| n° 22071 | Fiche technique | 31522 caractères | 31522Temps de lecture estimé : 22 mn | 25/10/23 |
Résumé: Julien, jumeau dizygote de Cédric a toujours subi la maltraitance de son frère. Devenu adulte, il prendra sa revanche. | ||||
Critères: extracon cocus jalousie champagne | ||||
| Auteur : Briard Envoi mini-message | ||||
| DEBUT de la série | Série : Dizygotes jusqu'au bout Chapitre 01 / 03 | Épisode suivant |
Cette histoire est une pure fiction. Toute ressemblance avec des personnes, des lieux et des phénomènes existants ne peut être que fortuite…
Si vous vous rendez à Aÿ-Champagne, vous découvrirez immanquablement au détour d’un coteau, la propriété des Brosset. La famille Brosset est un point de repère, non seulement dans cette région de vignobles, mais aussi dans le monde entier.
Propriétaires de l’un des plus célèbres champagnes, les Brosset règnent en maître sur plus de deux cents hectares de vignes qui s’étendent d’Aÿ jusqu’à Épernay.
Le siège de la société familiale est une bâtisse en pierre où vit la famille, avec de très nombreuses dépendances.
Le pavillon principal est un bâtiment d’un seul tenant, composé de trois appartements, un par étage, disposants, chacun, de quatre cents mètres carrés habitables.
Les parents occupent le rez-de-jardin, Cédric le premier et Julien le second.
La maison Brosset ne produit pas moins de trois millions de bouteilles chaque année distribuées dans une centaine de pays. La marque ne compte plus les millésimes exceptionnels produits depuis quatre cents ans.
Henri Brosset, le patriarche de la famille règne depuis trente ans sur une entreprise de près de deux cents salariés et de cent quarante millions d’euros de chiffre d’affaires. Il a su développer le commerce de sa marque bien au-delà des frontières de notre pays.
Vigneron passionné, ce solide gaillard a donné à son exploitation une réputation des plus enviées. Fils, petit-fils, arrière-petit-fils de vigneron, et ainsi de suite depuis de très nombreuses générations, il a hérité le savoir-faire ancestral de ses aînés.
Sa récolte est surveillée attentivement par tous les critiques et œnologues du milieu.
Il commençait à penser à sa succession quand la maladie le faucha soudainement. Victime d’un cancer foudroyant, la soixantaine juste entamée, il mourut dans son lit avant d’avoir pris ses dispositions.
Il laissa une veuve inconsolable, Paula et deux fils, Cédric et Julien, âgés de trente ans.
Paula, sa veuve, était une épouse qui avait vécu dans l’ombre de son mari. Femme robuste et déterminée, elle avait conservé une belle allure et une beauté qui, bien que froide, ne laissait pas les hommes d’âge mûr indifférents.
C’est elle qui régentait le domaine, gérait le personnel et administrait les affaires. Henri, lui, c’était les vignes et le chai. C’est elle également qui avait pourvu à l’éducation de leurs deux garçons.
Bien que jumeaux dizygotes, tout séparait ces deux frères qui n’avaient en commun que l’adoration de leurs parents et l’amour de leur région.
Cédric, brun aux yeux verts, était d’une beauté époustouflante. Sportif au corps sculptural, il était un véritable don Juan et bourreau des cœurs. Sa seule passion, en dehors de séduire tout ce qui porte un jupon, c’était le cinéma.
Acteur dans le vent, il tournait régulièrement et ne revenait séjourner dans la propriété familiale qu’entre deux films. Il n’avait que peu d’intérêts pour les affaires familiales et n’entendait rien à la gestion d’une entreprise.
Il se contentait de siéger au conseil d’administration et de valider les décisions patriarcales.
Il s’était fiancé à Axelina, une superbe actrice-mannequin suédoise rencontrée lors d’un tournage trois ans auparavant, qu’il ne côtoyait que lors de ses séjours à Aÿ.
Julien, blond aux yeux verts, rare point commun avec son frère, était un jeune homme séduisant, mais sans être beau, qui dégageait un charme certain et attirant pour qui prenait le temps de percer sa carapace. Il était célibataire et ne courait pas spécialement la gent féminine pour trouver une partenaire coûte que coûte. Sa principale préoccupation c’était le devenir de l’entreprise familiale.
En fait, chacun des deux frères avait reçu à la naissance un don du ciel. La capacité à séduire pour Cédric, la capacité à apprendre pour Julien.
Autant le premier réussissait tout ce qu’il entreprenait en matière de séduction, autant le second brillait par sa culture et son intelligence.
Cédric avait toujours été le chouchou de son père. Rusé, calculateur, séducteur dans l’âme, Henri se reconnaissait en ce jeune homme, véritable force de la nature, agissant à l’instinct, et que la vie avait doté du pouvoir irrésistible de plaire de façon inconditionnelle.
Il avait des amis « haut placés » comme il aimait à le dire, et avait intrigué auprès de ses proches pour imposer son fiston sur certains tournages où son talent de comédien n’avait pas convaincu en dépit de sa beauté remarquée et de sa plastique indiscutable.
La chance était avec le jeune homme, car son premier film fut un véritable succès, et obtint même d’être présenté au Festival de Cannes, dans la catégorie jeunes auteurs. Divine surprise, Cédric y obtint le prix de meilleur espoir masculin, ce qui lui permit d’atteindre instantanément l’enviable statut de vedette.
Depuis, il enchaînait les films et ne revoyait son havre de paix, comme il aimait à le qualifier, qu’une ou deux fois par an.
Julien était le préféré de sa mère, même si elle avait toujours tout fait pour ne pas trop le montrer. Modeste, romantique, sensible en dépit d’une virilité évidente, il avait un charme discret qui s’affirmait dès qu’on perçait les remparts de sa timidité naturelle.
Paula avait su très tôt que le véritable pilier de la famille, c’était lui. Travailleur infatigable, élève surdoué, entrepreneur visionnaire et respecté, Julien avait sitôt achevé brillamment ses études et prit les rênes de l’entreprise.
C’est lui qui conseillait, guidait et, finalement, manageait sa mère aux commandes des affaires familiales.
Il avait montré des signes de maturité dès son plus jeune âge. Ayant compris que son frère avait plus de succès que lui dans les relations avec les autres, il s’était évertué à choisir les copains les moins intéressants et les copines les moins séduisantes pour éviter que son frère ne les détourne de lui.
C’était même devenu une sorte de vengeance personnelle depuis qu’un soir son père l’avait giflé parce qu’il avait donné tout un tas de mauvaises informations au devoir noté que devait rendre son frère.
Puni, ce dernier était rentré à la maison, affublé d’un bonnet d’âne qui avait un peu écorché sa réputation. Julien s’étant juré qu’un jour il le paierait avait trouvé ce stratagème des plus intéressant.
En effet, il s’était très vite aperçu que, si son horrible et désopilant jumeau ne souhaitait s’entourer que de personnages hauts en couleur, c’est parce qu’il devenait facilement leur porte-drapeau, leur point de mire, bref, leur idole !
Côté amour également, ces petites copines étaient souvent le sujet de railleries entre son père et Cédric qui s’entendaient comme larrons en foire pour le moquer. Il avait bien réussi, une fois, à séduire la fille du principal du collège, Claire, une jolie blonde aux cheveux magnifiques et aux yeux noisette et avait commencé un flirt très prometteur.
Il s’arrangeait toujours pour la raccompagner chez elle, ou pour que ce soit elle qui l’invite dans sa chambre pour échanger quelques bisous bien innocents.
Mais un jour, elle lui demanda si elle pouvait venir au chai pour acheter une bouteille de champagne pour l’anniversaire de son père. Julien fut bien obligé de la présenter à ses parents, et à son frère. Celui-ci s’interposa aussitôt, proposa à Julien d’aller choisir la meilleure bouteille au chai pendant qu’il ferait visiter la propriété à Claire.
Personne ne les revit de la soirée. Rentrant bien après l’heure du repas, Cédric, le sourire malicieux aux lèvres, annonça que Claire n’avait pas osé rompre avec Julien et qu’elle l’envoyait en messager pour adoucir sa peine.
Dès le lendemain, son frère s’affichait, main dans la main, avec la belle et l’embrassait à bouche que veux-tu devant le collège. Julien les ayant surprit, donna un coup de poing à Cédric et traita Claire de pute, au moment même où le principal du collège arrivait dans son dos.
Ses parents furent convoqués et Julien fut renvoyé de l’établissement.
Intraitable, son père l’envoya en pension où il était censé apprendre les bonnes manières. Julien y termina son secondaire et obtint le brevet des collèges avec la meilleure moyenne de l’académie.
Il choisit de poursuivre sa scolarité au lycée Victor Hugo, le plus réputé de la région. Son internat ne lui changea guère son ordinaire, puisque, comme au pensionnat, il ne rentrait sur Aÿ qu’en fin de semaine.
N’ayant plus rien à craindre comme exaction de la part de son frère, pendant ses périodes d’internat, il put à loisir, sortir avec de jolies jeunes filles, elles aussi logées sur place la semaine.
Il obtint son bac avec la mention très bien et une licence de gestion avec la même mention dans la foulée.
Il partit faire un Master de Gestion et Management des entreprises à HEC Paris, puis poursuivit ses études, toujours à Paris, pour préparer un double diplôme HEC Paris – École d’ingénieur civil de l’école des Mines Paris Tech.
Brillamment diplômé, il revint au bercail où il siégea au Conseil d’Administration de la société familiale aux côtés de sa mère, si fière de son fiston chéri.
Il avait à présent vingt-sept ans et se donnait encore quatre ou cinq ans avant de commencer sérieusement à chercher une compagne pour fonder une famille.
Dès sa prise de fonction, il rénova le service administratif, améliora considérablement le marketing, modernisa la stratégie commerciale en matière de gestion de la clientèle et s’attaqua à la recherche de nouveaux marchés. Vite dépassés par tant de compétences, ses parents louèrent le ciel leur ayant donné un fils aussi doué et prirent rapidement l’habitude de valider sans discussion toutes ses décisions.
Trois années passèrent ainsi jusqu’à ce que, un matin, Henri fut emmené d’urgence au CHU de Reims, après avoir été trouvé inanimé dans l’espace de vente du chai.
Paula et Julien suivirent l’ambulance et attendirent deux heures à l’accueil qu’on leur indique dans quelle chambre il avait été installé.
Une infirmière vint les chercher pour les accompagner jusqu’au service de réanimation où ils le trouvèrent endormi sous assistance respiratoire, mais le visage semblant apaisé. Ils durent patienter encore deux bonnes heures avant que le professeur qui l’avait pris en charge ne vint les saluer.
Il alla droit au but, sans détour, et ne leur laissa que peu d’espoir.
Julien, qui assistait jusque-là silencieux au dialogue entre le professeur et sa mère, entra dans la conversation.
Paula émit un cri d’effroi et Julien se précipita pour la soutenir.
Ils rentrèrent tristement et en silence au domaine. Ils y trouvèrent Axelina qui se précipita à leur rencontre. Julien l’avait prévenue par texto, tout comme son frère, sitôt arrivé à l’hôpital.
Elle prit sa belle-mère dans ses bras et l’embrassa affectueusement en la serrant fort contre elle.
Issue de l’assistance publique, elle n’avait jamais connu ses parents et avait passé sa jeunesse trimbalée de famille d’accueil en famille d’accueil, n’ayant jamais pu tisser de vrais liens familiaux. Elle était tombée amoureuse de cette famille française qui, en dépit de nombreuses dissensions, était soudée par un lien indéfectible et indestructible.
Julien se voulut rassurant.
La soirée fut calme et courte, tout le monde désirant se lever de bonne heure pour rendre visite à Henri. Paula partit se coucher vers neuf heures, laissant Julien et Axelina en tête à tête.
Le lendemain matin, après un déjeuner passé à chercher à joindre Cédric, ils décidèrent de se rendre à l’hôpital prendre des nouvelles d’Henri.
Ce n’est finalement que le dimanche qu’ils eurent le bon de sortie et qu’ils purent le ramener à la maison.
Sa chimio portable était attachée à sa ceinture et il semblait s’en accommoder. Il avait, semble-t-il, perdu l’appétit. Lui, qui avait toujours eu un bon coup de fourchette, se contentait désormais de grignoter des miettes des succulents repas que lui préparait jalousement Paula.
Le fils prodigue n’arriva que le lendemain après-midi, tout sourire, ce qui offusqua Axelina.
Leur conversation s’interrompit, car Julien arrivait près d’eux.
Alexina avait les larmes aux yeux.
Le soir, Paula insista pour que tous participent à la veillée autour du feu.
Il projeta sur le téléviseur mural géant les images de quatre jeunes filles récitant un monologue à plusieurs facettes. Elles devaient lire leur texte en prenant l’air drôle, puis en simulant la colère, puis en ayant l’air triste, puis, pour finir, en pleurant.
Julien sembla très intéressé par le jeu d’une petite brunette aux jolis yeux bleus qui ne semblait pas trop mal s’en sortir et qui passa en dernier.
Henri se prononça pour la première actrice en herbe. Paula, Axelina et Julien lui préférèrent la dernière.
Cédric fit enfin son commentaire.
Axelina ne semblait pas du tout convaincue.
Julien n’était pas du tout d’accord avec son frère.
Axelina, qui était assise près de Julien, lui glissa discrètement à l’oreille après lui avoir fait un léger clin d’œil.
Axelina tint parole. Trois semaines plus tard, Julien fut invité sur un tournage où elle tenait le second rôle féminin. La santé de son père semblant se stabiliser, il partit aux aurores un vendredi matin sur les lieux du tournage, du côté de Lyon.
Il arriva sur place vers neuf heures et fut accueilli par l’agente de sa belle-sœur qui l’accompagna jusqu’à la caravane de la jeune femme. Elle était composée d’un salon, d’une salle de bain, d’une chambre et luxueusement aménagée. C’était plutôt un mobile home, spacieux et confortable.
Après avoir fait la bise à Axelina qui était au raccord de maquillage, il fut prié de s’asseoir dans un divan en pur cuir et on lui servit un rafraîchissement. Quelques instants après son arrivée, on frappa à la porte et la jeune fille qu’il avait remarquée sur la vidéo de son frère fit son apparition.
Elle respirait la jeunesse, l’insouciance et la fraîcheur des jeunes filles de vingt ans, qui se savaient belles, mais ne semblaient pas attacher trop d’importance à leur apparence.
Julien se leva promptement.
Axelina ne perdait pas une miette de la conversation.
Elle profita de ce que Solène lui tournait le dos pour lever le pouce et faire un clin d’œil à Julien.
Ils déambulèrent à travers les plateaux extérieurs et intérieurs. Julien découvrait un univers qu’il méconnaissait totalement et avait le sentiment que Solène prenait plaisir à lui expliquer tout dans les moindres détails. Tout en visitant, Julien essayait de découvrir la jeune femme.
Julien était charmé par la jeunesse insouciante de Solène, sa fraîcheur et cette pointe d’accent du sud qui la rendaient si craquante.
Le déjeuner fut léger, mais animé. Les deux jeunes femmes rivalisant de charme et de prévenance à l’égard de leur invité. Axelina accompagna Julien vers le plateau où Solène devait jouer.
Le tournage commença et Julien découvrit avec quelle facilité Solène s’installait dans la peau de son personnage. Il lui trouva un talent fou et resta scotché, le regard comme hypnotisé par la jeune fille. Axelina qui ne perdait pas une miette des regards portés par son beau-frère lui pinça plusieurs fois le bras en lui faisant des clins d’œil complices.
Axelina le regarda et le lui confirma avec semblait-il une pointe de jalousie dans la voix.
Le tournage se prolongea jusqu’en soirée et les jeunes gens s’en retournèrent à la caravane.
Ils y trouvèrent Cédric venu faire une surprise à sa petite-amie.
Axelina ouvrit grand les yeux.
Le dîner fut joyeux et la conversation tourna autour du cinéma et de son environnement. Julien, totalement étranger à cet univers, suivi le dialogue entre les deux amies sans en perdre une miette. Axelina s’interrompit à un moment et s’adressa à lui.
La soirée ne se prolongea guère, car ils devaient tous se lever tôt le lendemain.
Ils se séparèrent et les deux invités s’installèrent dans l’autre caravane. Sitôt partis, Cédric enlaça sa compagne et l’entraîna sur le lit.
Il la coucha et l’embrassa furieusement.
Il la déshabilla rapidement, puis ôta aussi prestement ses habits.
Il agaça les pointes de la langue pendant que ses doigts prenaient possession d’elle.
Il présenta son sexe dressé à l’entrée de son nid d’amour et d’une poussée la pénétra.
Il stoppa tout mouvement.
Il entama un lent va-et-vient qu’il accéléra assez rapidement pour devenir une course endiablée qui faisait trembler le corps de sa partenaire à chaque poussée rageuse.
Il ne put se retenir plus longtemps et se vida par longues saccades en elle. La dernière déclencha in extremis son orgasme. Il s’écroula sur elle, en sueur et le cœur encore emballé.
Il se leva prestement.
Elle attendit qu’il sorte de la douche pour aller se rafraîchir à son tour. En revenant dans la chambre, elle le découvrit sur le dos, les bras en croix émettant un ronflement à réveiller tout le camp !