Nous sommes à la fin des années 80, au Brésil, à Rio, où je pilote un projet pour environ 18 mois. J’ai déjà beaucoup voyagé, mais c’est la première fois que je traverse l’Atlantique pour le boulot. Dans ces textes j’essaye de montrer mon dépaysement et mes surprises avec le pays et surtout les femmes brésiliennes.
Ces textes sont pour la plupart érotiques ou pire, mais reflètent bien mon état d’esprit et ma vie à Rio à cette époque. En dehors de mon boulot, très intéressant et prenant, de la cuisine délicieuse et des fêtes, bref, de la belle vie, le reste de mon activité tournait autour du sexe, je n’étais pas un moine.
L’ensemble comprend trois actes, mes trois aventures principales, entrecoupées d’intermèdes divers et variés.
Ce texte est le dernier, il raconte comment mes aventures se terminent, en bien évidemment
Nota : « pelo telefone » (au téléphone) est le nom de la première samba brésilienne, enregistrée en 1916
C’était une période où j’habitais aux deux tiers au Brésil, à Rio, et pour un tiers à Paris. J’avais une bonne amie au Brésil, très bonne amie, Cécilia, dont j’ai raconté les aventures dans des textes précédents. Ce soir-là, j’étais à Paris depuis une dizaine de jours, pour préparer le projet suivant, après celui du Brésil qui était terminé maintenant.
Je devais retourner à Rio dans quelques jours, peut-être mon dernier voyage.
Désolé si ce petit récit vous semble mièvre ou vulgaire, mais j’ai des excuses. Nous sommes à la fin de mon premier séjour, et si je parle à peu près le portugais du Brésil courant à ce moment, je ne maîtrise pas la langue familiale ou du lit. J’essaie donc de retranscrire et l’esprit et le ton de la conversation.
Je dors tranquillement chez moi, quand le téléphone sonne.
J’ai tout de suite répondu en portugais, vu l’heure tardive, il n’y a qu’une seule personne qui puisse me téléphoner.
- — Bonsoir,
- — Bonsoir, mon amour, comment vas-tu ?
- — Bien, mais pas très réveillé.
- — … Oh, désolé, je n’ai pas fait attention à la différence d’heure, il est quelle heure à Paris ?
- — Il est plus de deux heures du matin et je ronflais déjà.
- — Menteur, je sais que tu ne ronfles pas, mais alors tu dormais !
- — Ben oui, vu l’heure.
- — Tu es donc dans ton lit ?
- — Ben oui, et tout seul en plus.
- — J’espère bien ; mais tu es tout nu ?
- — Évidemment, tu sais bien que je dors toujours comme ça, même tout seul.
Je suis maintenant bien réveillé, et, comme d’habitude, je suis ensorcelé par la voix de mon amie, elle me donne toujours des frissons. Nous nous entendons très bien, sommes heureux ensemble, et au lit, nous ne dormons pas beaucoup.
Je me demande où elle veut en venir, même si je commence à avoir une petite idée, alors je continue :
- — Et toi, où es-tu ?
- — Je viens de revenir du boulot, me suis mis à l’aise. Je suis installé dans un fauteuil, et je pense à toi.
- — Tu penses à moi comment ?
- — Je t’imagine tout nu sur ton lit… j’aime beaucoup ton corps, tu n’es pas le bodybuildé que l’on voit sur nos plages à Rio, mais tu es beau. J’aime bien ton petit ventre musclé, plus bas, le buisson blond, et au milieu, ce membre que j’aime tellement toucher, caresser, sucer et qui me donne tellement de plaisir lorsqu’il est en moi.
Ce discours ne me laisse pas sans réaction, et ce membre dans son buisson est maintenant tout raide. Peut-être à mon tour d’alimenter l’ambiance.
- — Être à l’aise je sais ce que c’est : tu as ce t-shirt infâme, trois fois trop grand pour toi, et dessous juste un slip. Le soir, en rentrant, tu te promènes toujours comme cela pour m’aguicher, et souvent, même sans le slip, tu exhibes tes fesses et ton sexe si tu as envie de moi.
- — Tu as bien deviné, je suis exactement comme cela, aujourd’hui avec slip, tu n’es pas là. Mais toi, comment te sens-tu ? Je m’imagine d’autres changements…
- — Oui, la belle verge que tu apprécies tant est toute gonflée, elle ne demande que plus d’attention.
- — Surtout pas, laisse-la patienter un peu, moi aussi, ma culotte commence à être humide, elle appelle tes mains.
- — Je vais m’occuper de toi, tes mains sont mes mains, tes doigts sont mes doigts. Des deux mains, j’empoigne tes seins, les malaxe au travers du tissu, les mamelons pointent, je les pince et les étire. Ma main gauche passe sous le t-shirt, mon index tourne autour de ton aréole, le téton est tout dur et dressé.
- — …
Il y a un grand blanc, juste rythmé par la respiration un peu saccadée de mon amie. Je continue :
- — Ma main droite caresse l’intérieur de tes cuisses, ta peau est tellement douce. Tu écartes un peu plus les jambes, tu ouvres le chemin vers ton intimité. Mon doigt passe délicatement sur ta culotte, mon index caresse ta toison au travers du tissu. Maintenant, je glisse deux doigts sous l’élastique, je m’approche de ton bouton d’amour.
La respiration devient haletante dans le téléphone, avec de petits gémissements.
- — Tu arques ton dos, soulève tes fesses du fauteuil, des deux mains je t’arrache ta culotte… les jambes largement écartées, d’une main je t’écarte les lèvres, l’autre plonge dans ta vulve toute juteuse… ma main monte et descend sur ton clitoris, de plus en plus vite, l’autre main s’égare vers le bas…
- — Oui oui ahhhhhh, je jouiîiiis !
Grand calme, sa respiration redevient normale petit à petit.
- — Mon salaud, tu m’as vraiment fait jouir, le fauteuil est tout trempé, je suis presque tombé par terre. Et toi, mon chéri, comment es-tu ?
- — Je suis encore très sage, mais je suis très dur, et j’ai très chaud. Je ne vais pas tenir longtemps.
- — Je vais t’aider, je vais te faire une confession : la position que je préfère, qui me donne le plus de plaisir, c’est quand je suis à quatre pattes, je te sens derrière moi. Tu promènes ton nez et ta langue tout au long de ma raie, de ma vulve, tu chatouilles mon petit trou, essaie d’y entrer, tu avances jusqu’au clitoris si je cambre bien mon dos, les fesses en l’air.
- — Ma chérie, je ne vais pas tenir longtemps, je bande furieusement, je vais exploser
- — Nous sommes tous les deux à genoux sur le lit, tu es derrière moi, tu me presses contre toi. Maintenant, tu introduis ton sexe dans mon vagin, tout doucement, jusqu’au fond, et c’est mon premier orgasme. Ensuite, tu m’attrapes par les hanches, et donnes de grands coups de reins, jusqu’à te répandre en moi, et j’explose quand tu forces mon petit trou avec ton pouce.
Elle halète de plus en plus, pousse de petits cris, ses mains ne doivent pas rester tranquilles. Ses gémissements sont plus forts et plus rapides, et se terminent par un grand cri de jouissance, et puis le silence. Je la laisse récupérer un peu, reprendre son souffle.
- — Ma chérie, réponds-moi, comment te sens-tu ?
- — Je suis toute recroquevillée, je n’arrive pas à me déplier, les jambes toutes serrées, les deux mains coincées entre, deux doigts enfoncés dans mon con, le pouce dans mon cul jusqu’à la garde. Les yeux fermés, je planais complètement, c’était vraiment comme si c’était toi qui cognais au fond de mon utérus.
- — J’ai entendu la jouissance qui t’a remuée jusqu’au fond de ton ventre. Je t’ai accompagné, ma main remplaçait les muscles de ton vagin, je poussais jusqu’au fond de ton ventre, de plus en plus vite, et j’ai explosé avec toi. Toi, tu es courbaturée, et moi j’en ai partout.
- — Je t’aime, tu es adorable, je n’ai jamais ressenti cela pour aucun homme.
- — Moi aussi, je t’aime, tu es la femme de ma vie. Veux-tu m’épouser ?
- — … (grand silence).
- — Oui, mon amour, veux-tu m’épouser et venir avec moi en France ?
Autre grand silence puis :
- — Oui, cela me rendrait bien heureuse, mais c’est difficile.
- — Tu apprendras le français, tu verras, c’est facile (ce n’est pas vrai, c’est très difficile, mais ça mérite bien un petit mensonge)
- — Et mon fils ?
- — Lui, aucun problème… il apprendra le français encore plus vite que toi. Dis oui.
- — Oui, mon chéri, je t’aime, j’aimerais rester avec toi.
Trente ans après, elle parle très bien le français, et son fils encore mieux.