| n° 22480 | Fiche technique | 26339 caractères | 26339 4443 Temps de lecture estimé : 18 mn |
17/06/24 |
Résumé: Constance répond à la lettre de son amie Caroline, pour lui raconter sa récente soirée en club et se confier sans tabous. | ||||
Critères: fh ff hh fhh fbi hbi couple couplus inconnu grossexe sauna boitenuit danser amour voir vidéox caresses intermast fellation | ||||
| Auteur : Aventurine Envoi mini-message | ||||
| Épisode précédent | Série : Une vraie gamine dévergondée Chapitre 02 / 02 | FIN de la série |
Résumé de l’épisode précédent :
Caroline écrit à son amie Constance pour se confier sur sa première fois dans un club sauna.
Ma chère Caroline,
C’est toujours un réel plaisir de te lire, alors merci pour ta lettre qui n’a pas manqué de me faire rire ! Cela t’aurait peut-être gênée, moi j’aurais adoré que tu me racontes tes péripéties de vive voix à l’heure du thé, au risque de faire se dresser les oreilles de quelques voisins de table ! Le rire est si délicieux, au moins autant que nos aventures respectives et les pâtisseries sublimes qui accompagnent nos après-midi entre amies.
Tu as raison, je n’ai pas eu l’occasion de te raconter ma soirée à l’Extase avec Glenn. C’était Étienne et Carine qui avaient insisté pour nous y amener. Tu sais, ce couple avec lequel nous avons libertiné plusieurs fois. Carine aime danser autant que moi et n’avait pas envie de retourner au Mississippi, qu’elle a découvert récemment. Comme toi, elle n’a pas vraiment apprécié le côté « mort de faim » de certains clients de ce sauna.
Nous avons donc dîné tous les quatre dans le même restaurant que la dernière fois, la brasserie située à cinq minutes du club. Glenn et Étienne ont surtout discuté entre eux avec animation pendant que Carine me donnait de ses nouvelles. Son travail, son chat, ses menus soucis de santé… Tu sais, je regrette toujours un peu que mes échanges avec Carine ne dépassent pas le simple cadre de banalités. À distance, elle n’aime pas réellement rédiger de messages, encore moins de longues lettres, je présume ! Au fil de nos rencontres libertines, nous visons toutes les deux à nous rapprocher sur le plan intime, mais il me semble que cela n’ira guère plus loin qu’une complicité physique. Après tout, peut-être est-ce aussi bien ainsi. En tout cas, la conversation autour de cette table était agréable, le repas savoureux, ce qui nous a tous mis dans d’excellentes dispositions pour poursuivre la soirée. Non, Caroline, je n’ai pas abusé des bulles. Juste deux flûtes, il n’y a pas de quoi désinhiber une libertine un peu timide comme moi !
Au moment de choisir les desserts, Glenn a soudainement levé les yeux du menu pour demander :
Parcourant la liste des coupes glacées derrière ses nouveaux verres progressifs, Carine a plongé machinalement la main dans la poche de son manteau pour en extraire son téléphone.
Nous avons attendu son verdict avec un brin d’indifférence, plus préoccupés par les photos alléchantes illustrant la carte des douceurs.
Glenn a dit :
Étienne a dit :
Carine a dit :
Je n’ai rien dit, mais j’ai pensé : erreur… Pour une fois, mon téléphone dormait au fond de mon sac, batterie à plat. Non, tu ne rêves pas, Caro. Je soigne mon addiction.
Comme chaque samedi soir sur le grand parking boueux du club… Un employé en gilet jaune guidait avec expertise le stationnement des véhicules. Nous nous sommes approchés de l’entrée, guillerets et impatients, jusqu’à tomber nez à nez avec l’affiche criarde placardée sur la grande porte métallique : « Bienvenue à l’Extase – Soirée Fluo ».
Étienne a dit :
Trois paires d’yeux levés au ciel ont suivi Étienne sans broncher. Au guichet d’accueil, la très peu avenante Madeleine nous a tous scrutés de la tête aux pieds et a commencé à nous débarrasser de nos manteaux. En nous attribuant les clés, elle nous a proposé de nous servir : sur le guichet, un assortiment de bracelets fluo se trouvait à disposition. Soulagés, nous nous sommes pliés de bonne grâce au port de l’accessoire. Coup de chance, notre admission sur les lieux n’avait pas été compromise à cause d’un bête manque d’organisation.
Nos hommes sont partis au bar commander des rafraîchissements pendant que Carine et moi repérions une table bien située par rapport à la piste de danse. De notre banquette, nous avions une vue d’ensemble sur le dancefloor, le bar attenant et les espaces dédiés au pole dance et aux cages. Ce que j’aime lorsque j’arrive dans ce type de soirée, c’est me laisser porter par l’ambiance et ouvrir grand les yeux, tout en tentant de tenir une conversation malgré la musique. Aucune de nous deux ne voulait rester assise, alors nous avons dansé ! C’est dans ces moments-là que je retrouve la complicité sensuelle qui s’est nouée entre Carine et moi au fil des mois. La danse rapproche nos mains, nos corps se frôlent et s’enlacent même si la musique ne s’y prête pas forcément. J’aime regarder ses cheveux onduler au rythme de chaque titre et parfois je cède à l’envie d’y passer la main en lui offrant un baiser. Elle aime laisser ses mains effleurer mes hanches quand elle danse contre moi. J’aime me sentir troublée contre elle et laisser mon état d’excitation empirer quand mon regard se pose sur son décolleté généreux. Tu connais ces sensations-là, n’est-ce pas ?
Tu vas rire, moi la timide j’embrasse cette amie particulière langoureusement au beau milieu des autres danseurs, sans faire attention à leurs regards curieux. Enfin si, un peu, j’avoue ! Certains regards sur nous m’amusent et m’émoustillent : ceux de ces hommes seuls dont l’expression curieuse, voire lubrique, semble dire qu’ils nous suivraient volontiers dans l’un des coins thématiques du lieu. Nous y sommes montées juste toutes les deux, un peu plus tard dans la soirée. Imagine une haie d’honneur bordant l’escalier, constituée de trois ou quatre beaux mâles ultra-souriants et jetant des coups d’œil furtifs à nos mains entrelacées. L’un d’eux m’a adressé le plus convaincant des sourires, un autre ne s’est embarrassé d’aucun effort de séduction et nous a juste gratifiées d’un « Je peux venir ? » à notre passage devant lui.
Tout en dansant, j’ai apprécié autant que Carine le petit théâtre de cette salle dans laquelle se jouaient de multiples scènes, tantôt cocasses, tantôt sensuelles. Devant le bar se massaient plusieurs couples, en grande discussion. À son extrémité, des jeux un peu plus mutins se tramaient au sein d’un petit groupe : une femme aux formes affolantes était accoudée contre le bar. Exagérément cambrée sur ses escarpins, elle était seulement vêtue de lingerie, bas et porte-jarretelles rouges. Derrière elle, un homme taquinait ses cuisses et ses fesses avec le martinet en cuir qu’il faisait danser entre ses doigts. Les hommes riaient, chemises ouvertes, leurs mains effleuraient ses fesses, mais la femme-objet semblait s’amuser autant qu’eux, alors…
Le thème de la soirée n’avait pas été suivi par le plus grand nombre, mais des taches éparses de couleurs fluo dansaient ici et là, en dehors des bracelets réglementaires. Tunique en résille, boléro à frange ou lunettes fantaisie… Une silhouette entièrement moulée dans une combinaison extensible ressemblait à un homme invisible rose fluo. Visage masqué à l’exception de deux yeux d’un bleu intense, il se laissait porter par les rythmes électros et ondulait son grand corps svelte au milieu de trois femmes hilares. À côté de moi, Carine se demandait comment diable il pourrait retirer ce costume sans ouverture apparente. La réponse n’a pas tardé à lui être fournie, quand il a ouvert la combinaison par devant pour exhiber et faire danser un sexe visiblement fatigué d’avoir été ainsi comprimé.
J’ai pensé à toi quand je me suis aperçue de la présence d’une femme au pôle situé près de nous. Je connais ta passion pour la lingerie et les bas et franchement, la dentelle noire qui ornait ses courbes t’aurait plu autant qu’à moi. Les cheveux détachés, elle ondulait autour de la barre inox, tantôt en rotation debout, tantôt accroupie ou à genoux près de celle-ci. Il y avait une telle sensualité dans sa manière de se mouvoir sans aucun effort apparent. Et pourtant, ses figures avaient dû être répétées maintes fois pour acquérir cette fluidité, ce déhanché électrisant, cette force dans les bras qui l’élevait soudain au-dessus du sol, avec un jeu de jambes des plus sexy.
Sur la piste, Carine dessinait des caresses de plus en plus appuyées sur mon dos, mes hanches ou mes fesses pendant que nous nous embrassions langoureusement. Sa main s’est égarée dans mes cheveux et elle a cherché le contact de ma langue avec la sienne. Les premiers baisers de nos soirées me paraissent toujours investis d’une intensité particulière. Ce sont des baisers qui nous font oublier le bruit et les lumières alentour, mais qui nous éveillent à d’autres sensations exacerbées par l’excitation croissante : la douceur de ses lèvres… l’humidité qui croît lorsque les langues s’en mêlent… la caresse de ses doigts sur ma nuque… la mollesse d’un sein lourd au creux de ma paume… la sensation d’être observée par deux paires d’yeux avides. Lorsque ces premiers baisers prennent fin, généralement nous faisons face aux visages ébahis de Glenn et Étienne, avachis sur une banquette pour mieux profiter du spectacle. Ce fut le tableau de ce soir-là aussi.
Nous sommes revenues nous asseoir auprès de nos hommes qui venaient de poser des cocktails sur la table basse. Étienne était assis près de moi alors que Glenn prenait place à côté de Carine, comme à l’accoutumée. Ce soir encore, je me suis laissée charmer par la prestance d’Étienne, ses regards malicieux posés sur moi à la dérobée, et la douceur de sa main qui s’était posée doucement sur ma cuisse. Je sentais son parfum et j’ai remarqué qu’il avait défait deux boutons de sa chemise fleurie, comme s’il se rappelait ma remarque sur l’attrait de son torse plutôt musclé. L’achat de ses machines de musculation n’a pas été vain, contrairement aux rameurs ou tapis de course qui sont délaissés au bout de quelques jours au beau milieu d’un salon. Le seul souci avec Étienne, c’est son manque de tact envers moi, et envers les femmes en général. Il est un physique entaché d’un excès d’arrogance, ce qui m’empêche de développer toute complicité autre que sexuelle avec lui.
Les esprits échauffés par l’alcool et les caresses, nous sommes tous allés profiter du hammam. Une épaisse nuée de vapeur nous a accueillis, tellement dense que je me suis demandé s’il y resterait assez d’air pour mes poumons. Assise contre Glenn, je discernais à peine les traits de Carine et Étienne installés contre la paroi opposée. Ma main a tâtonné vers l’entrejambe de Glenn après s’être sagement retenue de le faire dans les eaux plus exposées du jacuzzi, sous l’œil des caméras. Ici, je ne pouvais plus résister à l’envie de saisir son sexe partiellement éveillé. Jubilant de me savoir masquée par la vapeur, je laissais mes doigts s’amuser à leur guise. Quand j’ai levé les yeux un instant, j’ai vu que Carine et Étienne profitaient de ce moment de la même manière. Puis j’ai remarqué la présence d’un autre homme avec nous dans la pièce. Il venait de se lever d’un coin sombre et se tenait immobile au centre du hammam. Sans lui prêter attention et sentant la fermeté du pieu qui s’était dressé sous l’effet de mes caresses, j’ai alors décidé de prendre Glenn en bouche. Je me suis donc agenouillée entre les cuisses athlétiques de mon mari. Il a suffi que je pose mes genoux sur le carrelage brûlant pour que la silhouette se meuve vers nous. Mes lèvres se sont figées autour du gland de Glenn quand j’ai senti deux mains sur mon dos, qui n’étaient pas les siennes. Je crois bien que j’en ai sursauté de surprise.
Tels furent les mots murmurés par Glenn, qui devait sans nul doute épier depuis le début les faits et gestes de l’inconnu. Pour toute réponse, j’ai laissé ma langue poursuivre ce qu’elle avait commencé. Les mains étrangères sont descendues sur mes fesses, qu’elles ont caressées avec douceur. Je pressentais que ces doigts allaient se diriger plus bas et investir mon intimité. Au lieu de cela, une main a ôté la mienne de la cuisse de Glenn sur laquelle elle reposait, tandis que je suçais mon homme plus goulûment. J’ai laissé l’inconnu m’amener à toucher autre chose… Il a plaqué mes doigts sur son sexe bandé en prenant soin de les placer bien serrés tout autour. La surprise du contact m’a coupé dans l’élan de la fellation, et Glenn dans celui d’une proche jouissance. J’avais au creux de la paume un sexe dont la circonférence me paraissait hors normes malgré sa longueur raisonnable. Tu te rappelles nos conversations scandaleuses sur la taille des sexes de nos amants ? Eh bien, crois-moi Caroline, à ma place tu aurais eu peur pour ton anus, juste en saisissant le pieu de cet homme ! Imagine-toi l’un des godes les plus épais d’une série similaire à celle que nous avons vue l’autre jour. Ces pseudo-sexes bien dressés les uns à côté des autres dans la boutique coquine Ouh Chéri… Nous avions tellement ri, en les admirant !
C’est à ce moment-là que la porte du hammam s’est ouverte sur le visage inquisiteur de Madeleine, notre aimable hôtesse. La vapeur, comme prise de panique, s’est échappée à flots, révélant son visage sévère. Le message muet de son expression nous a paru très clair : pas d’acte sexuel dans le hammam ! Lorsque la porte s’est refermée, l’inconnu, dont j’avais lâché le sexe à contrecœur, m’a aidée à me relever en saisissant ma main libre. Étienne et Carine étant sortis sans nous prévenir, nous avons fait de même pour les rejoindre. Comme cela t’est arrivé au Mississippi, je me suis retrouvée avec un admirateur un peu collant sur les talons. Il nous a suivis à l’étage vers les coins thématiques. Aucune trace d’Étienne et Carine, qui avaient dû s’enfermer dans l’une des pièces. En passant devant un espace détente constitué d’un canapé d’angle et d’un téléviseur, j’ai senti Glenn ralentir le pas. Celui-ci m’avait déjà demandé si j’aurais un jour envie de regarder un peu de porno avec lui, afin de pimenter nos préliminaires. Je suis comme toi Caro, je n’utilise que très rarement la vidéo ou les films pour m’émoustiller. Pourtant, comme l’occasion se présentait, j’ai acquiescé tout naturellement à la question de Glenn, d’une innocence surjouée :
Nous nous sommes donc installés sur la banquette et mon nouvel admirateur, prenant l’invitation pour lui aussi, a fait de même. Surprise mêlée de crainte et d’excitation pour moi. Quant à Glenn… Cette présence inattendue semblait le laisser de marbre. Installée entre eux deux, j’ai commencé à regarder la scène qui se jouait sur l’écran. Un trio, deux hommes et une femme. Des corps nus, des gros plans. L’un des hommes faisait une fellation à l’autre. Ce dernier serrait contre son torse la femme assise près de lui, dont il malaxait les seins énormes tout en l’embrassant. Le spectacle a suscité chez moi une certaine excitation, mais au fil des minutes, mon intérêt s’est étiolé. Glenn regardait le film d’un air plutôt attentif, tu devines pourquoi… Ses penchants bi le titillaient énormément à cette période-là. Lorsque, à l’image, apparaissaient les lèvres coulissant sur un sexe de dimension extraordinaire, je jetais un coup d’œil furtif sur l’inconnu assis près de moi. Sans vapeur pour le masquer, je me rendais compte qu’il était à mon goût. Il avait des cheveux grisonnants coiffés en arrière, des yeux bleus derrière de petites lunettes métalliques et une silhouette plutôt harmonieuse.
J’ai alors entrepris de masturber Glenn doucement en le laissant profiter du film. À ma gauche, la main de l’inconnu s’est posée sur mon avant-bras. Sans un mot, il a commencé à me caresser très lentement. Effleurant mes bras, puis mes jambes, des mollets aux hanches. Je sentais mon cœur battre de plus en plus vite et j’étais tenaillée par des sentiments incompatibles : l’excitation de tenir Glenn entre mes doigts, celle de sentir et de voir le désir de cet homme… et puis malgré tout, une certaine crainte de l’après. Jusqu’où avais-je envie d’aller maintenant ? C’était la première fois que je laissais un complet inconnu me toucher. Par la suite, Glenn m’a avoué qu’il aurait apprécié l’entendre me demander s’il pouvait. Pourtant, comme toi, portée par l’intensité du moment, je l’ai juste laissé me caresser, de plus en plus intimement. J’ai bientôt eu envie de l’embrasser, charmée par son regard qu’il plongeait dans le mien en guettant mes réactions. Ses lèvres étaient douces, ce qui me faisait presque oublier sa légère haleine de tabac dont je n’étais pas friande. À ma droite, Glenn appréciait ma masturbation sensuelle et me caressait la cuisse, jetant des coups d’œil furtifs à ce qui se tramait près de lui. Entre deux baisers, j’entrouvrais les yeux pour les poser sur l’énormité qui s’érigeait sous mes yeux, frémissante et offerte.
Plus aucun de nous trois ne regardait vraiment les images pornographiques qui défilaient toujours face à nous. Bientôt, j’ai eu envie de prendre Glenn entre mes lèvres, alors je me suis allongée sur la partie la plus longue de la banquette. J’avais chastement pris soin de ne pas surélever les fesses. Par peur de ce qui pouvait m’arriver avec l’inconnu ? Pas vraiment… J’avais en réalité, par pur jeu, envie de me soustraire un peu à ses caresses. Pendant que j’observais Glenn qui se délectait de ma langue sur lui, je sentais des baisers appuyés sur mes fesses et mes cuisses, qu’intentionnellement j’écartais peu à peu. Derrière moi, à l’entrée de l’alcôve, j’ai remarqué la présence d’Étienne qui restait à l’écart, sans doute surpris de me voir ainsi accaparée. Debout, il nous regardait avidement en se masturbant, le torse ruisselant. Carine n’était pas avec lui, mais des gémissements de femme que je pensais être les siens me parvenaient par intervalles.
Entretemps, les doigts de l’inconnu se faisaient plus audacieux, s’approchant de mon anus et cherchant la voie. Ils l’ont trouvé très rapidement et j’ai senti un majeur investir mon écrin sans crier gare. Sur le moment, je n’ai pas fait de cas de l’absence de demande de consentement. Par contre, je t’imagine très bien, Caro, faire remarquer à cet homme qu’il est toujours mieux de demander avant de prendre certaines initiatives. C’est mon avis aussi, mais que veux-tu, cette audace n’était pas désagréable ! Pas plus que celle de ton oiseau du glory hole aux mains baladeuses !
Ce qui m’a paru moins plaisant pendant quelques secondes, c’est d’imaginer la proéminence de ce sexe cherchant à prendre la place du doigt qui me taquinait. D’autant plus que mes fesses se trouvaient désormais surélevées. Son gland lourd venait parfois se frotter sur mon fondement, telle une taupe cherchant à l’aveugle l’entrée de son logis. Je sais, mon côté poète m’effraie aussi, parfois ! Je voulais son énorme sexe en moi, mais pas comme ça. J’ai donc lâché celui de Glenn pour déclarer d’un ton ferme :
Devant moi, le visage de Glenn s’est décomposé. De sa place, il n’avait pas perçu précisément l’intention de notre compagnon.
Heureusement, ce ne fut qu’un incident dans notre partie de plaisir et quand il m’a pénétrée, je l’avoue, j’ai oublié… Et je l’ai sentie, vraiment, vraiment bien, cette levrette, si tu savais Caro ! Pendant que mon inconnu me prenait, les mains sur mes fesses, Glenn s’était approché et m’embrassait passionnément. Comme il était assis devant moi, je pouvais continuer à le masturber malgré l’équilibre précaire de ma position. Mon plaisir décollait au rythme effréné des va-et-vient qui échauffaient les parois de mon antre.
Quant à Glenn, il se laissait caresser avec une étonnante passivité, plongeant parfois ses yeux dans les miens. Je ne saurais dire ce qu’exprimait alors son expression, mais ce serrement de mâchoires que je lui connais lorsqu’il est perplexe me laissait présager quelque chose de spécial. Toute au plaisir de la pénétration, je n’ai pas remarqué que la jouissance de Glenn était proche. Pour une fois et à ma grande surprise, il ne m’a même pas prévenue de l’imminence de son orgasme et a répandu sa semence en jets sur mon cou et mon décolleté. Dans la série des premières fois… Avec un râle, il a joui les yeux levés vers mon partenaire à peu près à l’instant où mon propre plaisir atteignait son apogée.
Après l’extase vient le temps des baisers, d’étreintes plus douces entre les corps repus de plaisir. Sur notre banquette, mon inconnu m’a enlacée, embrassée délicatement… avant de se tourner vers Glenn assis près de lui. Même si je peinais à reprendre mon souffle suite à cette folle cavalcade, je crois bien que j’ai cessé de respirer quand les visages des deux hommes se sont rapprochés jusqu’à s’offrir un baiser. Sans hésitation ni mouvement de recul, j’ai vu Glenn entrouvrir les lèvres pour accueillir la langue d’Arnaud (il venait de me donner son prénom, et moi le mien). Stupéfaite, j’ai contemplé la volupté de ce long baiser et la beauté de leurs deux corps luisants de sueur. Arnaud a retiré sa main de ma cuisse qu’il caressait encore, pour la poser sur la nuque de Glenn et embrasser celui-ci plus fougueusement.
À genoux tout près d’eux, je pouvais sentir leur envie réciproque, presque animale, malgré la douceur des caresses qui s’initiaient. Pourtant, de l’état d’excitation, je suis bientôt passée à une légère gêne, à cette pudeur qui me caractérise en d’autres circonstances.
Lâchant les lèvres de son partenaire, il m’a répondu d’un air énigmatique :
Arnaud a hoché la tête pour signifier son accord.
Alors je suis restée et l’un de mes fantasmes inavouables s’est réalisé sous mes yeux. Seulement, je n’imaginais pas que mon mari en serait l’un des acteurs. Bien installée à l’extrémité de la banquette, j’ai admiré l’étreinte virile, les muscles saillants et imberbes, la peau glissante sous les mains qui exploraient les torses, caressaient les cuisses puis montaient insidieusement vers des zones plus sensibles. Je me suis demandé si les mains de Glenn étaient vraiment novices tandis qu’elles malaxaient amoureusement les testicules de son partenaire. Les deux érections reprenaient vie en même temps et cette vision tentatrice ravivait la tension de mon propre sexe. J’ai regardé la verge épaisse que j’empoignais auparavant, disparaître en partie dans la paume de Glenn. Ce dernier masturbait vivement Arnaud, dont les mains s’égaraient dans les cheveux de Glenn et l’invitaient à descendre…
C’est ainsi que, de baisers en coups de langue sur la peau, Glenn s’est retrouvé à genoux devant Arnaud. Il a marqué une pause, comme un temps d’hésitation. Au-dessus de lui, Arnaud haletait, attendait le contact de sa langue sur lui. Enfin, Glenn s’est baissé et a posé ses lèvres sur le gland proéminent. Pour enfourner le sexe plus profondément, Glenn a dû ouvrir la bouche en grand. De profil, je voyais sa mâchoire tendue et devinais le ballet de sa langue sur le chibre monstrueux. L’image du boa, cherchant à engloutir une proie démesurée pour lui, a envahi mon esprit bien malgré moi. Je n’osais plus bouger, comme figée par le suspense.
Tu dois deviner, Caro, l’envie de rire qui m’a saisie en entendant l’exclamation d’Arnaud ! Cependant, je me sentais surtout un peu inquiète pour mon mari.
Pourtant, contre toute attente, cet encouragement a fait beaucoup d’effet à Glenn. Enhardi, il faisait glisser la colonne de chair de plus en plus loin dans sa bouche, comme s’il cherchait à la gober entièrement. Mission impossible… À ce moment-là, j’ai ressenti comme un haut-le-cœur. Glenn aussi, visiblement ! Dès lors, mon excitation est retombée tel le soufflé qui a trop patienté hors du four. La mine défaite, Glenn a dû s’interrompre et reprendre le mode manuel, mais le cœur n’y était plus. Je n’ai pas bien compris ce qu’Arnaud lui a ensuite chuchoté à l’oreille, mais la véhémence avec laquelle mon mari a secoué la tête ne laissait guère place au doute. En tout cas, je sais que cette expérience lui est restée en travers de la gorge, si je puis dire !
Quand je repense à l’hilarité de Glenn au bar juste avant cet épisode… Il a été le premier à rire avec son ami qui a l’art et la manière d’embarrasser les gens en public. Étienne m’avait fait piquer un fard d’embarras, de colère ou d’envie de le gifler ! Il avait prononcé sa remarque, suffisamment fort pour être entendu de tous les clients alentour :
Dans la voiture, sur le trajet du retour, nous partagions nos impressions sur la soirée quand Étienne a sévi de nouveau :
Cette fois-ci, Glenn a ri jaune. Surtout, évite de lui parler de ses envies bisexuelles quand nous nous reverrons. Du moins, attends encore quelque temps.
Je termine ma lettre au bureau en souriant toute seule. Il aurait été dommage de ne pas te raconter nos folles péripéties, n’est-ce pas ? Pour faire écho à ta lettre, je sais que je ne suis pas si audacieuse que toi, et dans ma bouche ce n’est d’ailleurs qu’une qualité. Mais tu vois, ma chère amie, que je sais parfois m’ouvrir à la part d’imprévu qui ne manque pas de pimenter nos vies. J’ai laissé l’Inconnu venir à moi jusqu’à me toucher… Merci infiniment à toi aussi d’être là pour moi, Caroline. Appelle-moi avant l’été, il fera bon profiter ensemble d’une balade ou d’un pique-nique, pour nous confier encore.
Je t’embrasse,
Constance