| n° 22705 | Fiche technique | 8514 caractères | 8514 1465 Temps de lecture estimé : 6 mn |
20/10/24 |
| Présentation: Si vous fréquentez assidûment une femme, vous participez fatalement un jour à ce moment pas toujours agréable pour elles que sont les menstruations. | ||||
Résumé: Mes aventures à Rio de Janeiro, à la fin des années 1980. Intermèdes : quelques petites surprises de la vie à deux ; les règles. | ||||
Critères: fh | ||||
| Auteur : tatamarie Envoi mini-message | ||||
| Collection : Aventures à Rio |
Nous sommes à la fin des années 80, au Brésil, à Rio, où je pilote un projet pour environ dix-huit mois. J’ai déjà beaucoup voyagé, mais c’est la première fois que je traverse l’Atlantique pour le boulot. Dans ces textes, j’essaye de montrer mon dépaysement et mes surprises avec le pays et surtout les femmes brésiliennes.
Ces textes sont pour la plupart érotiques ou pires, mais reflètent bien mon état d’esprit et ma vie à Rio à cette époque. En dehors de mon boulot, très intéressant et prenant, de la cuisine délicieuse et des fêtes, bref de la belle vie, le reste de mon activité tournait autour du sexe, je n’étais pas un moine.
L’ensemble comprend trois actes, mes trois aventures principales, entrecoupées d’intermèdes divers et variés.
Dans ces intermèdes, je raconte deux épisodes de mes relations avec Maria et Anna.
Lorsque vous avez des relations suivies avec une femme, vous pouvez toujours être confronté à cette fonction périodique, ô combien naturelle, mais qui n’est pas toujours agréable pour nos compagnes !
Week-end bien calme
Tous les week-ends ne furent pas des débauches sexuelles effrénées.
Maria m’emmène du côté de Cabo Frio, environ cent kilomètres à l’est de Rio, pour un week-end en amoureux, plus précisément à Arraial do Cabo, juste à côté. C’est une des plus anciennes cités du Brésil, fondée en 1502.
Aujourd’hui, c’est une station balnéaire réputée, car non loin de Rio, avec de très belles plages de sable fin. On trouve de très bons hôtels tout au long du littoral, souvent avec des plages privées. Maria avait choisi un hôtel un peu luxueux, tout en verdure, bougainvilliers, palmiers…
À l’arrivée vendredi soir, après possession de la chambre, nous allons dîner, car il commence à se faire tard. Le dîner aussi est de grande classe, avec un service irréprochable. Mais je sens Maria très réservée, un peu renfrognée, elle a perdu son sourire. Je m’inquiète un peu, car je ne l’ai jamais vue aussi sombre.
Revenant dans la chambre, mon inquiétude augmente, elle est presque en larmes, je ne sais pourquoi. La chambre est grande, au rez-de-chaussée, avec une petite terrasse qui donne sur la plage où l’on peut descendre par trois marches. Il fait déjà nuit, et dans le coin il y a la moitié d’une lune qui brille, bref le paradis.
Nous nous installons sur les fauteuils de cette terrasse, je suis toujours aussi inquiet, ai-je fait une bêtise, a-t-elle des ennuis ?
Elle se confie enfin, en chuchotant. Elle a mal calculé, les règles, qui ne devaient se déclencher que lundi, sont venues aujourd’hui, ce soir. De plus, elle a en général des règles assez douloureuses, et n’est pas de très bonne compagnie à ce moment-là.
Elle est tellement désolée de gâcher notre fin de semaine, elle rêvait de ces deux jours qui auraient pu être merveilleux, elle était tellement contente de me montrer les beautés de son pays…
Je m’agenouille près de son fauteuil et la prends dans mes bras. Je lui caresse les cheveux, lui murmure des mots que j’espère consolateurs. J’essaye de lui dire que ce n’est pas bien grave, les règles sont une fonction naturelle, pas toujours prévisible à l’heure.
Intérieurement, cela ne me dérange pas spécialement, cela modifie le programme des deux jours, mais c’est vrai qu’être avec Maria est important, elle est de très bonne compagnie, deux jours sans faire l’amour ce n’est pas si important.
Il faut savoir que j’ai été à bonne école. Dans une vie antérieure, j’ai vécu avec une femme qui m’a appris à considérer les règles comme un phénomène naturel, sans grandes conséquences. Heureusement pour elle, au contraire de Maria, en dehors de saignements, elle supportait sans problème cette période, qui n’altérait ni son physique ou son moral. Notre vie ne changeait pas, au lit ou en dehors, il m’est arrivé d’enrouler le cordon du tampon autour de son clitoris…
Mais pour Maria, ce n’est pas pareil, elle n’est vraiment pas très bien. Avant d’aller dormir, nous prenons une douche, l’un après l’autre, bien entendu. Au lit, elle garde sa culotte, moi je suis nu comme d’habitude. Je la prends dans mes bras pour lui donner un peu de tendresse.
Je crois qu’elle se méprend, elle avance une main vers mon bas-ventre, pensant que j’en ai besoin. Mais je la reprends tout de suite, écarte sa main, lui demande de se reposer calmement, de fermer les yeux, de dormir, je ne pense vraiment pas qu’elle ait l’esprit à ça.
Durant la nuit, je me lève doucement pour ne pas la réveiller, et m’installe avec un verre sur la terrasse. Tout est calme, même le ressac ne fait qu’un petit bruit lointain, je suis tout aussi calme. C’est un peu dommage, le séjour ne sera pas comme prévu, mais ce n’est pas bien grave, on profitera quand même de l’hôtel, de la plage et du restaurant.
Ce fut finalement un week-end très agréable, calme, farniente, bonne bouffe. Le samedi soir, nous prenons tranquillement un verre sur la terrasse, Maria a retrouvé un peu de sourire, même si, lorsque je ne regarde pas, elle grimace quelquefois, ce doit être un peu douloureux.
Le dimanche soir, nous rentrons à Rio, c’est moi qui conduis, comme d’habitude. Arrivée à la porte de Rio, sur le pont, elle pose sa main sur mon bras « merci beaucoup, beaucoup ».
contretemps
Dans mes histoires du Brésil que je vous narre dans ces textes, il y en a d’étranges. Dans celle-ci, ce n’est que le jour suivant que j’ai compris ce qui s’était passé.
Avec Anna, il m’est arrivé une aventure assez spéciale, dont je n’ai vu les conséquences que le lendemain matin. Je vous ai déjà parlé d’Anna, une femme assez spéciale, très agréable et bonne compagne avec moi, mais avec d’énormes problèmes personnels. Elle est coincée entre notre relation, très sexuelle, et sa famille très traditionnelle, sa religion, sa mère sans ouverture d’esprit, et son frère incorrigible macho.
Même avec un grand sourire, souvent elle n’était pas très heureuse, elle n’avait pas les yeux qui brillaient. Elle adorait faire l’amour, jouir avec moi, donner et recevoir du plaisir, et si elle se perdait dans la jouissance, elle revenait assez vite sur terre.
J’ai raconté que notre relation était finalement un peu routinière, dîner au restaurant, retour chez moi, galipettes pendant quelques heures. Vers une heure du matin, elle me quitte pour rentrer. Je ne connais pas son appartement, elle ne m’a jamais convié, je sais juste que c’est un quartier chic.
Aujourd’hui, elle semble un peu absente, elle me confie qu’elle est un peu barbouillée ce soir, elle n’est pas dans son assiette.
Nous finissons quand même dans mon lit, elle semble malgré tout bien excitée. Elle me caresse, me lèche, se frotte sur moi, la tension et sa respiration montent. Elle me chevauche, m’introduit en elle, se démène furieusement, de plus en plus vite, de plus en plus fort.
À ses yeux révulsés et les contractions de son vagin, je sens ses orgasmes, elle devient comme hystérique, elle crie son plaisir. Elle s’écroule enfin, comme morte, la respiration encore rapide, je ne l’ai jamais vue dans cet état.
Il fait toujours assez sombre dans ma chambre, pas de grande lumière, juste une ou deux petites lampes de chevet. Je vois son visage, elle ne paraît pas vraiment à l’aise, elle a du mal à récupérer. Elle se lève et va prendre une douche, elle va partir tôt comme chaque fois.
Tout ceci m’a épuisé aussi, je reste étendu sur mon lit, j’ai même la flemme de passer par la salle de bain, de toute façon la nuit va être très courte.
Ce n’est que le lendemain matin, à la lumière du jour, que je vois le désastre. Le couvre-lit est normalement un patchwork jaune et bleu pâle, tonalité pastel. Ce matin, il est rose, presque uniformément rosé, comme aussi mon bas-ventre et ma verge.
Je pense que les règles d’Anna se sont déclenchées pile lorsqu’elle me chevauchait, le mélange de ses sécrétions, sang menstruel plus mon sperme a donné suffisamment de liquide pour tout imbiber.
Je comprends aussi mieux son hystérie, je crois que c’est le bon terme dans ce cas. Dans sa culture, une femme ayant ses règles est impure, doit s’isoler, ne pas avoir de contact avec son mari, ne pas faire la cuisine. Ce n’est qu’après trois jours et un bain de purification qu’elle peut revenir dans la société.
Hier au soir, en me chevauchant, Anna s’est retrouvée coincée entre sa tradition, fortement ancrée, et son plaisir sexuel forcément impur, elle a dû perdre pied.
Je ne savais trop quoi faire, alors je n’ai rien fait, le soir j’avais un nouveau couvre-lit, je n’ai pas osé contacter Anna, c’est elle qui a rappelé quelques jours après.
Nous n’avons jamais parlé de cet épisode.