| n° 22406 | Fiche technique | 45105 caractères | 45105 7606 Temps de lecture estimé : 31 mn |
01/05/24 |
Résumé: singulière souffrance | ||||
Critères: fhhh -dominatio | ||||
| Auteur : Landeline-Rose Redinger Envoi mini-message | ||||
Voici la fin, mon bel ami, voici la fin mon seul ami… ni salut ni surprise, la fin sans limites et sans entraves. Désespérément avide de quelques mains étrangères.
Je ne puis dire si cette traduction pêchée sur internet est bien fidèle au texte de la chanson de Jim Morrison, mais elle fait tout à fait mon affaire.
Voilà bientôt un semestre que je vis avec Alban S. Non vraiment qu’un homme soit durablement dans mes murs ne me va pas. Absolument pas. Alban est fou amoureux de moi. Et si notre vie commune nous a donné de nous rapprocher, malgré des efforts consentis, qu’il soit là en compagnon prévenant, mari jaloux, me rend dingue. Si aux premiers temps de notre union il touchait à la bouteille, peu à peu, sobre et obstinément sportif, Alban devint cet être lisse et habituel dont je répugne.
Les quelques fois où nous fîmes l’amour, ne furent pour moi, qu’une manière surjouée de me délecter du jeu malsain que je menais à son paroxysme. Avant ou après lui, d’autres avaient pénétré, touché, léché mon corps. L’amour que je lui donnais ne pouvait être à mes yeux, que le contrepoint de la magnifique salope que je fus, que j’étais ou allais être. Et si je ne me lassais pas des multiples rencontres sexuelles, en revanche le jeu que je menais avec Alban ne me satisfaisait plus. En fait et au risque de me contredire, plus que cela, je dirais que le quotidien dans son aspect ordinaire et métré me tuait à petit feu. Cette lassitude ne m’avait pas cueillie de la sorte avec Marc-An. J’aurais pu, me direz-vous, mettre un terme à la comédie en cassant des assiettes, en hurlant, en jetant sur le trottoir ses fringues, ses bouquins, tout, quoi. Mais ce ne fut pas ainsi que je voulais achever cette vie mielleuse.
Alban débordait de prévenances, ses urbanités dégoulinaient. J’oserais dire qu’Alban ne se comportait pas en homme. L’amour avec lui était sans fougue, tout en retenue, et si j’avais souvent sucé son sexe, ce ne fut là que le supplément d’une journée chaude ou la mise en bouche de sexes inconnus à venir.
Je peux dire qu’alors, une idée en gestation m’envoyait des jouissances supérieures, dont silencieusement Alban se rengorgeait. J’avais tant bien que mal conservé ma capacité à m’éclipser de chez moi, discrète et rapide.
Au fil du temps, Alban alors n’avait de cesse de bombarder ma messagerie de façon intrusive et quelque colère sourdait en lui. Puis il m’avait présenté ses enfants, ses amis, ses collègues, et toujours surprise, je sentais se refermer sur moi les dents acérées du piège de la vie conjugale.
À toute situation d’inconfort, il faut un élément déclencheur. Rien ne demeure que l’on ne puisse durablement endurer. Aussi, jeter Alban hors de mes murs était pour sûr vouer à l’échec, mais piquer au sang son âme sensible, était une stratégie plus probable et autrement guerrière. J’aurais pu sans peine lui déclamer par le menu les frasques de mes virées soudaines. Jusqu’alors, je n’avais pu le faire. Un peu comme un stratège virtuose, j’attendais. Par nature, je suis altruiste et tenace, les choses viennent, les solutions s’imposent.
Je revenais boueuse et suante du Jardin collectif où j’aime à être depuis une petite année. En fait, le Jardin avait occupé mes après-midi.
Alban rencontrait ses enfants à quelques centaines de kilomètres de Paris, j’étais seule. Cette solitude heureuse laissait comme un sillage de liberté dans la maison. Un peu fourbue, plateau télé et nuit calme de sommeil lourd. Au matin, comme une forme de clarté intérieure, une remarquable simplicité, j’envisageais d’appeler Alban et lui annoncer la fin de notre liaison, car c’en était une. Cela me rendait à une légèreté qui parfois semble évidente. Non ?
Je ne me rendrais pas au Jardin aujourd’hui. J’avais envie de flâner dans Paris, j’avais envie d’être belle. Pour autant, ne se tramait rien en moi qui fut de l’ordre du désir charnel. Je ferais de ma ville un promenoir. Marcher, s’asseoir en terrasse est en soi sensuel. Partagez-vous ce sentiment ?
Un pantalon de lin et mes Stan Smith avaient souvent ma préférence pour ces journées faciles. Vous le savez maintenant, j’affectionne les chemises blanches d’homme et le soutien-gorge noir me semble s’imposer. Voilà, je me sentais belle. Jolie bourgeoise, ai-je ri ; mais il en va de même pour les ouvrières, pour les conditionneuses de chez Amazon et les techniciennes de surface. Le bien-être momentané n’a pas de classe sociale. Il suffit de décider des choses. J’en étais là de mes réflexions quand on sonna à la porte. Une camionnette au hayon abaissé, avec un piano stylisé peint sur la tôle.
Le livreur. Un bon de transport devant les yeux.
Je sentais monter la chaleur de la colère.
Le ton monta d’un cran et, rejoint par deux collègues, d’autorité le piano se cala sur un engin électrique arrimé par des sangles que deux hommes maintenaient. Résignée, j’ouvris le portail et peu après signais le bon de livraison.
Seule avec mon piano, ma journée de flâneuse avait pris du plomb dans l’aile. J’ai décacheté la petite enveloppe.
Mon amour, il n’est jamais trop tard pour apprendre Satie. Je t’aime, Alban.
Sans jeu de mots opportun, cela fut la dernière fausse note d’Alban.
J’allais mettre ses fringues dans la ruelle et tout ce qui me tomberait sous la main, mais les choses parfois prennent des directions inattendues.
Trois petits points de suspension. Voilà ce qui changea le cours des choses, voilà le point originel de la chute d’Alban, la précipitation de mon amour.
Sur le bon de livraison qui de fait comporte le nom et les coordonnées de la fabrique de pianos, le livreur avait simplement griffonné son numéro de portable suivi des trois petits points. Le lourdaud avait de la suite dans les idées. Il n’était d’ailleurs pas le seul.
Le plan que j’ourdissais tenait à la fois de la facétie et de la tragédie.
Vous le savez, je suis douée d’inventivité. J’étais par contrariété restée clouée à mon canapé, à regarder le piano qui vraiment ne faisait pas mon bonheur.
Puis me vint l’idée d’une vengeance, car je voulais intensément qu’Alban paye pour cette dictature du sentiment, qu’il exerçait à mon encontre. Comme une machine, mes idées advenaient et mon corps reprenait les formes du grand désir, celui de me grandir dans le plaisir qui n’avait d’autres desseins que d’anéantir Alban. Jusqu’au soir, des situations folles embrouillaient mon crâne. Sur mon lit, sans quitter mes vêtements, je me sentis partir. Une aura de chaleur enveloppait mon corps. Pour un balourd, il fallait du lourd, le livreur allait servir ma cause.
Je ne joue pas de piano, mais remarquablement bien du pipeau.
J’hésitais à finaliser le numéro du livreur, puis je fis : envoyez.
Je m’étais assoupie quand une vibration me sortit de là.
Je pense à toi, ma chérie. Alban.
J’étais attristée.
Le lendemain, en matinée, mon portable sonna. Son numéro, je l’avais enregistré dans mes favoris. L’écran affichait « Piano », j’avais hésité avec « Lourdaud ».
Le type, je dois l’avouer, était couillu, sans jeu de mots hasardeux.
Oui en effet je reprenais de l’assurance, un peu coquine.
Pourquoi ai-je écrit ceci, je ne le sais pas vraiment, sans doute voulais-je ajouter une note franchement engageante, mais :
Je me suis assise pour reprendre quelque sens commun, mais j’étais envahie d’une envie que je ne pus calmer qu’en enfourchant mon gode-ventouse en hurlant ma jouissance dans la maison. Je jouissais d’une idée qui ne me lâchait plus.
Dans la journée, j’ai fait appel à un serrurier. À ma porte qui comportait déjà trois points de sûreté, j’ai fait apposer deux verrous. Voilà qui garantissait que mon amour trouverait porte close. Cette prévention me coûta un bras, mes exigences seraient remboursées au centuple, je l’espérais. La conjonction des évènements avait finalement un rouage parfait. Que le fichu piano eut été livré en l’absence d’Alban avait réuni cet enchaînement impeccable. Alban, tout en en étant la cause, en fut à son insu le maître d’œuvre.
Ces petits travaux de serrurerie achevés dans la fin d’après-midi, je m’étais sentie moins fébrile, et capable d’appréhender mon projet avec un peu moins d’ardeur au corps, mais tout autant de volonté.
Assoupie dans mon canapé, je trouvais le sommeil sans agiter mon sexe de joujoux vibrants. Alban poursuivait sa littérature d’amoureux hébété sur mon mail tandis que le livreur relançait, impatient, la joueuse de pipeau. Disons-le, parfois les hommes frisent la folie ; mais nous en connaissons la cause. La prose d’Alban m’irritait, celle du livreur de pianos m’excitait. Le jour était à peine levé que je ratissais la chambre d’amis des effets d’Alban, tournant dans la maison en remplissant quelques sacs poubelle.
Il exsudait des pores de ma peau, une aigreur de contentement, une forme insidieuse d’euphorie. Le plaisir imminent de retrouver ma vie de solitude. De solitude choisie. Cette solitude m’emmenait vers une multitude qui porterait le coup de grâce à mon amour. Le livreur échauffé par l’idée d’un quotidien qui allait connaître quelques variantes, devenait insistant, lourd dirons-nous, mais il l’était bien avant notre rencontre.
- — Si vous continuez, j’arrête tout.
- — Ça m’étonnerait, t’as trop envie, répondait-il, avec je dois l’avouer un brin de perspicacité.
J’ai souri et je n’ai plus répondu à ses messages. Les quelques sacs poubelle entassés dans la ruelle Santos, je ressentis les premiers effets de ma vie de célibataire.
J’avais reçu quelques messages d’Alban, mais je pris le parti de ne plus y répondre. Le piano était toujours dans son paquet cadeau et y resterait longtemps.
Pour être franche, j’avais commis la grande erreur de parler du piano familial sur lequel, enfant, j’avais égrené des gammes avant de découvrir précocement que mes doigts pouvaient trouver une utilité en d’autres disciplines. Ce qui à ce jour ne se dément pas encore.
Je suis sortie un moment pour faire l’acquisition d’un caméscope et bien vite rentrée. Le livreur, qui frisait le harcèlement, devenait plus hardi, et la proie qu’il voyait en moi redoublait sa hardiesse. Venir chez moi était dans son programme et me bouffer la chatte aussi. Je décrochai mon téléphone et :
Après cette première mise au point, je ne sentais plus mon corps ou plutôt, j’étais une bombe à neutrons de désir. Ni mes doigts ni mes joujoux de bonne taille ne laissaient tomber le rideau sur la folie qui me tenait. Décemment, je ne pouvais pas en tenir rigueur au livreur que, par commodité, j’appellerais Pedro pour sa morphologie ibérique.
Pour le terrain de jeu de ma petite joute, m’était revenu en mémoire un endroit isolé des bords de Marne, bordé de roseaux, d’une prairie intime, et ceint de trochées d’arbres. Un chemin pierreux, mais carrossable, y menait sans grande difficulté.
En soirée, je lisais sans concentration réelle une nouvelle de Stephan Zweig quand mon Smartphone vibra contre ma cuisse.
Pedro avait trouvé quatre copains et l’affaire les emballait, disait-il, de peur de nommer les choses.
Pedro se chargerait du transport.
Un double appel m’indiquait le nom d’Alban. Puis un message. Le 888 lançait quelques signaux de détresse. Mon amour s’affolait.
- — J’ai besoin de sommeil, vraiment, notai-je en retour.
- — Dors bien, ma chérie.
Si mon portable ne m’était à ce point utile, je l’aurais fracassé, piétiné.
Entièrement nue sous ma couette, je jouais le préambule de ma rencontre du lendemain. Je ne savais dire pourquoi, mais j’attendais plus que ce que j’avais vécu, jusqu’alors. Sans doute, cette ultime dédicace que j’allais laisser à Alban, en était-elle la suprême motivation. Je ne trouvais pas le sommeil et jusqu’au total déchargement de la batterie de ma tablette, j’écumais toute la litanie des Dogging amateurs que je pus. À cinq heures du matin, fourbue comme un marathonien, je m’endormis.
À dix heures, j’étais au Parc et ma foulée était celle d’un corps qui regorge de vie.
Si l’idée de cette rencontre plurielle me tenait en état constant d’excitation depuis quelques jours, il faut lui mettre en regard ma volonté résolue d’atteindre Alban, de le blesser, de le fouler ; que sa douleur soit intense, vive.
Ma sortie course à pied, plus que de m’apaiser, ne m’a pas laissé le loisir de la distraction du monde qui tournoie autour de moi. Courir hors des parcs, sur les trottoirs de Paris, a toujours été une délicieuse activité. Que les voitures se croisent en tous sens, me frôlent parfois, ne me semble pas une gêne ; sous mon casque audio, Cigarettes After Sex me coupe du mouvement externe.
Aujourd’hui, tout m’en éloigne, mais devant un écran imaginaire et fantasmatique, je vois mon corps bousculé et basculé devant le regard accablé de mon amour. Ce que je vois n’est que la courte bande-annonce de ce que je vais vivre. Il est des instants dans la vie où les pendules se jouent de nous. À la fois, je l’observe dans sa presque fixité et pour autant une tension intérieure, un picotement oppressant, me laisse à voir les aiguilles comme les jambes d’Usain Bolt en forçant un peu le trait.
Mentalement en courant, et durant la douche, j’avais fait l’inventaire de mon dressing et essayé robes longues, jupes courtes, shorts cuir… et comme une évidence j’enfilais une combinaison de résille noire qui ne pouvait que servir au mieux ma soirée. Pour tout dire, je ne l’avais jamais mise. La maille moyenne et sensiblement élastique gaine agréablement mon corps.
Une échancrure assez large laisse apparente une partie de mon dos ; une découpe à l’entrecuisse présage des facilités d’accès des mains étrangères et, bien que maintenant ma poitrine dans une belle horizontalité, une seconde découpe circulaire laisse à voir mes tétons, que j’ai noircis comme ma bouche. Le choix fut rapide et sans appel. Un manteau de laine sur mon corps, des bottines à talons aiguille. Je ne souhaitais pas que ma silhouette fût par trop esthétique, le noir de mes lèvres et la marque du mascara me renvoient l’image d’une vulgarité calculée, étudiée. Il en était ainsi de l’encanaillement des bourgeoises, m’aurait dit Octavie. Oui, absolument, il en est ainsi. Opter pour une perruque blonde était tentant, mais peu adapté dans mon scénario. Donc chevelure au naturel sera ce qu’il faut.
La soirée s’étirait et si la perspective d’une épreuve, de façon générale, m’a toujours ôté l’appétit, il n’en fut pas autrement ce soir. J’avais introduit un petit joujou dans mon sexe, de très faible intensité électrique, dont l’objet était de maintenir l’état de tension positive qui me tenait. Plus que de manger donc, je pris un thé léger, et telle une passagère de hall de gare, j’attendis sans autre capacité que celle d’attendre. Mon cœur et ma respiration, que je tentais de réguler, battaient au mouvement de ma poitrine.
Je ne l’attendais pas, mais un SMS éclaira l’écran de mon Smartphone.
- — Alors, toujours d’accord pour ce soir, Mademoiselle Redinger ?
- — Toujours…
Les mots ont leur propre puissance de révélation, Pedro instinctivement le savait. Enhardi par la certitude de notre rencontre imminente, il retextota de suite.
Alors, on t’attend, salope…
Mon ventre se contracta et aux ondes du joujou se mélangeaient les irrigations de mon corps. Mes tétons s’arcboutaient et j’eus mon premier orgasme. Ma Mini-Cooper était garée devant ma porte. Je refermais les quintuples points de sécurité. Sous mon manteau et malgré la douceur du soir, je frissonnais d’un désir que j’avais rarement connu. En conduisant, comme une gymnastique, je contractais mon sexe qui battait comme un cœur. Déjà, une chaude humidité échauffait l’intérieur de mes cuisses.
Tout comme l’écrivain qui craint de mourir avant la fin de son roman, j’essaie de garder une vigilance intacte durant le trajet. Les élans qui ne me lâchent pas, comme des petits démons distrayants, ne me font pas perdre le cap. Une trentaine de minutes plus loin, je m’engage sur une route étroite puis, de l’entrée du chemin, plus cahoteux que dans mon souvenir, j’aperçois la camionnette un peu embusquée ; court appel de phares réciproque et je me gare. Je sors mes jambes avec lenteur, simultanément la portière latérale de la camionnette s’ouvre sur quatre hommes. Pedro apparaît, sortant d’un autre véhicule. Tout comme un rendez-vous pour une visite de chantier, chaque homme me donne une poignée de main et se présente. L’instant est assez drôle.
D’autorité et presque empressé de le faire, Pedro se saisit du petit engin.
Chacun semble muet et statique. La nuit n’est pas encore tombée, un rai de lumière sort de la camionnette. J’ouvre mon manteau égrenant chaque bouton avec lenteur. Déjà, Pedro actionne le petit caméscope.
Le Claude Lelouch du dogging !
J’aime ce moment où rien n’est fait, où chaque homme stagne entre l’envie de me prendre sauvagement et une forme étrange d’indécision. Le petit groupe se resserre, m’entoure, et les huit mains des hommes dansent sur la résille de mon corps. On glisse des doigts sur mes fesses, sur mes seins ; mes mains effleurent le renflement de leur braguette. Rien ne part vraiment en désordre.
Les imbéciles ont parfois cette science innée du déclenchement des choses.
Un homme curieusement prend mon visage dans ses mains et glisse sa langue dans ma bouche, dans une forme langoureuse de baiser. J’aime cela. Les mains s’insinuent tour à tour sur mes seins puis on doigte ma chatte.
Je descends la fermeture de sa braguette. Mes doigts filent vers son sexe. Un genou sur la couverture disposée pour mon confort. Son sexe, droit, entre dans ma bouche. Pedro fait un plan rapproché. Les trois autres m’encerclent ; chacun sort son sexe avec empressement. Tout en suçant, je prends dans mes mains les autres queues ; j’approche d’autorité chaque bite au bord de mes lèvres passant de l’une à l’autre, léchant à droite, à gauche aspirant juste le bout des glands.
Indéniablement, celui-là sera mon meilleur allié ; plus que ces queues, qui entrent aisément tant je suinte de désir, j’aime l’idée que ce plan-là soit une jolie scène à voir. Les mâles se sont tout à fait enhardis, pantalons baissés, chacun aime forcer ma bouche, passant sur mon visage leur bite visqueuse.
Pedro a quelque chose d’un réalisateur de films pornographiques. Je tourne mon visage vers le petit écran en aspirant comme un spaghetti, le filet de sperme qui fait un pont entre le gland et mes lèvres.
Et mon visage dans un geste ample décompose le va-et-vient de ma bouche sur la queue.
Ma voix dans l’essoufflement de la jouissance s’étouffe devant la caméra.
Tout s’amplifie et confine en moi à la folie véritable. Pedro, qui n’est pas en reste, joue son rôle à merveille.
Lorsqu’une queue n’occupe pas ma bouche, je grogne comme une truie. Les hommes sont entièrement nus maintenant, je lèche les poils de leurs torses, mordille les boucles velues de leurs couilles, je recrache poils et jus. Je branle, je branle. J’aurais voulu tous ces sexes dans ma bouche, dans mon sexe. Un amalgame de chair glutineuse.
Je lèche son anus au rythme de la bite qui bute dans le mien. Tout me semble trop peu ; à genoux, je demande que les quatre hommes mettent leurs queues de chaque côté de mon visage. En regardant mon amour. Je branle les bites, suce en alternance les effilures sur mes doigts.
Rapprochant deux hommes au plus près de mes lèvres, je présente mon visage aux joues distordues de leurs glands épais. Leur jus s’en échappe en trop-plein, gluant et collant à ma gorge.
Le clapotis du jet d’urine dans ma bouche aura un joli effet sonore dans le film. Les queues qui butent contre mon cul, dévient la trajectoire de la pisse et mon visage entier s’inonde, mes cheveux ruissellent. Les hommes nus aux sexes tendus semblent se multiplier devant mes yeux rougis par l’urine. Chacun envoie un jet chaud sur mon corps en jouissant.
Mon souffle est si court, mon orgasme continuel, qu’hormis des râles rien ne sort de ma bouche.
Court et poilu comme un ours, une bite courbe au gland violacé, une courte aubergine, dont les poils presque ras irritent mon cul à chaque fois ; Tonio pousse sa bite en rapprochant violemment mon corps.
Des claques sèches martèlent mes fesses, des bites fouettent mon visage.
Aussitôt, on prend mon visage à deux mains fermes et on engorge ma bouche, de sperme, de pisse je ne sais plus. Le tiraillement de mon corps vers les queues qui m’enfournent devant et derrière me réduit à l’état de pantin désarticulé.
Avant même qu’un son ne sorte de ma bouche, une gifle monumentale m’envoie sur la couverture où, comme quatre chiens sur la chienne, les hommes mettent en lambeaux ma combinaison. On me retourne, on me malaxe. Jésus baise mon cul en me décollant de terre tandis qu’un autre suce et crache dans mon sexe.
À côté, Juan s’allonge de tout son long sur le dos, sa bite est grosse, le gland ourlé d’une couronne de sperme épais.
Mon cul est percé par l’ogive de sa bite, alors que les autres reviennent dans ma bouche. L’un d’eux éjacule dans la paume de sa main et me la donne à lécher, je l’aspire goulûment comme une huître. Chacun m’insulte, je suis rendue au rang d’animal et la souillure, chère au fantasme féminin bourgeois, est ma réalité. L’art majeur du sexe. Il y a ce sentiment que nous sommes dans l’attente de quelque chose de plus ; plus de sexe, plus de grossièreté, plus de chair engloutie, plus de jus mélangés. Salive, crachat, sperme, pisse n’y suffisent plus.
Le jus de Juan dans mon anus clapote, mes tétons souffrent sous les petites morsures. Puis les trois autres m’empoignent, chacun veut égoïstement tout.
Je courbe de suite mon corps replié sur mes genoux, ouvrant largement mes fesses.
Comme des chiots affamés sous leur mère, les hommes râpent mon cul et mon sexe à coups amples et rêches.
Toujours en position courbée, je relance le manège.
En somme, retranscrire un état second est un domaine trop éloigné des mots et bien réducteur. Tout comme si une bite unique s’enfonçait en moi, les hommes se succédaient sans relâche. Leurs mains rudes fessaient mon cul, leurs mots étaient orduriers, je jouissais de leur vocabulaire, de leur violence, de leur hargne à malmener mon corps, leur irrespect était ma joie.
Puis, comme venue d’une autre que moi, je hurlai cette supplique :
Mais, confondue aux râles et aux insultes des hommes, hormis Pedro, nul autre ne semblait s’extraire de sa jouissance.
Pedro posa le caméscope et d’un geste sec retira sa ceinture.
Les coups de cuir pleuvaient, Pedro devenait fou et la violence sur mon corps me fit presque défaillir. Juan ou un autre peut-être ceintura Pedro.
Puis un grand silence se fit. Les hommes penchés autour de moi, nus comme des vers, m’observaient dans un rictus de panique. D’avant la panique. Péniblement, je me redressai.
Et j’entrepris de sucer et de branler leurs queues.
Je m’affalai un moment cherchant un peu de force, puis, à genoux, les fesses tendues :
Chacun reprit le cours des choses et dévida son jus dans mon cul, ma bouche était pâteuse et envahie du sperme épais que j’avais happé sur leurs couilles.
Puis ils regagnèrent la camionnette. Seul Pedro continuait à filmer.
J’ai seulement enfoui mon visage dans la couverture et une pluie incessante de coups s’est abattue sur moi ; je sentais le sel de mon corps aux plaies mélangées ; ma souffrance était si forte que le mal ne m’atteignait plus. Dans mon monde clos, j’ai entendu la camionnette s’éloigner. Les coups ont cessé, Pedro a baissé son pantalon, je l’ai vu dans une brume opaque.
Et son jus a giclé rapidement sur mon corps, j’ai perçu le petit floc de son sperme sur mes fesses, mais je n’étais plus que statue de douleur. Pedro a vrillé mon corps et pissé abondamment sur mes seins.
Pedro jouissait en pissant.
J’étais évanouie.
Enveloppée et grelottante, sous mon manteau dont Pedro m’avait recouverte, je me suis éveillée seule au milieu du monde. Tant bien que mal, j’ai regagné ma Mini-Cooper, pieds nus sur le sol humide, mes hauts talons à la main.
La soufflerie poussée à son maximum, je peinais à réchauffer mon corps. Mon corps meurtri, souillé, sanguinolent, blessé, achevé. Mon âme était aux portes du bonheur. J’étais allée au bout de quelque chose. Le petit jour commençait à poindre. Je rentrais chez moi.
Me doucher n’aurait pas été possible. Chaude ou froide, l’eau sur mes plaies m’aurait fait hurler. Je me suis enveloppée nue dans une couverture à la douceur relaxante. Enveloppée et endormie dans le lit où Alban avait passé quelques mois.
Le vent en rafales et la pluie drue me berçaient. Pour tout dire, une forme supérieure de bien-être m’habillait. Ne pas avoir récupéré le caméscope fut une petite contrariété, mais je me rendormis.
Bien plus tard dans le début d’après-midi, péniblement, je me glissais dans la cabine de douche ; le jet le plus fin donna à ma peau une petite élasticité, bien que la douleur me crispât encore. Je me tamponnais avec délicatesse d’une serviette éponge. Dans le miroir, le constat était l’image presque parfaite d’une carte routière sillonnée de chemins, de voies navigables.
La ceinture de Pedro avait laissé des empreintes de sang où se formaient des effilures de croûtes, ma peau était une craquelure. Mes seins, mon dos, mes fesses, presque grenaches. Ma bouche était gonflée, douloureuse. Tel était ce qui contre toute rationalité ne me faisait absolument rien regretter. J’avais en moi le bonheur des vainqueurs. Un délice était tapi quelque part sous le déchiquètement de ma peau ; l’huile d’amandes douces et ses vertus hydratantes me donna le beau loisir de retrouver une presque verticalité.
En soirée, j’ai consulté la dizaine de mails qu’Alban avait déposés dans ma boîte. Mon portable a sonné.
Bien sûr, j’avais entendu la litanie des affolements d’Alban.
Alban rentrerait dans deux jours, mais dans deux jours, je ne serais plus ici mon amour ; mon ex-amour, voilà ce que je voulais lui dire.
Après, je me suis délectée. Devant mes yeux fermés, Juan, José, Tonio, Jésus et Pedro, leurs sexes, ma bouche. Sous la couette immobile, mon cerveau activait le souvenir. J’ai dormi comme un bébé.
Passer mon corps entier à l’huile était le premier exercice de ma journée. Depuis hier, j’étais dans un bel état de plénitude. Rarement atteint. Sans sortir de chez moi, j’avais envie d’être jolie, maquillée, coiffée.
Après, j’ai passé mes plus luxueux dessous, même si le tissu irritait un peu mes fesses. Une robe droite noire qui tombait sous le genou. Des escarpins à petits talons-bobines pour la stabilité. Je me plaisais dans le miroir.
Le petit déjeuner passé, j’ai préparé mon sac de voyage. Mon amie Albane m’attendait. En soirée, nous partions par Oui-Car à Amsterdam. Nous étions excitées de cela. La pluie et le vent n’avaient pas faibli. Je n’avais rien à faire que lire, grignoter et attendre le soir.
Je n’ai plus répondu aux appels d’Alban, vous savez l’homme qui partageait ma vie ? J’étais posée, isolée et heureuse. Une forme occidentale du Yin et du Yang pour donner une image. L’homme était encore en moi. Les hommes.
Il n’était pas encore midi lorsqu’on sonna à ma porte. Bien sûr, j’ai prié que ce ne fût pas Alban. Aurait-il écourté son séjour que cela fut mon désastre. J’ai ouvert, le cœur battant, et il était là. Devant moi.
Pour être franche, à ce moment précis, plus que la présence d’Alban, au centuple, je préférais celle de Pedro. Pedro qui me tendait le petit caméscope.
J’ai marqué un petit temps, comme un questionnement suspendu du regard.
Une fraction de seconde, j’ai revu la ceinture s’abattre sur moi, j’ai entendu les cris de Pedro, ses insultes, sa folie, très sincèrement, j’ai senti comme une vaguelette de chaleur au point central de mon corps blessé.
Je me suis écartée, il s’est dirigé vers le piano, a sorti une liasse de billets de banque, l’a déposée là.
J’ai rougi, une pivoine, un coquelicot.
À l’aide d’un petit transpalette électrique, Pedro a sorti le piano, l’a hissé sur le hayon du camion et la pièce a repris son espace initial. Sans Alban, sans le piano, une vie disparaissait qui ne me manquerait pas. En fait, j’étais émue. J’ai préparé un café, et Pedro, calme et presque timide, s’est assis en face de moi. Un silence planait entre nous, un silence léger.
Il m’a regardé droit dans les yeux, j’ai détourné mon regard.
Pour me donner une contenance, j’ai porté le café à mes lèvres.
Il a sensiblement écarté son pouce de son index en levant sa main.
J’ai senti mon sexe qui palpitait et vrai, fraîchement convalescente, dirais-je, à peine remise de mon corps brisé, je désirais Pedro, là, ici et maintenant. Un trouble latent nous enveloppait lui et moi. J’ai repris un peu de ma droiture.
La pluie assombrissait considérablement la pièce, un orage devait couvrir Paris. Je me suis levée, j’ai fait glisser la petite table de salon en silence. Pedro était une statue de Pâques, plus petit, tout de même.
Remontant sensiblement ma robe, j’ai fait glisser ma petite culotte. J’en avais envie, tellement envie. À genou devant lui, j’ai ouvert son pantalon, baissé son slip où pointait, à peine caché dans une touffe de poils de jais, un tout petit sexe tendu, presque un gland au bout de rien. Lentement, j’ai dégagé la forêt bouclée, enveloppé de mes lèvres le gland, et sucé longuement lentement. J’ai sucé. Pedro restait silencieux, seul son souffle un peu saccadé se faisait entendre.
Avec aisance, ma bouche pouvait prendre son gland et ses couilles. Ma langue jouait avec les boules duveteuses, le gland balayait mon palais. Puis j’ai quitté sa queue ; Pedro n’était plus l’homme qui m’avait détruite dans la clairière du bord de Marne.
Lui présentant mon dos :
Ses mains courtes et enflées ont fait glisser les bretelles sur mes épaules. J’ai enjambé ma robe.
J’ai ouvert sa chemise sur son corps enflé et velu, puis ai retiré pantalon et slip. Nu, c’était un petit ours tassé, où pointait le bout rosé de son gland.
J’ai ouvert le dressing de ma chambre, pris ce qu’il me fallait. Lorsque je suis revenue. Pedro masturbait son sexe.
Il me regardait, son front perlait d’une sueur luisante. J’avais chaussé des genouillères de cuir, passé un loup de soie sur mes yeux. Je mesure d’autant plus l’impact de ma silhouette nue et bottée sur les hommes, que ma nudité procure une forme d’envoûtement spontané de mes sens. L’exhibitionnisme a toujours été pour moi, la forme la plus aboutie du plaisir, même si l’exercice des sexes dans mon corps, ma bouche, mes orifices demeure tout à fait délectable. Ma nudité avant l’acte sexuel est bien le socle de ma jouissance, et peut parfois se suffire à elle-même. J’ai retiré de mon passage dans un bâtiment aux allées bordées de voyeurs, un souvenir qui parfois constitue l’envolée de mes masturbations.
Jusque-là, Pedro n’avait en somme que très peu parlé. Avec une négligence feinte, j’ai fait glisser la ceinture de son pantalon.
Puis, courbée, je donnais des petits coups de langue sur son gland pincé entre mon index et mon pouce.
Pedro allait parler, m’insulter sans doute, mais ma langue glissa dans sa bouche où nos salives se mélangèrent. Il avait un goût de tabac au café mélangé.
J’ai tendu mes fesses et lui donnant la ceinture :
Pedro apprenait bien. Pour tout dire, je ne suis pas une fervente adepte des soirées SM, mais les prémices d’une initiation me plaisaient.
Bien que sensibles, mes fesses accueillaient sans déplaisir les petites claques de cuir.
Je me suis allongé sur ses genoux, lui assis dans mon canapé, moi les fesses bien tendues, j’ai accueilli les petites mains boudinées sur ma peau, rouvrant sans doute un peu les plaies récentes. Je gémissais en silence.
Son doigt est entré dans mon cul tandis que durait la fessée. Mon sexe envoyait des salves chaudes et liquides qui coulaient sur les cuisses de Pedro. Bien que court, je sentais contre mon ventre sa bite durcie et visqueuse. Si la souplesse des corps l’avait permis, j’aurais aimé la loger simultanément dans ma bouche. Quand Pedro a ralenti le rythme, je lui ai dit.
Agenouillé en appui contre le dossier du canapé, Pedro tendait son cul large aux fesses flasques parsemées de poils bouclés.
À la renverse, je me glissais dans l’espace de ses cuisses et suçais dans le même temps ses couilles et sa petite bite. J’avais un réel plaisir à sentir l’ensemble blotti dans le creux de ma bouche. Je laissais le filet de bave et le jus de son sexe couler à la commissure de mes lèvres. Je faisais doucement monter la tension en insérant mon index dans son anus.
Assez lointainement, j’entendais Pedro comme une psalmodie égrener les salope, pute, suçeuse, toute cette grammaire qui me va tellement, qui me correspond pleinement. Puis, je fis glisser la ceinture comme un reptile sur son fessier tout en continuant de baigner son sexe dans ma bouche. Entre mes jambes s’écoulait un flux continuel qui souillerait mon canapé, mais il y a forcément un prix à payer pour toute indécence. Les jus de ma bouche filaient vers mes seins, mon ventre se striait de ça.
Pedro jouissait, son souffle prenait de la tonalité, emplissait la pièce, se fondait au clapotis de la pluie sur les vitres. L’orage déchirait le ciel, le tonnerre accompagnait nos râles respectifs. Il y avait là une harmonie des éléments et des corps.
Pressentant l’emportement animal de Pedro, je réintégrais mon doigt dans son anus, qui calmait un peu son jeu, le paralysant de jouissance.
Puis, se dégageant de notre étreinte, il m’écarta du canapé pour s’y allonger de tout son long.
Campée sur mes jambes solidement arrimées au sol, j’ai rabattu un coup cinglant sur le cul flasque de Pedro, qui lui a arraché un cri rauque.
Dans l’immédiat, je prenais mon rôle au sérieux pour le bien de l’éducation de Pedro, mais là n’était pas mon inclination naturelle.
Dans un élan qui semblait parti comme une mécanique d’engrenage, j’ai frappé sans discontinuer son cul, dix fois, vingt fois, et le sang marquait sa peau, je lui faisais ce qu’il m’avait fait. Puis, soudainement, j’ai stoppé l’élan.
Marquant un compas de mes jambes devant lui :
Dans la position qui fut précédemment la sienne, comme un bébé rondouillard et potelé sur mes genoux, mes mains lestes ont frappé.
Une puissance semblait avoir élu domicile en moi, en mes muscles, et à toute volée, je giflai le cul de Pedro.
Le sang et le tourbillon qui nous emportaient confinaient à la folie, et mon orgasme couvrait la rage du tonnerre qui matraquait Paris.
Puis tout comme un ordre venu d’en haut, tout s’est stoppé.
D’un petit bond, Pedro s’est relevé, a pris ma tête sèchement dans ses mains.
Tout était si abondant que l’urine et le sperme de Pedro devaient inonder littéralement mon corps, alors qu’entre mes jambes un jus similaire sortait en jets continus.
Tombés l’un contre l’autre comme des pantins désarticulés, lentement nous avons caressé nos corps. Mes tétons frémissaient encore sous ses doigts, le revers de sa main sur ma chatte faisait maintenant comme une soie. Dans ma paume se logeaient ses couilles et sa queue comme un petit oiseau docile.
Tu es vraiment la Princesa das Putas, a-t-il dit, comme quelque chose d’un éloge qui ne portait pas son nom.
J’ai remis ma robe, Pedro en a remonté ma fermeture en caressant ma poitrine.
La pièce a repris sa teinte originelle, un rayon de soleil passait.
Je l’ai raccompagné, il y avait comme la petite douleur des amants qui se quittent.
J’ai souri.
Avant qu’il n’engage sa camionnette dans la ruelle Santos, je me suis approchée.
Pedro quittait la ruelle, les éboueurs y entraient et lançaient dans le ventre du camion, les sacs poubelles avec les habits d’Alban. Je leur ai souri en voyant briller leurs yeux. J’ai pris une longue douche en caressant mon sexe avec le plus doux de mes joujoux. Avant de quitter la maison, j’ai transféré tout le contenu du caméscope sur la messagerie d’Alban.
À jamais, mon amour !
Quand j’ai retrouvé Albane, nous nous sommes étreintes.
Au petit matin, nous dormions dans un petit hôtel d’Amsterdam, nos corps nus enlacés l’un à l’autre.