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n° 22935Fiche technique7484 caractères7484
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Temps de lecture estimé : 6 mn
22/02/25
Présentation:  Les femmes et la mécanique…
Résumé:  Deux pilotes de formule 1 courent après Dominique, inventeur d’un moteur révolutionnaire.
Critères:  #nonérotique humour
Auteur : Briard      Envoi mini-message

Collection : Les clichés ont la vie dure
Vous avez dit épicène ?

Giovani et Ricardo étaient tous les deux pilotes de formule 1 et les plus sérieux concurrents pour la place de numéro un mondial.

Pour leur malheur, cette place était occupée par un virtuose qui, depuis une bonne dizaine d’années, gagnait grand prix sur grand prix et occupait cette place tant enviée.


Il y a peu, ils avaient entendu parler d’un nouveau moteur alimenté par un carburant cent pour cent durable et dont la moitié de la puissance proviendrait d’un système de récupération d’énergie basée sur la cinétique, comme le freinage, et générant l’électricité utile au véhicule.


Concurrents, mais amis dans la vie, ils s’étaient entendus pour envoyer un émissaire espionner les premiers essais du prototype sur un circuit privé. Leur ingénieur-espion en était revenu avec tout un tas d’informations qu’ils avaient partagées. Un système de récupération d’énergie piloté par un générateur dit MGU-K donnerait cent soixante chevaux de puissance supplémentaire et un second dit MGU-H récupérerait l’énergie sur l’axe de la turbine actionnée par l’expansion des gaz d’échappement. Le tout demandait un réglage si minutieux que seul l’ingénieur-inventeur de ce moteur révolutionnaire était capable de le mettre au point.


Le seul souci est que ce génie, un certain Dominique, un quasi inconnu, n’appartenait à aucune écurie. Dès lors, la dualité de nos deux protagonistes reprit de plus belle, chacun cherchant à entrer en contact avec cet homme providentiel.


Ricardo n’était pas beau, certes, mais il était élégant et distingué. En fait, il avait un charme fou et, régulièrement, recevait les regrets des ex-petites amies de son copain qui se plaignaient d’avoir fait le mauvais choix en s’étant entichée, en premier, du plus macho des deux. Ainsi, il savait pertinemment que s’il voulait séduire une femme, il ne fallait pas qu’il la rencontre en présence de son ami.


Giovanni, lui, était un éternel séducteur. Bel homme, il avait « culbuté » des dizaines de supportrices et autres fans, dans toutes les positions et dans tous les lieux. Prédateur connu et reconnu, son sourire était sa force de persuasion et son regard son arme secrète. Aucune femme ne lui résistait et bon nombre de ses amis s’étaient détournés de lui après avoir découvert que leur compagne avait succombé à ses charmes. Sa devise : une femme dans chaque port, mon corps dans chaque femme ! Tel un oiseau de proie, il était en permanence à l’affût.

Une seule chose pouvait le débaucher de cette course à la séduction, le pilotage de sa formule 1.


Un soir, après une séance d’essai acharnée qui l’avait vu, une fois de plus, largement devancé par le champion en titre, il s’attardait au stand avec deux ingénieurs-régleurs, parlant de débarrasser son bolide de plusieurs éléments superflus pour gagner quelques kilos.

Alors qu’il s’apprêtait à quitter ses interlocuteurs, posant sa canette sur une table basse jonchée de bouteilles vides, il vit apparaître une superbe jeune femme. Il cessa tout mouvement bouche bée, ses yeux fixant cette divine créature sortie de nulle part.

Elle avait un visage fin, un regard hypnotisant aux yeux aigue-marine cerclés d’un trait cobalt, mettant en valeur une longue chevelure blonde ondulée. Son visage fin surplombait un corps parfait tout en courbe mis en évidence par une robe moulée sur elle.

Elle s’approcha doucement du trio.

Giovanni se redressa.



Il s’approcha d’elle et lui mit le bras autour des épaules.



Elle retira sa main et se recula.



Il se tourna vers ses deux allocuteurs, leur fit un clin d’œil et refit face à la jeune femme.



Et, le visage rouge de colère, elle tourna les talons.

Il admira sa démarche et se dit que, vraiment, cette pimbêche avait une chute de reins à tomber.

L’incident en resta là. En dépit d’une fierté à fleur de peau, Giovanni, au fond de lui, regretta sa maladresse et sentit qu’il se souviendrait longtemps de ce visage d’ange.


Quelque temps plus tard, alors que deux grands prix, remportés par Ricardo, l’avaient vu, encore une fois, battu et relégué, cette fois, à la troisième place, il vit réapparaître l’étrange beauté fatale dans son stand, alors qu’il invectivait son équipe.

Tout sourire, vêtue d’une combinaison mettant en valeur son corps de rêve, elle semblait très à l’aise, zigzagant entre les trains de pneus et les canettes de bière, disséminés sur le sol.

Il s’interrompit et l’apostropha.



Se tournant vers ses équipiers, il leur fit un clin d’œil.



Tous les hommes présents se tournèrent vers celui qui venait d’interpeller le pilote et découvrir un Ricardo hilare.

Il s’approcha, serra les mains de toute l’équipe, et termina en tapant sur l’épaule de Giovanni.



Ricardo se mit entre son ami et la jeune femme.



La jeune femme mit sa main sur le bras de Ricardo.



Il éclata de rire.



Ricardo mit son bras autour des épaules de la jeune femme.



Giovanni qui venait de porter une canette à sa bouche, faillit s’étouffer.



Il se tourna vers elle.



Ricardo lui tapa sur l’épaule.



Soulagé, Giovanni tendit la main à la jeune femme.



Ricardo salua tout le monde et commença à marcher vers la sortie.

Il se retourna.



Elle serra la main de Giovanni, lui offrit son plus beau sourire, fit demi-tour, et commença à marcher vers la sortie. Elle s’arrêta, se retourna, et le toisa avec un regard malicieux.