| n° 22147 | Fiche technique | 17907 caractères | 17907 3112 Temps de lecture estimé : 13 mn |
04/12/23 corrigé 05/12/23 |
Résumé: Passer de la nudité sans arrière-pensée à l’éveil des sens. Voilà le récit de l’évolution d’un garçon en recherche de sexualité amoureuse… | ||||
Critères: #fétichisme vacances nudisme caresses échange init | ||||
| Auteur : Xuodid Envoi mini-message | ||||
Tous les étés avec mes parents, nous passions les vacances en un camp naturiste dans les Landes. Petit, je ne me rendais compte de rien. La nudité au soleil, dans les vagues ou la forêt, me semblait aller de soi puisque nous y étions tous nus. À l’école vers huit ans, comme nous allions à la piscine, il fallut m’acheter un maillot. Étonné de cet accessoire, j’expliquais devant la classe que moi, d’habitude, je me baignais nu. De rires en moqueries, j’héritai définitivement du surnom de « culnu » et l’on me demandait avec empressement de me mettre à poil, robinetterie à l’air. J’appris donc la pudeur. L’été suivant, je suivais mes parents en me questionnant, mais là-bas rien n’avait changé, cela semblait naturel à tous, alors…
À onze ans cependant, alors que je m’étais fait un peu mal à un poignet au club de surf, je rentrais plus tôt au mobil-home et je vis mes parents avec un autre couple faire ce que sont censés faire un papa et une maman pour avoir un enfant. Sauf que là, ils faisaient cela à quatre. Je les ai observés un moment, abasourdi, sans me montrer. Les joues toutes rouges et les larmes aux yeux, je voyais mes parents faire des choses inconcevables en tenant des propos abrupts et surtout je voyais maman se faire fesser en émettant des gémissements dont je ne sus si c’était de douleur ou de plaisir. Je m’enfuyais en courant vers la forêt de pins pour pleurer dans un fourré. Le lendemain, mon copain Mathieu, voyant ma mine déconfite m’en demandait la raison.
On est partis en un coin reculé des dunes et sans tarder nous sommes tombés sur une vieille (quand on a dix ans, cinquante ans c’est vieux) en train d’avaler le zizi d’un plus jeune, devant trois vieux qui se masturbaient tranquillement en les regardant. Nous sommes rentrés au village en nous faufilant dans les sentiers. Mathieu, l’oreille aux aguets me guidait. Les bruits venant d’un mobile home ne laissaient aucun doute sur ce qui s’y passait, mais les volets étant clos, on ne voyait rien. Un peu plus loin, il me fait attendre, puis me fait signe d’approcher sans faire de bruit. Par les trous d’une palissade, on voyait deux jeunes femmes qui discutaient, allongées, nues au soleil, jambes écartées. Nous sommes restés un moment. Mathieu ricanait en se tripotant son sexe qui avait un peu grossi. Soudain, la plus bronzée entreprit de passer de la crème solaire de façon bizarre à la seconde. Insistant aux seins et entre les cuisses, puis elles se sont embrassées d’un long baiser d’amour. Oui, deux femmes, sous mes yeux, se roulaient des pelles en se caressant. Je me tournais vers Mathieu qui m’entraînait déjà plus loin en rigolant.
De ce jour, je regardais les autres naturistes du camp différemment et je compris pourquoi certains étaient là, cela devenait évident.
J’ai maintenant treize ans. Au mois de mars, j’ai ma première boom. Régina était là. Régina n’était plus tout à fait une enfant. Un corps de jeune et belle femme s’épanouissait déjà avec sa puberté. Une poitrine naissante, portée haut et fièrement en avant sous un pull en laine toute douce, des fesses en poires bien moulées au bas d’une chute de reins remarquable, des cheveux soyeux encadrant un visage aux yeux expressifs. Je voulus tenter ma chance. Timide, maladroit, je ne sus que bégayer devant elle. Régina me toisa et me dit :
Alors j’ai bougé, etc. Elle m’a sans doute aussitôt oublié, moi pas. Le soir venu, je suis dans ma chambre. J’ai maintenant des érections bien fermes. Je me paluche en m’imaginant enlacer Regina, la caressant à travers les douces mailles du beau pull angora qu’elle portait. Au bout d’un certain temps, une sensation nouvelle m’envahit. C’était comme de petites décharges électriques puis mon sexe eut un spasme, puis d’autres, plus forts, pour la première fois, mon sperme jaillissait par saccades, giclant sur mon ventre, une sensation incroyable, un plaisir intense. Maintenant, je ne peux plus m’en passer. Dès que je peux, je me fais plaisir. Je rêve que cet été, je trouverais une fille qui voudra de moi au camp naturiste.
Voici enfin l’été. Les adultes s’en donnent apparemment à cœur joie, mais chez les ados, ce n’est pas pareil. À part pour une jeune ado genre nympho délurée qui se fait tirer dans tous les coins par tous les mâles adultes. Mais je ne cherche pas une nana qui trimbale en elle tous les gènes de ceux qu’elle croise. D’abord, les ados, nous sommes peu nombreux. Certains cette année ne sont plus là. D’autres préfèrent rester dans leur logement au grand dam des parents. D’autres ne sortent qu’habillés. On cache les corps qui se transforment. Pour mes parents, hors de question que je mette un short : c’est quoi ces conneries d’ados boutonneux ? Parallèlement, j’ai souvent du mal à retenir une érection en voyant certaines jolies femmes et je me concentre alors sur celles moins chanceuses ou les plus âgées pour me calmer. Triste été, très loin de mes attentes. Je voulais aller « à la pêche aux moules » et je devais en fait me contenter de « tireli pinpon sur le chihuahua » tout seul dans mon coin.
J’ai maintenant quinze ans. Je suis un mélancolique chronique en manque d’amour. Mes parents n’ont jamais été très tendres avec moi et j’ai parfois l’impression d’être rejeté et de les gêner. Je n’ai pas beaucoup de copains et des copines encore moins. Je me console comme je peux en feuilletant les Playboys que mon père laisse traîner. Mes préférés sont d’anciens numéros où parfois de belles playmates posent nues avec des petits pulls angoras. Je ne sais pas pourquoi, mais un pull tout doux en mohair ou en angora sur une nana me fait un effet terrible. C’est pour moi le sommet de l’érotisme, une demande explicite de caresses, de tendresse, d’amour. Rien que d’en voir un je trique, pourtant je n’en ai encore jamais touché. Je rêve d’une copine qui en posséderait un…
L’été finit par arriver. Encore un été merdique au camp, même si dans l’entourage chaud des parents, certaines font des commentaires libidineux en me voyant désormais aussi grand. Mais aucune fille dans mon horizon et Je suis seul avec mes fantasmes. Alors je rêve ma première fois et sa suite avec une femme expérimentée qui me guiderait:
Le chalet voisin serait occupé par Clara et Jacques. Elle, elle est toujours souriante et enjouée, très belle, elle doit avoir dix ans de plus que moi. Lui a sensiblement plus encore. Jacques est une grande gueule avec une grosse bagnole. Mais nous arrivons et ils s’en vont demain au grand regret de ma mère qui n’a d’yeux que pour Jacques, semble-t-il. Ce soir, ils nous ont invités pour l’apéro. Nous voilà tous les cinq sous leur pergola à picoler (enfin eux…), picorer, avec Jacques et les parents qui commentent untel ou unetelle dans des propos souvent salaces. Clara n’est guère plus bavarde que moi, il faut dire aussi qu’elle assume seule le service. J’ai du mal à retenir une érection en la regardant alors j’évite de la regarder. La fraîcheur du soir arrive petit à petit. Clara s’éclipse en frissonnant :
Elle revient avec une étole couleur amande tricotée dans un angora des plus soyeux et là, en la voyant ainsi, mon sexe se lève instantanément dans un garde-à-vous impeccable et impossible à dissimuler. Je suis tétanisé de honte.
Clara a esquissé un petit sourire vers moi.
Rougissant, ne sachant où me mettre, je me lève et file direct dans ma chambre sous les ricanements. Je m’allonge sur le lit. Je suis toujours en érection. Bouleversé, je commence à peine à prendre la chose en main lorsque j’entends des bruits de pas. Quelqu’un frappe à ma porte et sans attendre ma réponse, voilà Clara qui entre dans ma chambre. La pleine lune éclaire la pièce au travers de la moustiquaire. Sans allumer, on y voit suffisamment, elle s’avance et s’assoit à côté de moi sur le bord du lit.
Je suis, à mon habitude, comme un con. Incapable d’initiative, alors je lui obéis et je reprends doucement ma petite entreprise sous ses yeux bienveillants. Clara, elle est si jolie lovée dans la douce chaleur d’une laine soyeuse que le contre-jour de la lune rend encore plus aérienne. Elle dégage sa poitrine bien à ma vue et aventure une main pour me caresser une cuisse, puis la retire, et avec l’étole elle fait habilement une housse qu’elle présente devant mon chibre enflé et raide comme un bâton. Le voici qui disparaît petit à petit dans la douceur des mailles. Le gland réapparaît à l’autre bout du gainage. Elle mouille un doigt à sa main gauche et délicatement, le passe sur mon prépuce. Puis, de cette même main, en prenant son temps, elle m’enveloppe les bourses du ouateux lainage. De la main droite, elle remonte la housse en laine précédemment confectionnée et mon gland disparaît dans la douceur des mailles. Toujours en me souriant, elle accélère progressivement la manœuvre, j’en ai le souffle court, saccadé. Je ne la quitte pas des yeux, elle se fait maintenant plus sérieuse, plus concentrée, attentive à sa manipulation. Un rayon de lune l’éclaire à présent plus fortement, elle se mord la lèvre, sa magnifique poitrine ballote en rythme avec ses mouvements et elle présente une rougeur qu’elle n’avait pas précédemment sous la gorge au-dessus et entre les seins. Elle semble se prendre au jeu. À présent, sa poigne se fait plus ferme, elle serre fort dans un ample va-et-vient, je la préviens que je vais partir, elle accélère encore. Une pré-éjaculation sort et elle a juste le temps de retirer l’étole qu’une première giclée s’étale sur mon ventre, la seconde atteint ma poitrine, j’aurais aimé qu’elle continue de me branler à fond, mais elle a tout cessé et me regarde jouir. Un moment encore, mon sexe soubresaute et propulse du sperme. Elle effleure d’un doigt cette crème et le porte doucement à sa bouche pour le lécher du bout de la langue. Elle écarte ses cuisses et y enfouit le doigt qu’elle fait tourner en fermant les yeux puis, elle porte ce même doigt à mes lèvres pour qu’à mon tour je le lèche. Ce n’est pas que nos fluides soient particulièrement goûteux, mais du bout des lèvres et de la langue on s’excite de la saveur de nos hormones mutuelles partagées. Elle s’allonge maintenant à côté de moi sur son dos et me demande de venir sur elle. Je ne me fais pas prier. Mon ventre, encore englué de sperme, se colle au sien. Je la regarde intensément dans les yeux et désire l’embrasser. Mais elle tourne la tête, offrant seulement la douce chaleur de son cou à mes baisers. Bras en croix, elle se laisse faire. Je descends à présent vers ses seins fermes aux tétons qui pointent. Je caresse, je malaxe, je suce, je mordille. Elle me repousse à présent pour écarter ses jambes et amène mon gourdin vers sa vulve. De l’autre main, elle écarte les lèvres de son intimité et me guide à l’entrée de son vagin. C’est un moment que je n’oublierais jamais, bien au-delà de ce que j’imaginais. J’entre, c’est incroyablement doux, souple, chaud, ça glisse, ça enserre, c’est vivant, c’est étudié pour, the place to be, le meilleur ami de l’homme, avait prévenu Brassens, thank you God to created woman, le paradis retrouvé, j’entends chanter le « duo des fleurs » de Léo Delibes…
D’avant en arrière, je lime, tremblant d’émotions. Puis, elle me décolle d’elle légèrement afin de pouvoir glisser sa main à son clitoris qu’elle excite avec vigueur. Je prends l’étole abandonnée près de l’oreiller et avec je lui caresse la joue, le cou, les épaules, les seins, elle gémit, le souffle court, le corps raidi. Je vais et je viens entre ses reins et me retiens le plus possible. Heureusement que j’ai joui une première fois, car je n’aurais pas pu tenir jusque-là. La voilà qui se redresse sur un coude en me regardant droit dans les yeux, la bouche entrouverte, les pupilles révulsées, elle se laisse tomber en arrière sur le lit en susurrant :
Elle ferme les yeux, articulant à peine des petits oui, oui d’approbations. Je la pilonne presque brutalement maintenant et finis par jouir à mon tour, longuement, sans retenue, je veux la remplir de mon foutre, l’honorer comme une déesse, la traiter comme une catin, lui dire que je l’aime, la traiter en esclave, la supplier à genoux…
Non, intimidé en réalité, je plonge ma tête dans son cou, ses cheveux, je suis de tout mon poids sur elle. Je la serre dans mes bras. Nous ne bougeons plus. Le temps n’existe plus. De longues minutes ont dû passer ainsi. Elle me fait basculer sur le côté, je lui pèse. Elle me caresse la joue, je lui souris. On se couvre de la chaude étole et je pense m’être assoupi un instant. Lorsque je réouvre les yeux, elle est toujours là, à me regarder. Je n’ai pas débandé et l’envie d’elle me revient. Je me colle à elle pour le lui faire constater. Elle m’attrape le manche, le manipule un peu puis, le délaissant, elle prend ma main et l’entraîne vers son pubis. Nos mains écartent ses lèvres humides, elles plongent dans son bénitier et nous remontons nos doigts lubrifiés en faisant le tour de son clitoris. Il réagit et grossit à notre contact.
On le caresse, le pince avec délicatesse, on l’agite, le presse, le taquine, l’effleure, puis Clara se lève, se met à quatre pattes devant moi, écartant les fesses avec ses mains. Je me positionne, je dois rabattre ma bite bien dressée pour pouvoir l’introduire à l’endroit voulu et c’est reparti. Elle pose ses épaules sur le matelas. Elle met une main à sa bouche, l’autre au clitoris qui vient régulièrement battre mes bourses dans le mouvement répété de mes pénétrations. Elle a une chute de reins et un cul somptueux. La petite rondelle joliment étoilée de son anus m’émerveille, c’est la première fois que j’en vois une en gros plan. Mes pénétrations font de curieux bruits de succion. C’est l’effet du liquide du précédent rapport qui maintenant suinte et dégouline le long de ses fines et longues cuisses. Mes mains sur ses hanches j’imprime le mouvement qu’elle amplifie en se tortillant. Lorsque je bute en elle, une onde parcourt les chairs de ses fesses en remontant vers ses reins. Tout cela m’excite au plus haut point. Mais je ne suis pas au bout de mes surprises. Voici qu’elle tourne un doigt bien lubrifié autour de son anus et soudain y plonge une phalange, la resort, la re-rentre, etc. Avant, j’aurais pensé que c’était dégoûtant, mais là non, elle fait cela avec tant de grâce et de plaisir que c’est beau et excitant. Elle s’auto-mini-sodomise d’un doigt pour son plaisir et celui de mes yeux. Thank you God to submit us to temptation chante un gospel imaginaire. Je ne sens pas la fatigue, nous sommes dans les nimbes du plaisir. Voilà qu’elle repart en extase. Elle se relâche, s’allonge sur le matelas. Il me faut encore un petit moment, mais je la rejoins. Je vide mes bourses en elle, tellement que n’ayant plus rien à donner, au bout de quelques jets, mes spasmes me font presque mal.
Au petit matin, je me réveille seul. Il n’y a plus que la douce étole à mes côtés. Je me lève, sort et par-dessus la balustrade, je vois Clara chargeant leur voiture de bagages.
Je vais plier soigneusement l’étole et la tends à Clara par-dessus la clôture.
Tout en m’envoyant un baiser de la main avec un clin d’œil. Elle me dit :
Jacques arrive avec deux valises :
Il démarre la voiture et les voilà partis en trombe.
Vivre tout cela avec une telle intensité la première fois n’est pas bon. Vous êtes exposés par la suite à une certaine déception, à toujours rechercher la même intensité, voire plus, si possible.
Dix années sont passées. Je viens d’être embauché chez Airbus à Toulouse. Les nouveaux doivent suivre plusieurs formations, dont une sur la sécurité. Nous sommes une quinzaine. La formatrice arrive. Je la reconnais de suite. C’est Clara ! Clara qui n’a pas beaucoup changé à part ses cheveux maintenant mi-courts, quelques rondeurs peut-être, mais bien placées aux endroits stratégiques et puis toujours son même sourire bienveillant. Elle porte avec une certaine élégance un tailleur sombre, avec un chemisier blanc et des chaussures à semelles plates. Elle ne m’a pas capté dans le groupe. Ce n’est qu’en salle, une fois installé, avec nos noms devant nous, qu’en arrivant à moi, je vois à son regard qu’elle me resitue. À la pause, elle m’entraîne légèrement à l’écart.
Je lui souris et fais oui de la tête.
Elle reste silencieuse un moment.
Je lui souris gentiment. De la journée, elle fit comme si je n’existais plus, se dérobant prestement à la fin du cours.
Le lendemain, sous la veste de son tailleur, elle porte un adorable pull en angora vaporeux de couleur bleu nuit avec un col ras du cou, elle n’a pas oublié ce détail de mon attirance pour les douces laines. À l’intensité de son beau regard vers moi, je comprends qu’elle a réfléchi…
Et je m’endort, solitaire