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Temps de lecture estimé : 10 mn
18/03/24
Résumé:  Une sorcière agrandit ses pouvoirs et fait appel à un grand esprit. Mais cela va changer le royaume à tout jamais.
Critères:  #aventure #sorcellerie #fantasy f fh ff grp religion fsoumise hsoumis fdomine
Auteur : SulfurousGuy            Envoi mini-message
La Reine Dragon

Pour fêter sa nomination à la tête de l’Ordre des sorcières, la jeune Marie était bien décidée à se donner du plaisir. Le soir tombé, elle veillait dans la plus grande chambre du palais, à la lueur d’innombrables bougies.


Elle se déshabilla entièrement. Elle fit couler lentement sur ses courbes sa robe de dentelle et savoura de se retrouver nue. La moindre brise d’air la faisait frissonner. Mais pas autant que ce qu’elle avait en tête.


Depuis quelque temps, une idée folle l’excitait. Même si elle était une sorcière, elle ne connaissait pas toutes les recettes magiques. Mais elle savait qu’on pouvait utiliser certains sorts de manière… peu conventionnelle.


Elle consulta donc ses grimoires pendant qu’elle faisait glisser un doigt jusqu’à la zone sensible entre ses cuisses. Elle écarta les jambes au maximum et cala les pieds contre le mur. Un soupir s’échappa de ses lèvres. Elle venait de trouver un sort qui lui convenait parfaitement. Elle s’éclaircit la voix avant de s’écrier :



Elle sentit sa tête se détacher de ses épaules. À sa commande, son cou s’allongea et s’assouplit jusqu’à devenir flexible. Dix centimètres, vingt, trente. Elle monta donc jusqu’au plafond, alors que le reste de son corps était toujours au sol, et regarda la pièce plongée dans la pénombre. Elle resta un moment ainsi, son cou se balançant doucement sous sa tête. C’était excitant d’être une autre créature ! Elle comprenait maintenant la sensation de puissance que pouvaient ressentir les hommes avec leur organe extensible.


Puis elle se dit qu’il était temps de passer à la dernière phase de son idée. Dans sa bouche, la langue avait aussi changé. Elle était maintenant longue et fine, et se terminait en fourche. Le goût en serait d’autant plus intéressant !


Son cou se courba, puis tel un serpent, elle se mut en direction de la lumière des chandelles et redescendit vers son sexe. Elle y trempa le bout de sa langue, pour goûter. Légèrement poisseux, pas mauvais ! Elle se fit un plaisir d’y fourrer plus amplement sa nouvelle langue. D’ailleurs, sa longueur la surprenait. Elle pouvait aller tout au fond sans effort pour y recueillir le fruit de sa récolte. La bouche arrondie, elle sirota un moment ce délice.


Subitement, la bouche pleine de cyprine, elle se demanda si le goût de toutes les cyprines était le même. Il fallait qu’elle vérifie auprès de ses disciples. Mais avant, quelques changements s’imposaient, pour sa tenue de nouvelle reine des sorcières.


Marie adorait sa langue de dragon. Et peut-être qu’elle pouvait changer d’autres parties d’elle-même ? Les écailles étaient si seyantes, pourquoi ne s’en ferait-elle pas des jambières et un soutien-gorge ? Après tout, elle était aussi coquette. Elle fixa les yeux sur sa poitrine, la fit grossir légèrement. Elle y fit pousser des écailles, qui apparurent comme de petites taches, puis se solidifièrent et s’épousèrent les unes les autres comme des tuiles parfaitement agencées.



Les mêmes tâches se multiplièrent en partant de ses cuisses, puis sur ses genoux, et enfin sur ses mollets. Plus sombres devant que derrière. Encore plus seyant que des collants ! Et puis cela seyait mieux à une reine des sorcières.


Lorsque cela fut fait, elle se contempla dans le miroir, satisfaite. Voilà ce qui allait la distinguer de toutes les autres femmes ! Il était temps de voir l’effet qu’aurait sa tenue.


Quand elle daigna se montrer à elles, ses servantes se pressèrent autour d’elle, admiratives. La reine demanda à l’une de ses amantes d’ouvrir grand les jambes devant elle. Marie, avec un sourire, y glissa sa langue aussi gigantesque qu’un tentacule dans son orifice, pendant que l’autre criait de bonheur.


Le goût de chaque cyprine était différent. Marie les goûta toutes. Les sorcières avaient comme croyance que le plaisir sexuel décuplait les pouvoirs magiques. À chaque fois qu’elle batifolait avec une sorcière, Marie développait ses pouvoirs. Elle le fit si bien qu’elle fut un jour capable de percevoir d’autres strates de la réalité. Mais il lui fallait plus de puissance.


Alors elle convoqua autour d’elle les sorcières les plus puissantes. Ces dernières, à son ordre, commencèrent à incanter en cercle autour d’elle. L’air lui-même pulsait. La lumière vibrait. Comme si l’univers lui-même était soumis à des torsions et des déchirures. Le corps et l’esprit de la Reine tremblaient. Au point culminant de la cérémonie, Marie ressentit une explosion en elle. Son corps et son esprit se séparèrent.


Sa conscience flottait maintenant entre la terre et le ciel. Elle monta vers la voûte couleur de sang. Une ombre passa sur elle. Une forme gigantesque, allongée, qui volait dans le ciel de rubis. Un immense dragon spirituel, qu’elle tenta d’approcher. Mais sa seule puissance la repoussait. Elle sentit que son esprit était sondé. Entièrement. D’une simple caresse.


Elle avait désormais moins de secrets pour lui qu’elle en avait pour elle-même.



Elle réfléchit un instant en regardant ce ciel étincelant, cette bête massive et magnifique qui tournoyait paresseusement dans l’air. Marie sentait, loin au-dessous d’elle, le cercle des sorcières, qui incantait encore, patiemment et sans relâche. Tout cela était beau. Alors la réponse devint évidente à ses yeux :



Alors tout le corps du dragon se mit à irradier, et la créature fonça sur Marie comme une énorme boule de feu en fusion. Au moment où elle la toucha, un éclat titanesque pulsa, tellement puissant qu’il était visible dans tous les mondes. À cet instant précis, la jeune femme fusionna avec l’entité. Il s’agissait de l’esprit d’un antique dragon, dont l’esprit était à la recherche d’un corps pour s’incarner. Marie sentit alors une immense force affluer en elle. Elle jouit pendant de nombreux jours, ainsi que sa nouvelle partie dragon, et les femmes qui constituaient le cercle des incantatrices.


À cette époque, Marie n’avait aucune idée de la destinée qui allait être la sienne sur l’esprit des hommes de ce pays. Mais les décennies et les siècles passèrent. Marie était devenue immortelle grâce à la fusion. Mais la bête, terriblement puissante, était incontrôlable. Le dragon lui donnait soif d’hommes comme de femmes. Grâce à ses pouvoirs de persuasion, elle fit venir tous les soirs, dans son palais, de nombreux hommes. Ils se battaient pour venir, même s’ils savaient qu’ils ne seraient pas seuls à partager sa couche. Ils étaient prêts à abandonner un peu de leur virilité entre eux si cela leur permettait d’approcher Marie. Parfois, il y avait même des filles. À chaque conquête, Marie-dragon agrandissait son esprit et devenait plus forte. Bientôt, son influence s’était installée sur tous les habitants du pays.


Cependant, le dragon avait toujours de la rancune en lui, qu’il insuffla à Marie. La rancune d’avoir été tué par les hommes, eux qui pourtant rêvaient d’obtenir ses pouvoirs célestes.


Un jour, dans un excès de colère, Marie laissa libre cours à sa fureur et ravagea le pays dans les flammes. Le pays sombra dans la désolation et l’oubli. La joute que se menaient les plaques tectoniques sous l’influence du brasier transforma le paysage en montagne au cours des siècles suivants. Cependant, au fond d’elle, Marie était consciente de ce que le dragon la conduisait à faire, sans parvenir à le calmer. Elle attendit donc avec espoir celui qui calmerait sa colère.


Baylor Uncrush était connu pour être le chevalier le plus fort du royaume. Il n’avait peur de rien. Aucune légende n’était trop grande pour lui… Excepté peut-être celle du dragon des mille vallées. Ce dernier se terrait dans une immense montagne, entièrement creusée comme une grotte. Nulle ville n’existait à des kilomètres à la ronde. Le sanctuaire était cerné par des gouffres de lave.


Baylor savait que s’il débarrassait le royaume de ce dragon, il obtiendrait des honneurs éternels. Mais il savait que cela serait bien différent de ses quêtes précédentes. Personne n’en était revenu en un seul morceau. On ne savait pas au juste la nature précise du mal qui hantait ce pays.


Malgré son appréhension, le chevalier se mit en route sur son impressionnant destrier. La route fut longue et difficile pour trouver le lointain royaume. Mais son cheval était vaillant, et Baylor déterminé à remplir cette quête. Sa monture en avait vu d’autres, et parcouru vaillamment ces territoires désolés. Mais même elle hésita quand il fallut avancer au-dessus des rivières infernales.


Baylor soupira, mit pied à terre et continua seul, jusqu’à l’entrée de la forteresse rocheuse. Quand le chevalier arriva dans l’immense grotte, il marcha doucement sur le pont qui enjambait le vide. Une lueur orangée luisait au fond des parois. Comme si le cœur de la montagne battait encore d’un feu antique. Puis il distingua une silhouette, sur le pont, loin devant. Trop petite pour que cela soit la bête. La silhouette, qui avait une forme humaine, se rapprocha tranquillement. Elle flânait.


Une jeune femme. Le chevalier se figea à cette vue. Qu’est-ce qu’une aussi jolie femme faisait ici, seule, dans la pénombre ? Son visage était élégant, détendu, et elle bougeait les yeux d’un air rêveur, comme si elle habitait ici. Ses vêtements ne semblaient pas déchirés. Ils étaient de belle facture.


Elle n’avait pas peur. L’appréhension était plutôt du côté du chevalier. Elle lut son expression comme on voit à travers un verre d’eau.



Perplexe, il se remémora que le pays était à feu et à sang à cause d’une bête qui faisait la taille d’une montagne. Et maintenant, une jeune femme qui se baladait tranquillement dans sa grotte lui affirmait qu’elle était la Reine de ce royaume. Le chevalier scrutait les parois à la recherche de la menace. Mais l’endroit semblait désert. Seule une ouverture au bout du pont donnait sur un escalier en colimaçon.



Elle s’approcha. Son visage souriant le surprit :



Elle se cala contre sa poitrine.



Aux yeux de Baylor, la situation lui semblait de plus en plus étrange. Mais il n’était pas insensible aux charmes de cette jeune femme dont la simple vue le rendait rêveur. Il ne pouvait cependant pas s’empêcher de lancer des regards effrayés autour de lui :



Baylor se demanda soudainement pourquoi il était venu ici. Il avait envie de répondre à l’appel bienfaisant de Son Altesse.



Elle le prit par la main et obéissant, il la suivit. Comment refuser une invitation si douce ?


Ils montèrent des escaliers en colimaçon pour se retrouver dans une chambre lumineuse, contenant une penderie et un lit à baldaquin. Elle fit passer son hôte devant elle, s’arc-bouta contre la porte pour la claquer dans son dos en le regardant avec des yeux de plaisir. Baylor n’avait pas les idées claires et resta planté devant le lit. Elle s’approcha de lui et lui retira un par un ses morceaux d’armure en commençant par les épaulières, puis le plastron.


Malgré ses idées peu claires, il nota qu’elle savait parfaitement ce qu’elle faisait.



Impatiente, elle le poussa pour l’allonger sur le lit, sans lui enlever les protections des jambes. Ses mouvements se faisaient de plus en plus animaux. Elle lui tâta l’entrejambe.



Baylor n’avait pas remarqué à quel point la belle blonde avait une longue langue. Elle avait quelque chose de reptilien en s’enroulant autour de sa hampe. Il prit alors conscience que son pantalon et son caleçon avaient été retirés. Dans un demi-rêve, il la voyait se pencher sur lui. À mesure qu’elle l’aspirait, il voyait ses seins se couvrir d’écailles et ses pupilles s’allonger.



Il déglutit, ne sachant quoi dire.



Il se rappela fugacement qu’il était venu pour tuer un dragon. Elle l’enjamba.



Le cou de la reine s’allongea jusqu’à lui pour l’embrasser. Il caressa les sections annelées de la belle. C’était doux et lisse, légèrement bleuté. De jolies pointes apparurent sur ses bras. D’ailleurs, il était surpris de trouver cela beau. Avant, il n’aurait considéré cela que comme les attributs d’une bête maléfique. Les bras de la belle l’empoignaient avec force. Elle l’entourait de son bassin. Baylor ne maîtrisait plus rien. C’était contraire à tout ce qu’il avait appris jusqu’à maintenant. Mais il était fatigué d’assurer tout le temps, d’être à la hauteur. Elle le dominait. La Reine et le dragon, enfin unis, lui faisaient l’amour et Baylor se laissa faire. Et il se sentait bien sous leurs griffes.


La Reine s’empara de son esprit. Baylor se sentit quitter ce monde et être transporté dans une immense conscience animale et puissante, aux flancs rugueux qui se dilataient à chaque souffle. Maintenant, c’était lui qui flottait dans cet univers mystique rouge, ou un immense visage de femme-dragon le regardait, satisfait, les yeux enflammés.


Il se tourna vers elle d’un ton rêveur :



Le chevalier lui lança un regard effrayé et excité à la fois. Puis l’immense et splendide visage se mit à parler à nouveau :