| n° 22070 | Fiche technique | 30300 caractères | 30300 5018 Temps de lecture estimé : 21 mn |
23/10/23 |
| Présentation: Il est parfois difficile de reprendre le travail après des vacances enchanteresses. Mais cette année, le week-end qui suivit la rentrée apporta une agréable surprise. | ||||
Résumé: Une fin de journée sur la plage : détente, rencontre, badinage entre femmes… Puis nouveau rendez-vous : sympathie, complicité, découvertes, et soirée entre amantes. | ||||
Critères: fff fagée inconnu plage voir exhib nudisme odeurs fmast intermast 69 uro | ||||
| Auteur : Dyonisia (Rêves et autofictions… souvenirs et confidences…) Envoi mini-message | ||||
Je n’ai pas la chance de laisser libres mes lolos au travail (je veux dire en public, parce que si je suis chez moi…), alors, après des vacances à poil, la reprise avait été pénible.
Toute la semaine, les « experts » avaient doctement annoncé la fin de la canicule et prédit des pluies torrentielles pour le week-end. La température allait drastiquement baisser. Voire ! Je n’avais jamais eu aussi chaud sur la route. Ce retour de réunions, fructueuses mais contraignantes, me pesait. Dans ma tenue de femme sérieuse, robe sage unie, soutien-gorge mémère et culotte assortie, avec pour seul extra des sandalettes nu-pieds, je coulais l’eau, clim ou pas. Pressée de rentrer, j’avais sauté dans ma voiture dès le dernier entretien et la remise du dossier terminés. Tout juste avais-je pu dégrafer le soutif, retirer le slip m’eut retardée. Pour me soutenir, je caressais la perspective d’une plage désertée en fin de saison. J’en profiterai !
Arrivée dans l’après-midi, mon plan fut vite fait. Côté météo, les spécialistes parlaient avec quelque componction « d’alerte orange ». Mais on ne sait jamais. Je n’ai même pas pris de douche, mis au panier dessous et robe, en ai passé une autre et filé à la plage avec sandwich, serviettes et grande bouteille (d’eau). La brise était fraîche, mais la mer tiède, le monde rare, et limité aux convaincu(e)s. Les touristes avaient fui. Je me suis baignée seule, ce qui est toujours un peu triste, puis j’ai fait la connaissance de deux charmantes vieilles dames, seins et lèvres pendantes, cheveux blancs et pubis chauve, mais adorables. J’ai papoté avec elles toute la soirée, sans rien leur cacher de mes charmes.
J’exposais ma foufoune aux derniers rayons, elles passaient entre la mer et moi, bras dessus, bras dessous. Deux fines silhouettes qui me cachaient mon soleil. On a échangé un sourire et un petit signe de main. Elles se sont approchées. J’ai remarqué qu’elles n’étaient pas de première jeunesse, mais j’éprouve une certaine tendresse pour les chattes âgées. Je les trouve touchantes. J’ai continué à sourire sans me refermer. Cela a dû les encourager. Elles m’ont demandé si ça ne m’ennuyait pas que « deux vieilles gouines » me regardent. Le ton était donné ! Je leur ai répondu que non, bien sûr. J’ai peut-être même ajouté « au contraire », par réflexe de politesse.
Elles étaient debout devant moi, à contre-jour, et se sont présentées : Martine et Gisèle. Pas de grosses dondons comme souvent chez les femmes du sud avec la vieillesse, mais un corps encore entretenu malgré la peau plissée. D’en bas, je voyais leurs mollets maigres, leurs cuisses un peu fripées, et leurs lèvres qui pendaient dans l’intervalle. J’ai replié une jambe, ouverte le pied sur l’autre genou pour qu’elles me voient bien. Elles se sont assises près de moi, sur la serviette disponible. Leurs seins flasques se sont étirés et ont pendouillé dans le mouvement. Mon regard ne les a pas gênées, pas plus que quand je l’ai porté sur leurs pubis aux rares poils gris.
Nous avons échangé sur les thèmes banals dans le contexte, comme la liberté du corps, l’acceptation de l’autre, les aléas de la météo, les effets de l’âge, le temps qui passe trop vite… J’ai appris qu’elles venaient là depuis des lustres, moi aussi. Nous ne nous étions jamais croisées, en tout cas jamais rencontrées. Pendant la conversation, elles bougeaient sans manifester aucune pudeur de révéler leurs vulves larges aux plis avachis ou leurs fesses malgré tout quelque peu décrépites. Je ne faisais rien non plus pour cacher la cellulite de mon cul en me retournant pour chercher une bricole dans mon sac.
À deviser ainsi à bâtons rompus, le crépuscule était venu et l’obscurité naissante permettait des gestes que le retour d’une pudibonderie sociale – déplorée par elles aussi – n’aurait pas admis en plein jour. Cela faisait un moment qu’elles fixaient ma poitrine ou ma chatte avec gourmandise. J’ai tripoté mes seins, elles ont souri. Je leur ai dit que j’aimais commencer par me pincer les tétons, elles ont approuvé. J’ai mis une main entre mes cuisses, elles ont hoché la tête. J’ai écarté mes lèvres et j’ai coincé mon clito entre deux doigts, elles se sont enlacées pour m’observer.
J’ai continué, je me suis branlée devant elles pour une exhibition masturbatoire. Elles n’ont pas trop profité des détails, hélas, à cause de l’ombre qui, d’un autre côté, nous dissimulait à d’éventuels promeneurs, solitaires ou moralistes, voire les deux. J’ai un peu exagéré mes soupirs et mes gémissements, je le reconnais, mais j’ai pensé que ce serait aimable de les leur offrir en compensation. J’ai deviné, plutôt que vu, que leurs mains s’activaient aussi, à grand renfort de salives, en se masturbant l’une l’autre. Je ne crois pas qu’elles aient joui.
Avant de nous séparer, elles m’ont demandé la permission de me caresser les seins et les fesses, ou même la chatte, si je l’acceptais. Elles ont été très douces, j’en ai frissonné. L’idée de me livrer à elles m’a effleurée. Je me suis retenue, elles aussi. Nous nous sommes contentées d’une bise sur les joues, en guise de remerciement mutuel, et, comme nous étions d’accord sur l’agrément de la plage en fin de journée, nous avons convenu que nous essayerions de revenir le lendemain, si la météo se maintenait.
Le samedi, contrairement, mais c’est courant, aux sombres prévisions, le soleil semblait vouloir briller de tous ses feux (pardon pour le cliché ! ).
Toutefois, j’étais un peu inquiète. À propos du ciel, d’abord : il s’assombrissait bien que la chaleur moite persistât, mais tout pouvait changer très vite ; de ma mémoire, ensuite : je ne savais pas si je me souviendrais précisément du lieu de la rencontre ; de l’incertitude de leur présence, enfin : j’aurais l’air fin à chercher mes deux « vieilles gouines » si elles ne venaient pas ! Mais, après tout, ça ne concernait que moi. Personne d’autre n’était au courant, à part Andréa, à qui j’avais raconté l’anecdote quand elle m’avait appelée le matin (et une certaine complice, mais les deux sont comme mes sœurs…).
Je suis arrivée en avance. Le ciel ne s’était pas éclairci, la température n’était pas tombée, l’air était lourd et humide, la mer toujours tiède. Le sac de plage m’encombrait, mais j’ai ôté ma robe dès la limite passée. Un soulagement. J’ai hâté le pas, soucieuse de repérer l’endroit hypothétique de mon rendez-vous. Je l’ai raté. Je suis revenue sur mes pas. Je me suis retournée, indécise, et soudain je les ai vues. Elles étaient déjà là, m’avaient aperçue et s’interrogeaient sur mon manège. Peut-être hésitais-je à les retrouver. Elles s’étaient levées pour en avoir le cœur net. Mon expression de joie les a rassurées.
Je les voyais me regarder tandis que je trottinais vers elles. Elles observaient mes seins qui ballottaient allègrement et je sentais mes tétons qui durcissaient. Quand je les ai rejointes, ils pointaient et ma chatte mouillait. Elles m’ont accueillie sans se séparer, en me tendant chacune leur bras libre. Je me suis laissé enlacer étroitement, mes lolos gonflés contre leurs loches tombantes, le temps d’un concert de bises affectueuses qui a duré juste assez pour que leurs mains palpent mes fesses. Puis, nous nous sommes installées comme si de rien n’était, pour ne pas attirer l’attention des quelques voisins et voisines qui baguenaudaient encore sur la plage.
Nous avons échangé les mêmes banalités d’usage que la veille. Nous nous sommes félicitées de savoir bénéficier des derniers sursauts de la canicule. Nous avons fait trempette, chahuté dans l’eau, pissé au ras des vaguelettes, rincé la chatte à la volée, convenu que rien ne remplaçait un bain sans maillot, et remis les pieds sur le sable pour nous sécher, car la différence de température se faisait désagréable après le coucher du soleil.
Bizarrement, je n’avais pas envie de me branler, et elles ne manifestaient aucun désir de me voir le faire. Assises en rond, les genoux ouverts sur la croisée de nos cuisses, la natte sous les fesses et la serviette sur les épaules, nous exhibions nos nudités intimes en papotant de tout et n’importe quoi comme de vieilles copines. De fil en aiguille, nous en sommes venues à nous raconter nos vies, sinon par le menu, au moins dans leurs grandes lignes. Je ne leur ai pas confessé tous mes vices, mais j’ai cité ma relation avec Andréa et confirmé mon plaisir d’être vue.
De leur côté, elles m’ont appris qu’elles s’étaient connues par le Minitel (!). Gisèle était secrétaire dans une société que Martine démarchait comme commerciale d’une autre. Ce n’est qu’après leur correspondance érotique et leur premier rendez-vous qu’elles ont su l’une et l’autre que leur interlocutrice professionnelle était lesbienne. Comme quoi, les messageries coquines étaient bien utiles à l’époque pour rapprocher les âmes-sœurs. Sinon, leur idylle ne se serait jamais réalisée.
Elles ont vécu quelques années ensemble dans une grande ville, mais elles étaient en butte aux ragots et aux vexations du voisinage. Elles ont déménagé dans un village de la région, et y vivent tranquillement depuis. Tout le monde les connaît comme gouines, sans que cela pose de problème. Elles se sont pacsées dès que possible. Elles le sont restées, le « mariage pour tous » étant arrivé trop tard pour les satisfaire, selon elles. Par une coïncidence amusante, elles habitent dans les environs d’un établissement huppé, combinant hammam, sauna, relaxation, massages, que j’avais visité. Elles le connaissaient de nom. Je leur ai conseillé de le découvrir de l’intérieur.
Nous étions loin de nos centres d’intérêts communs en digressant sur ces tranches de vie, le hammam évoqué nous y a ramenées. Elles se sont désolées de ne pas avoir eu l’agrément de mieux étudier ma morphologie, et pour ma part, j’ai exprimé mon regret de n’avoir pu me faire une idée plus précise des leurs. Mais l’heure ne se prêtait pas à combler nos lacunes. La nuit était tombée, amenant avec elle obscurité et fraîcheur. Une exhibition réciproque sur la plage s’avérerait aussi décevante qu’inconfortable, sans parler du petit creux que ressentait mon estomac.
Une impulsion m’a prise, je les ai invitées. Il ne servait à rien de rester là, il était déjà tard, il leur fallait plus d’une heure pour rentrer chez elles. Pourquoi ne pas dîner et passer la nuit chez moi ? Nous pourrions suivre nos penchants en pleine lumière. Elles ont protesté pour la forme, puis ont accepté sous réserve de payer le restaurant. En nous rhabillant, j’ai remarqué qu’elles mettaient une culotte. L’usage de cet accessoire superflu m’a étonnée sans le dire.
Nous avons fait un crochet afin qu’elles garent leur voiture dans ma rue. Au resto, trop plein pour être servies en terrasse, je me suis trouvée devant un dilemme : soit relever ma robe et risquer de laisser une trace sur le coussin, soit risquer une tache tout aussi évocatrice sur ladite robe. Martine a analysé la situation en un clin d’œil et m’a fait passer un mouchoir avec un petit sourire. Discrètement glissé sous mes fesses, il sauvait les apparences tant que je ne l’oubliais pas en me levant. Gisèle l’a récupéré à la fin du repas, « en souvenir »…
À la maison, nous avons fait le tour du propriétaire en tenue d’Ève. Elles ont émis le souhait de prendre une douche. Je les ai priés de n’en rien faire afin que nous conservions nos odeurs naturelles. Elles l’ont admis volontiers, mais ont précisé dans un rire que ce serait « à mes risques et périls ». Je leur ai retourné le compliment et leur ai proposé de passer tout de suite au salon pour nos explorations visuelles, tactiles et donc, olfactives. La température extérieure avait trop baissé pour nous livrer à ces petits jeux dans le jardin.
Je suis passée la première, à leur demande. Elles m’ont tourné autour, soupesé les seins, tâté les fesses, examiné les aréoles, reniflé les poils des aisselles, ébouriffé la touffe, palpé les reins, le ventre et les cuisses. J’avais l’impression d’être une vache au marché. Tous ces frôlements, ces attouchements, ces papouilles, faisaient monter mon excitation. Ma poitrine palpitait et gonflait, mes tétons se tendaient et me tourmentaient. Des frissons me prenaient le pubis et me parcouraient du coccyx à la nuque. J’aurais pu compter les pulsations qui inondaient ma chatte. Je n’espérais qu’une chose : qu’elles s’en emparent !
Au lieu de cela, elles ont préféré inspecter d’abord mon cul. C’était plus troublant que gênant, et surtout délicieusement obscène. Pour leur être agréable, je me tenais penchée en avant, les mains sur les genoux, la croupe cambrée et les jambes écartées. Mes lolos pendaient, bien sûr, ce qui a incité Gisèle à esquisser le geste de me traire. Sont-ce mes yeux qui l’ont encouragée ? Elle a tiré sur mes globes en pressant sur la glande pour les allonger. Si j’avais eu du lait, il serait sorti ! Un copain de jeunesse était chevrier, il lui avait appris, m’a-t-elle confié. C’était très réconfortant : après la vache, la chèvre ! Mais après tout, puisque je me comportais comme une cochonne…
Elles se sont quand même intéressées enfin à ma partie pile. Je ne savais qui ouvrait ma raie ni qui la parcourait du doigt. Je pouvais cependant imaginer le spectacle que je donnais en sentant les mains crispées dans le gras de mes miches et l’ongle ou la pulpe qui titillait tour à tour mon cratère. Quant à l’état de la moule épanouie et gluante que je leur exposais, je n’ai eu aucune peine à me le représenter. Mais elles ne la touchaient toujours pas. Pourtant, elles observaient d’assez près mon fondement pour distinguer sur mon périnée une marque ténue, dernier vestige de ma cicatrice d’épisiotomie, et m’en faire la remarque.
J’ai confirmé leur supposition d’un accouchement un peu difficile. Ce fut la seule fois où leur bonhomie naturelle s’est assombrie. Elles n’avaient eu, dans leur âge fertile, ni la licence ni les moyens d’une gestation médicale. Elles avaient essayé, l’une et l’autre, les voies naturelles, avec le chevrier justement, sans en retirer un succès ou, encore moins, un plaisir. L’adoption n’étant pas possible, elles s’étaient résignées, à leur cœur défendant. Pour tenter de détendre l’atmosphère, je leur ai raconté ma rééducation périnéale qui m’avait ouvert les yeux, par la vulve, sur les effets potentiels d’un doigt de femme dans le vagin.
Mais, dans cet intermède, je m’étais redressée, l’évocation de la maternité avait suscité plus de nostalgie que de désir, l’ambiance érotique s’estompait. Nous avons tacitement convenu d’une pause. La liqueur « maison » d’une lointaine cousine vint à propos ranimer la flamme en réchauffant les corps et déridant les sens. Le premier petit verre fit renaître les sourires, le deuxième ramena la gaîté. Le troisième servit de bain aux tétons, l’ambre du spiritueux et sa viscosité sucrée nous incitant à le savourer de façon moins conventionnelle. La dégustation tourna à l’avantage de mes invitées, la couleur de leurs pointes de sein s’accordait mieux avec celle du liquide et l’avachissement des poitrines en favorisait le trempage. Les miennes, trop courtes et trop hautes, m’obligeaient à renverser le godet pour les enduire.
Sucer un vieux téton – c’était ma première expérience en la matière – ne diffère guère de sucer un téton jeune. Même sensation sur les lèvres, même douceur sous la langue, il n’y a que la consistance qui change. Et encore n’est-t-elle qu’un peu plus souple, un peu moins tendue. Non, la vraie spécificité saute aux yeux par l’aspect fripé des aréoles, sombres et étroites, plissées comme la peau sur un sein amaigri, témoignage d’une ancienne splendeur qui rend plus touchantes les caresses données et reçues. Un sentiment redoublé, d’ailleurs, tant les mamelons de mes compagnes présentaient une apparence semblable.
Peut-être quarante années de vie commune, la sensualité partagée, les épreuves subies et les joies dispensées, entraînent-t-elles la similitude des corps et des attitudes. Ou l’amour se fait-il mimétisme physique autant qu’affectif ? Mes vieilles amantes (au sens de Brel) se ressemblaient comme deux sœurs, silhouettes identiques de fine corpulence et de poses avenantes. Un visage ridé, mais des yeux rieurs, clairs chez l’une, noirs chez l’autre. Un ventre sans plis marqués et peu de vergetures, faible consolation d’une maternité déçue. Les fesses étaient tombantes, sans excès toutefois ni mollesse outrageuse. Le soin qu’elles portaient à leur corps rachetait en partie la rançon de leur âge, et lorsqu’elles embrassaient, leur bouche malicieuse avait su garder intactes l’agilité des lèvres et celle de la langue.
Leurs baisers sur mes seins ont surpris mon attente par leur légèreté et leur délicatesse. La liqueur s’étalait autour de mes tétons, recouvrant l’aréole et bavant au-delà. Des gouttes paresseuses s’épanchaient sous mes seins. Martine sur un bout et Gisèle sur l’autre, elles ont tout léché d’une pointe mutine qui me faisait frémir. Me laissant lutiner sans honte de gémir, je tenais contre moi leurs chères têtes blanches qui me distribuaient, avec plus de science, les caresses subtiles qu’une semaine avant d’autres, plus jeunes et foncées, m’avaient déjà données. Nonobstant les frissons qui montaient de mon ventre, j’aurais bien accepté qu’elles ne cessent pas leur sensuel léchage. Ce n’était pas leur vœu.
Comme mes mamelons, ma chatte était mouillée, mais pas de leurs salives. Pas encore, pensais-je, lorsque, d’un doigt prudent, on explora ma fente. Je me trompais. Martine m’a quittée pour aller s’allonger, les jambes écartées, sur mon divan dont la housse conserve les traces explicites de nombreuses branlettes, communes ou solitaires. Gisèle à son tour s’est détachée de moi et, me tenant la main, m’a conduite devant le sexe de sa femme. La vulve était ouverte, quelques rares poils gris en parsemaient le mont. Ce sexe presque glabre qu’on eut dit de gamine, n’était les fortes lèvres longues et chiffonnées qui encadraient la fente, s’offrait sans équivoque.
En mépriser le don eut été incorrect. Ma bouche s’est posée sur cette fleur fanée dont le cœur suintait d’une infime rosée. Mon nez l’a reniflée, ma langue l’a goûtée, mes papilles ont testé l’acide aridité et confirmé sans faute la cause du parfum qui prenait mes narines. Effluves de marée, odeur faible de pisse, le vagin exhalait la vérité triviale de glandes amoindries et de muscles affaiblis. Cette sincérité, dénuée de tout fard, m’a émue et troublée. J’ai plongée, attendrie, dans ces fragrances franches. J’ai salivé les plis, j’ai exploré le con, débusqué le clito, aspiré son bourgeon, touillé dans la minette, exalté ses saveurs, obtenu le succès de l’orgasme espéré, et recueilli les gouttes qui en disaient l’acmé.
Tandis qu’avec ferveur je gougnottais Martine, Gisèle agenouillée me léchouillait la chatte. Son objet n’était pas de me faire jouir, mais de me préparer à de nouvelles fêtes. Alternant coups de langue et longue inspiration, elle humait et testait mon cul comme mon con, sans se priver non plus d’en commenter les relents et bouquets. Je me sentais couler et voulais davantage. Elle m’a retournée pour embrasser mes seins, maigre satisfaction pour moi, mais qui n’était pour elle qu’un entracte, avant de me pousser doucement à m’allonger, renversée sur le dos entre les bras que me tendait Martine.
Mes fesses sur son ventre, ses mains sur ma poitrine, je me suis abandonnée à son étreinte maternelle. J’ai laissé ses genoux venir entre mes cuisses et me les écarter sans que je m’y oppose. L’intention était claire : elle m’offrait à sa femme comme celle-ci l’avait offerte à moi. Gisèle fixait ma fourche, les yeux aussi brillants que ses lèvres maculées de mes sucs. Elle ne s’y jeta pas dessus, cependant. Elle prenait son temps. J’étais bien. Les paumes de Martine pressaient mes seins, ses doigts jouaient avec mes mamelons. J’ai toujours adoré ces caresses, j’en éprouve un sentiment de bien-être et de réconfort, un simple contact sur mes globes m’émeut. Dans cette douce étreinte, je fondais…
Autre contact, autre endroit, autres doigts : ceux de Gisèle redessinaient ma vulve. Ils en dépliaient les nymphes, en repoussaient les lèvres, en écartaient la fente pour mieux rendre visible le fourreau vaginal. L’un d’entre eux s’y noyait, puis son frère. À deux, ils avançaient ou bien se reculaient, se pliaient en crochet pour tâter la muqueuse, cherchaient l’ondulation trahissant le point G, tournaient et retournaient sans s’accorder de trêve. Je ne respirais plus, attentive aux chemins tortueux qu’ils prenaient. Je retenais mon souffle dans l’espoir que l’apnée retarde leur victoire. Effort bien inutile, ils sont sortis avant, tout englués de mouille.
Leur retrait m’a frustrée et j’ai failli me plaindre. Leur retour m’a surprise, mon ventre a tressauté. Mes fesses ont décollé du pubis de Martine dont j’écrasais le buste par ma pose lubrique. Sans me le reprocher, elle m’a supportée, simplement, en comprimant mes seins, cette fois durement. J’ai crié de bonheur en m’ouvrant encore plus aux doigts qui reprenaient leurs patientes recherches. C’était à l’extérieur qu’ils procédaient, maintenant, plus nombreux et groupés en deux équipes. L’une se concentrait sur le haut de ma fente, l’autre vers le bas.
La première a visité mon trou à pipi, la seconde a étiré mon entaille. Des doigts pesaient sur ma commissure, des ongles m’agaçaient le méat. Chaque sursaut que provoquaient ceux-ci augmentait l’élongation de ma vulve. Et j’en redemandais ! Aux frissons qui me traversaient correspondaient de nouvelles coulées. Mon orgasme était proche, je n’allais plus lutter. Mais le jeu a changé, les uns sont remontés, les autres descendus. Clito et périnée sont devenus leurs cibles. Et le court intervalle de leur déplacement a été suffisant pour suspendre le charme malgré mes nerfs noués et mon corps impatient. Ah, j’en aurais pleuré !
Martine, pourtant, tentait de me calmer par de petits bisous que sa bouche câline dispensait dans mon cou. Gisèle aussi voulait me rassurer par de douces paroles, sans toutefois nier qu’elle faisait durer à plaisir mon désir tant elle était heureuse d’exercer ses talents sur ma belle jeunesse. Étrange compliment, et très exagéré pour qui a, comme moi, quelque peu dépassé neuf lustres de printemps ! J’en ai ri, je l’avoue, mais elle était sincère, et ma lubricité s’est muée en tendresse. J’ai oublié ma chatte avide de caresses. J’ai oublié mon cul, j’ai oublié mes seins, tous bien aussi avides. J’ai oublié mon corps avide de jouir, et j’ai ouvert mes bras pour qu’elle s’y blottisse.
Le canapé est solide, il l’a déjà prouvé. Nos trois personnes, dont j’étais la plus lourde, ne lui faisaient pas peur. À lui non, mais la pauvre Martine se retrouvait coincée sous l’embrassade affectueuse dont j’entourais Gisèle. Elle s’en est effrayé avec un humour qui a transformé ce moment d’amour spontané en gaminerie joyeuse. Peut-être par pudeur, au fond.
Nous nous sommes réinstallées, serrées l’une contre l’autre, pour mêler nos bouches aussi confortablement que possible, et c’est moi qui me suis retrouvée dessous. La communion de nos peaux nues annulait les différences d’âge, ne gardant que la sensualité d’un corps contre corps de femme à femmes, propre à réveiller une libido un instant assoupie. Seule Martine avait eu son content passager de jouissance. Gisèle m’avait rendu folle d’un désir inassouvi que je voulais lui rendre. Je l’ai invitée à venir chevaucher mon visage. Elle n’a pas dit non.
Ses cuisses fines et brunes encadraient ma figure. Les miennes, plus pulpeuses, s’ouvraient à sa compagne. Son petit cul fripé me dominait tandis qu’elle repliait mes genoux, sans doute pour lui offrir une cellulite dont je n’avais pas honte. Ses nymphes inégales pendaient devant mes yeux. Je les voyais bouger dans le bruit léger d’un baiser passionné entre Martine et elle. Ma nuque s’est redressée, mon nez s’est fiché entre ses fesses, j’ai happé ses longues lèvres trop tentantes et j’ai glissé ma langue aussi loin que j’ai pu. Je ne voulais plus me venger de ma frustration, le besoin de la faire jouir m’emportait.
Je respirais un fort parfum de musc et de notes poivrées à même sa rosette. Je goûtais dans sa chatte un suc fluide et salé à fort relent d’urine. Je découvrirai leur odeur « à mes risques et périls », avaient-t-elles ri. Je n’ai jamais eu le dégoût de la pisse, les jeux d’urolagnie ne me répugnent pas, contrairement à d’autres. Connaître une amante dans sa vérité naturelle m’enchante, et là, j’étais comblée. Loin de me détourner de son cul et son con, je me suis empressée de coller plus à l’un et plonger plus dans l’autre. J’ai senti sous mes mains accrochées à ses hanches, les muscles se détendre, comme si, jusqu’ici, elle avait eu la crainte que ses rudes fragrances découragent mes soins.
L’activité redoublée de ma bouche et de ma langue a dissipé ses dernières appréhensions et pleinement rassurée elle s’est allongée sur moi pour dévorer ma chatte dans un « 69 » dont elle a le secret. Elle ne tétait pas mon clito, elle le ventousait, extirpant mon bouton à vouloir l’arracher. Sa main pendant ce temps me forçait le vagin. J’étais écartelée et fistée à la fois. Et ce n’était pas tout. Usant de sa science et de son expérience, elle fourrait encore mon anus à trois doigts. La surprise, un instant, m’a déstabilisée, mais je me suis reprise. J’avais quelque savoir dans ce genre de jeux, quoique je fusse, à ses yeux, benjamine. Elle avait l’avantage d’être au-dessus de moi, mais le désavantage d’offrir à ma portée ses deux trous de plaisir. Je n’allais pas me laisser surclasser sans combattre, non mais !
Nous servant de nos doigts, nos lèvres, notre nez, notre langue, et n’évitant aucune partie des plus sensibles zones de nos intimités, nous avons lutté longuement, chacune s’efforçant de remporter la joute que Martine arbitrait. Je dois le reconnaître, Gisèle a gagné. J’ai joui, plusieurs fois. Mais je n’ai pas cédé aux torpeurs de l’orgasme. Je me suis accrochée, bec et ongles, pour déclencher le sien et faire jaillir d’elle un geyser étonnant qui m’inonda la face d’un liquide abondant où le flux sexuel n’était pas dominant. Qu’elle ait pissé sur moi me donnait ma revanche.
Un ange aux ailes humides n’a fait qu’un bref passage. Suffisant toutefois pour me donner la pensée que Gisèle pouvait être confuse de la faiblesse de sa vessie. J’ai crié mon besoin de vider incontinent la mienne, et j’ai eu le plaisir d’un encouragement pressant à le faire. J’ai lâché ma miction avec soulagement pour la plus grande joie de mes rouées complices, ce qui fut le point d’orgue de nos épanchements. La suite s’est passée en caresses et tendresses. Nous étions toutes trois trempées jusqu’aux oreilles, Martine ayant reçu très équitablement sa part. Mais nous sommes restées encore un bon moment à nous câliner et à nous bécoter pour nous remercier l’une l’autre des bonheurs sans réserve échangés entre nous.
Ma housse était fichue, certes, ou en tout cas bonne pour la laverie automatique (dans ces cas, j’évite le pressing du coin pour des raisons évidentes), mais, comme dit la pub, nous le valions bien. J’avais moins de soucis pour le divan lui-même : il y a belle lurette qu’une alèse le protège. Une douche, néanmoins, n’était pas inutile. Nous la prîmes ensemble, faisant savon commun et savonnage mutuel. Pour le dos, c’est banal, et rien plus qu’amical. Pour les parties intimes, c’est toujours une preuve de la grande affection dont témoigne une amante envers celle qui vient de la faire jouir. Ici, je le devais, pas à une, mais à deux.
Je le fis, dès que j’eus exaucé le souhait de Martine. Spectatrice attentive autant qu’adjointe active de mes débordements, le goût de ma minette lui avait échappé dont pourtant les senteurs l’avaient fort attirée. Elle voulait déguster mes saveurs mélangées, quoi de plus naturel ? J’eusse été égoïste de le lui refuser. Elle m’a gougnottée à son tour avec application pour nettoyer ma vulve du clitoris au con, et même a ajouté de gentilles léchouilles dans ma raie que Gisèle lui maintenait ouverte. Ce ne fut pas l’orgasme – j’étais trop épuisée – mais un plaisir sensible et doux que j’ai apprécié à sa juste valeur. Son baiser, qui suivit, avait tous les délices d’une bouche chargée des plus séduisants sucs.
Nos ablutions faites, nous n’avions plus rien à nous cacher. Nous étant reconnues égales en cochonnes grivoiseries et, à l’inverse du poème, nous étant déjà aimées comme bon nous semblait, nous avons devisé en toute liberté pour finir la soirée. Je leur ai confessé mes vices et mes fantasmes, elles m’ont raconté d’égrillardes histoires qu’elles avaient vécues. Je leur ai confié mes espoirs et mes doutes, elles m’ont révélé les secrets de leur couple. J’ai parlé des bobos gynécos qu’il m’arrivait d’avoir, elles m’ont avoué les aléas du corps quand l’âge impose des contraintes que la jeunesse ou la maturité ignore, telles que l’obligation du port d’une culotte, par exemple, par simple précaution et mauvaise expérience…
La nuit était bien avancée quand nous avons décidé de nous coucher après un dernier petit verre, savouré celui-ci dans les formes usuelles. J’ai proposé ma chambre à mes invitées. Le lit est large, elles y seraient à l’aise, y retrouveraient mon odeur et pourraient y dormir nues. La chaleur persistante à l’intérieur déconseillait les chemises de nuit, elles en ont volontiers convenu. Pour achever de vaincre leurs scrupules, j’ai argué d’une règle de conduite ancrée dans mes principes : il est malsain d’enfermer sa chatte sous un quelconque linge lorsqu’on dort. Il faut que la vulve respire, quelles que puissent être les éventuelles conséquences. « À mes risques et périls », ai-je conclu en déclenchant un rire qui emporta leur accord. Nous nous sommes séparées sur un ultime baiser et je me suis retirée dans la chambre de ma fille pour respecter leur intimité.
Elles sont parties le lendemain matin. Ce soir de plage avait été pour elles comme pour moi un merveilleux intermède dans nos vies quotidiennes. Le renouveler abolirait le charme, nous en étions conscientes. Son souvenir précieux embellira affectueusement, sans plus, nos prochaines rencontres.
J’ai tout de même fait un curieux rêve cette nuit-là. J’étais une petite fille, je courrais toute nue sur la plage. Gisèle et Martine, jeunes, et nues elles aussi, me surveillaient tendrement. J’avais deux mamans !