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Temps de lecture estimé : 16 mn
10/10/23
Résumé:  Les vacances sont terminées. Sophia retrouve le monde réel.
Critères:  vacances -dominatio
Auteur : Myhrisse            Envoi mini-message

Série : Sophia

Chapitre 11 / 11
Sentiments

Résumé des épisodes précédents :

Sophia a bien profité de sa dernière journée à bord de la Nymphe. Elle a joui plus que jamais tout en donnant aux autres.




Sophia fut réveillée par une corne de brume. Elle ouvrit les yeux pour découvrir Scott.



Il l’invita ensuite à le suivre. Ils empruntèrent quelques escaliers et coursives, ne croisant personne, et passèrent une porte indiquée « Sortie ». Un chemin extérieur d’herbe protégé d’un toit, une porte, un couloir vierge, une pièce blanche ne contenant qu’un lit et elle retrouva le vestiaire de piscine.


Elle referma la porte derrière elle, laissant Scott partir guider un autre invité. Une enveloppe l’attendait. Elle l’ouvrit.


« Rhabillez-vous puis sortez par devant, tournez à gauche et poussez la porte marquée à votre nom. Vous trouverez de quoi vous réconforter : à boire chaud et à grignoter. Attendez que je vienne vous voir. »


C’était signé « Olivier ». Sophia fit ce qui était demandé. La bouilloire lui permit d’obtenir un doux chocolat chaud et des mini viennoiseries complétèrent agréablement ce petit-déjeuner surprise. Sophia se détendit dans un fauteuil confortable. Elle se douta qu’Olivier ne viendrait pas rapidement. Ils étaient dix. Elle ne serait pas forcément servie en premier. Il arriva un peu plus vite qu’elle ne l’aurait imaginé. Elle n’avait même pas fini la panière de douceurs.



Sophia prit le temps de réfléchir puis secoua négativement la tête. Elle ne voyait pas bien quoi dire d’autre.



Sophia acquiesça, ne voyant pas bien le rapport avec elle.



Sophia se figea. Discuter avec Bouc émissaire ? En privé ? Maintenant ? Dans le monde réel ? Elle trembla et eut soudain très froid.



Reporter cette éventuelle discussion à plus tard. Repousser la prise de décision. Ça lui semblait être une bonne idée. Là, tout de suite, elle n’avait pas les idées claires. Elle avait besoin de temps. Elle hocha la tête.



Il ouvrit un tiroir auquel Sophia n’avait pas prêté attention. Il en sortit un bloc-note et un crayon. Sophia nota les chiffres. Olivier déchira la feuille et la plaça dans une poche. Après quoi il lui tendit un autre morceau de papier plié en deux. Sophia s’en saisit et l’ouvrit, pour découvrir un numéro de téléphone inconnu.



Sophia en cessa de respirer.



Elle se souvint de son attitude lors de sa première récompense. Il n’avait montré aucune joie, restant au contraire lointain et fuyant. Ce jour-là, elle n’était pas allée lui proposer de coucher avec elle, ayant reçu ce plaisir de Cordes et Service. Elle se souvint de son massage, de ses baisers passionnés, de sa manière si douce et prévenante de la baiser, tout en volupté.



Sophia ne put s’empêcher de pleurer. Elle hoqueta. Olivier poursuivit :



Olivier hocha la tête. Elle attrapa le bloc-note et griffonna pour la seconde fois les chiffres requis. Sa main tremblait. Elle n’arrivait pas à s’empêcher de s’arrêter de pleurer.



Sophia hocha la tête. Elle se sentait incapable de marcher, de toute façon. Il sortit et elle fondit en larmes. Elle se blottit en position fœtale dans le fauteuil. Ses pensées tournaient et retournaient. Vide-couilles – Flavien – était un homme tendre, à l’écoute et passionné. Damien – mais pourquoi avaient-ils des prénoms aussi ressemblants ? – était fort, impressionnant et son regard la rendait biche, la faisant fondre.


Elle revit sa semaine sur le bateau. Le combat de coqs entre Damien et Flavien pour savoir lequel des deux pourrait la laver. Damien s’effaçant, gentleman, devant son compatriote. Il savait se montrer partageur, sans aucun doute, car il aurait pu prendre l’ascendant. Elle revit Damien s’occupant de Commis et Chef, s’amusant de leur douleur et de leur frustration. Il lui faisait peur et pourtant, il lui avait aussi offert plus de plaisir que jamais personne auparavant.


Si elle devait choisir maintenant, vers lequel irait-elle ? Son esprit tourmenté n’avait pas la réponse à cette question. Elle avait besoin de se calmer, de prendre le temps. La semaine avait été rude. Sophia était épuisée, tant physiquement que mentalement. Elle subissait le contrecoup.


Olivier refit son apparition.



Voyant qu’elle peinait à se relever, il l’aida.



Il l’emmena le long de différents couloirs et passa quelques portes. Sophia ne prêta pas attention au chemin. Elle se retrouva dans un canapé sous trois grosses couvertures. Elle entendit un sifflement puis une boisson chaude apparut devant elle. Elle avala quelques gorgées. Ses tremblements se calmèrent et l’environnement lui sauta aux yeux.


Elle se trouvait dans un salon joliment décoré. Les immenses portes-fenêtres donnaient sur un jardin que Sophia ne pouvait pas voir sous le rideau de pluie puissant. La lumière artificielle inondait la pièce, nécessaire sous cet orage masquant totalement le soleil. On se serait cru le soir et pourtant, la box sous la télévision annonçait 9 h 23. Sophia constata la présence de deux autres tasses fumantes sur la table basse.



Il acquiesça de la tête.



Le froid la fit instantanément claquer des dents.



Sophia se laissa tomber sur les coussins moelleux. Il remit en place les plaids.



Sophia ricana sous les couvertures chaudes.



Sophia sourit. Elle comprenait fort bien.



Sophia hocha la tête. La porte s’ouvrit, dévoilant en femme en talons plats, petit haut blanc et jupe courte, cheveux longs dégoulinants. Olivier se rua dans l’entrée pour récupérer les paniers lourds des emplettes.



Elle essora ses cheveux puis retira ses chaussures, attrapa la serviette tendue par son mari et s’essuya. Elle retira son haut, alors Sophia détourna le regard pour respecter son intimité. Des murmures et des bruits de pas firent disparaître l’hôte féminine. Olivier se rassit dans un fauteuil et avala une gorgée de tisane. Sophia fit de même. Malgré la boisson chaude et les couvertures, elle tremblait.



Sophia ne se le fit pas dire deux fois. Elle s’endormit à peine couchée. Elle fut réveillée par une délicieuse odeur de beurre et de viande rôtie. La box annonçait 12 h 17. Sophia, qui avisa qu’elle avait très chaud, repoussa les couvertures et se redressa. Elle se sentait bien mieux, même si sa nuque et ses épaules la tiraient.


Elle se leva et suivit les bruits de voix pour retrouver Olivier et sa femme en train de discuter dans la cuisine. Olivier portait un tablier tandis que sa femme sirotait un verre de vin blanc.



Elle plaça les assiettes, les verres, les fourchettes, les couteaux et les cuillères qu’Aurélie ramenait depuis la cuisine. La salle à manger rayonnait. Sophia trouva que les résidents avaient très bon goût. Des photos d’adolescents agrémentaient le dessus de la cheminée.



Sophia hocha la tête. Olivier apporta l’entrée. Sophia refusa le verre de vin pour se contenter d’eau. Elle avait l’esprit assez en vrac pour ne pas en rajouter.



Sophia rougit de la tête aux pieds.



Sophia n’en avait aucune idée.



Sophia rit.



Aurélie arracha un morceau de pain et sauça son assiette.



Cuisine contre médiation de couple. Sophia jugea le marché correct.



Olivier la serra en retour puis se leva afin d’aller chercher le dessert. Sophia aida Aurélie à débarrasser la table, mais se figea au milieu de la pièce.



Ils traversèrent plusieurs couloirs, passèrent des portes jusqu’à revenir dans le hall d’entrée avec les casiers à code. Sophia l’ouvrit et en extirpa son sac à main. Elle sortit l’appareil électronique et appuya sur le bouton. Rien ne se passa.



Il mena son invitée dans un bureau où il lui dénicha le chargeur adéquat. Le téléphone s’alluma. Sophia avait reçu plusieurs SMS dans les dernières minutes. Le dernier disait « Putain ! Tu fais chier ! Je dois vraiment appeler la police, là ? ».


Sophia appuya sur le bouton d’appel puis plaqua l’appareil contre son visage.



Olivier s’éloigna. Sophia entendit Claire soupirer de soulagement.



Sophia se mordit la lèvre inférieure. Sa copine la connaissait trop bien.



Claire hurla à l’autre bout du fil.



Claire se mit à chanter. Nul doute qu’elle faisait la danse de la victoire dans son salon. Sophia ne put s’empêcher de rire avant de redevenir sérieuse et de lancer :



Claire cessa immédiatement de chanter.



Sophia avait l’impression de voir l’expression de chien battu de sa copine. Elle secoua la tête en souriant. Claire reprit :



Sophia se figea. Claire en profita pour continuer à parler.



Claire raccrocha. Sophia papillonna des yeux. Vivre en trouple ? Ma foi, pourquoi pas, c’était une idée qui méritait réflexion. Encore fallait-il que ces messieurs acceptent. Sophia rejoignit ses hôtes. Ils dégustèrent le dessert en discutant météo, cinéma et vélo en centre-ville. Sophia fut chez elle pour le dîner. Elle se donna la nuit pour réfléchir.