| n° 22481 | Fiche technique | 14255 caractères | 14255 2524 Temps de lecture estimé : 11 mn |
19/06/24 |
| Présentation: Souvenirs de jeunesse. | ||||
Résumé: Les nuits d’une jeune fille dans les années 90... | ||||
Critères: fh voisins exhib | ||||
| Auteur : Gaby1711 Envoi mini-message | ||||
Hervé ou Nicolas…
Dix-sept heures, cette journée est interminable, encore quatre heures avant la fin de mon service.
J’ai hâte de rentrer chez moi et de retrouver ma fenêtre ensoleillée. Hâte d’appeler ce numéro qui ne quitte pas la poche arrière de mon uniforme. Hâte d’entendre la voix de ce voisin malicieux.
J’ai croisé Dominique, il semblait un peu gêné après le coup d’hier soir, s’endormir devant le foot alors que je l’invite chez moi pour un dernier verre, il y a mieux comme premier rendez-vous, dommage pour lui, il a laissé passer sa chance.
Je descends au vestiaire, je ne prends pas le temps de me changer. Je cours encore vers mon appartement, je cours toujours d’un lieu à l’autre. J’évite de justesse un chihuahua et sa grand-mère, mais je percute un attaché-case et son homme d’affaires grincheux. Malgré tout, j’arrive intacte chez moi, j’avale d’une traite mes six étages, et m’affale sur mon lit à bout de souffle.
Je regarde le téléphone avec hésitation. Je ferme les yeux et essaie de me souvenir du visage de mon inconnu.
J’ai deux heures pour moi avant ma soirée au Ken club, je suis invitée par les propriétaires qui sont des clients du restaurant. En principe j’y vais en journée pour me relaxer et faire un peu de sport.
Mais ce soir c’est différent, c’est la soirée anniversaire, avec tous les membres du club, le gratin de la vie parisienne. Je vais me mettre sur mon trente-et-un, voire plus…
Mais pour le moment, je compose ce numéro qui n’a pas quitté ma poche depuis ce matin.
Toujours indécise, je décide de prendre une douche avant.
Quand on travaille dans un restaurant les odeurs de cuisine sont toujours persistantes, alors je m’applique à bien nettoyer chaque millimètre de mon corps. Les images de la soirée d’hier me reviennent.
Flash black :
Après avoir fait monter Dominique dans mon studio, je suis allée prendre une douche, à mon retour épuisé par sa journée et certainement mes six étages, je l’ai retrouvé endormi devant la télé.
Malgré les attentions que j’ai développées pour lui, petite robe sexy, sous vêtements affriolants. Dominique est là telle une larve avachie sur mon fauteuil.
Je passe ma main dans ses cheveux, histoire de vérifier s’il est réceptif, pas de réaction. Dépitée et surtout frustrée, je me dirige vers la fenêtre histoire de méditer un peu, et regarde doucement la ville se préparer pour la nuit.
La lumière de l’appartement d’en face s’allume et je vois un couple rentrer dans l’encadrement de la fenêtre. Ils s’embrassent et se caressent avec avidité, je les vois en ombre chinoise vu que la lumière est au fond de la pièce.
Elle, elle est pulpeuse tout l’inverse de moi une poitrine généreuse, des hanches bien dessinées, une taille fine. Lui légèrement androgyne, assez longiligne, mais malgré tout bien bâti. Ils se croient seuls, ils commencent à s’effeuiller.
Je m’installe un peu plus confortablement afin de profiter du spectacle. Je ne pense pas qu’ils puissent me voir vu que le seul éclairage dans ma pièce est la télévision. Je décide donc moi aussi de me dévêtir.
Comme dans un miroir, je reproduis sur mon corps les gestes de l’homme sur le corps de la femme.
Ce petit jeu m’excite énormément, j’en oublie mon invité qui dort profondément sur mon fauteuil. Je jette un œil afin de vérifier si mon manège le fait réagir, rien ne perturbe son sommeil.
Je crois bien que mon voisin s’est aperçu de ma présence, il en joue. Il place sa compagne face à la fenêtre et lui caresse les seins, sa main descend le long de son ventre et ses doigts s’immiscent dans son intimité. Je suis sûre qu’elle est aussi trempée que la mienne.
Elle met sa tête en arrière, lui en profite pour lui mordre le cou.
De ma fenêtre, j’entends ses gémissements et cela m’excite de plus en plus, je joue les voyeuristes, L’homme s’en est bien aperçu, j’ai le sentiment que cette situation n’est pas pour lui déplaire.
L’homme retourne sa partenaire, il la plaque contre le chambranle de la fenêtre, il relève sa jambe et d’un seul coup de reins la pénètre.
S’ensuit une danse frénétique où leurs corps vont et viennent à un rythme effréné. Ce rythme s’imprègne dans ma chair et mes doigts trempés de ma mouille vont et viennent dans ma chatte avide.
Mon regard a quitté leur corps, trop concentré sur mon propre plaisir.
Au bout d’un court moment, le traitement infligé à mon intimité m’emporte dans un orgasme des plus délicieux.
Après avoir repris mes esprits, je regarde la fenêtre de mes voisins et je constate qu’ils sont tous les deux sur le lit, de ce fait je ne vois plus grand-chose.
Je décide à mon tour d’aller me coucher, mais auparavant je vais réveiller mon invité qui, lui, ne s’est aperçu de rien. Ce n’est pas ce soir que je vais me faire prendre sauvagement par un mâle en rut.
Dominique encore endormi se dirige vers la porte et me quitte sans même un regard.
Je vais donc me coucher épuisée, mais tout de même assez heureuse de ce petit moment de plaisir partagé.
Alors que je me réveille le lendemain matin, je constate que je suis déjà très en retard, je m’habille avec frénésie et descends mes six étages à vitesse grand V.
En sortant de mon immeuble, je bouscule un jeune homme qui semblait attendre là, je lève les yeux vers lui. Des yeux verts me regardent d’un air malicieux, je m’excuse en bafouillant, sa beauté m’a mis en émoi.
Je continue mon chemin au pas de course, je suis en retard, je n’ai pas le temps de batifoler.
J’arrive pile à l’heure. Je mets la main dans la poche de ma veste pour prendre mon badge, je constate qu’il y a un petit papier, je ne me souviens pas l’avoir en partant de chez moi.
Je le déplie doucement et je lis « merci infiniment jeune fille pour ce moment délicieux que nous avons partagé hier à la nuit tombée, si tu souhaites d’autres plaisirs moins solitaires, voilà mon numéro » signé Hervé.
Un sourire se dessine sur mes lèvres, je revois les yeux rieurs de mon inconnu.
À cette époque, les portables n’existaient pas, je vais donc devoir attendre jusqu’au soir pour pouvoir appeler mon voisin malicieux, je sens que la journée va être très longue.
C’est comme ça que je me retrouve là, plantée au beau milieu de mon studio à regarder ce téléphone qui me nargue.
J’ai encore une bonne heure avant la soirée au KEN CLUB. Je m’installe donc sur mon lit face à la fenêtre ouverte et je médite, en clair : je me caresse avec volupté alors que mon esprit vagabonde. Mes doigts se promènent sur mon corps, dans mon esprit des images du corps masculin se bousculent pour me donner du plaisir.
Depuis quelques mois, j’ai abandonné l’idée d’un partenaire de chair et d’os, trop déçue lors de mes précédents ébats, seuls ces messieurs ont pris leur pied, quand ils ne s’endorment pas dans mon fauteuil. Alors je décide de prendre les choses en main en me procurant du plaisir seule.
Et ça commence avec des images existantes avec l’aide d’un livre ou avec ma seule imagination, comme en ce moment.
Ma main effleure mes seins, elle descend lentement le long de mon ventre, se dirige vers le triangle de mon plaisir. Mon intimité est déjà trempée, je veux croire que ce n’est pas dû à la douche mais à mon excitation.
Mes doigts glissent le long de ma fente et pénètrent avec douceur dans ma caverne magique. La chair de poule se répand sur mon corps et provoque de légers frissons. J’intensifie mes caresses, mes doigts sont couverts de mon jus et mon clitoris est gonflé de plaisir. Les yeux fermés, je sens la chaleur du soleil intensifier mes sensations.
J’imagine que l’on m’admire, cette image d’exhibition me fait grimper au rideau, je jouis si fort que coule entre mes jambes l’objet de mon orgasme.
Il me faut quelques minutes pour reprendre mes esprits. Alors que mes yeux s’habituent enfin à la clarté du soleil, je constate avec effarement que la fenêtre de l’appartement d’en face est ouverte. Heureusement, je ne vois personne à l’horizon.
Si mon voisin coquin a vu mes ébats solitaires, il va penser que pour moi c’est une habitude.
Bon assez tergiversé, je prends mon courage à deux mains et compose ce numéro.
Au bout de cinq sonneries, le répondeur se met en route, une voix grave et profonde décline son nom, prise de court la seule phrase qui me vient à l’esprit c’est « bonjour c’est moi » et je raccroche.
Je regarde la fenêtre d’en face, toujours personne, c’est pas grave.
Je me prépare donc pour ma soirée, petite robe noire ultra sexy bas de soie, et sous-vêtements assortis, le tout agrémenté d’un spincer Tramway, cadeau d’un styliste lors de mon dernier défilé.
Peut-être qu’après mon voisin sera là.
Je pars en tennis, mes escarpins de huit centimètres dans ma besace. Je remonte l’avenue de Versailles au trot, je n’ai jamais su marcher. Je passe rapidement devant la maison de la radio, avant d’enfiler mes escarpins. Je descends les quelques marches qui mènent au Club. La musique assourdie par les portes chatouille mes oreilles. Je recoiffe mes boucles miels et rentre d’un pas assuré dans l’antre de la débauche, Véronique m’accueille avec un grand sourire et une coupe de champagne.
Je reconnais quelques habitués que je croise la journée dans la salle de sport et d’autres personnes que je reconnais que d’après leurs pedigrees.
Stars du petit écran, chanteurs de variété, producteurs croisent ici les hommes d’affaires ou princes arabes.
Je fais la femme sûre d’elle, je déambule, coupe de champagne à la main.
Au détour d’un couloir, je croise BG qui m’embrasse avec douceur, j’aime tellement ce grand comédien rochelais qui nous a fait vibrer dans « Et la tendresse bordel ». Je passe souvent mes dimanches avec lui et sa femme IH au bord de la piscine.
Je me dirige vers le bar et je tombe sur Nicolas, chanteur de son état, avec qui j’ai passé des nuits à refaire le monde au côté de Cyprien, le barman du club.
Je n’avais jamais vu Nicolas aussi élégant, et le sourire qu’il me donne me procure un plaisir surprenant, jusqu’à ce soir je ne l’avais jamais considéré autrement que comme un bon copain.
Mais là, avec sa tignasse noire et son sourire ravageur, j’en ferais bien mon quatre heures…
J’ai le sentiment d’être à son goût, je crois que la soirée va devenir intéressante.
Je m’assois entre lui et notre petit prince Sadredine, le plus jeune de notre groupe de copains, et je commande un Virgin mojito, je ne bois pas d’alcool, j’aime garder les idées claires.
La conversation tourne autour du dernier album de Nicolas, et des galères d’enregistrement.
Plus la soirée avance, plus les gestes de Nicolas se précisent, il effleure mon épaule, puis ma cuisse, au bout d’une heure de ce petit jeu, je le sens derrière moi ces bras autour de ma taille et son intimité dressée contre mes reins.
La discussion devient plus personnelle.
Et quand il me propose de partir avec lui, je n’hésite pas une seconde, je lui propose de venir chez moi – vu que j’habite à côté, en omettant délibérément de lui parler de mes six ou huit étages, je suis un peu perdue, ce n’est pas tous les jours que je ramène une star chez moi…
Nous courons presque jusqu’à mon appartement main dans la main – ce qui m’évite de tomber. Je n’ai pas l’habitude de marcher avec des talons, alors courir…
Arrivée dans le hall de l’immeuble, un peu gênée, je lui annonce que nous avons encore six étages à monter, il me sourit et retire mes escarpins en m’embrassant. À chaque étage, Nicolas s’arrête et prend possession de ma bouche. Plus nous approchons du terme de notre montée, plus ses baisers se font profonds. Arrivés au sixième, je sens que mon excitation est à son paroxysme.
Je cherche les clés du studio avec fébrilité, j’ai à peine ouvert la porte que Nicolas me pousse à l’intérieur et commence à me déshabiller. Je trouve l’interrupteur de la lampe. Nous continuons à nous effeuiller mutuellement. Ses mains courent le long de mon corps, sa main claque sur mes fesses rebondies. Surprise, un petit cri sort de ma bouche.
J’ouvre les yeux et je vois une silhouette dans le cadre de la fenêtre d’en face. Mon voisin malicieux s’installe de façon à ne rien louper de mes ébats, je fais en sorte de protéger l’identité de mon invité, tout en montrant explicitement mes intentions.
Je me concentre sur Nicolas et oublie pour un temps mon voyeur de voisin. À genoux devant lui, ses mains sur ma tête, je commence à prendre sa verge déjà gonflée entre mes doigts, je l’apporte à ma bouche, je l’embrasse et passe ma langue sur son gland. Elle grossit sous mes caresses, je l’enfonce au fond de ma gorge. Je sens les jambes de Nicolas trembler, il m’attrape par les épaules et me met debout :
Doucement, il me pousse sur le lit et se place entre mes jambes.
Ses lèvres courent le long de mes cuisses, faisant naître un feu brûlant dans mon intimité, je sens sa langue se rapprocher délicieusement de mes lèvres humides, puis d’un baiser torride fouille le centre de mon désir. Son doigt me pénètre et trouve le bouton magique, mais avant que l’orgasme m’emporte il ralentit me laissant un peu frustrée.
Il va chercher dans sa veste un préservatif. J’en profite pour regarder par la fenêtre si mon voisin est toujours là.
Il est bien là dans le cadre de la fenêtre, assis à regarder vers nous la main dans son entrejambe.
La situation m’excite énormément.
Nicolas revient vers moi et me demande de l’aider à enfiler sa capote, ce que je fais avec ma bouche. Je constate que sa verge gonfle de plus belle.
Il se positionne entre mes cuisses et d’un coup de rein me pénètre, une valse frénétique commence où nos corps ne font plus qu’un.
Le plaisir monte pour atteindre ensemble l’orgasme. Je crois bien que c’est la première fois que je jouis sans mes doigts.
On reprend doucement nos esprits.
Je sens Nicolas un peu gêné, la peur peut être que j’en attende plus qu’il ne souhaite m’en donner, à savoir un moment de plaisir partagé. Je le rassure en précisant que j’aimerais que l’on reste juste amis, et que je ne suis pas prête à entamer une relation.
Il se rhabille, m’embrasse sur le front, et sort de mon appartement le sourire aux lèvres…
Je regarde par la fenêtre, l’appartement d’en face est plongé dans l’obscurité.
Je réalise que mes paroles à Nicolas étaient sincères. Je n’appellerais pas mon voisin malicieux, nos petits jeux de voyeurisme me suffisent amplement.