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n° 22926Fiche technique8992 caractères8992
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Temps de lecture estimé : 7 mn
15/02/25
Présentation:  Cette collection revisite ces archétypes intemporels de façon plus ou moins érotique, entre tension et abandon.
Résumé:  Olga, excédée par une fuite persistante, fait appel à un plombier.
Critères:  #humour #érotisme #volupté #rencontre #occasion #fellation #travail
Auteur : L'artiste  (L’artiste)      Envoi mini-message

Collection : Les clichés ont la vie dure
Le Plombier

Les clichés naissent d’images répétées, de scènes vues et revues, jouant sur nos attentes, nos fantasmes, nos désirs et nos craintes. S’ils perdurent, c’est qu’ils continuent de nous captiver… et de nous enflammer.


Un trouble dans un ascenseur, une infirmière, pourquoi pas un patron avec sa secrétaire… un saut en parachute et bien d’autres…


La collection dont ce court texte fait partie revisite ces archétypes intemporels de façon plus ou moins érotique, entre tension et abandon. Bonne lecture !




Olga jette un regard noir à l’eau qui s’étale sur le carrelage. Trois plombiers en deux mois. Trois incompétents. 1


Elle soupire, attrape son téléphone et consulte rapidement Internet.



Dépannage Plomberie – Fiable & Discret.



Elle appelle, espérant un miracle. Quinze minutes plus tard, la sonnette retentit.


Elle ouvre et découvre tout sauf l’archétype de l’artisan bourru. Grand, bien bâti, vêtu d’un polo froissé qui moule ses épaules et d’un jean large, il tient une caisse à outils comme si elle pesait une tonne, et un sourire un peu trop enthousiaste éclaire son visage.



Il éclate de rire, mais Olga reste dubitative. Son instinct lui dit qu’il y a quelque chose de bizarre.



Il pose sa caisse avec fracas et s’accroupit. Son jean descend légèrement, dévoilant un bout d’élastique de son boxer. Elle détourne le regard… puis revient, malgré elle. Pas pour les raisons qu’on imagine.



Assise sur ses talons à ses côtés, elle l’observe. Il sent bon la lessive et un soupçon de sueur masculine, mais a l’air de réfléchir beaucoup trop pour un pro.



Elle fronce les sourcils.



Il le repose discrètement et attrape une pince.



Olga lève les yeux au ciel.



Elle hésite avant de lui tendre l’objet. Ils se frôlent, un courant électrique passe entre eux. Il sursaute légèrement, elle aussi. Ses joues chauffent, mais pas question qu’il le remarque.


Elle bouge en même temps que lui et… BAM. Nez contre ventre. Un ventre solide… chaud. Elle sent le galbe de ses muscles.


Elle se redresse d’un coup, troublée. Lui la regarde, amusé.



Elle baisse les yeux :


« Mais qu’est-ce que je dis, moi… ? Quelle cruche je fais ! »


Il la dévisage. Détaille sa bouche, son cou.


Elle déglutit, lui fourre la bassine dans les mains et se recule précipitamment.



Il s’exécute, resserre un collier, un peu trop fort. Ça casse, une gerbe d’eau glacée lui explose à la face.



Olga réprime un fou rire en le regardant essorer son polo, révélant des pectoraux fermes et détrempés. Elle mord l’intérieur de sa joue.



Il soupire.



Son attention s’attarde sur elle. Un peu trop longtemps. Elle sent une étrange chaleur parcourir sa nuque. Son souffle devient légèrement plus court.



Elle attrape la pince et se glisse sous l’évier.



Un craquement sinistre.


Un bruit de succion humide.


PLOUF.


Un jet d’eau encore plus puissant, aspergeant toute la cuisine. Olga pousse un cri et se redresse en catastrophe, mais…


Trop tard. Sa chemise blanche est trempée. Transparente.


Silence gêné.


Il la regarde. Attentivement. Et se racle la gorge, l’air perdu.



Il tend la main vers le tuyau. La fuite empire.



PLOUF ! Nouvelle explosion.



Il blêmit. Se sent bête.



Il bondit, glisse sur le carrelage trempé et entraîne presque Olga dans sa chute. Elle perd l’équilibre, il tente de la rattraper, mais au lieu de ça… il rencontre sa poitrine.


Ferme et accueillante…


Silence mortel.


Tétanisé, il reste immobile, les doigts sur le tissu humide. Olga ne bouge pas non plus. Elle ne le repousse pas.


Elle devrait. Elle devrait vraiment. Et pourtant…


Sa chemise trempée colle à sa peau, et sous la pression de la paume encore sur elle, son sein se tend légèrement.


Elle inspire, frissonne. De froid ? Pas seulement.


Lui ne dit rien. Son regard, jusqu’alors fuyant et embarrassé, s’accroche au sien. Quelque chose bascule.



Olga mordille sa lèvre inférieure. Il n’a toujours pas bougé. Pas d’un centimètre. Sa main est là, sur elle. Et elle n’a pas envie qu’il la retire.


Un silence. Une pulsation entre eux.


Puis, dans une expiration :



Il écarquille les yeux, surpris. Mais ne se fait pas prier.


Il glisse sous le tissu, lentement. Sa paume chaude épouse la courbe d’un sein. Sa respiration s’accélère lorsqu’il effleure le téton. Elle se cambre légèrement, offerte.


Il joue avec, le caresse du bout des doigts. Elle frissonne, mais pas à cause de l’eau glacée qui ruisselle encore autour d’eux. Elle laisse échapper un soupir rauque, puis s’accroche à son bras. Il la fixe, hypnotisé par sa réaction.



Ses doigts s’attardent, avides, de plus en plus pressants. Son souffle effleure sa joue.



Elle rit, mais son éclat de voix se meurt dans sa gorge lorsqu’il entreprend de pincer légèrement son téton.


Une chaleur moite s’accumule entre ses cuisses.


Sans réfléchir, elle descend sa main, atteint l’entrejambe. Il tressaille à ce toucher, ses abdominaux se contractent.



Olga redresse le menton et plante son regard brûlant dans le sien.



D’un geste précis, elle défait sa ceinture, puis sa braguette.


Il inspire fortement tandis qu’elle s’agenouille devant lui, provocant un sourire. Elle tire sur le tissu, dévoile une érection déjà dure sous le boxer trempé.


L’eau goutte, les fuites s’aggravent… mais ils n’y prêtent plus attention.


Elle effleure sa peau du bout de la langue. Il grogne, ses doigts se crispent dans ses cheveux, l’invitant sans un mot.


Elle l’accueille entre ses lèvres, lentement, délibérément, savourant sa réaction. Son dos se cambre, ses muscles se contractent.



Sa voix est rauque, brisée par le plaisir.


Les bruits de succion s’amplifient, des éclaboussures d’eau s’écrasent autour d’eux. Tout est humide. Chaud. Torride.


Ils sont perdus dans l’instant, enfiévrés.


Et puis…


DING DONG !


Un électrochoc.


Il sursaute dangereusement, Olga se fige, sa bouche encore autour de lui.



Ils échangent un regard paniqué.


DING DONG !


Olga pousse un juron et se redresse en catastrophe, rajustant sa chemise trempée.


Lui, complètement déboussolé, remonte précipitamment son pantalon, les mains tremblantes.


Elle ouvre la porte.


Sa voisine la dévisage.


Olga est décoiffée, haletante, son vêtement collé à sa peau… et derrière elle, il est torse nu, la braguette dézippée. Scène de crime évidente.


La vieille dame cligne des yeux, lentement.


Un silence insoutenable.



Olga ne sait que répondre. Lui tente maladroitement de dissimuler son état de déraillement avancé.


La voisine hausse un sourcil.



La vieille dame s’éloigne, l’air profondément troublé.


Olga claque la porte, se tourne vers lui.


Un silence.


Ils se fixent.


Lui se passe une main sur le visage, encore sous le choc.


Puis, dans un souffle :



Il détourne les yeux.



Elle ouvre la bouche, la referme. Elle oscille entre exploser de rire ou l’étrangler avec un tuyau. Ce type est une catastrophe ambulante !


Il hésite, puis sourit, avec un petit air coupable.



Elle croise les bras.





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1. À tous les vrais plombiers qui me lisent : je vous jure, je sais que vous êtes compétents.


2. P’tit clin d’œil à un lecteur. Se reconnaîtra qui veut ! 😊