| n° 22421 | Fiche technique | 20365 caractères | 20365Temps de lecture estimé : 14 mn | 16/05/24 |
Résumé: Laissez-vous emporter par la magie des doux téléfilms... | ||||
Critères: fh cinéma amour humour | ||||
| Auteur : Patrik (Carpe diem diemque) Envoi mini-message | ||||
| Projet de groupe : Sept auteurs pour le septième art. |
Petite révolution dans le monde du cinéma. Longtemps réservé aux films diffusés en salle, le Festival de Cannes s’ouvre cette année aux nouvelles techniques cinématographiques. Téléfilms et séries diffusés en boucle sur la TNT ou sur Netflix ont envahi la Croisette.
À Noël, l’été sur la plage ou l’hiver à la montagne, chaque période de l’année nous ressort de petites œuvres produites à la chaîne, des États-Unis à la Grande-Bretagne, jusqu’en Scandinavie, en passant par l’Australie. Visibles par tous, il n’est pas rare que certaines s’évadent de leurs créneaux, histoire de boucher un trou dans une grille télé. Elles se ressemblent toutes, mais elles ont leurs fans inconditionnels.
Le public s’est pressé, comme tous les jours, aux portes du Palais du Festival encore inondé de Soleil, pour voir passer ses vedettes préférées. Ce soir le réalisateur et ses acteurs seront dans la salle, une ovation les a accueillis dès qu’ils ont foulé le tapis rouge.
Que nous réserve cette soirée exceptionnelle ?
De notre envoyé spécial Patrick Paris en direct de Cannes pour BaiseFM TV.
Honneur aux dames : voici venir Nathalie (un prénom bien de chez nous), fort mignonne cadre supérieure, ayant réussi à gravir à la force du poignet et des talons aiguilles les divers échelons souvent glissants d’une très réputée entreprise cotée au CAC40.
Elle possède un magnifique bureau doté d’une grande baie vitrée qui donne obligatoirement sur la tour Eiffel. Elle est entourée d’un essaim bourdonnant de subalternes hommes et femmes qui recueillent ses propos et ordres comme si elle était le Messie (pas le footballeur, mais celui qui est né en Palestine, il y a deux millénaires). Fatalement, Nathalie dispose d’une nuée d’admirateurs qui ne demandent qu’à l’épouser, mais elle est déjà mariée avec son job, de jour comme de nuit.
Fan de télécommunications, elle consomme facilement cinq à sept smartphones robustes et fort chers par an, dont les inscriptions sur les touches sont déjà effacées au bout de quinze jours. Elle est bien sûr inscrite dans tous les réseaux sociaux qui existent sur cette basse terre, et traîne derrière elle une foultitude de contacts dans toutes les disciplines et corps de métier.
Nathalie vit dans un superbe appartement (avec aussi une vue imprenable sur la tour Eiffel) dont on se demande pourquoi elle l’a acheté (comptant, s’il vous plaît) car elle est soit dans son bureau ou dans celui des autres. Officiellement, elle est célibataire, mais tellement entourée de gens qu’elle n’est jamais seule, sauf aux toilettes (et encore). De temps à autre, elle glisse un bellâtre entre ses draps de satin, juste pour l’hygiène.
Le matin, elle prend un petit déjeune fort, léger. Le midi, elle mange une feuille de salade dans un restau hors de prix, et le soir, elle se fait livrer des sushis. Pour éliminer toutes ces honteuses calories, Nathalie trouve le temps de faire un peu de sport (jogging, salle de muscu) afin d’entretenir une silhouette de rêve, avec une taille fine, mais une poitrine arrogante, idem pour le fessier. Quant au sexe, nous en avons déjà parlé un peu plus haut.
Ses habits viennent ipso facto des magasins les plus huppés, même si elle a gardé dans un coin un vieux pull miteux qu’elle revêt de temps à autre quand elle est chez elle, ce qui n’arrive pas souvent. Elle est capable de courir dans les couloirs à vive allure, perchée sur des talons aiguilles d’au moins dix centimètres, sans se vautrer sur le sol lustré ou moquetté, ni se fouler une cheville. Sa mise en plis est toujours impeccable du matin au soir, même si une tempête souffle dehors et qu’elle a dû traverser un boulevard à pied entretemps (en talons aiguilles, bien sûr).
Wonder Woman pourrait avoir des complexes, rien qu’en la regardant vivre durant dix minutes.
Vers la fin de l’année, elle abandonne momentanément la Capitale pour aller dire un petit bonjour à sa grand-mère, celle qui habite dans un coin perdu, mais si authentique.
Voici venir maintenant Damien qui a décidé de revenir aux vraies sources du travail manuel : j’ai nommé la race rare des écrivains qui écrivent encore avec un crayon sur du papier. Éventuellement, il cultive avec amour diverses plantes devenues de plus en plus rares (du genre de urtica urens, la vraie de vraie, pas la variante dégénérée commune ailleurs), ce qui lui permet de s’auto-décerner le rôle de cultivateur.
Pour bénéficier d’une bonne dose de calme et de sérénité, rien de tel qu’une bonne solitude au fin fond d’un département mal aimé, éloigné des autoroutes à péage, dans un chalet bénéficiant quand même de tout le confort, même s’il faut de temps à autre aller fendre du bois pour alimenter la cheminée et le four à l’ancienne, et ceci, sans ampoule aux mains, ni cloque. Même si le téléphone mobile (GSM) ne passe pas, curieusement, l’internet le peut, ce qui permet à Damien de se tenir au courant de l’actualité, et de se dire qu’il a bien fait de venir habiter ici. Cet étrange mystère est résolu en contemplant l’antenne parabolique accrochée sur la façade arrière.
Malgré son isolement, Damien est toujours impeccablement coiffé, avec parfois une barbe de trois jours, ajustée au millimètre. Bien qu’écrivain de profession (ce qu’il raconte) dont l’effort principal est de tenir un crayon (si on excepte le fendage de bois), sa musculature louche plutôt du côté d’Arnold (Scharzmachintruc) que de Woody (Allen). Quant à sa garde-robe, on se pose la question s’il n’est pas venu s’installer dans le coin avec un container rempli de vêtements chics sans doute issus de boutiques chocs.
Même habillé d’un sac à patates, Damien est « bô ». En général, il est plutôt en jean délicatement délavé et en chemise à carreaux, genre bûcheron canadien. Et quand il est torse nu, toutes les femelles du canton le lorgnent sans souci du qu’en-dira-t-on, certaines s’évanouissant même à sa simple vue. Notre homme aurait pu être vedette de cinéma, il aurait rempli sans souci les salles obscures, même avec zéro ligne de dialogue.
Par le plus grand des hasards, il habite à deux pas de la chère grand-mère de Nathalie.
Je suppose que vous avez admiré la transition : Nathalie → Damien → Grand-Maman.
Malgré le fait qu’elle soit nettement plus proche de la centaine que de la cinquantaine, la grand-mère (Mamounette) de Nathalie est une force de la nature dotée d’un caractère très affirmé. Elle possède toujours un dicton dans sa besace, et tant si ceux-ci se contredisent parfois, du genre « tel père, tel fils » et « à père avare, fils prodigue ».
Même si notre remuante doyenne n’aime pas trop les bidules électriques, surtout électroniques et informatiques (en général, elle n’aime pas les appellations en « ique » comme « synthétique », « bureaucratique »…), elle se tient néanmoins au courant :
Même si Mamounette est déjà grand-mère et aussi arrière-grand-mère de nombreuses fois, elle aimerait bien que Nathalie connaisse à son tour les joies de la maternité. Mais cette dernière n’est pas très pressée, sa vie trépidante et au sommet lui convient parfaitement.
Dans le joli hameau où va se dérouler l’action, tout est idyllique, les gens se parlent, plaisantent, vont chez les uns et chez les autres, communautairement. Il est vrai qu’il n’y a personne d’autre dans un rayon de trente kilomètres à vol d’oiseau (et d’au moins du double ou du triple par la route), sauf quelques ermites très ronchons, donc la population locale fait avec ce qu’elle a sous la main. Un urbain qui met les pieds au hameau se croit débarqué sur Mars ou Vénus, tant l’ambiance locale lui semble irréaliste : pensez donc, des gens qui disent bonjour, au revoir et même merci, avec le sourire !
Et qui ne semblent même pas faire semblant ! Ils sont fous, ces provinciaux profonds !
Le paysage local est en altitude, très vallonné, voire montagneux, car à l’approche de certaines fêtes dont il ne faut plus prononcer le nom religieux sous peine de stigmatiser une minorité de la population qui veut en imposer à la majorité, il est indispensable d’avoir un manteau blanc paysager, peu importe le réchauffement climatique, et le fait qu’on peut maintenant se baigner début janvier au nord de l’Hexagone en simple maillot de bain, car depuis quelques années, on ne marche plus sur la glace. Ce qui n’arrange pas les affaires des migrants en quête de Grande-Bretagne.
En ce qui concerne la nature, la forêt est partout : au nord, au sud, à l’est et à l’ouest, et même un peu au centre du village, pardon, du hameau. Ajoutons quelques lacs et autres ruisseaux avec des vrais poissons dedans, pas les machins rectangulaires et panés qui nagent dans la sauce insipide des assiettes.
Les services administratifs désertent consciencieusement le coin, même si le Fisc fait son possible pour récupérer un maximum de sous, pour cause de trou dans le budget, mais que voulez-vous faire contre des gens qui vivent quasiment en autarcie, avec un compte en banque inexistant ? Comment les taxer sur les cultures et les élevages qu’ils utilisent pour eux-mêmes ? Quant à la taxe foncière, l’absence de cadastre valide ne simplifie pas les choses, et les tourbillons venteux liés à la nature montagneuse du coin n’aide pas au pilotage les drones bardés de caméras-vidéos… Sans parler du relief et de tous ces fichus arbres…
Bref, la vie s’écoule tel le sable dans le sablier ou le camembert dans sa boîte ronde, indifférente au reste du monde, et ce n’est pas plus mal ainsi…
À ce stade, il ne faut pas être sorti de Polytechnique ou de l’ex ENA pour comprendre que Nathalie et Damien vont faire tôt ou tard connaissance, un peu aidés par la Grand-Mère. Mais après contact subtilement organisé tel un char d’assaut dans un jardin japonais, on ne peut pas dire que cette première rencontre soit une franche réussite.
En primeur, les deux premières réactions à vif :
À cette partie du téléfilm, si les spectateurs sont raisonnables, ils doivent se dire que ce n’est pas plus mal et que le générique de fin va défiler, et que ça va être le moment d’aller se soulager aux toilettes. Mais hélas, la nature humaine est masochiste.
Visiblement, le rapprochement n’est absolument pas à l’ordre du jour, Nathalie tourne ostensiblement le dos à Damien, et réciproquement, tandis que Mamounette se désole d’une absence d’arrière-petits-enfants.
Ou pour le dire poétiquement à la manière du Fou Chantant :
Le soleil a rendez-vous avec la lune
Mais la lune n’est pas là et le soleil l’attend
Ici-bas souvent chacun pour sa chacune
Chacun doit en faire autant
La lune est là, la lune est là
La lune est là, mais le soleil ne la voit pas
Néanmoins, comme il faut respecter un cahier des charges bien spécifique, le tourne-dos réciproque ne dure pas trop longtemps, mais il faut que le Destin et que le Grand Scénariste s’en mêlent, car deux, c’est mieux qu’un, contrairement à un certain adage canin : un bon chien vaut mieux que deux tu l’auras.
Pour allonger la sauce, le scénariste en chef aligne parfois quelques péripéties de rapprochement qui finissent toutes en eau de boudin, car il faut savoir donner du prix à la victoire, tel Rambo qui patauge dans la boue, les doutes et les insectes avant de prouver aux sales faces de rat d’étrangers qui ne pensent pas et ne parlent pas comme lui (par des arguments pétaradants et trucidants) l’immense valeur immortelle du glorieux Big Mac noyé dans le sublime Coca.
Et c’est alors qu’arrive ZE BIG EVENT !
Comme je suis naturellement bon et généreux par nature, je traduis dans notre belle langue : et c’est alors qu’arrive le gros événement, le truc qui va changer la trajectoire de nos deux protagonistes.
Cet événement peut être de toute nature : crevaison, panne d’essence, enlèvement, tueur à gages, robinet qui fuit et j’en passe. En général et en patriarcal, c’est l’homme qui vient au secours de la pauvre demoiselle en détresse, mais parfois le schéma s’inverse. Toujours est-il qu’à l’issue du dénouement heureux de l’événement fâcheux, nos deux protagonistes se voient avec d’autres yeux, sans devoir changer de lunettes, à l’instar d’une ancienne chanson qui parlait de petits pains au chocolat (aye aye ayayay).
Et paf, le téléfilm est maintenant sponsorisé par l’industrie du bonbon en sombrant corps et âme dans la guimauve de la cul-cul la praline. Eux qui se tournaient ostensiblement le dos font la moindre chose ensemble, collés l’un à l’autre par le plus gluant des chewing-gums, dont les scientifiques essayent de percer le mystère afin de dénicher le Saint Graal en matière de colle universelle.
Puis arrive dans une débauche de violons dégoulinants le moment tant attendu des mouchoirs : le baiser au clair de pleine lune avec des millions, des milliards de flocons de neige qui voltigent avec allégresse autour du nouveau couple en amouraché pour toute la vie et même au-delà de la mort qui tue.
Dans les productions un peu plus modernes, nous avons droit à un commencement de coucherie très soft pour bien faire admirer les pectoraux et les tablettes de chocolat de l’un et le physique top-modèle avec melons assortis de l’autre, tout ceci restant dans le domaine alimentaire, car les deux tourtereaux ne se bécotent plus, mais ils se dévorent.
Par amusement, les yeux exercés constatent alors que l’un garde son slip/caleçon et que l’autre conserve son soutif et sa petite culotte, même au réveil après une nuit qu’on imagine fort torride.
Encore heureux que le chalet est très isolé, sinon gare à la pollution sonore, aux avalanches !
Pour faire bonne mesure et conclure moralement, tout ceci se termine par un « bô » mariage durant lequel les copines de la mariée soupirent d’aise devant tant de bonheur au fin fond de la montagne et à ce retour aux sources dans un chalet de bois encore plus magnifique qu’une petite maison dans la prairie.
Non, pas de scène de sexe, c’est un téléfilm qui sait se tenir ! Et puis, ne sommes-nous pas sur le site de l’imaginaire, alors imaginez, chères lectrices et chers lecteurs.
Générique !
Après avoir visionné le téléfilm de cinquante-cinq minutes et trois coupures de pub de quatorze minutes, la lumière revient déjà, n’oubliez pas de réveiller votre voisin, il dort comme un nouveau-né…
Le public est silencieux, encore sous le charme de ces héros qu’il connaît bien pour les avoir vus cent fois à la télé et ailleurs. Un homme se lève et monte sur scène suivi par les deux acteurs fétiches. Les reconnaissant, un tonnerre d’applaudissements retentit dans la salle. Cela présage-t-il une palme ? C’est plein d’espoir que le réalisateur, acteur (un collègue de Nathalie ainsi que le prêtre) et aussi scénariste s’adresse à son public :
Certains films d’action exploitent à fond le cliché du héros taciturne et couturé de cicatrices (mais au grand cœur qui ne veut pas se l’avouer), capable de zigouiller dix ennemis à l’aide d’un cure-dents dans une main, et en ayant dans l’autre, la belle évanouie à forte poitrine. Le héros survit sans problème à diverses explosions, balles dans le corps et j’en passe. Sans oublier la séquence « repos du guerrier ».
Beaucoup de dessins animés ont la fâcheuse manie de sombrer dans la chanson pour un oui ou pour un non, sans doute pour vendre des tas d’albums au détriment des oreilles parentales pas vraiment délivrées et libérées des braiments de leur marmaille. Ne vous attendez pas non plus que ça finisse mal.
Parfois, nous avons une variante de Barbara Cartland (la Dame en Rose) avec sa sept-centaine de romans, déclinant ad nauseam sa belle jeune fille en détresse qui rencontre un noble arrogant plus âgé. Parfois pour varier un peu, c’est l’inverse : elle est riche et lui pauvre. L’avantage des romans est qu’on évite la bande sonore nunuche avec violons (treize à la douzaine) et chorales.
Du côté du polard plus ou moins politique, il devient évident de deviner pour le spectateur, qui est le gros méchant. Il suffit de viser la personne la plus insoupçonnable, tant l’imagination des scénaristes ressemble à la mer d’Aral. Dans Blanche-Neige, ce serait fatalement Simplet le coupable (il cachait bien son jeu).
Enfin, dans la Fantaisie, c’est très souvent l’histoire d’une personne qui a perdu sa place (ou quelque chose) et qui désire s’asseoir là où il aurait dû poser ses fesses dès le départ. Cette personne part de très loin, avec peu de moyens, mais rencontre en cours de route d’autres quidams pas mieux lotis qu’elle, mais grâce au Pouvoir de l’Amitié (ah non, c’est dans les animés, ce truc-là), bon, grâce au pouvoir de la Communauté, tout ce petit monde réussit à chasser le gros infâme méchant à la tête de millions de séides. Pour égayer un peu, faisons en sorte que les membres du petit groupe soient parfois antagonistes, se tapant dessus. Et cerise sur le gâteau, ajoutons une princesse à délivrer (ou sa version masculine, pour changer un peu).
La plupart du temps, tous ces films racontent plus ou moins la même histoire (ou pour être précis : la même trame), avec bien sûr des changements d’acteurs, de métiers, de lieux et aussi d’époques.
Mais revenons à notre sujet initial.
Comme vous l’aurez deviné, ce genre de téléfilm et de film (si, si, il y en a) se rapproche beaucoup du roman-photo en un peu plus animé et avec une bande-son (parfois pas la meilleure idée). Curieusement, les Italiens qui étaient si forts dans le cinéma au siècle dernier et qui sont encore dans le peloton de tête concernant les romans-photos n’ont pas investi dans ce domaine, alors qu’ils possèdent divers paysages (surtout au nord) adéquats. C’est grandement dommage pour eux.
Pour l’instant (sauf erreur de ma part), je n’ai pas beaucoup constaté le fait que les deux protagonistes étaient du même sexe ou étaient des seniors bien avancés, ce sont à prime vue des sujets encore tabous, malgré le wokisme ambiant qui sévit dans certains coins de la planète (rires dans la salle).
Pour l’anecdote, aux USA, certaines boîtes de production pondent entre dix à vingt téléfilms de ce genre, voire plus. Et bien sûr, tout ceci se vend fort bien à travers le monde. Je ne serai pas étonné de savoir qu’on tourne plusieurs épisodes en même temps pour bénéficier des mêmes figurants et décors.
De quoi retourner la tête d’un Léon…
En parlant de retourner les têtes, je crois que ma chère actrice principale a quelque chose à vous dire…
Pour ma part, je dirais : that’s all, folks, et merci pour vos applaudissements
S’emparant du micro que le réalisateur lui tend, assez émue, l’actrice principale s’adresse au public :
Quasiment en délire, la salle croule sous les applaudissements.
PS : le prénom Nathalie est toute une explication en lui-même…