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Temps de lecture estimé : 22 mn
02/12/24
Résumé:  Le monde s’est écroulé quand Adélaïde a vu sur le dos de sa mère, la marque du fouet sur celui des putains récalcitrante. Hortense, la mère maquerelle, va alors révéler l’histoire de "Josie" à la jeune fille désemparée.
Critères:  fellation mélo
Auteur : Stiletto      Envoi mini-message

Série : L'éducation d'Adélaïde

Chapitre 04 / 04
Josie

Note du comité éditorial

Cette série est à replacer dans son contexte du dix-neuvième siècle. La condition de la femme n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui. Heureusement que cela évolue (lentement) dans le bon sens.


Résumé des épisodes précédents :

La comtesse de Beauchamp a confié sa fille Adélaïde aux soins d’une tenancière de bordel afin qu’elle accepte d’épouser un riche vieillard. Mais la jeune fille refuse de se soumettre, et maudit sa mère. Mais alors qu’elle s’apprête à la quitter pour toujours, toutes ses certitudes s’effondrent brutalement.





La vérité lui éclate à la figure avec une telle violence, qu’Adélaïde a l’impression que son crâne va exploser. En un éclair, elle se rend compte à quel point elle a été injuste envers sa mère.

Quelques secondes plus tard, ne tenant plus, elle s’effondre en sanglots sur les genoux de la matrone.



C’est la première fois qu’Hortense la voit pleurer, elle qui n’avait pas versé une seule larme lors des coups de badine.



Adélaïde éclate en sanglots de plus belle et répète à l’infini :



Entre deux sanglots, Adélaïde parvient à dire :



Hortense plonge dans ses vieux souvenirs, au temps où elle était une jeune fille innocente, et commence lentement son récit :



Mais très vite, transportée par l’émotion qui la submerge à son tour, elle ne se contente plus de décrire les faits, mais les revit de nouveau à voix haute, imitant tour à tour la sienne et celle de Joséphine :



  • — Hé beh, qu’est-ce qu’il t’a mis ce coup-ci, ton vieux !
  • — Tu l’as dit Josie. Le salaud, depuis que maman est morte il me cogne tous les jours pour un oui ou un non.
  • — C’est plus possible Hortense, il va finir par te tuer. Il faut que tu partes !
  • — Je sais bien, mais pour aller où ?
  • — Écoute, moi non plus cela ne se passe pas très bien avec mes vieux. Ils ont beaucoup de bouches à nourrir et seraient bien contents d’en avoir une de moins.
  • — Oui, et alors ?
  • — Eh bien j’ai décidé de partir, d’aller tenter ma chance à la capitale. Pourquoi ne pas y aller toutes les deux !
  • — À Paris ?
  • — Oui, à Paris ! J’ai toujours rêvé d’y aller, là-bas tout est beau, tout est propre. Les gens sont tous riches, on pourra se trouver un bon mari et être heureuses. Alors, qu’est-ce que t’en dit ?
  • — C’est génial. On part quand ?
  • — Maintenant !


Les yeux humides, Hortense revient à la réalité quelques secondes avant de replonger dans sa mémoire :



Bref, elle était comme toi.

Mais elle a rapidement déchanté, cela faisait seulement deux jours que nous étions arrivées quand :



  • — Eh mes jolies, vous chercher du travail ?
  • — Regarde Hortense, je crois qu’on a tapé dans l’œil de ce jeune homme.
  • — Ne soyez pas timides, je connais un hôtel réputé qui recherche des femmes de chambres.
  • — Laisse tomber Josie, il ne m’inspire pas confiance.



Pour être réputé, ça, l’établissement l’était ! Mais pas vraiment de la façon que nous l’espérions. Comme hôtel de luxe il y a mieux, par contre, question chambre on a été servies : nous y passions en moyenne douze heures par jour en compagnie d’hommes plus ou moins avinés.



Cette remarque fait sourire la matrone. C’est la première fois qu’Adélaïde voit le visage de sa patronne se dérider.



Adélaïde se lève affolée.



Hortense sourit de nouveau devant l’ingénuité d’Adélaïde.



Adélaïde repense à ces filles en hayons qu’elle a croisées en venant ici. C’est maintenant évident, sa mère n’a pas emprunté cette rue par hasard.



Et c’est là que la chance a souri à ta mère. En effet, Suzon, la fouetteuse, avait contracté la tuberculose, et elle ne pouvait plus travailler. Quant aux autres filles, pas une seule ne voulait prendre sa place. La mère maquerelle a donc eu l’idée d’utiliser le caractère bien trempé de Joséphine à cet effet.



Se défouler sur le dos de ses clients lui a permis de mieux supporter la vie ici. Quant aux patrons, ils gagnaient enfin de l’argent avec elle et la laissaient tranquille.


Adélaïde trépigne d’impatience.



Hortense ressent un léger pincement au cœur en disant cela.



Hortense fixe Adélaïde dans les yeux.



Le cœur de la jeune fille bat à tout rompre, tandis que ses yeux se remplissent à nouveau de larmes.



En effet, tu n’es pas restée ici suffisamment longtemps pour le savoir, mais un bordel n’est pas l’endroit idéal pour donner vie à un enfant. Une femme enceinte n’attire plus le client et en plus elle mange pour deux. Ce n’est évidemment pas rentable et c’est pourquoi on fait appel aux « faiseuses d’anges » dans ces cas-là.



La maquerelle le savait, mais ce n’est pas pour autant que tu étais tirée d’affaire. Heureusement pour toi, Joséphine était prête à tout pour sauver la vie de l’enfant qu’elle portait, et elle lui a proposé un marché. En échange de ta vie sauve, elle lui a juré qu’elle deviendrait la plus salope de toutes ses pensionnaires, qu’elle se ferait baiser sans rechigner par tous les hommes qu’elle lui enverrait.


Adélaïde éclate en sanglots en repensant à toutes les horreurs qu’elle a dites à sa mère.



Hortense caresse les cheveux d’Adélaïde, qui sanglote la tête sur ses genoux.



La jeune fille opine du chef. C’est ce que sa patronne et Edwige essaient de lui faire faire sans succès depuis des semaines.



La mère maquerelle a immédiatement sauté sur l’occasion.



Elle était extrêmement douée, et les clients accourraient de tout le pays et même de l’étranger pour découvrir ses talents. D’ailleurs, elle a vite gagné un surnom qui est resté célèbre : « La petite Goulue ! »


Adélaïde s’efforce de se reprendre.



D’une voix enrouée par l’émotion, Adélaïde parvient à demander :



Des hommes comme lui, ta mère en avait déjà vu des dizaines. Ce sont des exaltés à qui l’excitation fait dire n’importe quoi, probablement dans l’espoir d’obtenir une faveur particulière. Mais celui-là n’était pas comme les autres. Tout d’abord il était Comte, mais surtout ta mère a senti en lui quelque chose de différent et l’a mis à l’épreuve.


Adélaïde tend l’oreille dans un mélange de curiosité et d’excitation, tandis qu’Hortense poursuit sa narration.



Ta mère a aussitôt accepté de l’épouser.



Cette fois-ci, Hortense éclate de rire.



Mais je m’égare, revenons-en à toi. Ta mère a quitté ce lieu deux mois avant ta naissance, et a cessé d’être la petite goulue pour devenir la comtesse De Beauchamp.



Voilà ma petite, tu sais tout.


Adélaïde a toujours les larmes aux yeux. Maintenant qu’elle sait toutes les épreuves que sa mère a dû traverser pour elle, son attitude lui apparaît méprisable.



Leur conversation est subitement interrompue :



« TOC TOC TOC ».



Adélaïde se précipite vers la porte. Comme elle s’en doute, il s’agit du médecin.



Adélaïde dépose un baiser sur la joue du vieil homme avant de courir au chevet de sa mère.



Debout devant la porte, Hortense acquiesce d’un signe de la tête.



Joséphine passe une main dans les cheveux de sa fille.



Je ne sais pas encore laquelle, mais je trouverai une solution, j’en ai toujours trouvé une.


Adélaïde se lève brusquement.



La comtesse de Beauchamp s’exclame en souriant :



Adélaïde se tourne alors vers Edwige, dont elle aperçoit le minois près du pas de la porte.



S’il te plaît Edwige, dis-moi oui.


Cette dernière se jette dans les bras de son amie.



Les deux filles se serrent l’une contre l’autre, puis Adélaïde reprend la parole :



La comtesse observe le regard mutin de la petite brune.





EPILOGUE :


De retour auprès du comte de Beauchamp :



Mais dites-moi mon ami, cette nouvelle n’a pas l’air de vous réjouir.


Le comte s’assoie, pensif.



Mais ce n’est pas tout. Un malheur n’arrivant jamais seul, le ministre de l’Intérieur a eu vent de mon infortune, et je risque également de perdre mon siège à l’académie impériale. Et oui, un homme ruiné, donc déshonoré, n’y a plus sa place.


Joséphine se penche vers son époux et lui prend la main tendrement.



Le comte a peine parti, Joséphine tire à tout rompre sur le cordon pour appeler sa servante. Constance surgit encore plus essoufflée que d’habitude, le visage rubicond. Le morceau de paille dans ses cheveux trahit sans équivoque ce qu’elle était en train de faire, mais la comtesse a d’autre chat à fouetter.


Allez prévenir Firmin, qu’il soit prêt dans vingt minutes.


La pauvre Constance repart en courant sous le regard décidé de sa maîtresse.



Prévenu dès l’arrivée de la comtesse, Hector Danglard, le directeur de la banque, se précipite à sa rencontre.



Le banquier précède la comtesse qui se tient la tête haute devant les employés.



Joséphine feint de se sentir mal.



Joséphine retire son lourd manteau de fourrure et le pose nonchalamment sur le dossier du fauteuil, mais elle ne s’arrête pas là. Prétextant avoir encore trop chaud, elle enlève également son gilet, dévoilant ainsi sa magnifique poitrine dont les seins débordent du bustier trop serré.



Comme vous l’avez sûrement deviné, la rougeur qui est apparue sur le visage du banquier n’est pas due à la chaleur de la pièce, mais plutôt à la vue des seins pigeonnants de la comtesse.

Mais le calvaire de Danglard ne fait que commencer. Parfaitement consciente de l’effet qu’elle lui fait, Joséphine se lève, contourne le bureau afin de se placer derrière lui, et entreprend de déboutonner sa chemise.



Mais malgré ses protestations, qui sont évidemment de pure forme, Joséphine plonge la main en descendant le long de la poitrine jusqu’à ce que…



Et avant que Danglard n’ait eu le temps de protester, Joséphine prend le sexe en bouche avant d’entamer une fellation passionnée.



Elle aspire la queue de toutes ses forces tout en faisant des va-et-vient langoureux avec ses mains.



Le banquier proteste pour la forme les premières secondes, puis ses paroles se muent rapidement en cris de plaisirs.



Les hommes sont décidément tous les mêmes se dit Joséphine en pompant le gland. Au début ils font semblant de protester, et ensuite ils en redemandent.

Et cette fois, tout ce qu’elle a mis tant d’années à construire étant en jeu, inutile de vous dire qu’elle ne lésine pas sur les moyens pour faire hurler celui-ci de plaisirs : elle pompe, lèche, aspire, titille, mordille… Utilise ses lèvres, sa langue, ses mains, ses doigts, ses ongles, ses dents…

Le banquier perd très vite toute notion de la réalité, son esprit comme son corps sont désormais entièrement sous le contrôle de la comtesse.

De toute évidence, c’est la première fois qu’il se fait sucer se dit celle-ci. Ce n’est certainement pas sa bigote de femme qui lui pompe le dard après la messe, et il a bien trop peur de se faire prendre pour aller dans un lieu de plaisirs.


Au bout de quelques minutes de ce traitement, Danglard commence à s’agiter de plus en plus fort sur son fauteuil. Sa respiration devient de plus en plus haletante, des soubresauts commencent à agiter sa queue. Ça y est, le moment est venu comprend notre héroïne. Elle place alors les lèvres justes sur le sommet du gland en poussant la cadence des va-et-vient à son paroxysme.

Un jet de foutre tiède asperge le fond de sa gorge.

Joséphine avale tranquillement le sperme qui gicle dans sa bouche, tandis que le banquier pousse ses derniers cris de jouissance. Puis, de ses doigts délicats, elle replace tous les boutons et rajuste leurs tenues respectives pendant qu’il se remet de ses émotions.



La comtesse sourit.



Puis, reprenant son sérieux elle ajoute :



Afin de donner le change devant ses employés, Danglard accompagne la comtesse jusque dans le hall, et dépose un chaste baiser sur la main qu’elle lui tend en déclarant haut et fort :



Ragaillardie par le franc succès de sa démarche, Joséphine retourne à la calèche avec un grand sourire aux lèvres. Quand il la voit aussi joyeuse, le cocher ne peut s’empêcher de lui demander :



Fin.