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n° 22837Fiche technique33016 caractères33016
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Temps de lecture estimé : 23 mn
21/12/24
Résumé:  Une partie de poker qui tourne mal, et ses suites inattendues
Critères:  #conte fh fplusag fagée inconnu freresoeur campagne hsoumis fdomine voir fmast hmast fellation pénétratio zoo gifle
Auteur : Olaf      Envoi mini-message

Projet de groupe : Noëlies
Brioche ou madeleine

Je l’avoue sans fausse pudeur, j’aime le jeu. Le poker en particulier. Arrivé à la quarantaine rugissante, sans attaches familiales, j’assume seul les risques que je prends avec mes mises hasardeuses. Et souvent foireuses, il est vrai !

Seul avantage que me donne la liberté de mon néo-célibat, je peux retourner à la table de jeu n’importe quand. On trouve d’excellents joueurs et des joueuses affûtées parmi les pères et les mères de famille. Leur absence pendant les périodes de vacances augmente mes chances de gains.


Cela ne m’a pas empêché de faire une brève pause cet après-midi du 24 décembre et d’incarner le père Noël pour les enfants d’un couple d’amis. Ils étaient ravis.

Voilà pourquoi, quelques heures plus tard, pensant être original, je suis toujours affublé de mon costume de père Noël au moment de pousser la porte du Piccolo, à la façade anodine, mais à l’arrière-boutique discrètement transgressive.


Trois joueurs sont assis à une des tables. Ils attendent quelques flambeurs supplémentaires pour commencer la partie. Sans grande originalité, il y a là un autre père Noël, un non-caucasien déguisé en roi mage et une nana déguisée en renne.

Avant de distribuer les cartes, elle nous jette à la tête qu’elle déteste le symbole patriarcal et consumériste du père Noël, et que – preuve supplémentaire de l’asservissement des femmes par les mecs – les rennes qui tirent le traîneau sont des femelles (puisqu’elles ont des cornes en plein hiver, contrairement aux vrais mâles). Elle l’a visiblement mauvaise en cette période de l’année et nous le fait sentir en termes gratinés. La partie promet d’être musclée et sans cadeaux !


Au départ, c’est pourtant le contraire qui se produit pour moi. J’arrive à accumuler un joli pactole, sans attirer les foudres des autres joueurs. Emporté par ce que je crois être de la baraka, j’augmente mes mises, prends des risques irréfléchis, pour finir par perdre tout sens du jeu. Je réalise trop tard que je suis l’idiot utile de la partie, celui que les trois autres endorment pour mieux le plumer.

Je finis par commettre l’erreur fatale d’une folle relance, sans intégrer à sa juste valeur l’échange furtif de regards entre le roi mage et l’autre père Noël. En une enchère, je perds non seulement tout, mais accumule mille euros de dette. Une somme que je n’ai plus après les achats des cadeaux de cette année. Il va falloir négocier serré pour garder ma chemise.


C’est à ce moment que Mama-san s’approche, une fois de plus particulièrement attentive à ce qui se trame autour des tables. Elle n’est pas plus asiatique que moi, mais doit son surnom à sa manière discrète et surtout proactive d’apparaître lorsque les ennuis commencent. Calme, mais ferme en tout temps, elle sait éviter les débordements, faire taire les mecs les plus venimeux, et mettre à plat les situations les plus tendues.


Il faut aussi dire que nos soirées lui rapportent gros. Elle a donc tout avantage à ce que les joueurs reviennent régulièrement, même après des séries de scoumoune. Au cours des ans, les flics ne lui pourrissant pas trop la vie, elle a mis au point un système de prêts sur l’honneur, qui marche bien et lui assure des bénéfices supplémentaires. Voilà pourquoi son ombre ne cesse de planer au-dessus des joueurs, à l’affût d’une enchère hasardeuse.



Elle m’emmène alors dans un coin discret du clandé et me tend une carte de visite sur laquelle je lis La Brioche, agence de placement, Marjorie Le Floch.



Je sors de la salle de jeu la queue entre les jambes, énervé non seulement d’avoir perdu autant, mais de me fourrer dans une histoire pas nette. J’appelle néanmoins la dame au numéro indiqué sur la carte de visite. Mamma-san l’a apparemment déjà mise au parfum.



Je raccroche sans lui donner de réponse. Quelle fiente, c’est bien ma veine. En plus, je me tape la double peine : mille euros de perdus et deux nuits à devoir lutiner une mamie sans pouvoir retourner jouer. Ça craint.



ooo000ooo



J’arrive dix minutes plus tard à l’adresse que Marjorie m’a donnée. Tiens, au fait, pourquoi appeler son agence d’escort-boys La Brioche ?


Vu le genre de maison où crèche Madame Zeineb, elle doit être à l’aise dans la vie. Je sonne. La porte s’ouvre et je suis accueilli par une très belle femme aux cheveux blancs, élégamment vêtue d’un truc assez transparent, le visage illuminé d’un large sourire. Une femme qui ressemble à Françoise Hardy dans les années 2010. Je tombe immédiatement sous le charme.

De son côté, elle ne semble pas étonnée d’avoir un père Noël à sa porte. Sans mauvais jeu de mots, le téléphone arabe a dû fonctionner.



Là, elle me scie. Sans trahir de secret, elle doit avoir autour de la soixantaine. Je m’attendrais plutôt à la rencontrer dans un resto chic, une galerie de peintures ou du côté de l’Opéra, que prête à se laisser lutiner chez elle par un inconnu, même dûment recommandé par son agence de placement préférée.


Mais non, Madame s’offre un mec comme moi en guise de cadeau de Noël et, sitôt les présentations faites, elle me parle de ses amants. Si elle fait preuve d’un tel tempérament dans tout ce qu’elle entreprend, saurai-je être à la hauteur de ses attentes ?



J’avoue que j’aime cette manière cash de me provoquer. J’aime aussi le regard qu’elle pose sur moi. Mi-gourmand, mi-intriguée, mi-à l’affût (OK, ça fait trois demis, mais je l’ai dit, cette femme est intense et troublante).



Sans cesser de scruter mon visage, elle s’approche, détache la ceinture de mon manteau et en ouvre largement les pans. Alors seulement, elle baisse le regard. Mon anatomie semble lui plaire, puisqu’après un bref moment de contemplation (d’admiration ?), elle s’agenouille devant moi en blasphémant joyeusement.



Elle n’attend pas plus longtemps de signes venus du ciel (ou de l’enfer, vu ce qui se prépare entre elle et moi), et caresse mon membre d’un doigt expert, tout en soupesant mes boules, lourdes de trop nombreux jours de disette érotique.

À mon tour de remercier Nicolas, mon saint patron, pour l’intense réaction virile qui se déploie sans la moindre inhibition.



Quelques instants plus tard, je l’aide à se relever et m’empare de ses lèvres. Je sens sa peau nue, douce, chaude entre les plis de son léger vêtement. Son visage est certes marqué par les ans et quelques épreuves de la vie, mais sa beauté me trouble. Son corps abandonné contre le mien m’excite. Son parfum réveille des émotions érotiques profondément enfouies. La fermeté de ses lèvres entrouvertes fait naître un puissant désir en moi. Plus rien d’autre ne compte que mon envie d’elle, et de partager les plaisirs que nous pourrons nous offrir.



Sans doute rassurée sur ma sincérité, elle retire alors sensuellement sa robe transparente, me permettant ainsi de contempler son corps plus que désirable, uniquement habillé d’un string qui lui va à ravir. Après un tour sur elle-même, consciente de mes regards admiratifs, elle s’éloigne pour aller baisser l’intensité de la lumière. Elle allume ensuite une à une des bougies qui balisent un chemin de luxure entre le séjour et sa chambre à coucher.


Maîtresse d’elle-même, elle me précède sans artifices. Sa démarche féline met en évidence la souplesse de ses reins et la troublante beauté de son corps de femme, sculpté par une vie consacrée à la danse, comme elle me l’apprendra un peu plus tard.

À partir de ce moment, nos corps ne se sépareront plus. D’une manière ou d’une autre, elle m’effleure, me tient en main, embrasse ou lèche ma peau, frôle tout ce qui dépasse de moi, se serre entre mes bras, pousse ses fesses contre mon bas ventre. Plus tard, échevelée et essoufflée, elle rampe contre moi, s’allonge sur mon dos, sur mon ventre, entre mes jambes, ou masse mes pieds en alternance avec ma queue frémissante.


De temps à autre, elle se blottit contre moi et, entre deux baisers, implore une suite encore plus voluptueuse à nos ébats. Elle est insatiable, exigeant tour à tour des caresses lentes et sensuelles, des morsures à la limite de la douleur, mes mains fortes et larges sur ses seins menus, le poids de mon corps sur le sien, la raide manifestation de mon désir profondément glissée dans sa bouche.

Elle veut tour à tour jouer, prendre, donner, griffer, se caresser sur mes cuisses et mes bras, s’ouvrir à mes élans virils, à ma bouche, à ma langue, à mes doigts.

Bref, elle se gave de toutes mes ressources sensuelles et érotiques. À une exception près. Elle m’avoue adorer sentir une queue bandée contre son bas-ventre, à l’orée de sa chatte, dans le creux de ses genoux ou le long de sa nuque. Mais, dit-elle, les conditions ne sont pas encore réunies pour me laisser envahir son ventre.


Ce n’est qu’au petit matin qu’elle se lâche en me prenant profondément en elle, et me demande de jouir sans me retirer. L’intensité de ce que nous éprouvons à ce moment nous submerge et nous fait basculer dans le sommeil, étroitement enlacés.


Nous nous réveillons quelques heures plus tard, encore shootés aux hormones sexuelles. Dès les premiers contacts de nos épidermes et de nos lèvres, nous sommes prêts à repartir dans une ronde de stupre et la fornication.

Zeineb se montre toutefois enfin raisonnable et me retient au moment où mon membre à nouveau excité glisse le long de ses lèvres intimes un peu endolories.




ooo000ooo



Je reçois des nouvelles de Marjorie le lendemain.



Elle me donne alors une nouvelle adresse, dans un autre quartier de la ville, en précisant que j’y suis attendu le 28 décembre en début de soirée. Donc pas besoin de costume de père Noël.


La maison en question est située un peu en dehors des limites urbaines, pratiquement au milieu des champs. Une écurie prolonge le bâtiment principal. C’est là que Madame Benize habite, et tient une école d’équitation et une pension pour chevaux.


La surprise promise par Marjorie ne tarde pas à sortir de l’écurie, en bottes d’équitation et une fourche à la main. Et, pour une surprise, c’est une fabuleuse surprise, puisque celle qui vient à ma rencontre n’est autre que Zeineb.

Tout heureux de la revoir malgré ses réticences lorsque nous nous sommes quittés, j’imagine qu’elle a voulu me faire une blague et a inventé ce stratagème pour nous permettre de nous retrouver. Je sors d’un bond de la voiture et m’avance pour la prendre dans mes bras.



Même si quelques détails et surtout quelques intonations prouvent que cette femme n’est pas Zeineb, je reste bluffé par la ressemblance. Aussi bien dans sa manière cash d’aborder un mec dont elle a monnayé les services intimes, que physiquement. Même visage, même chevelure grise qu’elle assume, même taille, et, apparemment, mêmes formes féminines. Marjorie pourrait bien avoir raison, je ne vais pas le regretter, pour autant que je passe l’épreuve des soins aux chevaux.


Je commence donc ma relation tarifée avec Bénize dans une écurie. L’écuyère se moque gentiment de ma gaucherie et de mon manque d’habitude avec les bêtes. Elle apprécie en revanche le fait que je n’aie aucune crainte, et que je semble même rapidement adopté par la plupart des quadrupèdes.


Une fois les soins terminés, chaque animal pouvant profiter d’une profonde litière de paille pour la nuit, Bélize m’invite à manger avec elle dans sa maison. Nous y serons seuls, précise-t-elle avec un clin d’œil coquin, avant d’aller changer de tenue.


Elle revient habillée d’une robe de soie bordeaux qui met son corps en valeur, sans toutefois en révéler les plus intimes secrets. Belle, élégante, sûre d’elle, elle s’approche de moi, passe sa main sur mon visage, puis s’exclame de sa voix légèrement rauque qu’elle meurt de faim.


Elle a préparé un léger repas, accompagné d’un excellent vin rouge de la région. Auparavant, elle m’offre un apéro de sa composition, dont elle refuse de me donner le secret. La qualité des aliments et des alcools, tout comme la lumière des bougies et un parfum tonique d’huiles essentielles, pousse aux confidences. Nous passons une délicieuse soirée à nous découvrir, à rire de nos insuffisances et de nos travers, à parler du passé et de l’avenir en laissant de côté tous nos soucis.


Tout cela est charmant, mais aussi lénifiant. Concrètement, cette femme n’a pas loué mes services pour papoter, mais pour lui donner du plaisir. Or à aucun moment, je n’ai détecté de signe tangible d’un désir de rapprochement. Nous sommes intellectuellement et amicalement proches, mais rien de plus. Pas d’étincelle magique telle celle qui nous avait bouleversés Zeineb et moi lors du premier baiser, puis des caresses sensuelles qui l’ont suivi. Pas de proximité physique, aucun contact de peau à peau.

Bénize remarque immédiatement le temps mort entre nous, sans doute à mon regard vague.



Elle quitte alors la table, et se dirige vers le sofa du séjour en me tournant le dos. Je la rejoins. Pensant que c’est sa manière de m’indiquer son consentement, je pose mes mains sur ses épaules nues. Elle sursaute.



Je sens l’odeur fade des larmes autour de son visage. Sa solitude me ravage, fait remonter en moi des souvenirs aussi douloureux que les siens. La tension entre nous, entre nous et celle et ceux qui nous ont piétinés, cette tension indélébile est à son comble. Je suis paralysé par ce que nous laissons émerger.


Je nous sers du vin. Je bois mon verre d’un trait en lui apportant le sien. Elle se retourne, les yeux humides, prend le verre en effleurant légèrement mes doigts. Elle le boit aussi cul-sec, puis me le rend pour que le remplisse à nouveau.



Après un instant d’hésitation, ses yeux plantés dans les miens, elle vient se blottir dans mes bras, comme si elle voulait trouver à mon contact assez de force pour initier un échange complètement différent de ce que nous avons partagé jusqu’à maintenant.


Finalement, comme transformée du tout au tout, elle se dégage de mes bras, presque brutalement. Avant que j’aie le temps de réaliser la soudaineté de la transformation, elle m’expédie une violente baffe, suivie d’une série de coups de poing contre mon torse.



Passablement vénère à cause de la douleur, je bloque ses bras et m’empare d’elle en la soulevant de terre. Elle se débat comme une diablesse et arrive à me faire lâcher prise. Une salve d’insanités et d’injures confirme sa volonté de m’exciter en me dominant. Elle déclare ainsi les jeuX ouverts. Puis elle s’enfuit en direction de l’écurie.


Elle arrive à entrer dans le box d’un des hongres, son préféré, apparemment, et à refermer la porte coulissante avant que je la rattrape. Pour parer à toute éventualité, elle s’est munie d’une cravache de belle taille.


La suite de nos jeuX est complètement chaotique, délirante et d’une violence qu’elle seule semble maîtriser. Je me lâche et me soumets à elle.


Elle commence par exiger que je me déshabille, puis que je la contemple à travers les barreaux qui entourent le box sur la gauche. Avec un regard fiévreux, elle s’empare du haut de sa robe en soie, et tire sur le tissu jusqu’à le faire craquer. Elle finit par déchirer toute la robe d’un geste rageur en décrivant dans le détail ce qu’elle attend de moi, si je ne suis pas la couille molle qu’elle craint que Marjorie lui ait envoyée en p… de cadeau de Noël pourri.



Elle s’approche de son cheval, et se met à le caresser, en alternance avec sa peau nue, puis avec sa cravache. D’une main, elle effleure le pelage de l’alezan, de l’autre, elle fouille entre ses cuisses, à la recherche d’un plaisir qu’elle ne me croit pas capable de lui donner.


Un peu à la manière de Laetitia Dosch dans son spectacle Hate2 - 3, elle me force à contempler sa danse avec l’animal.

Sans doute en proie à des émotions d’une violence inouïe, elle laisse aller son corps à la limite de la transe, sans qu’aucun de ses gestes ne soit en réalité sexuel. Rien à voir avec un simulacre de zoophilie. Ce qui ne change en rien la puissance érotique de la scène et de l’entrelacs des corps de l’animal et de la femme.


L’effet sur mes pulsions sexuelles est irrésistible. Je bande comme un dingue. Hypnotisé par ces gestes et ce qu’elle profère pour m’exciter, j’obéis à ses ordres et commence à me masturber en avouant mon envie de m’emparer d’elle.


Sûre que je ne peux pas la rejoindre à l’intérieur du box sans son accord, elle s’amuse de ma frustration et de mon vain désir. Pire, délaissant la chaleur et la douceur du pelage du cheval sur ses seins et sur ses bras, elle exige que je glisse mon membre raide bandé au travers d’un orifice qu’elle me fait découvrir dans la paroi du box, juste à l’endroit où je dois me tenir pour la contempler.

D’une main, elle s’empare de ma virilité, apparemment à son goût, tout en faisant glisser le manche de sa cravache contre son bas-ventre et sur les pointes de ses seins. Je découvre alors qu’il est en forme de phallus. Et de belle taille…


Maintenant à genoux sur la paille, elle prend ma queue dans sa bouche, d’abord presque délicatement, en murmurant un truc qui ressemble à un compliment, puis beaucoup plus rudement. Au stade d’excitation où elle m’a mis, tout me fait du bien. Les caresses, comme les secousses et les morsures m’excitent et me font approcher de l’ultime volupté.



Le jeuX qu’elle entend me faire subir consiste donc à me pousser à l’insupportable, tout en m’empêchant d’en profiter. Elle veut maîtriser à chaque instant la montée de mon plaisir. Maîtriser et en profiter voluptueusement pour sa propre jouissance, libérée du risque de proximité par la paroi du box.


Pendant qu’elle suce et engloutit avec délectation mon manche de plus en plus sensible, elle va et vient dans son intimité avec le phallus qui orne le manche de sa cravache. Les mouvements de son corps sont de plus en plus lascifs. Elle prend visiblement plaisir à ce qu’elle me fait subir.

Lubrique jusqu’au bout des seins, elle s’amuse même à décrire la montée de son orgasme qui ne saurait tarder. Tout en menaçant de me punir de la pire manière si je crache mon jus de mec sans respecter ses exigences.


Je m’agrippe des deux mains aux barreaux du box pour résister à ce qu’elle me fait subir. Des spasmes formidables bousculent mon bas-ventre, mon cœur est proche de l’explosion, je transpire malgré ma nudité dans le froid de l’écurie. Je ne vais pas résister plus longtemps. Je vais craquer.


Alors, enfin, en amante expérimentée qui sent à d’infimes tressaillements l’imminence de l’éjaculation, elle daigne relâcher la pression et crache ma queue hors de sa bouche. Ce qui lui laisse tout loisir pour activer le jeu de sa cravache dans son vagin. Les sensations doivent être particulièrement intenses, tant ses gémissements sont de plus en plus incontrôlés, gutturaux, à la limite du râle amoureux.


Quelques vives pénétrations plus tard, elle se laisse basculer dans l’orgasme. Le ventre secoué de spasmes voluptueux, elle tombe sur la paille et lâche complètement prise. Ce qu’elle me permet alors de contempler d’elle, de son orgasme, de son abandon à l’intensité de son plaisir est à la fois parfaitement obscène et intensément troublant. Cuisses écartées, vulve luisante et béante, elle s’offre à moi, qui ai accepté de jouer avec elle ce pas de deux à la folle intensité érotique.


C’est ce qu’elle avoue pendant qu’elle reprend lentement pied dans la réalité. Le jeu de domination est terminé pour elle. Ce que nous venons de partager semble lui offrir un minimum de confiance. Elle me demande de la rejoindre dans le box, et de jouir sur son ventre. Elle veut me voir craquer, elle veut cet instant de fragilité masculine.


Je passe de l’autre côté de la barrière protectrice du box, pendant que le cheval effleure le ventre de l’écuyère de ses naseaux veloutés, pour vérifier qu’elle va bien, même étendue sur le dos dans la paille.

Lorsqu’il s’éloigne, je prends place contre Bélize, ma tête posée sur son ventre encore frémissant. Ma queue est à portée de sa main droite. Elle la pose sur ma main et accompagne mes mouvements, d’abord lents, jouissifs, puis de plus en plus rapides. À nouveau, en amante expérimentée, elle sent ce qui se passe en moi. De quelques mots très doux, elle me demande de me laisser submerger par le plaisir.

Je libère alors toutes les tensions accumulées pendant nos jeuX et inonde son ventre et sa main de mon sperme.


Lorsque tout est accompli, je recouvre nos corps des restes de sa robe déchirée. La chaleur que nos épidermes dégagent suffit à rendre agréable la fragile protection contre le froid. Quelques instants plus tard, le corps de Bélize se détend. La confiance dont elle fait preuve à mon égard m’émeut. Je la laisse entrer dans des stades de sommeil plus profond, avant de la prendre dans mes bras, et, comme dans les films romantiques au moment de la nuit de noces, de la porter à travers la cour jusqu’à sa maison.


Je la pose dans son lit, m’allonge contre elle, et m’endors à mon tour.


Au petit matin, elle se contente d’exprimer ce qu’elle ressent par des caresses et des baisers. De plus en plus intenses, troublants, bandants. Je me laisse faire. C’est délicieusement égoïste, mais correspond sans doute juste à ce qu’elle peut supporter, au contact si intime avec un inconnu. Lentement, elle m’amène au degré d’excitation qu’elle attendait depuis son réveil. Lorsque ma raideur lui convient, elle me chevauche, se caresse quelques instants avec le bout de ma queue, puis l’introduit en elle.


Elle dispose ensuite fermement mes mains le long de mon corps, et me montre de cette manière qu’elle ne supporterait pas que je m’empare d’elle et qu’un geste inconsidéré ne fasse retomber la tension érotique entre nos corps.

Alors seulement, une main sur ses seins, l’autre entre ses cuisses, elle se caresse. S’offrir ainsi à un amant inoffensif semble lui procurer des frissons jouissifs. Je les partage grâce aux contractions de son vagin sur ma queue. Le massage est particulièrement stimulant. Lentement mais sûrement, nous glissons vers un feu d’artifice des sens et des émotions intimes.

Comme pour prolonger cet instant suspendu, elle me demande de profiter de son corps comme elle profite du mien, de pénétrer au plus profond de son ventre, sans rien retenir. Elle veut provoquer et jouir de mon plaisir de mec. Elle veut que je me répande en elle, maintenant.


Quelques minutes plus tard, lorsque les battements de nos cœurs se sont apaisés, elle me congédie en quittant sa couche, comme l’avait fait Zeineb après notre nuit d’amour. Ses mots sont presque les mêmes.




ooo000ooo



1. Voir le Père Noël est une ordure, de la troupe du Splendid.


2. https://www.youtube.com/watch?v=hUZ12D2mxFs


3. https://www.theatre-contemporain.net/spectacles/Hate-Duo-d-une-femme-et-d-un-cheval/ensavoirplus/idcontent/104852