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Temps de lecture estimé : 17 mn
17/08/24
Résumé:  Doit-on vraiment un jour ou l’autre faire plaisir à son compagnon ?
Critères:  fhh
Auteur : Jane Does      Envoi mini-message

Projet de groupe : Les premières fois
Jeux d'adultes

Romain et moi, une histoire drôle avant de devenir insensiblement une histoire d’amour. Ce grand gaillard un peu dégingandé m’a fait beaucoup rire. Plein d’humour, de répartie et de bonne humeur, ce garçon de cinq ans mon aîné m’a séduite lentement, par petites touches sans même que je m’en aperçoive. Pas un coup de foudre, pas de grandes effusions immédiates, non ! Tout est arrivé au fil du temps, de nos discussions, mais aussi et surtout de nos crises de fou rire. Nous avons passé de plus en plus de nos heures libres, entre ses cours à la fac où lui apprenait le droit, et celle moins huppée de lettres où j’étais étudiante, ensemble.


Il nous arrivait de passer des nuits entières à boire des jus de fruits et jouer soit au Monopoly ou aux cartes. Et de fil en aiguille, quelque chose s’est mis à éclore doucement. Le sentiment d’une amitié indéfectible s’est transformé peu à peu à notre insu sans doute en un amour qui perdure quinze ans après. Désormais avocat, celui qui est aujourd’hui mon mari est resté un grand gamin. Joueur, taquin, nous traversons l’existence avec humour, avec amour également. Seul point noir de cette vie quasi parfaite, l’impossibilité de mon corps à lui offrir un enfant.


Nous continuons à rire cependant de tout, de nous moquer un peu de ces problèmes qui finalement n’en sont que par la manière qu’ont les gens de les aborder. À trente-cinq ans, je suis folle amoureuse de cet homme qui se plie en quatre pour me faire plaisir. Me rendre heureuse est son obsession. Sûrement parce qu’il a compris, senti depuis les premiers instants que l’absence d’un enfant me tourmentait. Nous passons encore parfois des heures à jouer… et bien entendu que d’autres jeux plus adultes nous réunissent et couronnent souvent les insomnies passagères que nous rencontrons par des ébats d’une ampleur indescriptible.


Mais depuis quelques mois, nous avons aussi des discussions très sérieuses, sur notre sexualité, riche évidemment, mais trop routinière aux goûts de mon Romain chéri. J’écoute ses arguments, et son métier aidant, il est très convaincant. Mais je fais de la résistance, puisque pour moi, les histoires d’amour ne sauraient se partager. Je sens que forcément, mes refus polis minent mon homme, sans bien sûr qu’il ne me montre la moindre animosité suite à mes réticences. Il compense donc nos moments câlins par des astuces qu’il m’arrive dans de grands rires de dénoncer et dénommer perverses.


Depuis longtemps déjà, le stade du bandeau sur les yeux où les jeux de cordelettes font partie de nos pratiques assidues et j’avoue que ça donne un certain « peps » à ses caresses attentives. Les mots crus s’ils ne sont pas non plus indispensables sont parfois un complément à nos jeux brûlants et je les accepte dans le cadre de ces instants très… chauds que Romain sait si bien me dispenser. Les anniversaires, les miens surtout, m’ont toujours apporté fleurs et cadeaux, mais ils s’agrémentent depuis trois ou quatre ans de présents plus insolites. C’est à nos dix ans de mariage, fêtés seuls dans un restaurant qu’après le bracelet presque trop beau pour être porté, un étui d’une vingtaine de centimètres est venu orner le devant de mon assiette.


Surprise par l’objet, une boîte recouverte de velours, j’ai ouvert le cadeau… et ce qui se cachait dans l’emballage m’a d’abord fait monter le rouge au front, puis un sourire aux lèvres. Romain lui, les yeux brillants de joie, attendait patiemment mes réactions face à ce qui me troublait plus que je ne voulais le croire.



Bien sûr, j’ai éclaté de rire et il m’a pris dans ses bras. C’est ce soir-là que nous avons… « essayé » son Marius tout neuf. Muni de pile, ce truc ressemblant à s’y méprendre au sexe de mon homme a eu un effet très étrange sur moi. Je ne vais pas cracher dans la soupe, j’ai adoré la pénétration de cet olisbos vibrant qui pouvait m’amener à un plaisir solitaire différent de celui que me procurait mon mari. Depuis cette soirée-là, toutes les occasions sont bonnes pour étoffer notre collection de ces joujoux à ne pas mettre dans toutes les mains. Et nos rêves ont quelque peu divergé, là encore je me dois d’être honnête.


Romain rêve de me regarder faire l’amour avec un autre homme, une femme peut-être, et de mon côté, je ne me sens pas vraiment prête à lui accorder, ce qui me paraît être dangereux pour notre couple. Nous passons donc des heures à en discuter, à en imaginer les moindres détails, mais le passage à l’acte n’est pas dans mes cordes. Nos longs échanges sur le sujet finissent quasiment toujours par nous échauffer suffisamment pour que la conclusion soit mémorable, et ça me suffit. Mais je sais, sens bien que dans la tête de Romain, c’est toujours là, comme une espérance, un phare dans la nuit de nos amours folles.



– xXx –



La réitération de ses demandes, la pression insensiblement accentuée me rendent vulnérable, mais je tiens bon. Il ne s’en offusque jamais, restant d’humeur égale, bien qu’insistant trop à mon goût. Comme de toute façon, ça se déroule toujours dans ces instants d’intimité très partagés qui me font parfois perdre la tête, c’est un exploit de résister à ces requêtes innombrables et je dirais même que ça en devient une forme de jeu entre nous. Il tente, je refuse… il essaie par un tout autre moyen et se heurte tout autant à mon interdit. Ce qui le fait sûrement fantasmer davantage et… il bande plus fort. Ces instants très spéciaux se muent en hurlements de plaisir de ma part, jouissance très cérébrale qui enflamme mes sens.


Que nous jouions entre nous ou qu’il inclue Marius, voire un autre de nos jouets, je suis partante. Par contre, dès lors qu’il parle d’un sex-toy vivant, je me ferme comme une huître. Ça ne l’empêche pas bien entendu de revenir à la charge la fois suivante ou dans ses longs palabres qui suivent souvent nos ébats amoureux. Il a ce don de ne pas m’obliger, de me laisser toute latitude, quel que soit le désir qu’il met en évidence. Si je dis non, Romain respecte toutes mes décisions sans rechigner. Ce qui donne sans doute un piment supplémentaire à notre amour. Je ne lui refuse pas nos corps à corps, mais éloigne très vite son idée fixe de m’offrir à un partenaire, connu ou pas du reste.


La quarantaine qui s’approche pour lui le rend plus demandeur. La vitalité ou la virilité des hommes se situe-t-elle pour tous, plus bas que la ceinture, à l’approche des années moins… faciles ? Si bien sûr les années s’accumulent pour mon avocat de mari, elles ne sont pas stagnantes pour moi non plus. Et ce sont mes quarante hivers qui sonnent très vite à la porte de mon existence. Avec eux, une vision différente aussi de ce qui m’entoure. Je pige soudain ce que peut ressentir ce compagnon avec qui je partage tout. Je ne l’en aime que plus. Si le temps fait son œuvre, c’est loin d’être visible de la même manière chez moi que chez lui. Les ans qui nous séparent blanchissent ses tempes et alourdissent sa taille.


Imperceptiblement, au lit, sa fougue s’émousse et je commence à comprendre pourquoi il remet la même demande sur la literie… comme un leitmotiv. C’est là, que germe dans ma caboche de brune un peu maboule, l’idée saugrenue de lui faire le cadeau dont il rêve, et ce… pour son anniversaire, me souvenant de l’étui et de son contenu, il y a de cela bien longtemps. Pour moi… c’est très compliqué, mais je me dis que pour une fois, un juste retour d’ascenseur, Romain ne m’a-t-il de son côté pas tout donné ? Amour, argent et une belle vie que beaucoup de nos amis nous envient. Oui ! Un petit sacrifice pour un grand amour en quelque sorte. Seulement, comment m’y prendre pour que tout se passe dans le plus grand secret ?


Je cogite des jours, des nuits, des mois même et je vois avec une boule au ventre le moment crucial arriver sans que j’aie déniché le jouet parfait. Ou du moins le plus proche des attentes de mon mari. Un peu des miennes aussi après tout, c’est de mon corps qu’il s’agit en fait… La toile est là, sur laquelle je surfe de plus en plus souvent, lors des heures de bureau de Romain. Comment rester anonyme jusqu’à l’ultime seconde ? En cela réside toute la difficulté de l’histoire. Pour les candidats, inutile de dire qu’ils sont nombreux, qu’ils se bousculent vraiment au portillon. J’élimine d’emblée ceux qui ne sont pas polis, ou trop familiers, fais également une sélection en fonction de l’âge des cocos. Mais aussi de la bouille lorsque je demande une photo.


Et nous sommes à moins de quinze jours de ce jour si spécial dans la vie de mon homme. Toujours pas le moindre élément concret pour me décider. C’est le destin qui parfois fait bien les choses. Ce lundi, vers seize heures, Romain me téléphone pour me demander de me préparer à sortir ce soir. Un de ses collègues de Bordeaux est de passage dans notre région, et il tient à l’inviter au restaurant. Je suis donc conviée à ce dîner, au cours duquel il me présentera ce fameux Boris avec qui il a quelques accointances professionnelles. Une soirée qui n’est pas pour me déplaire. Et puis… c’est parfait que mon mari ne privilégie pas son travail à notre vie de couple. Conclusion, je passe un temps fou à me rendre présentable pour un illustre inconnu.


Un peu de mégalomanie, mais je trouve que la plénitude de la quarantaine me rend plus femme ! Plus désirable, et je veux plaire à ce mari dont je suis toujours aussi amourachée. Lorsque notre voiture vient me prendre en charge devant notre maison, son ami assis sur le siège passager avant sort pour me saluer. C’est un beau mec, j’en conviens intérieurement, qui me serre la main avec un sourire radieux. Lui aussi affiche quelques années au compteur, plus encore que mon Romain peut-être. Mais il est courtois, poli et… je le découvre franc et jovial. Les deux hommes, tout en roulant vers l’établissement où nous allons dîner, continuent leur conversation professionnelle. Sur la banquette arrière, je me tais et admire le paysage.


Je réalise soudain que l’un d’eux me parle, mais je n’ai rien écouté de leurs paroles, ce qui fait que le silence me surprend. Visiblement, ils attendent une réponse. Romain me sauve de l’embarras en reformulant la demande de son collègue.



Je me sens portée aux nues. Et le restaurant est plutôt classe. Des serveuses stylées, des odeurs iodées et surtout un énorme plateau de fruits marins d’une fraîcheur sans égale. Un plaisir, d’abord visuel, puis plus goûteux à chaque bouchée. Les hommes enfin oublient leur prétoire et les chroniques judiciaires barbantes au possible pour la néophyte que je suis. Je suis entourée de bonne humeur qui déteint sur la mienne. Finalement, c’est une femme heureuse qui dévore palourdes, crevettes et langoustines, sans omettre le demi-homard par personne qui me ravit les papilles. Le tout arrosé d’un « gros-plant nantais » de très bonne facture, une réussite totale que cette soirée entre gens d’un même monde.


Ce qui fait que de verre en verre, l’invité de mon mari est du coup plutôt gai. En tout cas plus du tout apte à reprendre le volant et rentrer sur sa région d’origine après le repas, comme il avait prévu de le faire. Il ne se trouve aucune ambiguïté malsaine dans mon intervention en réalisant que l’homme est trop alcoolisé pour poursuivre sa route.



Je vois Romain qui fronce les sourcils. Inutile d’insister dans mes échanges sur la vie privée de ce Boris. Apparemment, il ne digère pas la perte de son épouse et je ne vais pas remuer le couteau dans la plaie. Et puis… ça le regarde. Il y a chez cet homme un côté attirant qui me laisse perplexe. Comment un type bien bâti comme lui est-il solitaire ? Et puis… ces choses que n’aime pas son épouse, quelles sont-elles exactement ? Autant de questionnements qui demeurent en suspens et pour lesquels bien évidemment je ne vais pas demander d’éclaircissement à celui que je viens tacitement d’inviter. Pourquoi ai-je soudain l’impression que j’introduis le loup dans la bergerie ? C’est très étrange aussi ce petit côté « connivence » entre les deux avocats. Il est cependant trop tard pour faire machine arrière.


Le retour vers notre maison est tout aussi animé que l’aller, et cette fois, je participe plus activement à la conversation. Je suis sur la place centrale du siège arrière, de façon à entendre mieux ce que les messieurs me demandent. Je sens sans trop en deviner la raison que ces deux-là ne sont peut-être pas aussi innocents qu’ils veulent me le laisser paraître. Je me demande s’ils ne préparent pas un coup tordu, bien que mon cerveau fasse toujours aveuglément confiance à ce mari qui ne m’a jamais trahi. C’est dans la manière de ce Boris de me reluquer que je sens le coup fourré. Après… il est bien certain que j’ai sans doute une part de responsabilité dans ce comportement. Ma tenue, très bon chic bon genre y est pour beaucoup.


À la maison, les deux conseils s’installent tranquillement au salon, une bouteille de digestif que je place sur la table basse, entre eux. Elle est fêtée comme il se doit, mais ça me semble naturel, puisque nous n’avons plus à ressortir et que tout danger routier est de ce fait écarté. Je suis invitée à trinquer avec les hommes et j’avoue que le doigt de vieux cognac me chamboule quelque peu l’esprit. Romain étant assis sur un fauteuil, son collègue Boris sur le second, il me reste donc le divan pour moi seule. J’y pose donc mes fesses, tire un peu sur ma jupe dans un geste que je veux discret. Et l’alcool fort fait son petit effet. Je reprends mon verre qu’à chacune des gorgées que j’avale je repose sur la table.


Et je ne remarque absolument pas le manège de mon mari qui recharge le dé à coudre de son ami, et par la même occasion le mien. Ce qui au bout de quelques lampées supplémentaires me rend euphorique. Ce qui ne serait que moindre mal, si une sorte de chaleur intérieure ne se diffusait pas partout dans mes veines. Et celle-ci s’accompagne de sensations extrêmement bizarres, un feu qui me brûle littéralement et mes idées moins claires me font me comporter d’une manière ostensiblement provocatrice. Mes gestes plus désordonnés, mouvements intempestifs que je ne calcule plus, font que ma jupe passablement courte se trouve encore plus étriquée par ma posture assise. Si deux paires d’yeux me collent aux gambettes, je ne m’en soucie que bien peu.


Romain, d’un coup, change de place et vient se coller à moi. Il ne fait cependant pas de gestes équivoques. C’est-à-dire qu’il n’en a pas besoin parce que contre toute attente, je me love contre son flanc, telle une chatte en chaleur. La présence physique de son ami ne me fait absolument pas reculer. Alors, se sentant encouragé par ce qu’il assimile à une invitation, il me serre dans ses bras. Il me parle bien entendu, mais sa voix est douce, lointaine, à peine audible. Il répète pour s’assurer que j’ai bien saisi et cette fois ce sont des bribes de paroles que je capte.



Il m’attire contre lui et dans un élan je m’allonge, la tête sur ses genoux. Il met un temps infini à me masser le cuir chevelu et je sens, sais que l’autre suit chacun de nos gestes. Les miens en fait se limitent à me laisser dorloter. Quand la main de Romain glisse sur mon cou, dans le but évident de déloger une à une les nacres qui tiennent fermé mon chemisier, j’ai une vraie poussée d’adrénaline. Elle se disperse en moi sous la forme d’une chair de poule généralisée. Mais je ne bronche pas. Je garde les paupières closes, tremblante de ce que je permets en cet instant. Un courant d’air souffle sur ma poitrine, toujours engoncée dans ses deux bonnets de satin. Un bruit, aussi léger soit-il, me fait frémir plus encore. Je ne tente pas de voir, je sais que Boris vient de se déplacer.


La seconde suivante, mes deux pieds sont soulevés sans que je moufte. Le corps du bonhomme fait fléchir l’ensemble de l’assise du sofa. Il repose mes jambes sur ses genoux et laisse sa main errer sur mes chevilles. Elle me brûle, sa patte, mais je ne fais rien pour stopper ce qui se met en place. C’est Romain qui me murmure à l’oreille.



Demande exaucée tout de suite et ses doigts rampent sur le fermoir de mon soutien-gorge. Ils tâtonnent quelques fractions de seconde et je devine que la pression sur mes seins se relâche. Il vient de les libérer sans les mettre encore totalement à la vue de notre visiteur. Celui-ci, puisque je ne réagis pas me masse un peu plus haut le mollet et c’est fait avec une vraie délicatesse. Je me sens soudain l’objet de toutes leurs attentions. Ils prennent leur temps, ne brusquent rien, de peur de me voir m’enfuir sans doute. Mais je suis trop bien, dorlotée par quatre paumes d’une douceur incomparable. Ça y est… mon soutif est remonté sur mon poitrail, et mes doudounes sont elles aussi massées. Je ne tiens absolument pas à savoir qui fait quoi.


C’est ce qui me fait basculer d’un coup dans l’outrance. Oui… je ne peux plus cacher ma grande tension nerveuse. Tout mon être entre en phase « sexe » et je n’ai plus aucune retenue. Les vannes viennent de s’ouvrir, le barrage cède et plus rien ne saurait arrêter ce qui débute sur le sofa. Romain m’embrasse sur la bouche, je sais que c’est lui, il est des signes qui ne trompent pas. Dès qu’il libère mes lippes, son collègue s’empresse de les reprendre, d’une identique façon et cependant, ça n’a rien à voir. Deux baisers échangés, si semblables et terriblement différents. Je reçois chacun d’eux avec emphase et y réponds avec un égal envoûtement. Je suis soulagée de voir que mon ventre réagit à ces stimuli aussi divers.


Quatre mains qui jouent une même partition sur un violon qui s’accorde avec tous les mouvements de l’un et de l’autre. Il n’y a plus un mari, sa femme et un ami, non ! Nous sommes trois amants qui vont baiser. Quand les pattes qui glissent sur mes cuisses entrent-elles en contact avec les froufrous coordonnés à la brassière qui s’est déjà envolée ? Je ne tiens pas à le savoir. Mais ce que je devine, ce sont bien que mes deux gambettes sont largement ouvertes et que mon intimité est amplement disponible. Pour un visage qui vient se loger dans le compas ainsi dégagé. Puis cette langue humide, et le souffle léger qui survolent mon sexe, avant que la pointe baveuse ne s’engouffre dans la brèche.


Peu importe qui me fait quoi ! Je suis là pour que mon homme profite de son cadeau d’anniversaire et mes soupirs se font échos de ceux que deux mâles en rut laissent échapper. Mon corps est à eux, mon ventre leur appartient. Je les laisse œuvrer à leur guise… ne repoussant pas la présentation à ma bouche d’un sexe viril gorgé de sang et raide comme un piquet. Pas plus que lorsque le second pousse la porte de mes lèvres, je ne détourne pas le visage. Ma langue se love et frétille sur les deux hampes, l’une après l’autre, parfois ensemble également. Je suis dans des postures que je ne me serais jamais crue capable de prendre. Est-ce Romain ou Boris qui me pénètre en premier ? Pas vraiment d’importance puisque tous les deux ont les mêmes prérogatives, aucun n’a plus de privilèges que l’autre.


La séance en trio dure encore et encore, puis je jouis vraiment sans savoir par qui ni comment. Quand tout s’apaise, je suis inerte sur le canapé et les deux hommes me caressent encore un long moment. Puis je vais me doucher, les abandonnant sans un regard, un peu honteuse de ce qui vient de se dérouler là. Je n’ai pas de regret, je me sens seulement sale et moche. Est-ce que toute l’eau du monde va pouvoir effacer ce qui me colle à la peau désormais ? Le cadeau d’anniversaire de mon homme est-il à la hauteur de ses attentes ? Je n’en ai cure. Je n’ai plus qu’une idée, ne plus en parler, ne plus jamais en parler. Première fois pour le plaisir de mon homme, mais la dernière assurément parce que ce genre de sport n’est pas fait pour moi.


Reste une seule vraie question en suspens, notre couple va-t-il survivre à ce qui vient de se passer ? Là est toute la différence entre le rêver et l’avoir fait !