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Temps de lecture estimé : 2 mn
21/12/23
Résumé:  Un petit chapelet d’Haikus sur le thème du vent d’hiver
Critères:  -poésie
Auteur : Laetitia            Envoi mini-message

Projet de groupe : Le calendrier de l'Avent
21 décembre 2023 - Vive le vent, vive le vent d'hiver

Petit chapelet d’Haikus:



Premiers frimas de l’hiver,

Mon nez à la fenêtre,

Je regarde le monde.


L’hiver vole aux arbres

Leurs ultimes feuilles multicolores

Et les donne aux vents.


Le Vent d’hiver

Relève les jupes des filles

Et dévoile le haut des jambes.


Une mésange dans la bise

Perchée sur le vieux saule

Me raconte des balivernes.


Vent d’hiver, mais vent coquin.

Une porte grince et son regard glisse

Sur la dentelle de mes dessous.


Le soir venu, alors que les flocons tombent du ciel et s’empilent sur les tuiles, la fantaisie de l’hiver ouvre tant de perspectives sous l’édredon. Froid dehors, chaud dedans :


La froideur de sa peau,

Son désir court sur mon corps,

La nuit voluptueuse nous enlace.


Le froid et la chair de poule

Pourtant et au fond de moi

Je me consume.


Vive le vent d’hiver, qui rafraîchit tant que nous cherchons les frissons sous l’édredon. Les bouches se cherchent…


Dernières soies ôtées,

Comme les arbres sous l’effet du vent coquin,

Nos corps sont effeuillés.


Le vent d’hiver, toujours lui. Et les papillons s’affolent dans mon ventre :


Voluptés des corps serrés,

Au fond du lit la pudeur

S’envole au vent.


Corps à corps, à jamais

Ses lèvres me trouvent, nos corps fondent,

La passion brûle, immortelle.


Mains habiles, bouches entrouvertes,

Souffle court, je lui laisse les clés

De mon plaisir, offerte.


Quittons ce lit, mon nez au carreau

Buée sur la fenêtre, paysage de neige,

Lui dans mon dos humant mes cheveux.


Souffle rauque, la vitre couine

Alors que du bout du doigt

J’écris son nom et le mien.


Dehors le vent d’hiver

Vibre comme la harpe

Dont l’écho avive ma passion.


Les nuits d’amour sont des univers fantasmagoriques et fantasmatiques :


Corps à corps à jamais

Délicieux tempo, refrain passionné,

Chaude mélopée, je suis Immortelle.


Le goût de son souffle,

Le goût de sa sueur,

Le goût du péché.


Un cri dans la nuit

Illustre les mots d’amour,

Jouir est amour.


Envies inavouables,

Plaisirs interdits, pratiques refoulées,

Animale, je cède.


Presque innocemment,

Crier mon envie, désir absolu,

Fais ce que tu veux.


Contre mon dos,

Il frotte ses lèvres.

Dehors le silence des flocons.


Toujours le vent d’hiver,

Sifflant un air entêtant

Aux notes indécentes.


Après le séisme,

J’ajoute « Je t’aime » pour la magie de l’instant,

Comme je lancerais un sortilège.


L’orgasme est une petite mort, paraît-il. Ce soir, je suis morte trois fois. Mais je pardonne à mon assassin. Il n’est de plaisir que l’instant. Ce moment fragile où les yeux dans les yeux, le monde bascule. J’abandonne la conscience, je rêve…


Les nuits d’hiver ont la réputation d’être longues. Mais avec notre amoureux, l’aurore est trop vite là. Lorsque nous avons vu l’être aimé comme dans un rêve, nous lever le matin paraît si triste :


Aube froide, voix du petit matin,

Son visage, son parfum,

À un demi-oreiller de moi.


Caresses de l’aurore,

Ses mains sur ma nuque dorée,

Réminiscence de la nuit.