchais derrière lui, mon mari. Son dos large, ses épaules confiantes. Il avait retrouvé sa posture d’homme civilisé, mais je savais.
Je savais ce qu’il avait vu. Ce qu’il avait aimé voir.
Et ce qu’il attendait maintenant.
Dans l’avion, il ne disait rien. Il lisait un journal, ou faisait semblant. Moi, j’avais les jambes croisées, trop serrées. Mon sexe encore engourdi, légèrement douloureux, comme s’il avait été marqué.
Et peut-être qu’il l’avait été.
Je regardais les nuages, et je pensais à lui. À Anthony.
Pas comme à un homme.
Mais comme à une faille. Une porte entrouverte en moi.
Quelqu’un qui m’avait poussée au bord.
Mais ce n’est pas lui qui m’avait fait sauter. C’est moi.
Et lui, mon mari, qui m’avait laissé tomber.
Je me suis penchée vers lui, dans l’avion. J’ai murmuré :
Il a baissé son journal. Il savait que ça n’allait pas être anodin.
J’ai souri.
Il a respiré un peu plus fort. Il a regardé autour de lui. Puis il a murmuré, calmement :
J’ai senti mon ventre se contracter.
Puis j’ai ajouté, à voix encore plus basse :
Il m’a fixé, longuement. Je voyais l’excitation dans ses yeux. Mais aussi une forme d’amour étrange, malade, profond.
Il ne s’agissait plus de le trahir.
Il s’agissait de nous pousser plus loin.
Quand l’avion a atterri, j’étais nue sous ma robe, comme toujours.
Et je savais que ce serait le début de quelque chose.
Quelque chose de très lent, très cru, très vrai.
Et qu’on n’en reviendrait pas.
Il pleuvait, bien sûr. Paris avait cette odeur de linge sale après un mois d’absence. Le taxi nous a déposés devant l’immeuble, les valises trempées, la peau collante de fatigue.
Mais moi, j’étais en feu.
Encore.
Je suis allée me doucher. Lentement. Je me suis savonnée comme une chatte. J’ai glissé mes doigts entre mes lèvres, sans aller trop loin. Juste assez pour sentir que j’étais encore ouverte.
Je me suis regardée dans le miroir. J’avais changé. C’était presque imperceptible. Un détail dans les yeux, dans la bouche.
Une tension.
Une soumission différente.
Volontaire. Réclamée.
Mon mari m’a rejoint dans la salle de bain. Il m’a regardée longtemps.
J’ai dit oui.
J’ai hoché la tête.
Il m’a pris par les hanches. M’a retournée. M’a fait plier légèrement au-dessus du lavabo.
Je n’ai pas menti.
Je pense à la façon dont elle gonflait dans ma main.
À sa bouche quand il me disait d’ouvrir plus grand.
Je la revois, je la sens, je la veux.
Il a gémi.
Comme un trou. Comme une salope.
Et j’aimais ça. Je criais quand il entrait en moi.
Et aujourd’hui, je jouis rien qu’à y repenser.
Il a baissé son pantalon. Il m’a pénétrée d’un coup. Fort. Brutal.
Je n’ai pas crié. J’ai souri.
Et j’ai chuchoté son prénom pendant que mon mari me baisait.
Il s’est figé.
Et moi, j’ai joui comme une traînée.
Pas de honte. Pas de peur. Juste la vérité. Le corps qui parle pour moi.
Je pensais à sa queue, longue, épaisse, sale.
Et c’est celle de mon mari qui me remplissait.
C’était ça, maintenant. Ma vie. Mon équilibre.
Après, il ne m’a pas demandé d’explication. Il s’est couché à côté de moi. Il m’a prise dans ses bras.
Et il a murmuré :
Je n’ai pas répondu.
Mais au fond de moi, je savais que j’étais prête.
C’est lui qui a proposé. Un soir, simplement, entre deux gorgées de vin. Comme s’il avait parlé de refaire la cuisine.
Je n’ai rien dit tout de suite. Mon cœur a bondi. Mon ventre s’est creusé.
Je crois que j’ai joui, en silence, rien qu’à entendre cette phrase.
Je l’ai regardé. Il souriait à peine. Pas d’ironie. Juste une évidence nue.
Le lendemain, je me suis assise nue sur le lit, les jambes repliées.
J’ai pris mon téléphone. J’ai mis le minuteur.
Et j’ai écarté doucement mes cuisses, jusqu’à ce qu’on devine tout sans rien voir.
Juste assez pour qu’il comprenne que je l’attendais.
Je l’ai envoyé sans message.
Trois heures plus tard, il avait répondu.
Putain. J’arrive quand tu veux.
Je l’ai montré à mon mari.
Il a souri.
Mais la vérité, c’est que je ne savais pas.
Je n’avais jamais été aussi excitée.
Et aussi terrifiée.
On a fixé une date. Un jeudi. Il viendrait à dîner. Rien de plus.
J’ai hoché la tête. Je n’étais plus dans l’hésitation. J’étais dans l’acceptation du vertige.
Je me suis préparée comme pour un amant. Pas trop. Juste ce qu’il faut.
Une jupe. Sans culotte.
Un chemisier ouvert. Rien dessous.
Un parfum discret, mais violent de précision.
Quand il est arrivé, j’ai ouvert. Il m’a regardée. Un silence.
Et il a dit :
J’ai souri.
J’ai senti ma chatte se contracter.
Mon mari est arrivé derrière moi. Il a tendu la main.
On a dîné. Trois assiettes. Du vin. Des mots banals.
Mais sous la table, mes jambes étaient écartées, et je savais que mon mari regardait la nappe trembler à chaque fois que je respirais.
Anthony me parlait normalement. Mais ses yeux fixaient ma bouche. Il savait que je pensais à sa queue, qu’à tout moment je pouvais basculer.
Je ne l’ai pas touché. Mais à un moment, je me suis levée pour aller chercher le dessert.
Et j’ai senti sa main frôler ma fesse nue, imperceptiblement. J’ai joui d’un tremblement, comme une vague sourde entre mes cuisses.
Je suis revenue, le souffle court.
Et quand il est parti, il m’a embrassée sur la joue. Mais ses doigts ont glissé au bas de mon dos, juste assez pour sentir ma peau nue, offerte, tremblante.
Le soir, mon mari m’a prise sur la table, sans un mot. J’étais trop mouillée. Trop ouverte.
Il m’a prise profondément, salement, comme une récompense. Et pendant qu’il me baisait, il me disait :
Il m’a joui dans la gorge, cette fois. Pour la première fois.
Et moi, je me suis sentie plus vivante qu’en dix ans.
Il est revenu une semaine plus tard. Un samedi. Pas de dîner cette fois. Pas de mise en scène.
Juste un message.
Je passe à 21 h.
J’étais prête à 20 h 15.
J’avais pris un bain long, parfumé. Je m’étais rasée lentement, chaque pli, chaque millimètre de peau.
Pas pour être parfaite.
Pour être lisse, offerte, vulnérable.
J’ai mis une robe noire. Aucune lingerie. Rien d’autre. Mes seins libres, mon ventre tendu, ma chatte ouverte comme une attente.
Mon mari, lui, était prêt.
Assis dans le salon, un whisky à la main. Calme. Silencieux. Bandé sous son pantalon.
J’ai fermé les yeux. Mon ventre s’est contracté.
Et que tu regardes.
Il a hoché la tête.
À 21 h, on a sonné. J’ai ouvert. Il m’a regardée.
Ses yeux ont glissé lentement de ma bouche à mes genoux. Puis sont remontés. Il savait. Il sentait l’absence de tissu.
Il n’a pas parlé. Il est entré.
Mon mari s’est levé.
Ils ont échangé quelques mots. Moi, j’étais debout près du canapé. Je n’osais pas m’asseoir. Mes cuisses étaient trop humides, trop sensibles.
Puis il m’a appelée.
C’était mon mari.
Je me suis approchée.
Il m’a assise sur ses genoux. M’a caressé le dos, lentement. M’a ouvert les jambes du bout des doigts. Et je savais qu’Anthony regardait.
J’ai hoché la tête.
Il a soulevé ma robe.
Et ma chatte est apparue, nue, brillante, battante.
J’ai senti l’air froid sur mes lèvres, et le regard d’Anthony comme une lame chaude.
Mon mari a murmuré :
Anthony s’est approché. Lentement. Il s’est agenouillé devant moi.
Il n’a pas touché.
Pas encore. Mais son souffle, oui.
Et moi, j’ai gémi.
Juste ça. Un bruit animal, humilié, offert.
Mon mari tenait mes poignets.
Anthony a tendu un doigt. Mon mari l’a laissé faire.
Juste une pression. Un effleurement de ma lèvre.
J’ai sursauté. Et j’ai joui.
Un petit orgasme, rapide, involontaire. Une contraction de tout mon bassin. Un sanglot presque.
Je me suis effondrée dans les bras de mon mari.
Ils ne m’ont rien dit. Ils ont attendu.
Et quand j’ai rouvert les yeux, mon mari m’a dit doucement :
Et moi, j’ai souri, les jambes écartées, encore pleine de spasmes. Je ne savais pas jusqu’où on irait. Mais j’étais prête à tout. On s’est retrouvés dans la chambre. Ils m’ont laissée là, nue entre eux.
Sur le lit. Les jambes écartées. Le sexe brillant, gonflé, prêt.
Anthony était debout au pied du lit, le torse nu, son pantalon déjà entrouvert. Sa queue bandée. Longue. Veineuse.
Exactement comme dans mon souvenir.
Je la fixais. Fascinée. Comme une arme qu’on a aimée. Comme un poison qu’on réclame à petites doses.
Mon mari était assis dans le fauteuil, à côté.
Silencieux. Détendu.
Mais ses yeux brûlaient.
Il a parlé.
J’ai hoché la tête.
Je me suis redressée sur les coudes.
Je tremblais.
Sa queue pointait vers moi, arrogante, sûre.
Je me suis allongée. Je l’ai laissé s’approcher. Il s’est agenouillé entre mes jambes. Ses mains m’ont caressée. Ses doigts ont écarté mes lèvres. J’étais trempée, ouverte comme jamais.
J’ai gémi.
Tout mon corps hurlait oui.
Il a posé son gland contre ma fente. Juste là.
Contre l’entrée.
Et j’ai senti la chaleur nue de sa peau contre la mienne.
J’ai crié. Un cri étouffé.
De peur.
D’envie.
De honte.
Il a poussé. Juste la tête. Le gland a écarté mes lèvres. Et mon ventre s’est contracté violemment.
Je me suis arquée.
Mon mari, à côté, s’est levé. Il bandait à crever.
Mais à cet instant, quelque chose en moi a dit non.
Pas un non de surface.
Un non profond.
Un non qui venait de l’enfance, de la frontière invisible entre le vertige et l’abandon.
J’ai posé mes mains sur le torse d’Anthony.
Il s’est figé. Je le sentais encore en moi, à peine entré.
Mais le contact était là.
La pénétration était réelle.
Il s’est retiré.
Tout doucement.
Pas un mot.
Je me suis repliée sur moi-même. Les jambes encore ouvertes. Le sexe vide, vide d’un millimètre, mais bouleversé comme si j’avais été violée de l’intérieur.
Mon mari s’est approché. Il s’est agenouillé. Il m’a prise dans ses bras.
J’ai pleuré un peu. Pas de tristesse.
De vertige retenu.
Anthony s’est rhabillé. Il a embrassé ma tempe, presque tendrement.
Et il est parti.
Nous sommes restés là, tous les deux. Nus. Silencieux.
Puis mon mari a glissé sa main entre mes cuisses.
J’ai dit oui.
Mais je voulais autre chose.
Je voulais qu’on me rende ce que j’avais failli perdre : le pouvoir de dire non.
Et c’est en jouissant dans ses bras, les larmes aux yeux, la chatte encore chaude du corps d’un autre, que j’ai su : le plus grand orgasme, c’était d’avoir résisté.
Je l’ai invité à dîner. Une dernière fois.
C’était mon idée. Mais pas seulement la mienne.
J’avais hoché la tête. Une part de moi y croyait. Une autre savait.
J’ai préparé un repas simple. Du vin. Une lumière douce. Pas de robe provocante. Pas de seins nus. On allait juste se dire adieu. J’étais fatiguée, troublée, nerveuse.
Anthony est arrivé à l’heure. Il m’a embrassée sur la joue. Son parfum était le même.
Et mon ventre s’est noué.
Mon sexe a pulsé au creux de ma culotte, comme un rappel.
Le dîner s’est déroulé tranquillement. Presque paisible. Des silences. Des regards. Des souvenirs qui flottaient entre les phrases.
Personne ne parlait de ce que tous les trois savaient.
Que c’était la fin. Que c’était aussi peut-être le début de quelque chose qu’on ne contrôlerait plus.
Il était tard. Presque minuit. Il s’est levé, a remercié.
Je l’ai raccompagné jusqu’à la porte. On allait se faire la bise, mais j’ai ressenti l’envie irrépressible de l’embrasser.
Pas sur la joue.
Nos lèvres se sont trouvées. Doucement d’abord. Puis avec une urgence familière.
Son odeur, sa bouche, sa langue. Tout m’est revenu. J’ai senti mes jambes lâcher.
Mon mari s’était assis. Tranquillement. Il nous regardait.
Et puis il a dit :
Je me suis figée. Anthony a posé une main sur ma fesse pour me soulever. De son autre main, il a commencé à remonter ma robe, lentement. Je ne l’ai pas arrêté.
Je sentais dorénavant ses mains sur mes fesses, j’avais envie de lui et j’en avais un peu honte, mais ma chatte ne me mentait pas.
J’ai gémi. Faiblement.
Je ne regardais plus mon mari. Je savais qu’il voyait tout.
Je savais qu’il voyait le sexe d’Anthony durcir sous le tissu, que mon souffle trahissait mon abandon. Il savait que j’allais succomber, que je voulais être prise devant lui.
Alors j’ai osé. J’ai déboutonné son pantalon et je l’ai fait glisser. Sa queue était gonflée, palpitante, épaisse, son gland était humide. Je l’ai prise en main, doucement. J’ai soupiré en le masturbant pendant que des doigts s’aventuraient sous ma culotte. Ses doigts sont entrés en moi, j’ai soufflé fort, je tremblais d’envie.
Il m’a poussée contre le mur, d’un mouvement sec. J’ai laissé faire. J’étais déjà offerte.
Il a relevé ma cuisse droite. Celle du côté de mon mari. Il me tenait ouverte. Et mon mari voyait tout.
Le sexe d’Anthony, bandé, brillant, guidé vers ma fente.
D’une main j’ai écarté ma culotte, façon de lui dire que je l’attendais. Il a frotté son gland contre mes lèvres. J’étais trempée. J’ai hoché la tête.
Et il est entré. D’un coup. Jusqu’au fond.
J’ai crié.
Ce n’était plus une trahison. C’était un abandon.
Une fusion brutale, primitive, totale.
Mon mari ne bougeait pas. Mais son regard était en feu.
Anthony me tenait fermement. Il me baisait debout, contre le mur, comme un fauve, profondément.
Je le sentais plein en moi, épais, vivant, sale. Et je jouissais.
Encore. Et encore.
Il m’a giflée doucement.
Et mon mari t’entend.
Il a accéléré. Mes seins bondissaient. Ma chatte claquait.
J’ai joui fort, violent, sans contrôle.
Il m’a maintenue. J’étais ouverte en grand, ruisselante, dévastée.
Et quand il a gémi, prêt à jouir, je l’ai regardé, haletante :
Je me suis collée à lui, j’ai serré fort mes bras autour de son cou, j’ai tortillé du cul pour qu’il me sente bien, et j’ai accueilli son sperme bien au fond en jouissant comme une pute.
Quand il s’est retiré, ma chatte coulait, ouverte comme une plaie magnifique.
Et mon mari s’est levé. Il m’a regardée.
Je me suis réfugiée dans ses bras aimants. Puis on est allés continuer dans la chambre, j’ai fait l’amour avec Anthony tant qu’il a pu, longtemps, profondément. Il s’est laissé aller en moi, j’ai joui avec lui sous le regard tendre de mon mari. Une nouvelle complicité est née entre nous, il a cerné les limites de mon plaisir, j’ai compris le sien.
On n’a pas revu Anthony. On s’était dit que c’était la dernière, ça l’a été. Mais notre vie amoureuse a changé. Je me laisse volontiers approcher par d’autres hommes, et mon mari me dit si ça lui convient ou pas. Quand ça lui convient, on parle de notre mode de vie, on fait faire les tests nécessaires, et tant que je vibre, je garde le même amant. Quand j’en ai assez, on repart à zéro.
Parfois on fait des trucs dingues, comme ceux que je faisais avec Anthony dans notre jeunesse. L’amour à l’arrière de la voiture pendant qu’on nous regarde, des visites dans des cinémas pour adultes où je me laisse toucher, on s’amuse, on s’éclate.