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Temps de lecture estimé : 13 mn
14/11/23
Résumé:  Fréderic, toujours travesti en fille, découvre l’amour avec Sarah. Mais le lendemain, quand il redevient un garçon, le charme est brutalement rompu.
Critères:  jeunes amour travesti init -rupture -travesti
Auteur : Stiletto      Envoi mini-message

Série : Une soirée entre filles

Chapitre 05 / 06
Un rêve brisé

Résumé des épisodes précédents :

Suite à un piège imaginé par sa sœur, Frédéric, un jeune garçon de dix-huit ans, entièrement travesti, passe une soirée en discothèque. Là, ils tombent dans les bras de la belle Sarah qui l’invite à finir la nuit avec elle.





Stéphanie se fait raccompagner jusqu’au domicile de Sarah par Julie, et rentre aussitôt chez elle au volant de son propre véhicule. Elle a parfaitement compris qu’il était inutile d’attendre son frère.

En effet, celui-ci prend la place qu’elle occupait à l’aller dans la 3008, c’est-à-dire à côté de la conductrice. Sarah en profite pour poser sa main sur son entrejambe, sans prêter la moindre attention aux regards envieux de ses trois passagères à l’arrière.

Le retour se passe sans encombre et, une fois parvenues à destination, chacune d’entre elles fait la bise au jeune garçon avant de le quitter, en n’oubliant pas de lui glisser un petit mot gentil :



Le jeune homme travesti embrasse à son tour les trois filles, avant de se laisser tirer par la main dans l’appartement. La porte à peine fermée, Sarah et Sophie entament un baiser passionné.

Le temps a cessé d’exister pour Frédéric quand il se sent soulevé dans les airs. Telle une jeune mariée, Sarah le porte dans ses bras pour lui faire franchir la porte de sa chambre, et le poser délicatement sur le lit.

Le laissant seul quelques instants, elle sort un objet couleur chair de la table de sa commode, et le fixe à sa taille après l’avoir glissé entre les jambes. C’est la première fois que Frédéric voit un gode-ceinture, et ses yeux s’illuminent.

Sarah l’enduit d’un produit gras, puis tout en couvrant de baisers son amant, remonte doucement sa main sous la robe vermillon.



Les doigts huileux de la jeune femme se perdent entre les jambes écartées de son amant. Celui-ci émet un petit cri quand le premier pénètre son intimité, plus de surprise que de douleur, puis pousse un long gémissement quand les deux autres suivent le même chemin.

Sarah embrasse Sophie à pleine bouche tandis que ses doigts s’agitent. La douleur initiale se mue bientôt en un plaisir inconnu, et Sophie pousse des cris de plus en plus aigus au fur et à mesure que son amante s’enfonce plus profondément en elle.



Sophie obtempère en frissonnant de désir, mais se contracte par instinct lorsque le gland synthétique se pose sur son petit trou.



Le jeune travesti desserre les fesses, et le gode s’enfonce lentement en lui.

Ce qu’il ressent est impossible à décrire. Des étoiles lumineuses dansent devant ses yeux, tandis qu’une multitude de décharges électriques le parcourent de la tête aux pieds.



Sarah entame une série de petits mouvements de façon à laisser le temps à l’anus de se dilater, mais c’est sans compter sur le plaisir fou que ressent Sophie. Celle-ci, ignorant les risques, s’empale de toutes ses forces sur le gode !



En se remémorant ce qu’a fait Stéphanie, Sarah se déchaîne. Les petits coups de queue gentils du début se muent aussitôt en grands coups de bite !



Sophie enfouit sa tête sous l’oreiller, tandis que son cul vit à la fois l’enfer et le paradis. Loin de calmer Sarah, les cris de plaisirs de son amante ne font que décupler son envie, et bientôt elle lui ordonne, après s’être dégagée un instant :



Sophie obéit aussitôt, le derrière tout frétillant de désir.

Sarah se repositionne, et s’enfonce de nouveau d’un coup sec.



Sophie pousse un long soupir de plaisirs, tandis que la queue qu’elle possède entre les jambes se tend à l’horizontale. Sarah s’en empare et entame un double mouvement de va-et-vient : son gode dans le cul, et sa main autour du gland.


Soumise à un tel traitement, Sophie ne tarde pas à hurler dans une explosion de jouissance : une vague incessante de plaisir irradie tout son corps, tandis que son sperme éclabousse les doigts de Sarah. Puis, mortes de fatigue, exténuées par l’effort intense qu’elles ont fait, les deux amantes s’endorment aussitôt dans les bras l’une de l’autre.



Le lendemain matin


Frédéric ouvre difficilement un œil. Blotti contre la poitrine de Sarah, il croit un instant rêver, mais il n’a nul besoin de se pincer pour s’en assurer : la sensation agréable qui émane de son cul est bien réelle !


Sarah dort toujours. Il se dégage doucement pour ne pas la réveiller et se dirige vers la salle de bain. Au passage, il récupère ses vêtements masculins posés sur la table, ainsi que ses chaussures.

Arrivé devant le miroir, il découvre le résultat d’un lendemain de java : la belle coiffure que lui avait faite Manon n’est plus qu’un champ de bataille, le maquillage qui lui faisait des yeux de biche a coulé sur ses joues, son rouge à lèvres s’est mêlé à celui de Sarah sur l’ensemble de son visage, quant à ses seins de cotons, ils pendent lamentablement sous la robe fripée.



Frédéric fouille dans l’armoire et trouve rapidement le produit miracle : un flacon de lait démaquillant. Il enlève sa robe, ses vêtements féminins, puis à l’aide de lingettes redevient peu à peu un jeune homme. Pour terminer, il prend une douche avant de remettre ses affaires de garçon.

Quand il ressort de la salle de bain, il constate que Sarah n’est plus dans le lit. Il la retrouve très vite dans la cuisine où elle prend un petit déjeuner. Lui tournant le dos, elle, par contre, n’a pas encore détecté sa présence.

Il s’approche alors à pas de loup, et parvenu juste derrière elle, la prend dans ses bras en déposant un baiser dans son cou.

Sarah se retourne, mais quand elle voit en face d’elle Frédéric à la place de Sophie, le sourire qui illuminait son visage s’éteint soudainement. Et c’est sur un ton presque glacial qu’elle lui dit :



L’univers du jeune homme bascule d’un coup dans le néant. Le charme est brusquement rompu.

Sarah se rend compte aussitôt de sa bévue, mais le mal est fait : par ces quelques mots, elle a anéanti d’un coup tout ce qu’elle et lui avaient vécu durant cette nuit magique.


Les bras du jeune homme glissent des épaules de Sarah plus qu’il ne les enlève, puis, accusant peu à peu le choc, il éclate de colère :



S’efforçant de retenir les larmes qui lui montent aux yeux, Frédéric quitte précipitamment l’appartement sans l’écouter.


Pendant ce temps, Stéphanie, qui est à mille lieues d’imaginer le drame qui se joue, dort encore paisiblement. Quand son frère rentre enfin à la maison l’air hagard, elle vient tout juste de commencer son petit déjeuner.



Stéphanie s’étonne de l’absence de réaction de son frère. En temps normal, il lui aurait déjà dit d’aller se faire foutre !

Attisée par la curiosité, elle s’approche discrètement de la chambre de Frédéric qui s’est enfermé à l’intérieur, et pose son oreille contre la porte. Là, elle l’entend éclater en sanglots.



Manifestement, les choses ne se sont pas très bien passées avec Sarah, et cette nouvelle redonne le sourire à la jeune fille.



Cependant, les jours puis les semaines passent, mais Stéphanie ne réussit pas à reprendre contact avec Sarah. Celle-ci a beaucoup changé depuis la soirée avec Sophie : elle ne sort plus, n’a pas organisé d’autres fêtes, et semble plongée à corps perdu dans son travail pour s’occuper l’esprit. Quand elle croise Stéphanie, elle continue sa route comme si elle ne l’avait pas vue.

En ce qui concerne Frédéric, les choses ne vont pas mieux, bien au contraire. Il ne mange plus, ne dort plus, ne travaille plus, et passe ses journées à broyer du noir. Il n’arrive pas à tourner la page et plonge de plus en plus dans la mélancolie.


Au début, Stéphanie s’accommodait très bien de cette situation, son petit con de frère ne venait plus l’emmerder toutes les cinq minutes et lui foutait une paix royale, mais après quelques semaines, elle commence à trouver l’atmosphère pesante : Frédéric est amorphe, ne prononce plus un mot, ne bronche pas quand elle le provoque.

Quel intérêt y a-t-il à avoir un souffre-douleur s’il ne réagit pas ?

Autrefois, elle le comparait à une huître, maintenant il est devenu aussi expressif qu’une moule, et elle en vient presque à regretter la situation d’avant ; c’est tout dire !


Le pire n’est pas encore arrivé. Stéphanie se rend bien compte que Frédéric sombre de plus en plus dans la dépression, et commence à avoir des craintes pour lui. Oui, oui, vous avez bien lu, elle commence réellement à craindre que son frère fasse une bêtise, et ses craintes sont fondées.



Ainsi, le samedi suivant :


Comme presque tous les week-ends depuis que leurs enfants sont majeurs, Chantal et son mari sont sortis en amoureux, les laissant seuls.

Bien qu’il soit déjà deux heures du matin, Stéphanie n’arrive pas à trouver le sommeil, et animée par un sombre pressentiment, elle décide de se lever. Dans le couloir, elle aperçoit un rai de lumière provenant de la chambre de son frère : c’est bizarre, Frédéric est plutôt du genre couche tôt.

Elle décide de se rapprocher. En posant l’oreille contre la porte, elle entend des bruits étranges, des raclements, comme un meuble qu’on déplace.

Décidément, ce n’est pas normal. Son instinct lui dit d’intervenir. Elle ouvre la porte qui n’est pas verrouillée, et aperçoit Frédéric debout sur une chaise, en train d’accrocher une corde autour de la poutre centrale. Elle se précipite aussitôt et l’empêche de commettre l’irréparable. Une fois que tout danger est écarté, elle le gifle violemment.



Frédéric se met à hurler :



Stéphanie le prend dans ses bras tandis qu’il fond en larmes. À cet instant, elle a envie de le consoler, de le réconforter, de le protéger comme un oiseau blessé. Alors, pour la première fois de sa vie, elle le serre contre elle… Tandis qu’il blottit la tête contre sa poitrine, elle se met à lui caresser les cheveux tendrement.

À sa grande surprise, alors qu’elle passe ses doigts dans les fines bouclettes blondes, elle sent monter en elle un sentiment inconnu jusqu’alors : serait-ce qu’au fond d’elle-même elle tienne vraiment à son petit frère ?



Et tandis que sa sœur continue de le serrer contre elle tout en lui caressant les cheveux, le jeune garçon raconte ce qu’il s’est passé, comment il est tombé amoureux de Sarah, comment il a cru qu’elle l’aimait également, comment le rêve s’est brutalement brisé le lendemain…


Loin de se réjouir du malheur de son petit frère, Stéphanie le serre encore plus fort contre elle.



Le lundi suivant, en fin de journée :



Sarah se raidit subitement.



Les deux filles s’installent à une table tranquille, au fin fond d’un café.



Sarah ne dit pas un mot durant tout le récit de Stéphanie, et ce n’est qu’à la fin de ce dernier qu’elle murmure :



Sachant que Stéphanie aurait aimé que leur liaison passée aille plus loin, elle ne termine pas sa phrase.



Contre toute attente, Stéphanie se met à rire et son attitude change brusquement. Elle devient mielleuse et prend la main de son amie en souriant.



Sarah retire vivement sa main.



Sarah ne décolère pas de toute la semaine, elle va bien la défoncer par tous les trous cette petite pute de Stéphanie. Oh, bien sûr, ça ne va pas régler le problème, mais ça va la soulager !


Le samedi soir comme convenu, elle sonne à la porte de Stéphanie.

Sa colère augmente encore d’un cran en la voyant. En effet, cette petite garce n’a pas trouvé mieux que de mettre une robe identique à celle que portait Frédéric à la discothèque. Ce ne peut pas être un hasard, elle a choisi cette robe pour l’exciter davantage.


Tu vas être servie, sale pute ! se dit-elle en souriant à son hôtesse.



Cela fait des années que Stéphanie rêve de sortir cette réplique culte du film « red is dead », mais à sa grande déception, Sarah n’esquisse même pas un sourire.



Sarah ne la regarde même pas alors qu’elle ondule des fesses en faisant claquer ses talons aiguilles sur le carrelage, pas plus qu’elle ne lève la tête quand elle revient quelques secondes plus tard.

Perdue dans ses pensées, elle ne perçoit pas la petite différence de bruit dans le claquement des talons.



Sarah sursaute. Bon sang, cette voix, mais c’est…



Le jeune homme, enfin, plutôt la jeune fille, la reprend :



Ni l’un ni l’autre ne savent plus quoi dire, et un silence pesant commence à s’installer. Sophie décide de le rompre en virevoltant sur ses bottines.



Sarah tend les yeux vers les magnifiques bottines vernies beiges que Sophie porte au pied.



Sarah comprend que Stéphanie a joué la comédie pour connaître ses véritables sentiments, et pouvoir la rapprocher de nouveau de son frère. Émue jusqu’aux larmes, elle se lève et la prend dans ses bras.


Excuse-moi, Stéphanie, je t’avais mal jugée. En fait, tu es vraiment une chouette fille.


Stéphanie a les larmes aux yeux, elle aussi.



Sarah retourne ensuite en face de Sophie.



Sophie pose deux doigts sur ses lèvres pour la faire taire.



Sarah pose ses lèvres sur celles de son amoureuse. Mais tandis que deux amantes s’embrassent, Stéphanie, se sentant maintenant de trop, commence à s’éclipser discrètement.



Sophie voit une larme perler sur la joue de sa sœur. Elle se lève et vient l’embrasser tendrement.



Cette dernière confirme, elle aussi, la larme à l’œil.

Sophie fait un clin d’œil rempli d’affection à sa sœur avant de rajouter en souriant :