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n° 22879Fiche technique7069 caractères7069
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Temps de lecture estimé : 5 mn
16/01/25
Présentation:  Quand tout le monde n’a pas les mêmes talents, il faut trouver le bon partenaire
Résumé:  De nouveaux aménagements à la maison et un mari qui s’aperçoit que ses talents de bricoleur ne sont pas à la hauteur, une petite annonce, et voici une aide précieuse, fortuite ou organisée ?
Critères:  #chronique #personnages #candaulisme #occasion #libertinage #exhibitionniste fhh couplus candaul voir
Auteur : Archizen40  (Faisons connaissance, pas de critères pour discuter)            Envoi mini-message

Collection : On a toujours besoin …
On a toujours besoin d’un bon bricoleur…

Sophie et Marc formaient un couple complice et curieux, dans la petite cinquantaine et adepte de nouvelles expériences, toujours à la recherche de frissons inattendus. Leur dernier défi commun ? Monter un imposant dressing fraîchement livré. Mais en déballant les pièces, Marc, qui n’était pas vraiment doué avec une clé Allen, soupira longuement :



Marc, malicieux, eut une idée. Il se connecta sur un site d’annonces locales et publia une annonce cherchant un bricoleur expérimenté pour les aider à assembler leur meuble.


Quelques heures plus tard, un homme du nom de Ludo répondit. Il se présentait comme un bricoleur compétent et expérimenté, avec une touche d’élégance qui transparaissait même dans son langage châtié.


Le jour du rendez-vous, Ludo arriva à l’heure. Grand, la cinquantaine encore alerte, avec des mains fines et habiles, il respirait la confiance. Sophie et Marc le guidèrent dans le coin de la grande chambre d’ami où le meuble attendait, encore en pièces détachées, d’être monté.



En cette matinée d’hiver, le travail s’annonçait sérieux pour Ludo qui mesurait la tâche à accomplir pour sa journée. Marc observait le nouvel arrivant et notait les regards appuyés de sa femme vers cet homme, certes mature, mais élégant et rassurant. Ils n’en avaient pas parlé directement, mais il comprenait que Sophie, elle, la femme pulpeuse et effacée, ne restait pas insensible à ce type d’homme.


Marc s’absenta pour sa journée de travail. Sophie, elle, partit pour une matinée de shopping, puis un déjeuner entre copines.


Ludo se mit consciencieusement à la tâche, serrant vis après vis, respectant consciencieusement les étapes du montage. La matinée s’égrena et le montage du meuble avançait bien. La fin de la demi-journée arriva et Ludo avait abouti une bonne partie du travail pour la mise en place des éléments principaux du dressing.


Comme souvent, c’est à ce moment-là qu’il se rendit compte qu’un confiturier ancien traînait dans un coin et l’empêchait de mettre en place un des derniers éléments de l’ensemble. Il n’y coupait pas, il lui fallait soit déplacer le meuble, soit le démonter. Il contacta Marc pour lui demander ce qu’il devait prendre comme option et ils décidèrent d’opter pour le démontage.


Ludo décida de s’atteler à la tâche avant sa pause repas de midi. À l’ouverture du premier tiroir, il découvrit que le meuble n’avait pas été vidé et comportait de jolis dessous féminins, certains très classiques en dentelle, mais fort jolis, et d’autres beaucoup plus osés. Tiens, se dit-il, au moins, cela égayera ma fin de matinée et, visiblement, la discrète Sophie n’était peut-être pas l’oie blanche qu’elle laissait paraître au vu de certaines tenues. Il se surprit même à renifler une ou deux tenues pour profiter de la situation cocasse et inattendue. Les autres tiroirs comportaient non seulement les dessous de Sophie, mais aussi ceux de Marc, certes plus classiques, mais dont certains exemplaires ne laissaient que peu de doutes sur les activités coquines du couple.


L’esprit de Ludo se perdit dans les méandres que ces quelques bouts de tissus affriolants, tant féminins que masculins, avaient éveillés en lui. Que laissait supposer de ce couple, a priori sans histoire et dans la belle cinquantaine, les culottes fendues et jarretelles de madame et les jockstraps de monsieur ?


Vingt minutes plus tard, le confiturier était démonté et les sous-vêtements de Sophie et Marc soigneusement rangés sur le lit de la chambre d’amis.


En début d’après-midi, Sophie était de retour de son escapade entre filles et retrouva Ludo, le bricoleur, en plein montage du dressing sur la partie penderie. En arrivant, elle découvrit sur le lit de la chambre d’amis les sous-vêtements largement exposés, n’étant en rien au courant de la discussion du matin sur le confiturier avec Marc. Une gêne manifeste monta en elle vis-à-vis de Ludo, en même temps qu’une lancinante excitation de la situation envers un homme inconnu, relativement quelconque, mais parfaitement éduqué et dont la concentration et la manière de se mouvoir avaient un certain charme hypnotique.



Ludo releva la tête, un peu surpris de cette irruption soudaine, mais charmante, de la maîtresse de maison. Et, croisant son regard, il perçut la gêne manifeste de la dame au vu des vêtements disposés sur le lit.


Il posa ses outils et se redressa.



Un silence suivit, rempli d’électricité. Sophie ne savait pas s’il parlait d’elle ou des sous-vêtements. À la fois gênée et émoustillée, elle demanda à Ludo combien de temps il lui fallait pour finaliser son montage ? Elle finit par une banalité, brisant la tension palpable, et tourna les talons en le laissant seul, parachever son travail.

Celui-ci ne se priva pas du lent éloignement de Sophie pour détailler cette femme, certes quinquagénaire, mais dont il se dégageait une sensualité discrète : celle de la femme qui ne se remarque pas au premier coup d’œil, mais qui était diablement attirante une fois qu’elle avait accroché le regard du mâle sachant discerner les quelques détails qu’elle laisse subrepticement paraître.


Dans les deux heures qui suivirent, Ludo entendit Sophie parler longuement au téléphone sans distinguer vraiment le sens de la conversation ni son interlocuteur. À l’issue de ce temps, le montage du meuble prenait fin et Marc fit son retour, sans doute prévenu par son épouse du timing donné plus tôt par Ludo.



Dix minutes après et les outils rangés, Ludo se présenta dans le salon à l’invitation de Marc. Sophie avait préparé quelques agapes afin de remercier Ludo et de finaliser les accords pour ce moment consacré à leur dressing.


Les deux époux avaient revêtu une tenue d’intérieur plus confortable, et diablement sexy pour Sophie qui mettait bien ses jambes bronzées en valeur, outre d’autres atouts que Ludo n’avait pas forcément décelés jusque-là.



Marc se leva à cet instant et Sophie se rapprocha de Ludo, lui effleura la main, le félicitant du travail accompli avec ces beaux outils.



Ainsi, le dressing fut achevé… mais ce fut loin d’être la seule chose montée cet après-midi-là.