Une Histoire sur https://revebebe.pages-perso.free.fr/
n° 22383Fiche technique18695 caractères18695
3224
Temps de lecture estimé : 13 mn
11/04/24
Résumé:  Suite de l’épisode 1 !!
Critères:  #nonérotique #aventure #fantastique
Auteur : Melle Mélina      Envoi mini-message

Collection : Terra incognita
L'odyssée de l'abeille épisode 2

Chapitre 4 : Le dessein des Furies.



Je ne comprends pas immédiatement la réponse de la petite servante et ce n’est qu’une fois cette dernière envolée que je vois les trois sœurs derrière moi.



Les trois Érinyes, les filles de Gaïa et d’Ouranos, femmes-oiseaux aux yeux de sang, aux cheveux de serpents me toisent avec morgue et grandeur. Ce sont les chiennes d’Hadès, Mégère, Tisiphone et Alecto qui vivent dans le monde d’en dessous, le Tartare.



Elles laissent un petit temps d’arrêt avant de reprendre :



Je les regarde une par une, elles sont terrifiantes, Tisiphone, la vengeance, saigne de par tous les orifices, mais le sang qui coule ne tache pas sa robe noire, ses ailes repliées lui donnent l’aspect d’un vampire tel qu’imaginé dans la littérature et la filmographie moderne. Mégère, la haine est celle qui a le teint le plus blafard des trois, elle sert dans ses mains griffues un fouet à plusieurs lanières, ce qu’on appelle une discipline. Alecto, l’implacable, sans doute la plus redoutée des trois a ses ailes dépliées en signe de puissance, du sang ruisselant de ses lèvres et de ses yeux, maintient une torche d’où un feu vert se déchaîne.

Elles reprennent leur monologue où elles exposent leur souhait de détruire les dieux. Ces dieux qui se servent des hommes pour exister.


Quand arrive mon tour de prendre la parole, je sais que je marche sur des charbons ardents, on ne refuse pas une offre des Furies sans user de diplomatie.



C’est à mon tour de laisser planer un silence avant de reprendre :



Je suis assez fière de moi, je n’ai à aucun moment exprimé mon refus. J’espère leur avoir donné un os à ronger et ainsi détourner leurs intentions quant à ma personne.


Je les fixe dans l’attente de leur réaction qui ne se fait pas attendre. Je les vois trépigner, Mégère écume sa rage, Tisiphone serre ses poings, les griffes de ses pieds se plantant dans la roche. Quant à Alecto que je sens fulminer, elle me juge. Je saurai dans moins de temps qu’il en faut pour l’écrire ce qu’il adviendra de moi, vivre ou mourir.


Pour l’aider, je sors cette phrase inédite et carrément géniale :



Soudain, dans un langage qui m’est inconnu, elle invite ses deux sœurs à quitter les lieux. Restée seule avec elle, elle me lance un regard noir et me dit :



Sur ce, elle me lance une drachme frappée à son effigie puis s’envole rejoindre les autres.


Je vais suivre ce qu’elle m’a conseillé de faire. Je sors de ma grotte, il n’y a plus de trace de Chimère, mais mieux vaut être prudent.


Je retourne donc sur mes pas et atteins, sans difficulté aucune, le rivage, pas l’ombre d’un monstre à l’horizon. Seule sur le sable, les pieds dans l’eau, je ne sais comment faire apparaître Poséidon. En attendant, une bonne baignade me fera le plus grand bien, je suis couverte de cendre.




Chapitre 5 : La passe des Inconnues



J’ai l’habitude de me baigner dans la mer du Nord qui, au plus chaud de l’été, approche difficilement les 18 °C. Ici, l’eau doit approximativement flirter avec les 30 °C : un régal, je me croirais dans un jacuzzi. Je me détends, je kiffe grave ce pur moment de bonheur et d’abandon quand soudain, une ondulation dans l’eau, une vague allant à contre-courant me rappelle que je ne suis pas seule.


Je ne me suis pas trop éloignée du bord, mais suffisamment pour être en grande profondeur. Je regarde sous l’eau, et y trouve une flore et une faune d’une richesse importante : là des cigales de mer, des homards, des langoustes se cachant dans les algues, là des poissons-clowns, des barracudas et surtout une grande raie marine dansant un formidable ballet. Est-ce elle la responsable de cette ondulation ?


Je l’espère et tente de ne pas céder à la panique.



La surface est celle d’un lac, rien ne bouge et pourtant tout se meut. Pas d’aileron en vue. Cela doit faire maintenant une bonne minute que je fais du surplace en alerte, à scruter et la surface et les profondeurs. Rien n’a bougé et tout a changé. Sous l’eau, je n’entrevois plus aucun crustacé, plus aucun poisson, ne restent que les algues qui bougent au gré du courant.


Bon, mieux vaut ne pas rester, mon sixième sens me met en garde. Alors que je me retourne vers la berge afin de la rejoindre, je suis estomaquée d’être face à un véritable mur d’eau que je ne peux franchir. C’est aussi solide qu’un bloc de béton.


Panique. Sec.


Puis la barrière d’eau dure me pousse gentiment vers le large. Je tente d’en faire le tour, mais à chaque fois, une géante main aquatique invisible me replace au centre et le mur continue ainsi de me pousser inexorablement vers le large.


Voilà à peu près une bonne heure que je suis transportée. Les côtes ne sont plus visibles, je suis au milieu de nulle part, de l’eau, de l’eau, à perte de vue. Je commence sérieusement à avoir froid et la fatigue se fait sérieusement ressentir. Je n’en peux plus, parfois, je bois la tasse, mes forces m’abandonnant de plus en plus.


En plus de ça, je commence à avoir des hallucinations, en surface je vois des hippocampes géants tirant un char, nager vers moi. Un mirage en plein désert aquatique, quelle ironie ! Tandis que je vais sombrer, la main me porte, me soulageant d’ultimes efforts pour rester en surface. Ce n’était pas une illusion d’optique, me font face huit hippocampes géants, et surtout un être gigantesque armé d’un trident debout sur le char.


Poséidon.


Zeus m’avait impressionné, le vieillard adepte des salles de muscu avait suscité chez moi un profond respect, mais que dire de mes impressions face au Dieu de la mer et des océans ? Ce grand barbu sans âge, probablement habitué des mêmes salles de muscu que son frère, a un regard pénétrant et la sévérité de ses traits me dissuade de toute forme de familiarité.



Poséidon se gratte le menton, en proie à une grande réflexion, puis continue en ces termes :



Je suis fatiguée de raconter toujours la même histoire qui, je sais, ne sera pas prise au sérieux. Toutefois, je m’exécute et n’omets aucun détail, et enfin, j’ajoute ce qu’Alecto m’a confié sur un passage qui pourrait éventuellement me ramener chez moi.


Au nom de la Furie, je vois Poséidon serrer avec force son trident et vois ses sourcils se froncer. Les muscles saillants se congestionnent, je sens qu’un orage violent va éclater. Aussi, pour le calmer, je lui parle de la Drachme à son effigie que j’ai laissée sur le sable avec mes vêtements.


Aussitôt, il envoie deux dauphins rechercher mes affaires.



Ce vieux libidineux profite de ma nudité pour se rincer l’œil, mais même s’il jette de temps à autre quelques rapides regards, il s’en contente. Comme s’il avait lu dans mes pensées, il me répond :



Son char fuse sur l’eau tel un aéroglisseur, nous allons aussi vite que si nous étions sur un hors-bord. Je dois m’accrocher aux lanières de cuir cerclées sur la caisse. Je me prends les embruns et parfois même des trombes d’eau jusqu’à devoir me protéger derrière le grand barbu.


Nous arrivons enfin à destination. Poséidon descend et marche sur l’eau pour aller caresser et féliciter ses Hippocampes :



Puis se tournant vers moi, il me dit :



Sur ce, il me jette mes vêtements et récupère la Drachme. Tandis que je m’habille, les deux Dauphins se sont métamorphosés en femme, ou plutôt en sirène. Elles s’approchent de moi, et avec délicatesse m’invitent à descendre du char.


Poséidon, tout satisfait de la pièce qu’il brandit en direction du soleil ardent, ne daigne même pas avoir un regard vers moi lorsqu’il s’adresse en ces termes :



Sur ce, une des Néréides me tient fermement par la main et m’emmène en profondeur. Mes yeux ont du mal à s’habituer, mais surtout ce sont mes tympans qui se rappellent à leur bon vouloir. J’ai beau faire des valsalvas, je sens que ma tête va s’écraser comme sous l’effet d’un étau. Nous ne sommes qu’à une dizaine de coudées que déjà le vertige s’empare de moi, ce n’est pas l’ivresse des profondeurs, mais vraiment cette sensation que je ne suis plus maître de mon corps.


Une Néréide me masse tranquillement les tempes, me donne de l’oxygène, me montre les gestes à faire et surtout me calme. Sans m’en rendre compte, de palier en palier, nous sommes descendus dans les abysses, là où la lumière ne peut plus nous atteindre.


Puis, je distingue des mains de mes deux guides, des torches sous-marines qui me permettent de… bin de rien voir du tout, oui ! Tout autour, ce n’est que du noir, le noir absolu dans une eau frigorifique.


De temps à autre, je sens juste les lèvres d’une Néréide se poser sur les miennes pour me donner de l’oxygène et des doigts venir me masser les tempes.


Enfin, après une chute de près d’un quart d’heure, je vois au loin une lueur. Une lueur plus intense que les torches de mes accompagnatrices. Je crois deviner qu’il s’agit de la passe des inconnues. Plus on s’en approche, plus le noir fait place, de nouveau, au bleu marin et j’arrive de nouveau à voir.


Au sol, il n’y a que des stalagmites d’algues sur un sable brun, la faune a déserté les lieux. Un fort courant me pousse vers la passe. Et c’est là que mes deux compagnes me lâchent et montrent du doigt la direction que je dois prendre.


Je ne traîne pas et me dirige sans plus attendre vers le courant que je sens de plus en plus fort. Je n’ai pas le temps de tergiverser, car je serai très vite en manque d’oxygène et je n’ai aucune idée du temps qu’il me faudra tenir en apnée.


Cependant, tandis que je me sens inexorablement aspirée dans la passe, je remarque non loin de là un vieux tricycle rouillé et surtout une canette de Cola. Cette pollution me soulage, j’ai probablement pris la bonne décision.



Crédits :

Une production de :

Warner entertainement


Un film de :

Peter Jackson


Produit par :

Peter jackson


Scénario :

Melle mélina


Maya – Kate Benkinsale – voix française Anggun

Alix – Emma Watson – voix française : Vanessa Paradis

Athéna : Hall Berry – voix française : Isabelle Hupppert

Hermès : Brad Pitt – voix française : Romain Duris

Aphrodite : personnage polymorphe, joué par l’actrice qui correspond à vos désirs les plus enfouis, prouesse technologique brevetée par RVBB.

Apollon : Jack Gwyenhall – voix française : Vincent Cassel

Alecto, Mégère, Tisiphone – Nathalie Portman, Scarlette Johannson, Zoe Saladanna

Poséidon : Gérard Butler – voix française : Jean Reno



Au cœur de la nécropole royale de la cité d’Abydos en Égypte, Seth a demandé audience à Anubis. Ces deux dieux ne s’apprécient guère, mais le seigneur du pays sacré, celui que l’on nomme également celui qui préside au pavillon divin, le seigneur des morts et protecteur des embaumeurs reste toujours en retrait des histoires de « famille ».

Le dieu anthropomorphe à tête de Chacal attend patiemment de savoir ce que le dieu de la guerre, du chaos et des tempêtes lui veut.

Après quelques formules de politesse, Seth en vient à la raison de son déplacement dans ce royaume où ses pouvoirs sont grandement diminués.



Anubis prend son temps avant de répondre. Il n’a pas eu la chance de faire connaissance avec cette Maya.



À ce postulat, Seth marmonne pour lui-même : « Alors, Maya l’abeille n’est pas morte… Mais où peut bien être cette cambrioleuse ? »



Directeur de production :

Dave Filoni


Assistant-réalisateur :

Charlie 67


Direction photo :

Patrik


Cadreur :

Bullitt


Ingénieur du son :

Olaf


Steadycameur :

Amarcord


Musique originale :

Jakin


Direction artistique et costumes :

Loaou


Montage et assistant caméra :

L’artiste


Making of :

Mlle Fanchette


Preneur de son montage sonore :

Slaanesh


Responsable des effets spéciaux :

Industrilight magic


Responsable des cascades :

Rémy Julienne


Chef décoratrice :

Laetitia


Directrice de production :

Myrhisse


Régisseur général :

Revebebe


chef machiniste :

Samir Erwan


Directeur de casting :

Patrick Paris


Infographiste :

Wedreca



Janvier 2024, au cœur de la grande bibliothèque de la Basilique Saint-Pierre au Vatican, le prêtre Ego Regnabo, grand bibliothécaire en chef de la sainte cité, entre dans la nef où sont entreposés les livres interdits. Seuls de rares initiés ont eu l’honneur de pouvoir poser les yeux sur les livres qui pourraient éventuellement mettre en péril toute la chrétienté.


Il y a plusieurs semaines de cela, Monseigneur Ego a fait une étrange découverte. Il décortiquait un ensemble de parchemin datant de l’Égypte antique. Il y avait une allusion à une mortelle qui apparut comme par enchantement aux portes de la grande cité de Ouaset. Un hiéroglyphe la représentant attira l’attention du bibliothécaire, ce personnage féminin détonait de par ses vêtements. Ego aurait juré qu’elle fut représentée avec un short et un t-shirt. Il pensait voir des chaussures montantes à lacet et surtout, il n’avait aucun doute, elle brandissait un briquet.


Il garda ses observations pour lui, il ne voulait surtout pas qu’on le prît pour un fou. Il est vrai que lorsque nous avons le nez dans les livres, dans une atmosphère surannée d’une pièce sombre et illuminée seulement de quelques bougies, l’esprit s’obscurcit. Il n’est pas rare de voir de vieux sages, trop occupés à étudier, perdre toute notion de réalité.


Une semaine plus tard, son excitation redoubla, car il jura reconnaître ce personnage féminin sur une fresque datant de la Grèce antique. Ce personnage ressemblait à s’y méprendre à celui qui était apparu devant la ville d’Égypte cinq cent ans plus tôt. On la voyait, toujours vêtu d’un short (mini-mini, le short !), d’un t-shirt et brandissant un briquet devant la terrible Arachnée.

Depuis, Monseigneur Regnabo passa ses jours et ses nuits dans cette pièce qui devint une geôle pour son esprit. Enfermé du soir au matin, jour et nuit, sept jours sur sept.

Après avoir étudié un bon millier de fascicules, de livres, de traités, de bouts de feuilles, il la revit enfin au beau milieu des Atlantes, vêtue pareillement et brandissant un briquet.



Crédits chansons :


« Superhero : Anthrax »

« Superhero : Faith no More » « Istanbul – Absurd again »


Aucun animal n’a souffert ou n’a subi de blessure.


La grande majorité des scènes ont été tournées en Grèce, Turquie, Espagne, L’île de la Réunion.