| n° 22618 | Fiche technique | 2149 caractères | 2149 359 Temps de lecture estimé : 2 mn |
06/09/24 |
Résumé: Une fable pour adultes sur l’absurdité de la notion de virginité. | ||||
Critères: #poésie #merveilleux bizarre forêt cérébral | ||||
| Auteur : Bonvoilàc'estfait (Versificateur à la petite semaine) Envoi mini-message | ||||
| Poésie |
Un jour, une pucelle errait dans la forêt.
Ce bosquet merveilleux ombrait une licorne
Dont on pouvait ouïr le trot depuis l’orée.
« Qui pourrait égayer une journée si morne ? »
Soupira la rosière au bord d’une clairière.
Soudain elle aperçut une blanche crinière,
Couronnée d’une corne, ornée d’une orchidée,
Une robe opaline et des sabots polis.
La vierge s’exclama : Vous êtes si jolie !
Puis-je vous caresser ?
Si votre honneur est mort, car je suis enchantée
Par un pieux sortilège : seule une mignonne
Au cœur immaculé, qui jamais ne s’adonne
Au stupre, à la luxure et qui n’a enfanté
Aucune géniture, peut toucher mon crin.
Un homme a-t-il déjà descellé votre écrin ?
Mais cet enchantement… interdit tout contact ?
N’a franchi votre seuil, vous êtes bienvenue
À flatter mon col blanc.
Des baisers polissons sans gêne ou retenue
Avec un beau garçon ? Ou même avec plusieurs ?
Ne peut être volée par cette indignité
Que si l’étamine ou le pistil de la fleur
Chatouille les papilles des instigateurs.
Mon cœur serait donc pur ? Laissez-moi en douter.
Mes caresses peuplent les songes des flatteurs !
Pour vous marquer du sceau de la lubricité.
En leur cédant mes bas et mes dessous usés.
Par la suite, ils sont tous d’adultère accusés !
Restent dans vos habits, vous êtes toujours vierge.
Pour que mon cavalier devienne ma monture ?
En me l’imaginant, un frisson me traverse.
Néanmoins, je l’avoue, mon sort de protection
Ne prévoit pas ce genre de fornication.
Un domaine infini avec d’étroites bornes.
Laissez-moi vous montrer, sans souiller votre corne,
L’ensemble des plaisirs que la vertu proscrit…