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n° 22135Fiche technique15262 caractères15262
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Temps de lecture estimé : 12 mn
24/11/23
Résumé:  J’ai toujours autant envie de lui, il est en moi et je brûle de lui appartenir encore… Ce n’est pas une suite, mais la même aventure qui continue avec Emmanuel.
Critères:  fh extracon revede fmast fellation pénétratio confession -extraconj
Auteur : Lilou83var            Envoi mini-message
Au fil de l'eau

« J’ai envie de baiser ! »


J’avais entendu la sonnerie de mon portable retentir un peu plus tôt ce matin alors que nous étions tous en train de parler. Je me demandais qui avait bien pu m’écrire aussi tôt le matin, mais je n’avais rien fait pour en savoir davantage, trop occupée à te dévorer du regard, espérant aussi que personne ne remarque à quel point je suis attirée par toi.


Tu sais, je compte les jours depuis la dernière fois où nous avons baisé dans ma voiture, j’essaie de penser à autre chose, je le fais, mais tu reviens toujours. Je suis tourmentée, je sens que lutter n’a plus aucun sens, car j’ai perdu la bataille depuis longtemps.


Ce jour-là, nous avions marché pendant plusieurs minutes à la recherche d’un endroit calme à l’abri des regards dans le plan nature. Je te suivais aveuglément, regardant chaque partie de ton anatomie, avide de désir, je n’avais qu’une envie : te sauter dessus. J’étais subjuguée autant par ton physique que par le son de ta voix. Je crois que je peux dire que j’étais totalement sous ton charme. Ce qui est surprenant c’est cette dualité extrême entre l’envie de toi qui me rend folle et mon calme apparent qui fait que je n’ose rien, je me contrôle. Un mot de ta part me libérerait et là plus rien ne pourrait m’arrêter.


Nous avions marché en vain à la recherche de cet endroit parfait, mais ne trouvant rien, nous avons regagné ma voiture. J’étais désespérée, j’avais tellement envie de toi que je me sentais frustrée de ne pas pouvoir baiser, frustrée et déçue. Emmanuel, qu’as-tu fait de moi ? Je ne suis plus bonne à rien quand tu es là, je ne suis plus bonne à rien quand je te vois. S’il te plaît, ne joue pas avec moi, j’ai déjà trop souffert. Je fais semblant de rien, je ne tiens pas un rôle, je suis entière depuis le début. Comment vais-je pouvoir me contenir ? J’ai envie de toi.


Contre toute attente, on est monté à l’arrière de ma voiture rabattant les sièges avant. Je pensais que je ne pourrais que te sucer, car du premier abord c’est improbable de faire autre chose tant l’habitacle ne peut permettre des ébats surtout avec un homme aussi grand, aussi imposant que toi. Ce n’est pas grave… je m’en contenterai. J’adore le goût de ta queue, j’adore la sentir grossir dans ma bouche, j’adore y coller ma langue. J’aime l’enfoncer au fond de ma gorge, la sentir contre mes amygdales, l’avaler à en vomir. Pendant plusieurs minutes, je me suis appliquée à te sucer aussi goulûment que j’avais envie de toi, malgré la chaleur, mais n’y tenant plus, et poussée par la force du désir que tu avais fait naître en moi, attisée par la situation qui m’excitait, j’ai enlevé mon caleçon et je me suis empalée sur toi. Dieu que c’est bon de te sentir en moi ! je voudrais que cet instant ne s’arrête jamais. J’ai chaud, je ne sais plus où je suis, je ne sais plus rien, je n’ai de volonté que pour bouger encore davantage mon bassin pour que tu t’enfonces encore plus au fond de moi. Te sentir contre moi, pouvoir poser mes mains sur toi, te prendre dans mes bras, je n’étais plus rien d’autre qu’une vague de plaisir.


Emmanuel, Emmanuel, j’ai envie de jouir, c’est tellement bon ce que tu me fais. La chaleur m’étouffait, je dégoulinais, j’étais à bout de souffle. Nous changeons de position et cette fois c’est toi qui me pilonnes, j’aime ta fougue et l’ardeur que tu mets dans cette étreinte. Tu es aussi sauvage que passionné, aussi doux que ferme, je ne suis plus là. Il fait vraiment trop chaud, je dois ressembler à un épouvantail, tant pis, je suis trop bien là comme ça avec toi, on verra plus tard pour l’aspect monstrueux que je dois avoir. Je pensais ne plus avoir la force de continuer, mais j’avais indéniablement envie de toi… impossible d’en rester là, je veux te faire jouir, je veux repartir avec la marque de ton passage dans mon corps, savoir que tu m’as baisée et que, même si c’est fini, tu es là. J’aime aussi partager, je veux que mon partenaire éprouve autant de plaisir qu’il m’en a donné. Je m’empale de nouveau sur toi… Tant pis si j’ai chaud, tant pis si je suis en sueur, je veux que tu jouisses. Quand je te sens venir, cela m’excite tellement que je jouis encore une fois, je pourrais presque te serrer à t’en faire mal, sous l’influence de la passion que tu génères en moi. J’avale les dernières gouttes de sperme sur ta queue pour la nettoyer, apparemment pas aussi bien que je l’aurais voulu. Je me sens presque triste, car je sais que nous devons nous séparer. Merci beau brun pour cet instant.



« J’ai envie de baiser ! »


C’est quelques mots, je les ai lus et j’ai ressenti une flambée de désir violente. Bordel ! pourquoi m’écris-tu ça maintenant alors que je ne peux rien faire ? Pourquoi me tortures-tu ainsi ? Tu sais l’effet que tu as sur moi. Je suis là, je ne bouge plus, plus rien n’a d’importance, je pense à ce que je pourrais faire pour répondre à ton envie. Tu me parles, mais je n’ai rien entendu, perdue dans mes pensées. Bordel ! je suis ridicule, tu m’affoles, je suis sûre que ça se voit, l’effet que tu me fais ! Tu dois en rire et moi je me sens fébrile, prête à défaillir. Ton regard, ton sourire… complices par ces mots que tu as écrits et seuls à savoir, je me rends compte que je perds pied. Il faut que je parte, que je m’éloigne de toi, que je mette de la distance entre nous. Pourtant je t’écris encore, j’ai besoin de le faire pour me soulager de ce que je ressens. Te l’écrire, c’est comme si tu pouvais me comprendre, des mots salvateurs pour me libérer.


La journée n’a été qu’une succession de frustration, de désir refoulé, de pensées qui me ramenaient à toi. Une chienne en chaleur, voilà comment je me sens cet après-midi, j’ai l’impression que tout le monde le remarque, quelqu’un me dira même qu’il y a quelque chose de différent en moi. Oui, c’est toi qui es là, je n’arrête pas de penser à toi et je revois tous nos ébats, chaque émotion ressentie, chaque mot prononcé, je n’en peux plus, je ne sais pas si je souffre ou si c’est délicieux. Je vais aux w.c., j’ai besoin de calmer ce feu qui me consume et qui m’empêche de travailler. Je ferme les yeux pour t’imaginer près de moi, je vois ton regard, j’imagine tes mains et tellement de choses, je gémis silencieusement pour qu’on ne m’entende pas. Quelle maigre consolation ! Je suis dépitée, jouir ne m’a pas aidé à calmer mes ardeurs. Je te fais partager l’expérience de mes séances de masturbation, j’ai besoin que tu voies ce que tu fais de moi, esclave de mes sens et du désir que j’éprouve pour toi. Oui, j’ai besoin de te l’écrire comme pour me confesser.


T’avoir à mi-temps, cela sous-entend que je devrais te partager avec d’autres femmes ? Tu ne m’appartiens pas, j’aime ta liberté, tu serais malheureux enfermé dans une relation, j’en suis certaine. Tu es comme un papillon, tu vas de fleur en fleur et moi je suis déjà presque fanée. Te savoir heureux et épanoui dans ta nouvelle vie serait pour moi la réponse à tous ces mois difficiles. Je ne te demanderai rien de plus que ce que tu peux m’offrir, de toute façon, ne nous étions-nous pas dit que personne ne tombe amoureux et qu’on ne devait pas souffrir et espérer davantage ? Juste du sexe et pas de prise de tête, pas de sentiment… Ne t’inquiète pas, je suis forte.


T’avoir à mi-temps ? Mais bien sûr que je le veux ! Je crois bien que je ne peux plus me passer de toi. Tu as pris énormément de place dans mes pensées depuis que je t’ai rencontré. N’aie pas peur, je ne tomberai pas enceinte, je ne te ferai pas cela, j’ai trop de respect pour toi. Maintenant que tu es rentré dans ma vie, sache que jamais rien de mauvais ne sortira de notre aventure.


Si seulement tu pouvais me baiser aujourd’hui, si seulement je pouvais passer ma soirée avec toi. Non, tu m’as déjà dit que tu n’étais pas seul et que tu ne pouvais pas. Baiser dans l’eau avec toi ? J’ai l’impression que tu fais exprès de me tourmenter, je suis déjà brûlante… Tu cherches quoi de plus ? Il faut que tu me baises, vite, maintenant !


Battement de mon cœur à la limite du point de rupture, tu veux me baiser en sortant du travail. Je n’attendais que ça et tu réponds à mon appel, je me sens flotter avec légèreté, je suis chamboulée par toutes les émotions et j’ai peur de perdre le contrôle. Quand j’entends un bruit de camion et que je te vois arriver, je craque à la vue de ton sourire. Tu es tellement beau, j’aime te regarder. Respire et calme-toi, tu vas finir par avoir une attaque. Je déglutis avec difficulté, ma bouche est sèche, je suis trop perturbée. En fait, tout ce que j’avais envie de te dire n’est plus, j’ai tout oublié, j’ai perdu toute notion, je suis aveuglée et je ne peux détacher mon regard de toi. Si tu savais à quel point tu occupes mes pensées chaque jour. Mon corps se tend douloureusement, j’en suis malade de désir. Qu’est-ce qui est rationnel dans tout ça ? Rien, cela me torture de ne pas réussir à te chasser de mes pensées. Et maintenant, tu es là, et je suis à côté de toi dans ton camion sachant très bien ce qu’il va se passer après. Je culpabilise, je me déteste, mais j’en ai tellement envie, j’ai tellement besoin de te sentir, de te toucher, de t’avoir en moi, je suis ivre d’émotions.


Je ne sais pas non plus si ce que je dis est cohérent, tu dois bien rigoler et te moquer de moi de me voir aussi accro à toi. La seule chose que je sais c’est que je vais me venger de ce que tu as fait aujourd’hui. À mon tour de te tourmenter, tu ne me toucheras pas, tu subiras mes assauts et tu n’auras pas d’autre possibilité que de te laisser faire. Je veux que tu puisses ressentir cette frustration, j’aimerais te faire partager ce que j’ai enduré à te vouloir si fort.


Je dois encore te rassurer, je ne tomberai pas enceinte, tu n’auras pas ce problème avec moi. En plus, comment pourrais-je justifier que je suis enceinte et que je dois avorter alors que Marc ne peut pas avoir d’enfant ? Impossible pour moi, alors sois rassuré, vraiment, et n’y pense plus. Si je t’avais connu il y a treize ans, je t’aurais certainement demandé de me faire un enfant, un garçon avec ton regard et aussi beau que toi. Je t’aurais certainement donné la clé de mon âme pour que tu puisses y entrer. Tu me chavires tellement que je t’aurais dit au bout de quelques mois que j’étais à toi et que tu pouvais faire ce que tu voulais de moi. N’aie pas peur, ce ne sont que des mots, tu ne risques rien avec moi, j’ai la tête bien ancrée sur mes épaules et j’ai des principes, même si toi tu me fais oublier celui d’être fidèle.


Je te regarde encore et encore et encore, j’ai besoin de te toucher et cette fois je te le demande même si j’ai peur que tu refuses. Tu n’as de cesse de m’étonner, tu es un homme incroyable. Tu es joueur, j’adore, et te sucer en conduisant m’excite, alors j’ose te le demander, et toi tu me souris. Toi, je sens que tu vas me bouffer complètement ! Ta queue est déjà au garde-à-vous et toujours aussi délicieuse. Je suis prise à mon propre jeu, je te veux encore plus. Non, ne me touche pas, tu n’as pas le droit. C’est la seule chose que je pourrais essayer de contrôler.


Je te demande si nous allons baiser encore près des chevaux, tu ne t’en souviens plus, moi je me souviens de tout. Tu veux m’emmener ailleurs, au bord de l’eau. Le chemin est étroit et pourtant tu maîtrises totalement ton véhicule comme si tu ne faisais qu’un avec lui. Le paysage est à couper le souffle, je ne connais pas ces endroits. Nous arrivons bientôt et quand je descends du camion je suis émerveillée par la beauté qui s’offre à moi. Je souris, je suis heureuse de te suivre pieds nus sur les rochers avec le vent qui me caresse le visage. Je suis comme une enfant qui va découvrir un trésor, j’ai hâte de voir là où tu veux aller. Emmanuel, quelle merveille, cet endroit, ces galets polis par la mer, ces algues douces qui m’offrent un baume salutaire après avoir marché sur le tranchant des cailloux ! J’ai envie de t’embrasser, mais je ne le ferai pas, pour moi c’est difficile d’embrasser, car je mets dans mes baisers toutes les émotions que je ressens et je ne veux pas que tu me lises. Je veux te sucer, je veux être maîtresse de la situation, je veux que tu puisses avoir la monnaie de ta pièce pour m’avoir tourmentée toute la journée. Je veux que tu ressentes dans cette pipe toute la passion qui m’anime, tout le désir refoulé de cette journée. Je te sens, je te caresse, je te lèche, je te mords. Je m’imprègne de ton goût, de ton odeur, de ton regard souriant et je te repousse chaque fois que tu veux me toucher. Pourtant, n’y tenant plus et prise dans mon propre jeu, je décide de venir sur toi. Quel plaisir indescriptible, je suis trempée, je te serre dans mes bras, je te désire tellement. Sensation délicieuse que de te sentir aller et venir dans ma chatte, tu vas me faire jouir, j’ai trop attendu cet instant et pourtant j’aurais voulu qu’il ne s’arrête pas.


Libérée par l’orgasme que tu m’as donné, je suis essoufflée. Un chien arrive bientôt suivi par une petite mamie toute frêle, je souris largement, tu vas devoir te branler finalement. Je te vois avec elle et tu m’étonnes encore, j’aime la gentillesse que tu as eue envers elle, cela me rapproche de toi, je suis comme toi.


Je regarde la mer, me renfermant dans mon moi intérieur, j’ai vraiment la trouille, il faut que je me blinde. C’est moi qui vais craquer et toi qui vas me faire du mal, je ne veux plus pleurer pour qui que ce soit. Je suis forte !


Moi qui pensais en avoir fini pour aujourd’hui, voilà que tu me demandes de m’asseoir sur une de tes caisses à outils. Je m’exécute, avec toi je veux tout oublier, je veux me donner à toi sans pudeur et t’offrir mon corps. Fais ce que tu veux de moi, tire-moi les cheveux, fesse-moi, sodomise-moi. Un volcan, un déchaînement de passion, mon corps t’appartient, tu me fais jouir encore. Je suis à bout de souffle, je gémis, je râle, je suffoque et je jouis encore.


Je n’oublierai pas ce moment passé avec toi, mon seul regret, ne pas avoir été capable de te faire jouir. Je ne me torturais pourtant pas à vouloir en connaître la raison, la vérité fait parfois mal.


Sur le chemin du retour je t’appelle Ludo par erreur, tu souris et tu me dis que je peux baiser avec sans problème, que cela ne te dérange pas. Tu ne comprends pas que je m’en fiche des autres, que c’est toi que je veux ! Alain, Killyan, Flavien… certains me voulaient, mais moi je ne veux me donner qu’à toi, je ne vois que toi, et tant pis si tu ne le comprends pas, c’est ainsi, pas autrement.


Je dois te rassurer encore, Marc baise d’autres femmes, cela ne me dérange pas, car j’ai décidé que la jalousie ne me pourrira plus la vie, personne ne m’appartient et si cela doit arriver qu’il parte avec une autre, je ne ferai rien pour le faire changer d’avis. Si je n’arrive pas à le retenir, c’est que je ne suis pas celle qu’il lui faut, c’est la vie. La seule chose que je lui ai demandée, c’est de se protéger par respect pour moi. Il n’a jamais été fidèle et il ne le sera jamais, il veut pouvoir baiser avec d’autres. Je n’ai pas le droit d’en faire autant, il me l’a dit, il dit que je lui appartiens. Toi tu es mon jardin secret, le seul.


Tu me ramèneras chez moi, j’ai pourtant envie de rester avec toi encore un peu, mais tu n’en sauras rien et puis il est déjà assez tard. Moi, je repenserai à cet instant à tes côtés, au fil de l’eau.