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n° 22517Fiche technique15793 caractères15793
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Temps de lecture estimé : 11 mn
05/07/24
Résumé:  Affectée par son quarantième anniversaire, Christine aurait sombré dans la déprime si sa collègue Corinne, de dix ans plus âgée, ne lui avait pas démontré que l’âge ne fait rien à l’affaire en matière de sexualité.
Critères:  fh 2couples collègues grosseins complexe boitenuit voir noculotte fellation préservati pénétratio double fsodo humour
Auteur : Jacquou            Envoi mini-message
Christine et le plombier polonais

Je ne trouve pas monotone

L’aventure de tes quarante ans

Je préfère tes fruits, Automne

Aux fleurs banales du Printemps !

Non ! tu n’es jamais monotone !


Christine méditait ces beaux vers de Baudelaire le jour de son quarantième anniversaire. Changer de décennie, c’est toujours une petite épreuve. Elle avait ressenti la même chose à trente ans. Sauf que depuis, sa vie avait évolué dans un mauvais sens. Elle avait divorcé, changé de travail, eut deux liaisons décevantes et s’était arrondie d’un peu partout. Elle se sentait davantage en manque de sexe que de mariage.


J’ai donné, merci, répétait-elle à ce sujet


Mais elle craignait que son nouvel âge, malgré Baudelaire, fasse fuir de nouveaux amants comme s’il était écrit sur son front. Corinne, sa belle collègue de bureau, de dix ans plus âgée, avait beau lui répéter qu’elle était toujours attrayante, elle n’y croyait qu’à moitié. Elle trouvait ses seins trop gros, ses fesses trop bombées, son visage trop anguleux, sa taille trop petite, ses rides trop marquées, bref rien n’allait chez elle.


C’était évidemment exagéré. Son joli minois, son corps voluptueux et un appétit sexuel intact n’allaient pas tarder à la rendre désirable auprès d’hommes en recherche de « vraies femmes », sensuelles, expérimentées, sans tabous, le contraire de ces allumeuses très apprêtées, provocantes, mais aux cuisses hermétiquement fermées au moment de conclure une relation, sous des prétextes vaguement féministes dissimulant en réalité la peur ou le dégoût du pénis.


Christine, au contraire, aimait le corps de l’homme et ses déceptions précédentes s’expliquaient à la fois par un manque d’ardeur de ses partenaires, leur queue un peu molle et leur défaut d’inspiration au lit davantage que par son comportement à elle. Initiée dans sa jeunesse par un faune libidineux, elle n’avait jamais retrouvé les orgasmes ravageurs que ce gros cochon lui avait offerts.


Elle jalousait un peu Corinne, sa collègue, qui lui ressemblait si peu. Grande et mince sans être maigre, blonde à mèches, elle portait fièrement ses cinquante ans dont elle faisait un atout par un comportement conjugal élastique. Christine enviait sa sexualité épanouie : « tant qu’on peut baiser, il faut baiser », lui glissait-elle. Elle participait avec son mari à des soirées échangistes où elle avait tenté d’entraîner Christine, mais sans succès, celle-ci restant fidèle au duo, fût-il décevant.


Un événement allait pourtant modifier cette approche. Par suite d’un changement de logiciel dans leur entreprise, les deux assistantes de direction furent envoyées en stage dans la métropole voisine, avec chambre double à l’hôtel pour réduire les frais.



*****



Elles firent rapidement connaissance avec d’autres stagiaires dont la caractéristique commune était qu’ils avaient l’âge d’avoir grand besoin d’une formation. Leurs difficultés les rapprochèrent et ils décidèrent de dîner ensemble après la première journée. Ils étaient huit, quatre hommes et quatre femmes, quadras ou quinquas, et Christine découvrit au fil des conversations animées et gouailleuses qu’elle était la seule à ne pas vivre en couple.


Tous se rendirent ensuite au night-club jouxtant le restaurant avec l’intention visible de profiter de leur célibat provisoire. Outre Christine et Corinne, les deux femmes prénommées Nicole et Marjorie se faisaient ouvertement draguer par leurs compagnons de stage, quadras ou quinquas grisonnants ou dégarnis, que ces femmes disponibles excitaient de plus en plus. À leur décharge, ils ne rencontraient qu’une faible résistance. Nicole et Marjorie, deux brunes pulpeuses, n’occultaient pas leur sexualité par leur tenue de soirée. Nicole ne portait pas de soutif sous sa robe à boutons largement ouverte en haut comme en bas et Marjorie accentuait son copieux fessier par un pantalon en coton qui lui faisait une seconde peau. À côté, Corinne et Christine arboraient une tenue plutôt classique, jean et corsage, ce qui ne calmait pas les ardeurs de leurs cavaliers, sur la piste de danse, aux mains baladeuses.


En d’autres temps, Christine aurait rabroué l’audacieux, un grand sec qui la dominait de plus d’une tête, prénommé Jean-Yves, mais elle ne voulait pas se sentir en retrait des trois autres femmes plus âgées qu’elle et nettement plus délurées. En un sens, elle se sentait rassurée d’être la benjamine du groupe et son nouvel âge lui semblait moins pesant. Mais déjà, des couples se formaient sur la piste ou à la table devant les cocktails. On se pelotait, on se bécotait, on se murmurait des choses à l’oreille. Christine ne fut pas surprise quand Corinne vint lui dire en douce :



Christine tergiversait. La perspective d’un rapport sexuel avec le grand sec ne l’emballait pas particulièrement, mais l’idée que les trois autres allaient passer à la casserole et pas elle la séduisait moyennement, d’autant que la chaleur du night-club, les vapeurs des cocktails et un besoin lancinant de sexe commençaient à faire leur effet. Elle se laissa entraîner à l’hôtel par les trois autres couples déjà chauds et le dénommé Jean-Yves qui présentait déjà une bosse sur son pantalon étroit. Marjorie et Nicole tiraient leur chevalier servant dans leur chambre double pour un évident plan à quatre.


Christine n’eut pas le temps d’être choquée par l’imminence de cet adultère sans intimité. Corinne la poussa dans leur chambre voisine, précédant le grand sec et l’autre homme, un quinqua râblé et chauve prénommé Fabrice. Celui-ci avait visiblement hâte de se taper cette belle blonde peu farouche qui l’aidait à se débarrasser de son pantalon. Christine fut bousculée vers son lit par Jean-Yves et ce qui se passa alors relève du scénario classique de la fornication, l’originalité relative étant qu’elle mettait en présence deux couples sur deux lits jumeaux.


Christine se retrouva rapidement à poil, écartelée après des préliminaires réduits à leur plus simple expression, et pilonnée avec ardeur par un homme qui se révéla supérieurement membré. Ses exclamations se mêlèrent à celles de Corinne que le trapu honorait de vigoureux va-et-vient partant de son cul poilu. Les deux hommes étaient suffisamment expérimentés et endurants pour offrir à leur partenaire des positions différentes, de sorte que Christine se trouva un moment face à face avec Corinne en travers de leur lit respectif, prises en levrette, se découvrant et s’observant dans le sexe après s’être longtemps confrontées au bureau. Christine avait totalement oublié ses quarante ans. Elle baisait comme elle n’avait pas baisé depuis des lustres. Elle eut une vision fugitive de son premier amant, ce faune barbu qui l’avait si souvent fait décoller. Ce Jean-Yves à longue queue était bel et bien dans la lignée et rien que pour ça, ce stage en valait la peine.


De retour au bureau, Christine n’était plus la même femme, et pas seulement parce qu’elle maîtrisait mieux le nouveau logiciel de son entreprise, un concessionnaire automobile. C’est surtout son logiciel intime qui avait évolué. Sa relation avec Corinne, sa collègue, s’était déjà transformée en une complicité rare, celle de deux femmes baisées par deux hommes à quelques centimètres de distance et qui s’étaient découvertes dans le plaisir sexuel. Elles en reparlaient parfois à mots couverts. Corinne voulait enfoncer le clou :



C’était en effet une des leçons du stage de Christine. Après leurs ébats suivis d’une douche, elle avait été entraînée par Corinne vers la chambre voisine. Marjorie leur avait ouvert la porte. Nue. Sur l’un des deux lits jumeaux, Nicole chevauchait en couinant l’un des deux hommes, l’autre fiché entre ses deux fesses charnues pour une double pénétration anale vaginale qui cloua Christine sur place. Corinne la força à regarder jusqu’au bout, à savoir un orgasme puissant, avant que Marjorie la remplace dans la même posture, offrant elle aussi son cul replet tout en cavalant sur la bite verticale.


Christine avait connu en suivant une nuit solitaire, mais agitée. Que ces deux femmes mûres, de dix ans plus âgés qu’elle, manifestent une telle allégresse sexuelle, sans tabous, rendaient en effet caduque sa résignation à l’abstinence. Et sa libido en fut totalement chamboulée.


Les circonstances allaient vite la mettre en face de ces nouvelles réalités. Un jour de permanence à l’accueil, elle vit débouler un homme furibard, un artisan se plaignant d’un bug informatique persistant sur sa camionnette malgré l’intervention des mécanos du garage.



Christine considéra l’artisan, à la virilité ostentatoire, tatoué, boucle à l’oreille, tout en deltoïdes, en biceps et en pectoraux sous le débardeur. Elle afficha son plus joli sourire et redressa le buste, offrant au contestataire la vision de son imposant balcon spécial accueil. Elle téléphona au garage pour obtenir un rendez-vous en urgence. L’homme, sensible à son charme, à son efficacité et ses propos apaisants, ne tarda pas à se radoucir. Après sa visite au garage, il revint la trouver et lui dit :



Le genre de serment qu’on ne croit qu’à moitié.



*****



Christine raconta aussitôt l’épisode à Corinne qui lui dit :



Christine réfléchit quelques secondes. Depuis le stage, son corps était chaud, mais cet homme était plus jeune qu’elle. Aurait-il vraiment envie d’elle et ses quarante balais ? Et d’ailleurs, tiendrait-il sa promesse ? Corinne devina sa pensée :




****



Christine suivit à la lettre les consignes de sa collègue. Elle opta pour une robe à boutons, sans slip ni soutif. Ses seins ballottaient sous la toile légère avec leurs pointes saillantes. Quand le plombier fit son entrée, il marqua un temps d’arrêt. Ce n’était plus la femme de l’accueil. C’était un corps follement féminin, terriblement sexuel. Il la suivit vers sa cuisine, le regard fixé sur ses fesses tellement moulées par la toile légère qu’on devinait la raie séparant les deux globes charnus.


« Putain, se dit-il, elle est à poil dessous ».


La réparation de l’évier était banale. Une simple fuite liée à une obstruction du tuyau d’évacuation. Accroupi, il le dévissa pour le nettoyer, mais il était troublé par la présence proche de Christine, également accroupie. Sa robe largement déboutonnée en haut dévoilait une bonne partie de ses seins. Mais surtout le bas qui asséchait sa bouche de plombier. Une boutonnière en tension menaçait de craquer sous l’effet de l’écartement des cuisses largement découvertes. Et ce qui devait arriver arriva. La boutonnière lâcha et dévoila illico un pubis épais.



Le plombier n’était pas dupe. Cette femme l’allumait. Mais jusqu’où pouvait-il aller ? N’allait-elle pas crier au viol s’il l’entreprenait ? Et se retrouver stigmatisé ou pire en correctionnelle ?


Il se releva, fit couler l’eau, constata que la fuite était réparée et au moment où il fermait le robinet, sentit un corps mou se coller contre son dos et une main se poser sur son sexe.



Le plombier sentit une main adroite ouvrir sa braguette et s’emparer de son pénis. Elle le branlait en frottant ses seins sur son dos et de l’autre main, baissait son pantalon, le mettant cul nu.

À peine s’était-il retourné que Christine s’accroupissait et l’engloutissait, les yeux vers les siens comme pour observer sa réaction. Il s’abandonna à cette bouche gourmande et ne pensa plus au tribunal. Son but était clair désormais. Baiser cette femme en chaleur et lui donner ce qu’elle attendait. La faire jouir en prenant son plaisir. Être à la hauteur car il était évident qu’elle avait gros appétit. Il lui faudrait être dur et durer.



*****



Entre un homme et une femme qui se connaissent à peine, il est rare que leur accouplement provoqué par un désir impérieux soit totalement satisfaisant. Christine et le plombier, qui révéla se prénommer Stan et d’être d’origine polonaise, ne se posaient pas ce genre de question au moment de se trouver nus sur le lit. L’un éprouvait une furieuse envie d’entrer dans ce corps charnu, voluptueux, très ouvert et l’autre d’être fouillée dans ses profondeurs par cette bite longue, tendue surmontée d’abdominaux saillants, de pectoraux épais et animée par de petites fesses nerveuses qu’elle empoigna avec jubilation au moment de la pénétration.


Christine avait à peine eu le temps de tendre un préservatif à son amant conjoncturel, négligeant les préliminaires, qu’ils baisaient déjà. Ce premier rapport sexuel, qui aurait pu se révéler décevant faute de connaissance réciproque, se révéla au contraire torride, tumultueux, bruyant entre deux peaux ardentes au rapprochement, au contact, à la fusion. Stan n’en finissait plus de secouer ces seins épanouis, ce ventre chaud, ces fesses juteuses et Christine de s’ouvrir pour profiter de cette bite dure, tonique, impérieuse qui la faisait tellement se sentir femme. Ce fut donc un coït sauvage, prolongé, varié, verbeux, qui mit les deux protagonistes en sueur, subjugués par leur plaisir réciproque. Christine ne s’était jamais sentie autant baisée de sa vie sexuelle et Stan n’avait jamais eu au bout de sa bite une telle dévoreuse allant même jusqu’à réclamer de se faire « enculer ». Il est vrai qu’il n’avait jamais sauté que des jeunettes légèrement coincées du cul, aux antipodes de cette mature qui « faisait tout, vraiment tout ».


Bien entendu, une fois revenue au bureau, Christine fut sommée de raconter en détail à Corinne ses ébats avec le plombier.



Christine ne pouvait pas refuser cette faveur à son amie. Et quelque temps plus tard, c’est elle qui raconta en détail la venue du plombier érotique, à ceci près que son mari était présent pour une partie à trois.

Le résultat est que Christine ne pensait plus à son âge. Désormais associée à Corinne, elle accepta des transgressions qui ne lui seraient jamais venues à l’esprit avant son fameux stage. Elle profita pleinement de sa liberté. Considérée comme une partenaire exceptionnelle, elle disposa du choix de ses amants, quel que soit leur état civil. Et c’est désormais une autre strophe de Baudelaire qui la caractérisa :


Ta carcasse a des agréments

Et des grâces particulières ;

Je trouve d’étranges piments

Dans le creux de tes salières ;

Ta carcasse a des agréments.