| n° 22622 | Fiche technique | 14097 caractères | 14097 2435 Temps de lecture estimé : 10 mn |
07/09/24 |
| Présentation: Religions et contraintes | ||||
Résumé: Mes aventures à Rio de Janeiro, à la fin des années 1980. Acte II : Anna | ||||
Critères: fh | ||||
| Auteur : tatamarie Envoi mini-message | ||||
| Collection : Aventures à Rio |
Nous sommes à la fin des années quatre-vingt, au Brésil, à Rio, où je pilote un projet pour environ dix huit mois. J’ai déjà beaucoup voyagé, mais c’est la première fois que je traverse l’Atlantique pour le boulot. Dans ces textes j’essaye de montrer mon dépaysement et mes surprises avec le pays et surtout les femmes brésiliennes.
Ces textes sont pour la plupart érotiques, ou pires, mais reflètent bien mon état d’esprit et ma vie à Rio à cette époque. En dehors de mon boulot, très intéressant et prenant, de la cuisine délicieuse et des fêtes, bref de la belle vie, le reste de mon activité tournait autour du sexe, je n’étais pas un moine.
L’ensemble comprend trois actes, mes trois aventures principales, entrecoupés d’intermèdes divers et variés. Je vous raconte ici ma relation avec une autre amie brésilienne, Anna, relation malheureusement bien compliquée.
Je l’ai rencontrée lors d’un dîner chez un collègue brésilien, elle avait été invitée pour me faire la compagnie. C’était au début de mon premier séjour dans ce pays, je n’en parlais pas encore la langue. Mon collègue avait bien fait les choses, autour de la table tout le monde parlait plus ou moins le français, il avait pensé à mon confort.
Ma voisine était agréable, avait un français assez correct, très scolaire.
Elle s’appelle Anna, doit avoir environ trente-cinq ans, avec un joli visage encadré de cheveux noirs bouclés presque frisés. À un moment quand elle se leva j’ai remarqué qu’elle est grande, autant que moi, et qu’elle est très jolie dans sa petite robe, un corps qui me paraît attirant.
Durant le repas elle est prévenante, s’occupe de moi, je crois qu’elle aime parler, de temps en temps elle monopolise la conversation.
La table n’est pas trop grande, nous sommes proches les uns des autres. Son coude me frôle par inadvertance, son bras s’appuie contre le mien. Mais rien de compromettant, du moins comme je suis naïf, je n’ai rien remarqué.
C’est plus tard que l’ambiance change. À la fin du repas, mon collègue nous raccompagne avec sa voiture, Anna et moi sommes assis à l’arrière. Il va d’abord déposer Anna, moi ensuite.
Nous avions bien bu, du vin argentin après les caïpirinhas, et l’alcool aidant, nous sommes assez joyeux et animés. À un moment, en gesticulant, elle me prend ma main, et la garde dans la sienne en serrant délicatement. Lorsqu’elle sort de la voiture, pour me faire la bise, elle glisse et pose ses lèvres sur les miennes. Je rentre bien songeur.
Le lendemain matin, au bureau, je demande évidemment son numéro de téléphone à mon collègue, qui me le donne avec un sourire égrillard, le c…
Je conviens très vite d’un rendez-vous avec Anna, elle me propose d’expérimenter un nouveau restaurant près de chez moi, elle me prendra à ma résidence. Le soir venu, le portier m’appelle pour m’informer de son arrivée, et je descends vite, j’ai hâte de la revoir. Elle m’attend dans une robe légère, que je trouve très sexy, un grand décolleté qui suggère qu’elle n’a pas de soutien-gorge.
J’apprends aussi qu’elle a fait mettre sa voiture au garage, et que nous irons au restaurant à pied. C’est vraiment une femme décidée et d’initiative. Le restaurant est effectivement très bon, et la conversation aussi est animée. Anna parle beaucoup, mais heureusement intelligemment, elle n’est pas lassante.
J’en apprends davantage sur elle, divorcée, deux garçons adolescents, son boulot (prof), son appartement à Lagoa (quartier chic de Rio).
À la sortie de restaurant, je lui propose galamment le bras, qu’elle ne refuse pas. Arrivée à ma résidence, elle ne demande pas sa voiture, mais m’accompagne vers l’ascenseur. En montant, j’investis son décolleté avec des baisers, elle n’a effectivement pas de soutien-gorge. Mes mains pressent ses fesses, je crois qu’elle n’a pas non plus de culotte.
Arrivée dans mon appartement, sa robe s’envole, elle est déjà toute nue, et elle me pousse vers le sofa. Elle s’attaque à mon pantalon, pour dégager rapidement ma verge, qu’elle admire un moment avant de l’emboucher. Je ne sais si elle me trouve bien dimensionné ou riquiqui, je ne lui ai jamais posé la question.
J’ai bien du mal à ramener Anna vers moi, elle ne veut pas lâcher ma queue. Moi aussi j’ai envie de m’amuser, de découvrir son corps, surtout de le goûter. Pendant que je promène mes mains et ma langue sur elle, elle frémit et se tend de plus en plus. Ses mamelons se dressent, tout durs, je les suçote un peu.
Elle est très excitée, elle se frotte contre moi, cherche mes caresses. Elle souhaite en même temps caresser mon corps, m’investiguer, mais elle est un peu malhabile. Elle est tremblante, et a du mal à ouvrir ma chemise, je l’aide et rapidement enlève tous mes vêtements. Elle est toute frémissante, elle a déjà la respiration haletante, elle m’appelle, mais dans cet état elle oublie son français, elle m’apostrophe en portugais.
Je promène ma langue sur elle, du nombril aux genoux, en grandes envolées circulaires, pour me rapprocher de plus en plus de mon centre d’intérêt. Elle a une belle toison soyeuse, d’un noir sombre, frisée, déjà tout odorante lorsque j’introduis mon nez.
Je darde ma langue dans sa vulve et commence à aller de haut en bas, au premier passage sur son clitoris elle pousse un petit cri et essaye de me tirer vers le haut : elle non plus ne comprend pas ce qu’est le cunnilingus ! mais au bout d’une minute elle gémit de plus belle, emprisonne ma tête sur son sexe, elle en redemande.
Bientôt, je viens sur elle, c’est maintenant ma queue qui s’amuse dans sa fente. Mais elle m’attire en elle, noue ses jambes dans mon dos, je la pénètre sans ménagement, jusqu’au fond de son vagin. Elle est tout excitée, je crois qu’elle aime faire l’amour.
Après ce premier orgasme partagé, nous reprenons notre souffle, enlacés sur le lit. Je caresse son corps doucement, d’un doigt, je passe partout de sa bouche jusqu’aux pieds, je la fais frissonner.
À sa respiration un peu saccadée, je devine qu’elle en redemande, et moi-même je commence à être de nouveau vaillant. Je la guide un peu pour qu’elle s’installe sur moi pour me chevaucher. Mais elle ne comprend pas tout de suite, elle n’a pas vraiment l’habitude.
Cependant, une fois installée sur ma queue, elle y prend goût. Elle se démène, elle comprend vite comment prendre son pied, même si c’est nouveau. Moi aussi j’apprécie cette position, elle permet de s’économiser, mais surtout laisse les mains libres pour faire plein de choses sur le corps de sa partenaire.
Nous folâtrons ainsi encore une bonne heure, j’apprends que promener ma langue sur son sexe lui procure un plaisir inouï et que chevaucher un homme lui donne des sensations inédites. Je crois deviner qu’elle n’a pas eu une vie sexuelle très remplie jusqu’à aujourd’hui.
Curieusement, dans un moment de calme vers une heure du matin, elle ne s’installe pas pour passer une nuit de câlins. Elle se lève, prend rapidement une douche, et s’éclipse, je suis un peu surpris, mais pourquoi pas ?
Nous commençons à nous voir assez régulièrement, mais il me faut plusieurs semaines pour m’apercevoir de quelques particularités. D’abord, on ne peut se voir qu’une semaine sur deux, et je finis par comprendre que c’est la semaine où ses fils sont chez leur père. Ensuite, je ne suis jamais allé chez elle, on ne se retrouve que dans mon lit.
Comme elle parle ma langue, elle peut, au fur et à mesure de la confiance qui s’installe, se raconter un peu. Je devine qu’elle est d’une famille traditionaliste et rigoriste, et que même cinq ans après, son divorce n’est toujours pas accepté par la famille, surtout dans la tête de sa mère. Elle a de plus un frère aîné qui, en bon macho méditerranéen, veut surveiller sa sœur (elle a trente-huit ans).
Plus tard, j’apprendrai aussi que notre relation déplaît beaucoup. Sa famille a fini par l’apprendre, et ils n’approuvent pas. Je « ne suis pas de leur milieu », pire, un étranger sans religion !
Lorsque Anna me raconte ses problèmes, c’est avec un petit sourire triste. Elle se sent vraiment coincée entre moi et sa famille. Elle éprouve tellement de plaisir avec moi, elle dit qu’elle a vraiment découvert ce que l’on peut faire dans un lit. Mais allez parler de cunnilingus à une mère bigote ou à un frère macho !
Le Brésil est un pays extrêmement religieux, à l’époque et encore aujourd’hui, bien sûr catholique, mais les plus remuants sont les évangélistes. À la télé, dans la rue, on les trouve partout. Même s’il existe quelques fédérations d’évangélistes, n’importe qui peut s’intituler pasteur, la difficulté est d’agréger des fidèles, car ce sont eux qui payent. En effet, si l’Église catholique n’exige plus la dîme aujourd’hui, tous les membres d’une église évangélique que j’ai connus versaient tous les mois leur contribution à leur pasteur.
Mais tout le Brésil est imprégné de religion. Après les catholiques et les évangélistes, il y a quelques groupes de juifs, il y a par exemple à Copacabana un grand centre communautaire, avec une synagogue, mais je n’ai pas connaissance d’une mosquée à Rio à l’époque.
Par contre, on trouve beaucoup de centre des religions locales (terreiros), candomblé, ou dérivés macumba et umbanda. Dérivées du catholicisme par les esclaves, ces religions vénèrent les dieux de la nature ou familiaux, des totems.
Principalement gérée par les femmes, une des grandes fêtes est le trente-et-un décembre, où l’on célèbre Iemanja, la déesse de ma mer. Dans l’après-midi, sur la plage de Copacabana blanche de monde (tout le monde est habillé de blanc), on joue du tambour, danse et chante. On met à l’eau des bouquets de fleurs, des corbeilles ou petits bateaux de cadeaux et d’argent, on peut se faire tirer l’avenir. C’est une immense fête, on psalmodie pour demander ou remercier la déesse, certaines entrent en transe.
C’est sur la même plage que l’on peut voir un des plus grands feux d’artifice au monde. Le long des quatre kilomètres, à trois cents mètres du rivage, sont amarrées huit barges, chargées de fusées. À minuit, le feu d’artifice est grandiose, il y a un million de personnes sur le sable, en admiration durant vingt minutes.
On retrouve Dieu dans la vie de tous les jours. Par exemple, c’est le seul pays que je connaisse où les femmes (catholiques) se signent quand elles passent dans la rue devant une église, même une jeune femme au volant de sa voiture. Et l’expression que vous entendrez le plus au Brésil est « Se Deus quiser », si Dieu le veut, même les athées l’utilisent. En deuxième position, figure « graças a Deus », grâce à Dieu.
Indépendamment des religions, avec Anna, notre relation continue avec des hauts et des bas. Elle est très gentille avec moi, nous sommes bien ensemble, je fais de mon mieux.
Par exemple, un soir elle est spécialement excitée, et déjà dans l’ascenseur elle frotte son bas-ventre sur la bosse de mon pantalon. À peine passée la porte, elle se précipite sur moi pour m’arracher mes vêtements. Je la ceinture, et la dépose sur la table juste à côté de la porte.
Elle relève ses jambes très haut et se débarrasse rapidement de son pantalon et son slip. Elle m’attire vers elle et s’attaque à mon pantalon. Nous nous débarrassons du reste de nos vêtements, tout nu, je vois son sexe qui brille de sécrétions, ma verge qui pointe vers le ciel.
Elle croise ses jambes dans mon dos, je suis prisonnier, ma queue repose sur sa vulve. Elle l’empoigne et commence à se caresser avec, du clitoris au petit trou. Elle s’excite encore plus, pousse de petits gémissements. Elle pose ses jambes sur mes épaules, pour soulever au maximum son bassin. Elle pose ma queue devant son anus, et s’avance un peu pour la coincer.
Entre deux gémissements, elle retrouve un peu la raison pour me dire « fais doucement, c’est la première fois »
Je pousse un peu, entre d’un centimètre, me retire, entre de deux, et je continue. Elle pousse de cris, je ne sais s’ils sont de douleur ou de plaisir, je lui caresse furieusement le clitoris. Elle me tient aux hanches, les ongles plantés dans ma peau.
Elle ne tarde pas à jouir à grands cris, et je décharge dans son fondement. Elle n’a pas la connaissance de la sodomie, elle est donc toute confuse de courir vers la salle de bain. Lorsqu’elle vient me rejoindre ensuite sur le lit, elle ne me regarde pas en face, je la câline, et essaye de lui expliquer que c’est normal, ça arrive, tout va bien.
Nous continuons ainsi notre relation, toujours très érotique, mais avec ses contraintes. Par exemple, comme elle ne dort jamais chez moi, la soirée standard est un bon dîner dans un restaurant, retour chez moi où nous passons, heureusement, quand même de bons moments ensemble. Mais après l’amour, elle prend rapidement une douche, et repart. Jamais nous n’avons passé de nuit ensemble, je crois que le qu’en-dira-t-on était le plus fort.
Son appétit sexuel est grand, et elle en redemande au lit, c’est comme si elle était en manque. Mais pas seulement de sexe, nous avons souvent des pauses où elle se blottit contre moi, et on parle. Elle est aussi en manque d’attention et de considération. Un soir, presque en plaisantant, je lui demande ce qu’elle me trouve. Je n’ai jamais oublié sa réponse, qui m’a fait chaud au cœur : « tu es gentil ». J’ai l’impression qu’elle ne rencontre pas souvent des personnes « gentilles ».
Cependant, c’est sexuellement qu’elle se lâche le plus, elle est avide d’expériences, elle est toujours aussi excitée et impatiente au lit, et nous passons des heures à jouir et faire jouir l’autre. Elle est toujours partante, passionnée, elle veut tout essayer, tout ressentir, les jours mélancoliques elle faisait allusion aux grands plaisirs qu’elle avait avec moi.
Dans les pauses, dans les moments de calme, au restaurant par exemple, elle ne se confie pas beaucoup, mais je sens bien que ses problèmes avec sa famille ne s’améliorent pas. Elle se sent de plus en plus coincée entre ma liberté, les plaisirs que nous avons ensemble, et la bigoterie de son milieu.
Un soir, après un dîner un peu silencieux, nous revenons en voiture vers ma résidence, où elle me dépose. Elle me dit simplement « merci, mais aujourd’hui je ne monte pas ». J’ai compris, la famille a gagné.
Je ne l’ai jamais revue.