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Temps de lecture estimé : 12 mn
02/02/25
Résumé:  Un jeune homme, pour la première fois de sa vie, doit agir rapidement et prendre ses responsabilités !
Critères:  #initiation #rencontre #jeuxérotisés fh jeunes couple
Auteur : Samir Erwan            Envoi mini-message
Prendre ses responsabilités

Je la vois recroquevillée, grimaçante, gémissante. Je lui touche l’épaule, incapable de faire autre chose. Liza se tord de douleur et sa lamentation me poignarde. Je ne sais que faire. Dire : « Ça va ? » ne règle rien. J’ai peur. Spasme au cœur, je vois le corps de Liza se cramper, son visage se plisser, ses yeux se fermer, sa bouche se déformer en rictus. Malgré tout, une pensée saugrenue me traverse l’esprit : « Qu’est-ce qu’elle est belle ! »


Avec ses longs cheveux blonds, ses yeux verts, son cou gracile de reine, ses petits seins aux mamelons saillants, sa taille toute fine, ses jambes élancées, Liza est la plus belle fille qui a fréquenté mon lit. Mais ce soir, elle tremble et elle souffre, elle se plaint en convulsant et je dois réagir.



*



Liza passe ses matinées à la plage. Son corps bronzé laisse paraître les marques de son maillot sur ses épaules. Sa peau rappelle la couleur de l’or, comme ses longs cheveux qu’elle coiffe en chignon dévoilant ses clavicules et son long cou lorsqu’elle travaille comme animatrice radio. Or, elle garde bien souvent ses cheveux relâchés lorsqu’elle vient me voir, tard le soir.


Elle toque alors doucement chez moi, je l’attends avec impatience, déjà lavé, déjà changé. J’ouvre la porte et elle est là, assurément, sourire chavirant au visage, ses deux mains tenant à son sac devant elle. Alors, nos jeux évoluent. Quelques fois, elle dit, d’une voix de jeune fille naïve :



Ou bien :



Ou encore :



D’autres fois, elle ne porte rien sous son long manteau et révèle son corps une fois la porte ouverte. Toujours avec son large sourire. Elle le garde même lorsque sa journée a été harassante. Quelles que soient les situations imaginées, je la laisse entrer chez moi. Elle y dort presque toutes les nuits. Habitons-nous ensemble ?


C’est mon premier appartement. J’en suis bien fier. Je travaille comme cuisinier au restaurant de Marius qui vient de recevoir sa deuxième étoile. J’ai plus d’argent que je n’en dépense. Je n’ai pas encore vingt ans. Cependant, je n’ai jamais imaginé toutes les responsabilités qui m’incombent en vivant seul : tenir l’appartement propre, laver la baignoire et la toilette, ne pas jeter ses vêtements partout, faire les courses, ranger la vaisselle, sortir les poubelles. Mon père ne croyait pas en moi : cuisiner c’est pour les pédés. Ma mère m’aurait compris, elle. Mais le vieux, c’est un connard qui boit au bar depuis la mort de ma mère, il y a dix ans. « T’es irresponsable ! » qu’il hurlait quand il ne m’ignorait pas. Je rétorquais en travaillant mes devoirs et mes leçons. J’ai enfoncé le clou en entrant en stage dans des restaurants haut de gamme, puis en m’y faisant embaucher. Participer à la vie active n’est pas une mince affaire, par contre : je suis seul, j’endosse ce qui doit être fait, j’ai fait mon choix, j’assume cette émancipation ! Je prends mes responsabilités, quelles qu’elles soient, je suis un adulte.


Et Liza m’en donne des preuves chaque fois qu’elle hurle de plaisir.


Nous nous sommes rencontrés lors d’une soirée de Gala. Liza était récipiendaire d’un prix de la relève audiovisuelle et elle était superbe dans sa longue robe noire. Notre restau officie aussi en traiteur sur place et Marius m’avait donné la responsabilité de la brigade qui concoctait les canapés de luxe aux invités du Gala. Je dressais les petites assiettes, les ramequins, les verrines cachant du caviar sous une mousseline de mon cru : « Allez, on envoie ! ». Les serveurs allaient et venaient entre la cuisine et la salle. Je n’ai rien vu du Gala, ma brigade et moi sommes restés dans l’ombre jusqu’à ce qu’on vienne me chercher en cuisine :



Mais Liza n’a pas écouté la personne qui était venue me chercher, elle a surgi en cuisine :



Je me suis retourné et suis resté ébahi par sa prestance, ses longs cheveux blonds, ses yeux verts si lumineux. Je suis resté professionnel :



Je suis resté concentré à griller les petits toasts pour la préparation de mousse de foie. Mais je ne suis pas resté concentré longtemps. J’ai entendu claquer des pas derrière moi, puis toujours avec cette même belle voix :



Je me suis détourné de mon plan de travail. Mes yeux ont parcouru cette jeune femme, mon aînée de quelques années, pas plus, dans sa robe de soirée noire, étincelante avec ses bijoux et son maquillage délicat. J’ai repris mon souffle :



Elle a ouvert la bouche, surprise de ma réponse, s’est avancée de quelques pas pour venir à moi. J’ai levé la tête, quelque peu subjugué à mon tour, cette femme dans ma cuisine était plus grande que moi. Sa main a pris mon menton de manière ferme et Liza a plaqué ses lèvres contre les miennes. Je suis resté muet. Elle a décollé sa bouche chaude tout en me regardant intensément :



Son visage soudainement grave, elle a fait demi-tour et est partie sur ses hauts talons. J’ai regardé son dos nu et ses fesses moulées dans sa robe de Gala. Ma brigade a éclaté de rire. Moi, suis resté bouche bée. Les toasts ont brûlé, j’ai dû en relancer.


J’ai donc constaté que Liza était de nature entreprenante. Elle m’attendait à la sortie, une fois la plonge terminée et les couteaux rangés.



Nous avons terminé notre marche à mon appartement. Je l’ai invitée, elle m’a suivi.



Depuis, nous jouons à des jeux. Je termine mon quart de travail vers minuit. Liza anime une émission de radio qui termine aussi à minuit. J’ai le temps de passer sous la douche avant son arrivée.



Ou bien :



Ce soir-là, elle a toqué comme à son habitude, et je me suis précipité pour lui ouvrir, comme à mon habitude. Elle m’a dit, avec ses yeux verts pervers, sa moue de suceuse expérimentée et son air de putain surjouée :



Surpris par ces mots crus et par son humeur décidée, je n’ai pu répondre que :



Elle a surenchéri :



J’ai souri à mon tour, sentant mon érection automatique et je l’ai laissée entrer, d’un geste théâtral :



Elle est passée devant moi, son œil ne m’a jamais quitté, son sourire en disait long sur ses attentes, et nous n’avons pas tardé à résoudre sa requête. À peine la porte refermée que je lui ai mis la main sur l’épaule et lui ai fait faire demi-tour. J’ai fondu rageusement sur ses lèvres et sans attendre, ai entrepris de la déshabiller. Sa courte veste déjà sur le sofa, les boutons de sa blouse rouge ont éclaté lorsque j’ai tiré sur ses pans, laissant apparaître ses petits seins dans son soutien-gorge noir. Elle a crié de surprise face à la violence sèche de mon geste, mais j’ai raffermi ma prise dans ses cheveux blonds pour enfoncer ma langue plus profondément dans sa bouche. Elle s’est laissé faire et j’ai rapidement trouvé la fermeture éclair de sa jupe, qui suivait le sillon de ses fesses. J’ai entendu du textile se déchirer et j’ai glissé mes mains sous sa tenue en faisant deux pas. Liza s’est donc retrouvée en sous-vêtement moins d’une minute après être entrée dans mon appartement :



Elle a opiné du chef en se mordant la lèvre inférieure et d’un geste vif, je l’ai de nouveau retournée, ses cheveux se sont envolés. Je l’ai incitée d’une poussée à se déplacer vers le lit. Liza a obéi et y a posé ses genoux. Je l’ai happée par la taille, puis mes doigts se sont faufilés sous l’élastique de sa culotte. J’ai tiré, Liza a crié, étonnée, et j’ai enlevé son sous-vêtement rapidement, sans me coincer dans son pied. Liza en a profité pour jouer la fuite, je l’ai saisie par les chevilles et l’ai retenue. Je me suis désapé rapidement.


Ses fesses aussi grandes que mes mains, je les ai empoignées pour enfoncer ma langue dans son cul et déjà la faire chanter. Puis je me suis mis à genoux derrière elle. C’était ma position préférée pour la prendre, pour la défoncer comme elle m’a demandé : je pouvais lui tenir la taille et donner de puissants coups dans son con.


Je crois encore que c’est ainsi que je voudrais toujours vivre, c’est cette position que je veux tenir toute ma vie : elle, sur les genoux, ses pieds crispés, ses cuisses très éloignées l’une de l’autre, son dos cambré, ses bras allongés, ses mains agrippant les draps, ses cheveux en étoile par-dessus sa tête dans l’oreiller et moi, à genoux derrière, mes mains tenant sa taille, mes pouces se touchant presque.


Moi bougeant du bassin violemment, elle me rendant coup pour coup en hurlant.


Je crois que les voisins commencent à nous connaître.



Elle gémissait à chacun de mes mouvements :



Je me suis retiré d’elle.



Elle a touché ses fesses, alors que ses épaules demeuraient sur le matelas :



Je suis retourné en elle, dans sa chaleur, j’ai souri de satisfaction et de bien-être en elle, elle a répondu à mes élans :



Elle n’avait plus besoin de le répéter, j’étais lancé. Assez brutalement. J’étais en sueur. Liza aussi. Tout son dos ruisselait.


J’allais venir, j’allais venir, mon corps s’est contracté, j’ai ouvert la bouche, toute mon énergie s’est réunie en un point, je me suis penché sur elle, me suis appuyé sur ses épaules, et elle, elle a commencé à trépider. Ça a commencé par ses jambes, incontrôlables, puis son dos s’est arqué, puis s’est cambré comme une corde à danser. Ses cris venaient de loin. Tout son corps tremblait. J’ai éjaculé en elle, dans son volcan vibrant, et me suis effondré sur le côté, essoufflé.


Liza, couchée sur le ventre, a continué de trembloter. Son corps ne cessait d’être secoué par des spasmes, comme si l’épilepsie l’avait envahie.


J’ai chaud. Nous sommes seuls. Personne d’autre que nous. Nous avons la responsabilité l’un de l’autre. Mais.


Tout son être convulse. Elle est recroquevillée, grimaçante, gémissante. Je lui touche alors l’épaule, inquiet, incapable de faire autre chose. Liza se tord de douleur et sa lamentation me poignarde. Je ne sais que faire. Dire : « Ça va ? » ne règle rien. J’ai peur. Spasme au cœur, je vois le corps de Liza se cramper, son visage se plisser, ses yeux se fermer, sa bouche se déformer en rictus, et, malgré tout, une pensée saugrenue me traverse l’esprit : « Qu’est-ce qu’elle est belle ! » et une autre pensée, tout aussi rapide : « Ce n’est pas normal ! » de la voir ainsi s’agiter.


C’est aussi ça, prendre des responsabilités : prendre des initiatives !


Je me précipite sur le téléphone et compose le numéro d’urgence. Une dame avec une belle voix répond et me demande la raison de mon appel. Je bafouille, mes yeux sont tournés vers Liza qui se tient le ventre à deux mains, en position fœtale, les deux genoux repliés, tout en se tortillant.



Je rêve ou la dame au téléphone vient de me poser cette question en gloussant ?



Je m’élance dans la salle de bain et ouvre le robinet d’eau chaude et la dame me dit en même temps :



Je pose le téléphone, cherche dans les tiroirs les boîtes de cachets, retourne à la chambre où Liza gémit. Elle dit mon nom :



Liza enroule son bras autour de mes épaules et je la soulève. Elle se lamente avec son visage déformé :



J’ai mal aussi – mais ce n’est pas du tout la même souffrance – et je la transporte jusqu’à la baignoire, son corps est léger et toujours fébrile :



Je reprends le téléphone abandonné un instant :



Je jette un œil vers Liza, nue, allongée dans la baignoire, les yeux fermés, mais respirant mieux. Je vais fermer le robinet d’eau en répondant :



Je regarde Liza. Elle prend de grandes respirations et un sourire de contentement semble se dessiner sur ses lèvres :



Liza le prend, les yeux dans le flou, et salue l’interlocutrice d’une voix grave et calme. Je la regarde, me relève de la baignoire, sors de la salle d’eau, y retourne, la queue ballottant en pendule entre mes jambes, en écoutant Liza répondre aux questions de la dame :



Liza écoute ce que la dame de la ligne d’urgence lui dit. Je suis curieux et suis soulagé du repos du corps de Liza. Soudainement, Liza éclate de rire et s’exclame :



Elle me regarde, un œil salace, je recommence à avoir une érection – ce n’est pas possible ! – et Liza termine sa discussion téléphonique :



Elle appuie le bouton pour fermer le téléphone, le dépose par terre, puis m’observe. Je m’accroupis près d’elle, au bord de la baignoire :



Liza rit un peu avant de me répondre :



Nous nous regardons en silence. Les clapotis de l’eau de la baignoire résonnent dans la pièce. Liza respire de mieux en mieux, et son corps ne tressaille plus. Mon doigt parcourt la peau plus blanche de son corps bronzé au niveau de son épaule :



Liza me sourit, redresse son corps dans l’eau et m’embrasse. Ses yeux verts sont si beaux !



Et pour la première fois, je me rends compte ce qu’avoir des responsabilités signifie !


Vivre seul, tenir propre son appartement, s’émanciper, gagner sa vie, vivre une vie à deux, et prendre soin d’elle, de Liza, que j’ai la responsabilité aussi de faire jouir. Je crois que j’ai réussi mon coup.