| n° 22119 | Fiche technique | 7862 caractères | 7862 1382 Temps de lecture estimé : 6 mn |
17/11/23 |
Résumé: Une jeune femme rencontre un dieu et le suit en Afrique puis se retrouve dans un palais des milles et une nuit un peu spécial. | ||||
Critères: fh ffh jeunes journal confession mélo aventure -aventure -couple | ||||
| Auteur : Sucette Envoi mini-message | ||||
Sportive, en cette fin d’été, avant la rentrée universitaire, je m’étais promis d’effectuer une randonnée de plusieurs jours dans les Cévennes.
Fin septembre, les jours raccourcissent et je me suis légèrement écartée de mon itinéraire prévu. J’arrive sur un plateau avec une ferme en travaux, et là, en contre-jour, m’apparaît un dieu grec, qui prend sa douche en plein air.
Il me voit et se tourne vers moi en me souhaitant la bienvenue.
Il sort de sa baignoire de récupération, se sèche et me propose un bain. Je m’étais sommairement lavée dans la rivière le matin, mais après cinq heures de marche éprouvante, je n’attendais que cela.
Je hoche la tête, il prend des bidons noirs sur un muret et remplit consciencieusement la baignoire. Profitant qu’il a le dos tourné, je me déshabille promptement, m’approche pour constater que l’eau est à point et très claire. J’enjambe et m’y plonge voluptueusement. Lorsque je relève la tête, il est face à moi, il prend un savon de Marseille et un gant. Il commence par me savonner le dos, les épaules, le cou et s’empare de mes seins. Ses gestes sont doux, il est rassurant, prévenant.
Il me relève, lave mes fesses et mes jambes, me retourne pour s’occuper de mes pieds. Sous sa serviette, je vois un mât s’ériger, il caresse alors mon ventre.
Je prends le gant, plonge dans l’eau et, quand je ressors, il me tend un drap pour m’enrouler. Subitement, instinctivement, je prends sa serviette, m’essuie la tête et l’embrasse fougueusement. Je saisis son sexe qui est légèrement retombé, il est large et droit, je m’agenouille et le prends délicatement en bouche. Il met ses mains sur ma tête et imprime un mouvement lent. De ma langue, je titille son urètre, écrase son gland contre mon palais. Je tiens ses testicules dans ma main que je fais rouler puis imprime à nouveau un rythme soutenu sur sa verge, butant sur son pubis. Je sens qu’il va jouir – je dégouline aussi – il s’arrache, me prend dans ses bras et me transporte dans la maison qui est fraîche. Il me dépose sur un lit à même le sol. Il me couche et sa bouche s’empare de ma vulve. Il m’aspire, me boit, sa langue me pénètre puis s’attaque à mon clitoris. Il lape très fort, suce, aspire, je vais jouir. Je reprends sa queue en bouche et lui redonne de la vigueur. Il me tourne, me soulève légèrement le bassin et me pénètre d’un coup, profondément. Une dizaine de va-et-vient qui butent sur mon utérus, et il se répand en moi. Je sens qu’il m’inonde. Je n’ai pas joui, mais je ressens une grande satisfaction. Je sens nos fluides couler le long de mes cuisses, puis je mets une robe chasuble légère.
C’est ainsi qu’il m’invite à partager son repas, puis nous nous endormons tendrement enlacés après un petit joint, à la lueur de bougies parfumées.
Le lendemain matin, il est en pleine forme et me fait l’amour divinement, nous jouissons de concert, je suis repue.
Finalement, je resterai quinze jours avec lui. Il retape une ferme familiale au milieu des châtaigniers, mais surtout il prépare son Land rover pour une traversée du Sahara. Il travaille aussi comme maçon et répare les machines agricoles.
Je remonte à Paris pour mettre mes affaires en ordre, j’interromps mes études de psychologie et rends les clés de mon studio.
Un mois plus tard, je suis dans les Cévennes et nous finissons de ramasser les châtaignes. La forêt est magnifique, un océan de jaune parsemé çà et là de tâches vertes des résineux. En bas, c’est les vignes et les oliviers. Nous avons droit à un été indien. Nous faisons l’amour tous les jours, et même matins et soirs. Max, pour Maxime, est infatigable, son sexe, même pendant son sommeil, est dur et droit.
Dès mon réveil, je le caresse, le prends en bouche avec délectation. Il m’interrompt à son tour, m’embrasse, me caresse, prend mes seins dans ses mains, les triture, agace les pointes, les suce, je me frotte à lui et je craque. Assis en tailleur sur le lit, face à lui, je m’empale, imprimant le rythme, puis il me bascule en arrière et vient sur moi. Il prend les commandes avec des mouvements lents et profonds puis rapides en variant l’angle du bassin. Mon plaisir monte, je halète, je geins, ma vue s’embrouille et j’explose avant lui qui se retire et jouit sur mon ventre. J’aime cette pratique, j’aime voir sa semence gicler, éclabousser mes seins et parfois mon menton. Il m’arrive d’en prendre un peu et de la porter à mes lèvres. J’aime sa texture, sa consistance, son goût salé et un peu âcre. Bref, je l’aime avec son look de Viking et d’homme des bois.
Il a lu pas mal, a fait khâgne et philo, puis mai 68 est arrivé. Il a tout lâché pour faire le tour du monde et je suis prêt à tout pour le garder et le suivre.
Fin octobre, tout est terminé et nous prenons la route. D’abord l’Espagne. Franco est mort et c’est la Movida. Partout, c’est la fête, nous longeons la côte méditerranéenne, malheureusement déjà un peu bétonnée, mais au sud de Valence, nous restons plusieurs jours dans un paysage de rêve. Nous nous baignons dans une eau limpide et chaude. Le soir, nous faisons des feux de camp pour les grillades et dansons au chant des guitares. La sangria coule à flots. Sea sex sun est notre mantra. Nous sommes une vingtaine de routards de tous les horizons.
Mon Viking a beaucoup de succès, il est non seulement charmant et beau, il a aussi beaucoup de compétences en mécanique. Nous dormons à la belle étoile sur des couvertures de l’armée pendant que le feu rougeoie.
Nous copulions tendrement tandis que je sens une main étrangère caresser mon dos, c’était Maria, une petite brunette pétillante de Murcie qui vient chercher un peu de réconfort après sa séparation. Elle était sous la coupe de Miguel, un mauvais garçon qui trempait dans des affaires louches. Il la rudoyait et en avait fait sa domestique.
Me séparant de Max, je la prends dans mes bras et l’embrasse tendrement sur la joue. Elle me sourit, me serre contre elle et me murmure à l’oreille des mots doux.
L’émotion, la sympathie que j’avais pour elle, le climat, notre insouciance, l’époque, les circonstances, l’alcool… Je fais ce que je n’ai jamais fait sous l’œil amusé et complice de Max, je m’empare de ses lèvres.
Elle répond à mon baiser et s’abandonne. Max vient lui pétrir les seins, je lui enlève sa robe et me jette sur sa vulve. Hargneusement, je cherche son clitoris. Je pétris ses fesses, insère mes doigts que j’agite frénétiquement dans sa vulve. Max, debout, lui présente sa verge qu’elle engloutit aussitôt. Il lui baise la tête puis il prend ma place et la pénètre directement. J’entends le clapotement de son sexe et vois la montée de son plaisir. Nous nous endormons ensemble sous les étoiles.
Au petit matin, Marie se lève à son habitude, comme si nous avions toujours été ensemble. Je prends Max par la main pour une franche explication sur la plage. Il me dit que la situation que j’avais initiée l’a rendu fou et que Marie ne l’intéresse pas.
La pauvre Marie pleure de tout son saoul, elle veut partir avec nous et dit qu’elle m’aime depuis le premier jour.
Nous reprenons la route.
Traversée à Algesiras, découverte de Tanger, Meknès, Fez, Marrakech, Agadir, nous arrivons au Sahara espagnol récemment annexé par le Maroc. Nous sommes bloqués plusieurs jours puis, sous escorte militaire, sommes conduits à quelques kilomètres de la frontière mauritanienne.
Les gardes refusent notre entrée, la région n’est pas sûre et notre escorte a disparu. Des nomades nous indiquent un village, nous rebroussons chemin et établissons notre campement pour la nuit.
Nous veillons à tour de rôle, sans arme, la peur au ventre.
Au petit matin, c’est l’attaque, mon compagnon est égorgé sous mes yeux. Malgré mes hurlements une ombre se jette sur moi, sa main écrase ma gorge, il relève son vêtement et le mien et je suis transpercée, mon ventre est en feu ; un deuxième homme prend sa place, je me débats, puis c’est le noir complet…