Une Histoire sur https://revebebe.pages-perso.free.fr/
n° 22069Fiche technique23730 caractères23730
3939
Temps de lecture estimé : 16 mn
23/10/23
Résumé:  Après le défilé il faut bien retirer les maillots
Critères:  ff fff fhh fbi poilu(e)s plage forêt nudisme odeurs intermast fdanus journal
Auteur : maudmoder            Envoi mini-message

Série : De toutes les couleurs

Chapitre 05 / 05
Après le défilé

Résumé des épisodes précédents :

Maud est embarquée dans une après-midi de body-painting




Nous nous sommes toutes retrouvées autour d’un verre de Pineau. Je remerciais Solange et Ingrid, surtout Solange, pour le magnifique travail qu’elle avait réalisé sur moi et aussi, bien sûr sur les autres. Elles étaient toutes les deux resplendissantes dans leur tenue de métal qui n’avait pas un seul accro. Nous nous embrassâmes, en prenant bien soin de ne pas toucher nos maillots, ce qui nous donnait un air guindé, peu en accord avec la situation.

Certaines étaient déjà sous la douche et l’eau avait des couleurs d’arc-en-ciel. Les teintures ne semblaient pas être trop difficiles à nettoyer, mais nécessitaient quand même des frictions répétées et parfois appuyées.

Je m’étais un peu éloignée, pour appeler Élodie. Elle décrocha à la première sonnerie, comme si elle avait été suspendue au téléphone.



Je me sentis rougir comme une gamine, presque de la couleur du maillot.



S’en est suivi une succession affligeante de banalités, comme si ni l’une ni l’autre ne pouvaient aller plus loin dans son discours. La conversation qui ne progressait qu’avec des silences et des non-dits ne pouvait évidemment pas s’éterniser, et ce d’autant moins que Chiara vint me rejoindre presque en courant. Son maillot, avec les fleurs bleues qui recouvraient les aréoles, accentuait la grosseur de sa poitrine et le ballottement de ses deux masses de chair oblongues.



Je dois dire que cela suscita, de ma part, immédiatement, une certaine méfiance.



L’idée était, somme toute, intéressante et amusante, mais les modalités pratiques m’inquiétaient un peu.



Et elle éclata de rire. Je n’étais pas très fière en prenant mes affaires. La traversée du parking pour atteindre la voiture fut une épreuve. Je sentais le regard de Denis fixé sur mes fesses qui se balançaient. Il me vint même l’idée, un brin perverse, d’accentuer le déhanchement pour les rendre encore plus mobiles. Je résistai cependant à une tentation trop provocatrice dont je risquais de ne pas maîtriser les conséquences. Chiara installa deux grands draps de bain sur les sièges et nous posâmes délicatement nos fesses, en évitant tout mouvement de frottement. Je m’étais résolue à participer à cette petite aventure et j’y trouvais même un certain plaisir. Paula s’approcha de la voiture et prit quelques photos des deux folles qui allaient prendre la route dans cette tenue. Chiara était excitée comme une puce et n’arrêtait pas de parler. Je n’avais évidemment jamais conduit nue. Je roulais avec la plus grande prudence et ne prenais aucun risque. Chiara me dit, en éclatant de rire :



Je me suis surprise de ma réponse, comme si j’avais assimilé la situation à un comportement normal. La route se passa sans aucun incident. Le parking de la plage n’était qu’à moitié vide, ce qui signifiait donc qu’il y avait encore pas mal de monde près de l’océan. En sortant de la voiture, nous avons inspecté nos fesses, la peinture avait étonnamment bien résisté au trajet. Il n’y avait qu’un seul petit éclat sur le bas de la fesse droite de Chiara, qui pouvait facilement passer inaperçu, si elle ne se penchait pas trop. En inspectant mon maillot, elle passa doucement et longuement sa main sur mes fesses, ce qui était parfaitement inutile, il n’y avait aucun tissu à palper, juste ma peau.


La traversée du parking ne présentait pas de risque particulier. Une famille remontait de la plage, mais elle était restée assez éloignée. Il restait, par contre, une épreuve importante : il fallait traverser la route. C’était la route du littoral qui longeait la côte et desservait les plages, avec un trafic encore relativement important. Il eût été dommage de provoquer un carambolage en série. Denis s’avança courageusement pour ralentir les voitures et nous traversâmes tranquillement sans avoir provoqué ni remarque ni émeute.


Nous avions choisi de descendre à travers les pins, et non pas par le chemin de sable, afin de limiter les rencontres, avant la plage naturiste. Chiara marchait devant, elle avait de belles fesses bien rondes qui se dandinaient presque voluptueusement. J’entendais les pas de Denis derrière moi, j’étais certaine qu’il devait avoir les yeux pédonculés sur mon gros cul, que je sentais se trémousser mollement à chacun de mes pas. À l’occasion d’un léger faux pas qui me déséquilibra légèrement, je me retournai.


Denis avait retiré son vrai maillot. Il avançait, nu, le sexe dressé, bien droit, le gland cramoisi. Chiara se retourna aussi et nous nous sommes retrouvées toutes les deux, face à lui, nullement troublé par nos regards, mais au contraire stimulé d’exposer son membre en pleine érection.



Chiara ne parlait pas d’indécence, mais de délivrer Denis d’une tension qui pouvait devenir douloureuse. Elle s’approcha et saisit le sexe doucement entre deux doigts. Elle le connaissait suffisamment pour savoir qu’il ne résisterait pas longtemps à ses caresses. Je jetai, malgré tout, un coup d’œil aux alentours, pour m’assurer qu’il n’y avait personne. Je savais, cependant, qu’une présence étrangère ne les aurait pas arrêtés et même stimulés. Denis avança une main pour prendre un sein de Chiara.



Elle commençait à faire des va-et-vient sur la queue turgescente. Denis se cambrait, le regard fixe sur la main qui caressait son sexe. Par moment, il se crispait, sans doute pour prolonger la sensation, avant que le plaisir ne fasse jaillir sa semence. Il avait quelques tremblements dans les jambes, annonçant l’imminence de l’éjaculation. La scène ne me laissait pas indifférente. Je sentais mon clitoris qui gonflait et mes lèvres s’imbiber d’une impudique humidité venue de mon vagin lubrifié. Je risquais d’endommager gravement mon maillot. Comme si Chiara l’avait perçu, elle accéléra le rythme de sa masturbation. Elle me prit la main droite et la posa à côté de la sienne sur la verge rigide. L’effet fut immédiat, un flot de sperme épais et visqueux nous recouvrit les doigts. Ni l’une ni l’autre, nous n’avons lâché le membre, qui restait incroyablement raide. Denis récupérait doucement d’un orgasme non programmé. Je finis par lâcher prise, ne sachant pas trop quoi faire des doigts poisseux. Chiara s’en empara, et les lécha un à un, avant de faire de même avec les siens. Je n’avais pas vu venir l’action, mais Chiara s’approcha pour déposer ses lèvres sur les miennes, un baiser au goût de sperme qu’elle amplifia en glissant sa langue contre la mienne. Je ne reculais pas et j’allais jusqu’à lui rendre le baiser, en rentrant ma langue dans sa bouche encore engluée du liquide blanchâtre, j’en pris même du plaisir. Je sentis un doigt inquisiteur entre mes cuisses, qui explora rapidement ma vulve inondée.



Elle accompagna ma main sur son sexe, dont le suintement glissant était équivalent au mien. J’allais m’attarder sur sa fente, mais elle retira les doigts explorateurs. Denis ne disait rien, il avait à peine débandé. Nous reprîmes le chemin de la plage, le soleil commençait à décliner et donnait une couleur jaune à l’atmosphère encore chaude. Il y avait peu de monde. Pas très loin, un couple nous regardait, l’air presque réprobateur de voir deux femmes en maillot sur une plage naturiste. Par contre, ils ne paraissaient pas offusqués par le sexe de Denis qui avait déjà retrouvé une rigidité éhontée. Ils se rapprochèrent doucement. Chiara et moi, nous les observions sans en avoir l’air. Nous avions décidé de retirer nos maillots, lorsqu’ils seraient à une bonne distance, pour jouir totalement du spectacle de voir disparaître un tissu inexistant. Il n’y avait personne d’autre, dans les environs immédiats, qui aurait pu s’intéresser à nous. Un vieux couple marchait, en s’éloignant.


Le mari du couple, sans doute encouragé par l’état de Denis, ne dissimulait pas un sexe en demi-érection, qui atteint rapidement le stade de belle raideur. Cet état ne semblait pas choquer sa femme, qui souriait en nous regardant. C’était une petite brune très bronzée avec des cheveux au carré. Elle avait un visage ouvert, sans grande particularité en dehors d’une bouche large, un peu disproportionnée, qui avait sûrement déjà dû susciter quelques commentaires graveleux. Elle avait des seins pointus, avec des mamelons complètement rentrés, ce qui formait des petits trous sur les bouts. Un ventre un peu rond et un sexe entièrement dissimulé sous une épaisse et abondante toison brune qui allait jusqu’à envahir le haut des cuisses. Lors d’un mouvement, je constatai qu’elle avait aussi des poils sous les aisselles, ce qui était une vraie rareté. Nous décidâmes de commencer notre effeuillage. D’un commun accord, nous avons débuté par la culotte, pour que l’eau colorée ne coule pas du haut vers le bas. Nous avons éclaté de rire de concert, Chiara et moi, en voyant leur tête. Ils s’étaient suffisamment rapprochés, pour pouvoir profiter de notre numéro de strip-tease. Nous nous frictionnions les fesses avec détermination et entrain. Le maillot disparaissait progressivement, ou plutôt semblait fondre, la couleur coulait sur les cuisses. Nous nous plongions régulièrement dans l’eau, qui n’était malheureusement pas très chaude. Cette fraîcheur avait l’avantage de calmer mon clitoris, lorsque j’attaquais le nettoyage de ma vulve. Ce n’était pas si simple, la teinture collait un peu aux lèvres et je voyais Chiara en prise avec le même problème. Nous avons fini par nous aider mutuellement, et chacune s’occupa soigneusement du sexe de l’autre. Ce ne fut pas sans conséquence, mon clito reprit de la vigueur, malgré la fraîcheur de l’eau, d’autant plus que Chiara insista inutilement, en riant, certaine du résultat. Les culottes disparues, nous passâmes au soutien-gorge. Cela nous donna l’occasion de soulever longuement nos seins pour effacer la couleur. La poitrine de Chiara était très lourde et, rapidement, ses petits tétons se dressèrent au milieu d’une aréole toute fripée, et ce n’était pas dû qu’à la fraîcheur de l’eau. Mes mamelons étaient aussi presque maltraités par les doigts de Chiara pour retirer toute la teinture des petites aspérités de ces excroissances de chair si sensibles. Ils s’étaient étirés et chaque passage des doigts de Chiara déclenchait une petite décharge électrique, qui accentuait l’excitation.


Les trois spectateurs, à quelques mètres, ne perdaient pas une miette du spectacle que nous leur offrions. Denis et l’autre homme avaient développé une érection qui devenait impressionnante, tellement leurs membres étaient tendus. La petite brune regarda autour d’elle, sans doute pour s’assurer de la tranquillité de la zone. Elle vint se placer entre les deux hommes et saisit un sexe dans chaque main. Je vis clairement le mari tressaillir et sourire. Lentement, elle promena sa main sur les verges turgescentes. Denis se cambra et osa porter une main sur le sein gauche de la jeune femme. Le mari en fit autant pour le droit. Je regardais, avec attention, les tétons qui semblaient ne pas sortir de leur cachette, bien qu’elle manifestât des signes évidents de plaisir pour ces caresses. Les mains de la jeune femme faisaient de lents allers-retours sur les sexes tendus. Chiara s’approcha et me demanda de lui caresser les seins. Toucher ces deux masses de chair douce et moelleuse était d’une incomparable sensualité. Ses petits tétons ne grossissaient pas, mais les aréoles se contractaient et devenaient grumeleuses. Elle se rapprocha un peu plus et saisit mes seins pour les frotter contre les siens. Mes pointes, quant à elles, ne cachaient pas leur érection, et avaient presque doublé de longueur. Elle me dit à l’oreille :



Elle pinça violemment mes mamelons, je ne pus retenir un petit cri, mais cela déclencha une onde de volupté. Elle se détacha, me prit la main et nous nous sommes rapprochées du trio. Chiara avança ma main vers le sexe poilu de la jeune femme.



L’échange était totalement décalé et improbable. Lilia me répondait normalement alors qu’elle masturbait deux hommes en même temps et que je commençais à fourrager dans sa toison. Ses poils étaient longs et denses. Je passais ma main à plat pour commencer et je sentais déjà combien ils devenaient collants et visqueux de sa cyprine. Je passais un doigt à travers cette barrière pileuse pour atteindre une zone inondée dont je pouvais percevoir le petit clapotis, lorsque les lèvres étaient stimulées. Le clitoris, très dur, était petit et complètement dissimulé sous les chairs suintantes. Lilia me fixait les yeux grands ouverts. J’avais l’impression qu’elle implorait une délivrance. Je retirais ma main pour laisser la place à celle de Chiara. Je ne résistai pas au plaisir de profiter de ses senteurs. La cyprine était épaisse et filante avec un mélange de parfums de sexe de femme un peu acide et de pipi, c’en était presque enivrant. Au moment où Chiara commençait à fouiller le sexe de Lilia, les deux hommes éjaculèrent presque en même temps. Denis, déjà sollicité, ne fut pas le plus productif, par contre, le mari de Lilia nous gratifia de trois abondantes giclées qui vinrent s’écraser sur les cuisses de Chiara. J’ai cru que Lilia allait défaillir, mais son homme la retint et, saisissant un bras et une jambe, il demanda à Denis de faire de même. Ils la soulevèrent sans difficulté. Lilia nous était exposée, offerte, presque à l’horizontale, les cuisses largement ouvertes sur sa fourche embroussaillée.


Sans nous concerter, Chiara et moi nous approchâmes entre ses jambes. J’introduisis deux doigts dans un vagin inondé et gluant. Chiara se mit à frotter frénétiquement le haut de la fente et le clitoris. Lilia avait encore les yeux grands ouverts, comme si elle voulait profiter de l’excitation qu’elle-même nous procurait. Entre deux soupirs de plus en plus profonds, elle réussit à articuler :



Je compris le message, et je sortis mes doigts largement lubrifiés de son vagin pour les introduire sans trop de précautions dans son anus. L’absence de résistance prouvait que son sphincter était bien habitué à être forcé. Elle se crispa immédiatement et quand les doigts de Chiara remplacèrent les miens dans le vagin elle fut prise de soubresauts. Nous avions synchronisé la pénétration en accélérant progressivement. Lilia eut alors une contraction tellement violente qu’elle faillit échapper aux maintiens des deux hommes. En même temps, elle émit une sorte de feulement bestial avec ses yeux révulsés. Nous avions réussi à maintenir nos doigts dans leur fourreau de luxure, jusqu’à sa dernière convulsion. Nous nous retirâmes et les hommes la déposèrent délicatement sur ses pieds, toute flageolante. Chiara et moi lui fîmes lécher nos doigts recouverts de son plaisir. Je me masturbai rapidement, pour satisfaire mon petit membre, qui réclamait son apaisement. L’orgasme rapide ne fut pas à la hauteur de ce que j’attendais.


Personne ne parlait. Nous étions presque sonnés par ce que nous venions de vivre, une sorte de happening inattendu et improvisé. Le soleil déclinait, il ne faisait pas froid, mais la température chutait. Nous nous sommes rendu compte que Paula n’était pas venue, ou bien n’avait-elle pas compris le lieu de rendez-vous.


Chiara alla récupérer son portable et appela Paula. Elles étaient rentrées directement, Chloé et Elsa avaient préféré la piscine. J’entendis Chiara dire que nous allions rentrer et qu’elle avait des trucs à lui raconter, c’était un euphémisme. Elle se retourna pour que nous ne comprenions pas ce qu’elle disait et, après avoir raccroché, elle alla vers Lilia et Éric (le mari s’appelait Éric), pour les inviter au dîner du soir. Ils n’étaient pas libres, ils avaient réservé avec des amis, pour la soirée.


Nous sommes rentrés rapidement. Comme à son habitude, Paula avait tout prévu et fait livrer le repas du soir. Denis proposa cependant d’allumer le barbecue, nous avions le temps avant le traditionnel feu d’artifice. Nous serions un peu loin, mais en hauteur rien ne devait nous échapper, puisqu’il devait être tiré sur la plage. L’air était d’une grande douceur. Exceptionnellement, Paula n’avait pas mis de perruque et elle était superbe avec son crâne entièrement rasé, elle avait des allures et un profil de princesse égyptienne. Elle me fit repenser à Aïda. Elle portait un pantalon blanc moulant, sous lequel on distinguait parfaitement la dentelle d’un petit string. Le haut était couvert, si l’on peut dire, par un chemisier largement ouvert et suffisamment transparent pour que les pointes brunes de ses seins, décorées de larges anneaux, soient parfaitement mises en valeur.


Je m’échappais pour appeler Élodie. Je ne savais pas si j’allais lui raconter l’épisode de la plage. J’étais certaine de le faire, mais peut-être en tête à tête, ou en tête à chatte. Elle ne répondit pas et je ne laissai pas de message, elle verrait que j’avais essayé de la joindre, ce qui était suffisant. J’en étais au maquillage du deuxième œil, lorsqu’elle me rappela. Elle appelait en visio. Elle éclata de rire lorsque l’image s’afficha.



Il y eut un silence.



Je crus la voir rougir. Elle était maquillée et en sous-vêtements.



Il y eut de nouveau un silence, trop de non-dits.



La remarque nous fit rire. Elle s’éloigna un peu pour me montrer le pantalon. Elle portait un petit tanga noir qui ne cachait pas grand-chose de son cul épanoui et blanc. Il laissait, devant, quelques poils follets s’échapper. Elle enfila le pantalon en se tortillant pour passer l’obstacle de sa culotte de cheval. Il lui allait à ravir, en moulant ses formes.



Elle fit la moue, pas totalement convaincue.



Elle avait deux chemisiers qui se ressemblaient. Elle les enfila, l’un après l’autre. Il y en avait un, plus fin, qui laissait bien deviner son soutien-gorge.



Elle alla fouiller dans un tiroir qui, manifestement, débordait de lingerie. Elle était de dos et elle retira le soutien-gorge qui était objectivement inadapté à la saison et à la tenue. Elle agrafa le nouveau et l’ajusta avant de se retourner avec un grand sourire. C’était un modèle qui laissait presque tout le sein nu. Les pointes étaient libres, mais il empêchait des balancements inesthétiques, bien que troublants.



Je la vis ostensiblement hausser les épaules. Elle allait retirer le soutien-gorge, lorsque la sonnette retentit. Sans plus réfléchir à sa tenue, elle alla ouvrir. J’entendis des cris et des rires, des exclamations. Les visiteurs appréciaient incontestablement ce qu’Elodie leur présentait. Il y eut un bref échange dans lequel je cueillis un mot : « amoureuse ». Je vis surgir Matilda, toujours aussi expansive, qui se planta devant le téléphone en faisant de grands signes.



J’avais complètement oublié ma tenue, et chercher à me couvrir maintenant eût été ridicule. Matilda poursuivit en regardant Élodie.



Julien apparut plus réservé, mais pas indifférent à ce qu’il voyait. Élodie fit mine de retirer le soutif, mais Matilda l’arrêta.



Je voyais arriver la remarque, à grands pas, mais Élodie ne réagit pas et le prit comme il fallait : un véritable compliment. La conversation était terminée, je devais les laisser et je savais que j’aurais les détails en rentrant. Élodie m’envoya un baiser discret et me dit « à demain ». J’avais envie d’être le lendemain. Je lui avais promis d’aller directement chez elle. Je finis mon maquillage, un peu genre « œil de biche ». J’enfilai un pantalon blanc très moulant, en pensant à Élodie. J’aimais bien ce pantalon, mais difficile à porter, car il mettait en relief mon gros cul et ma cellulite. Denis allait être content. Pour le haut, je n’avais aucune contrainte et mis un joli tee-shirt vert, en laissant mes seins libres. Contrairement à Élodie, j’aimais les sentir bouger, mais le contexte n’était pas le même.


Je rejoignis la terrasse sur laquelle était servi un apéro léger, avec des Pineaux rouge et blanc. Chloé et Elsa grignotaient, un peu à l’écart, en faisant un concours de minijupes, avec un avantage pour Elsa qui portait une sorte de ceinture large, censée tenir lieu de jupe. Paula ne disait rien, mais couvait sa fille des yeux, sans que je puisse deviner ses pensées.

Le soleil était bas sur l’horizon. Les couleurs devenaient dorées. Paula eut un appel, discuta quelques minutes et nous annonça :



Cela sembla les ravir et les émoustiller, mais je voyais ma soirée difficile, surtout pour la route du lendemain. Elsa en était évidemment exclue et resterait avec Chloé, que ça ne tentait pas non plus. J’hésitais, mais la curiosité était un de mes vilains défauts. J’annonçais simplement que j’irais avec ma voiture, car je ne devais pas rentrer trop tard.


Denis avait fait griller des gambas au barbecue, j’avais faim.