| n° 21966 | Fiche technique | 32371 caractères | 32371 5621 Temps de lecture estimé : 23 mn |
03/09/23 |
Résumé: C’est bientôt l’heure de finir la randonnée. Mais il reste encore une découverte à Manon pour que la boucle soit bouclée. | ||||
Critères: ff fff hh fhhh vacances amour cérébral fmast hmast intermast fellation cunnilingu fist sandwich hdanus -rencontre -totalsexe | ||||
| Auteur : Rimaye Envoi mini-message | ||||
| Épisode précédent | Série : Chaudes Cévennes Chapitre 09 / 09 | FIN de la série |
Résumé des épisodes précédents :
Le groupe s'est réuni autour de la table pour faire le bilan de la semaine. Les déclarations scellent l'union des couples et du groupe.
Antoine
La pluie a enfin cessé, et le soleil montre le bout de son nez entre les nuages. Nos affaires sont presque sèches – nous déplaçons les plus humides sur la terrasse qui surplombe le refuge pour finir de les faire sécher. Il commencerait presque à faire chaud.
Thomas s’est rhabillé pour accueillir son collègue qui doit venir nous ravitailler vers 16 h. Je l’accompagne. Cela fait longtemps que je n’ai pas croisé quelqu’un d’extérieur à notre groupe – j’en ai presque oublié que le monde continuait de tourner en dehors de nous.
Nous profitons du retour du beau temps pour aller voir la rivière, en contrebas du refuge : ses flots sont impressionnants, bouillonnants, boueux. Le tumulte des rebonds des flots contre les rochers empêche de se parler. Nous restons tous deux à observer ce fascinant spectacle.
Cécile
Je suis restée sur la terrasse avec les filles et Julien pendant que Thomas et Antoine allaient accueillir le ravitaillement. Le soleil chauffe de nouveau – c’est l’occasion de parfaire mon bronzage intégral (une première pour moi !). Et aussi de caresser ma jolie Mathilde dont la peau glisse sous mes mains qui enduisent son dos de crème solaire. Je m’attarde sur ses fesses – cette fois, ce n’est plus la peine de me cacher, j’en profite sans honte : elle sait que j’aime ça. Je sais que Julien nous observe : et je sais qu’il aime ça.
Ses fesses s’écartent pour laisser passer mes doigts – elle est déjà humide, elle m’accueille. Quel plaisir de la caresser, de sentir son sexe se contracter autour de mes doigts, son clitoris vibrer sous mon pouce. Elle soupire de plaisir – deux de mes doigts la fouillent, et elle m’aspire, en demande plus. Trois doigts. Puis quatre. Encore ! Mon pouce abandonne son clito, toute ma main disparaît en elle. Elle redresse les fesses pour mieux l’engloutir, l’absorber. Mon poignet ruisselle de son plaisir qui coule sans discontinuer de son vagin béant.
Je sais qu’on nous regarde. Je sens la présence de mon mari juste à côté. Regarde bien ce que je fais à mon amante, mon chéri, ça te donnera aussi des idées : moi aussi j’adorerais ça. Regarde-la, comme elle est belle – regarde-la jouir – regarde-moi la faire jouir. Tu as découvert que j’aimais cela, et tu l’as accepté. C’est le plus beau cadeau que tu m’aies jamais fait.
Laura
Les gémissements de Mathilde m’ont tirée de ma torpeur. Je m’étais légèrement assoupie, après avoir enduit de crème solaire le dos de Manon – nous avions été sages, toutes les deux, ce qui n’est pas le cas de nos voisines.
Je me redresse sur mon coude pour regarder ce qu’il se passe. Je vois que Manon a fait de même. Cécile a enfoncé toute sa main entre les cuisses de Mathilde. Je frémis en la regardant faire – je n’ai jamais osé aller aussi loin. Je me demande même comment c’est possible de faire rentrer une main entière dans mon intimité étroite. Et en même temps, je me remémore ce qu’a fait Mathilde tout à l’heure avec Antoine et Julien – les deux queues enfoncées en elle, glissant sans effort.
Julien regarde la scène, un peu à l’écart, assis en tailleur – il bande, naturellement, et se caresse doucement, sans hâte, sa main allant et venant le long de son membre dressé. Nous sommes trois à les regarder, à écouter les cris de plaisir de Mathilde, à la voir ruisseler, couler autour de la main de Cécile, puis s’affaler sur la serviette dépliée sur la terrasse. Cécile la prend par les épaules, l’embrasse dans le cou – puis sur la bouche, en un long baiser partagé.
Manon se retourne vers moi. Sa beauté me subjugue, son visage aux contours doux et réguliers, ses grands yeux verts, ses cheveux bruns bouclés qui tombent en cascade sur ses seins rebondis. Je n’avais jamais été attirée par les filles jusqu’à présent, mais il m’est impossible de ne pas être séduite par Manon. Nous échangeons un regard complice : nos hommes sont sans doute allés se promener, nous pouvons en profiter.
Sa peau est douce sous mes doigts. Je l’explore sans hâte, visite la petite salamandre tatouée, là, au creux de ses reins, invitation à entrer dans son repaire, ces deux fesses charnues qui m’accueillent. Comme les miennes accueillent ses doigts fureteurs. Nos jambes s’emmêlent. L’humidité de ses lèvres sur les miennes, de sa langue sur ma langue. Les pointes de ses seins sur les miennes – décharge électrique. Et mes doigts qui atteignent la fente humide qui s’entrouvre.
Julien
Je suis resté tout seul avec les quatre filles – et j’en profite bien. Pour tout dire, elles ne se soucient pas trop de moi, mais qu’importe ! Quel joli spectacle ! Ma chérie a trouvé son bonheur avec Mathilde. Qu’elles sont belles ensemble, si différentes et à la fois si bien assorties. Leurs corps s’emboîtent à la perfection. Elles s’embrassent – un vrai baiser d’amour, dont je sais que je ne suis pas exclu – c’est simplement autre chose que je ne peux donner. Je suis heureux qu’elle l’ait trouvé.
Je constate que Laura et Manon, après avoir observé avec attention comment Cécile s’y prenait (et moi aussi, j’en ai bien pris note – ma Cécile, tu ne perds rien pour attendre, j’ai hâte d’essayer !), ne s’occupent plus que d’elles-mêmes. Quelle chance de contempler deux si belles filles aussi tendrement enlacées. Je suis vraiment dans le rôle du voyeur, mais je n’ai pas peur de me montrer ainsi : je sais que je ne les dérange pas.
Et puis ça me fait du bien de me caresser doucement, sans objectif précis. J’aime sentir mon sexe dur glisser entre mes doigts. Il mouille abondamment – le spectacle que j’ai sous les yeux m’excite au plus haut point – assez pour que ma main glisse tout le long de ma hampe, et jusqu’à mes bourses gonflées. J’évite soigneusement mon gland trop sensible pour faire durer le plaisir.
Cécile est venue s’asseoir face à Mathilde. Leurs jambes s’entrecroisent, leurs cuisses s’ouvrent. Leurs sexes se rapprochent, puis les toisons se touchent, les poils blonds et noirs s’emmêlent. Je devine les muqueuses qui glissent les unes sur les autres. Le plaisir qui monte en elles, leurs têtes qui se penchent en arrière pour aspirer l’oxygène à grandes goulées. Je découvre comment deux femmes peuvent faire l’amour : comme c’est beau ! Manon et Laura ont glissé en position de 69 – autre façon de faire, mais plaisir intense, là aussi, si j’en crois leurs gémissements et leurs déhanchements.
Manon
Qu’est-ce qui me pousse encore et encore vers le plaisir ? La libération de la révélation de mon amour à Thomas ? La douceur du corps de Laura ? L’envie d’imiter Mathilde et Cécile ? L’excitation de se faire mater par Julien ? Sans doute un peu tout ça. Ça s’est fait naturellement, sans avoir besoin de nous concerter : nos mains se sont trouvées en même temps, nos lèvres se sont rencontrées d’un même élan.
Je m’enivre du parfum du sexe de Laura. Cette odeur capiteuse de femme, mélange complexe de fluides intimes et de sueur. Ses cuisses ouvertes m’accueillent sans fausse pudeur. Le contact de sa bouche sur mon intimité m’envoie une décharge dans tout le corps, au moment où j’hésitais encore à faire de même. Alors je me lance à mon tour, dépose un baiser sur ces plis de chair humide qui frémissent aussitôt, glisse ma langue dans l’antre, goûte à ces saveurs épicées.
Laura devance mes désirs. Sa langue se vrille autour de mon bouton érigé. J’ai des étoiles plein la tête. Ses doigts me fouillent, me caressent, me griffent aussi. J’essaye de suivre ses caresses, d’en inventer d’autres. Sa rosette souple accueille mon doigt, un petit spasme de son corps m’indique que j’ai visé juste. J’aspire son clitoris entre mes lèvres, comme si je buvais un sirop à la paille.
Thomas
La fraîcheur d’après la pluie me fait du bien. Je retrouve la sensation des vêtements sur ma peau. J’ai l’impression d’avoir vécu dans un monde parallèle pendant des semaines – alors que ça n’a duré que 24 h. 24 h qui ont bouleversé ma vie.
Antoine est venu avec moi – ça me fait plaisir. Je réalise à moitié ce qui s’est passé hier. Jamais je n’avais touché un autre homme. Pourtant lorsque nous nous sommes retrouvés tous les trois, avec Julien, cela m’a paru si naturel, si évident. Maintenant, revenus dans le monde normal, nous discutons comme si de rien n’était. Mais je connais la tension de son anus autour de mon membre – elle y est comme gravée.
Pense-t-il la même chose que moi ? On échange un regard. Complicité. On a vécu la même chose, ça nous lie avec force. Comment continuer à vivre après ça. Vivre sans, ou recommencer ?
Et Manon dans tout ça ? Manon qui m’aime – fusion inespérée avec mes sentiments. Que faire de ce diamant à peine déterré ? Ces 24 h ont à peine commencé à le dégrossir, lui donnant une forme inattendue, étonnamment complexe. Que voudra-t-elle ? Vivre sans, ou recommencer ?
Nous grimpons les derniers lacets qui ramènent au hameau. Le refuge dresse sa façade de pierre, immuable, insensible à ce que ses murs ont abrité. Il est désert. La porte de la terrasse est entrouverte. Je la pousse. Et je comprends aussitôt qu’on ne peut plus vivre sans, et qu’il faudra sans cesse recommencer.
Antoine
Je regarde Thomas. Nos deux copines sont en train de prendre leur pied ensemble. J’ai l’impression qu’elles ne nous ont pas entendus arriver. À moins qu’elles ne soient trop absorbées par ce qu’elles font pour faire attention à nous.
Tout comme Mathilde et Cécile, d’ailleurs, qui sont tendrement enlacées juste à côté, se frottant leurs chattes détrempées l’une contre l’autre.
Finalement, seul Julien nous a remarqués. Assis sur son transat, il caresse sa queue fièrement dressée et nous adresse un clin d’œil.
Sans nous être concertés, nous nous retrouvons à poil en un instant. Thomas bande, bien sûr – moi aussi, évidemment. J’aime cette tige de chair, ce gland rougeoyant. Je m’en saisis sans réfléchir – il me laisse faire – je l’attire vers deux transats, un peu à l’écart. Il me comprend : faire comme nos copines, c’est évident.
Je m’allonge à mon tour. Vue d’ici, la tige de chair se fait tronc. Elle exhale un parfum viril, mêlé de lambeaux du plaisir de Manon. Le gland rouge me paraît énorme, comme une grosse fraise, juteuse à souhait. Je l’accueille néanmoins entre mes lèvres – son goût sature toutes mes papilles.
Une sensation humide et chaude s’empare de mon bas-ventre, écho parfait à mes propres caresses. Puis ces doigts qui m’explorent, m’incitant à les imiter, mes bourses qu’on masse, mon anus qu’on force doucement – le sien m’accueille de concert.
Laura
La bouche pleine de la jouissance de Manon, je reprends mon souffle après un orgasme dévastateur. En jouissant, son sexe s’est comme liquéfié, ses muqueuses dilatées de plaisir se dissolvant dans la cyprine, dissimulant son bourgeon turgescent à mes caresses rendues maladroites par mon propre plaisir. La symétrie du plaisir entre femmes est parfaite.
Ma vue brouillée reprend contact avec la réalité, tandis que Manon reprend ses esprits dans mes bras. Sous nos yeux, nos deux copains sont en train de faire exactement la même chose que nous. Je ne me suis pas encore habituée à voir deux hommes ensemble. Ce corps viril dont je suis d’habitude l’esclave et la maîtresse, mêlé à une autre virilité. Cette bouche qui m’embrasse normalement avec tant d’ardeur, pleine d’une colonne de chair énorme – normalement mon apanage.
Et son anus que je caresse avec timidité, que Thomas investit sans hésiter – c’est donc comme cela que les hommes aiment cette caresse ? C’est une leçon de plaisir masculin qui s’étale sous nos yeux – coordination du mouvement des lèvres et des mains (ça, je le fais bien, je crois), amplitude, vitesse, profondeur. Nous avons les yeux rivés sur ces deux corps qui vibrent à l’unisson.
Mathilde
Ne jamais me décrocher. Si je pouvais rester ainsi toute ma vie imbriquée à Cécile ! Son clitoris serré exactement contre le mien, glissé sous son capuchon, lui transmettant chacune de ses vibrations – et quelles vibrations ! Telluriques. À chaque infime mouvement, nos lèvres glissant les unes sur les autres, nos fluides mêlés coulant entre nos fesses, je sens son plaisir gonfler le mien, qui se répercute en écho dans le sien en une spirale infernale.
Agrippées l’une à l’autre par l’épaule, nous enchaînons les orgasmes sans cesse plus dévastateurs. Chacun est une vague qui nous submerge, alors que nous croyons avoir déjà atteint la limite du possible.
Et puis tout reflue. Mes muscles se détendent. Son sexe glisse encore sur le mien, mais les vagues se font moins hautes, plus paisibles, plus douces aussi. Je presse mes seins contre les siens – petites pointes étonnamment dures. Mon regard se perd dans ses yeux, nos bouches se mêlent de nouveau.
Julien s’est levé. Il nous prend dans ses bras. Sa langue se mêle à notre baiser. Sa main chaude court dans mon dos, sur mes fesses. Il me sourit.
Thomas
Une main me touche la fesse, plus fraîche que celle d’Antoine. Mon sexe est libéré, palpitant de plaisir (pourquoi maintenant, j’y étais presque ?), mon anus aussi. Antoine se décolle de moi – je me cramponne à son sexe, dernier point d’ancrage, je ne veux pas manquer l’explosion finale qu’on me refuse.
Mouvements autour de moi – mon seul horizon est les couilles d’Antoine, je ne distingue rien et ne veux rien voir. Et puis soudain, de nouveau on m’avale – une bouche différente, c’est sûr – incroyable comme on peut reconnaître un partenaire juste à la façon d’avaler son sexe, de caresser ses bourses.
Il (Julien, je pense) ou elle (mais les filles sont tellement occupées) ne tarde pas à me ramener à mon point de presque non-retour. Attends un peu, j’aimerais sentir la semence d’Antoine en jouissant. Mais impossible de parler la bouche pleine. Son doigt me fouille avec frénésie. Oui, là, tu y es presque, plus à gauche, un peu plus loin… j’essaye de calquer mes caresses sur les siennes. Là, ce renflement sous le bout de mon majeur…
La verge d’Antoine se gonfle, écartant encore mes mâchoires. C’est là ! Comme un coup de tonnerre, puis une explosion dans mon ventre. Un liquide chaud jaillit contre mon palais, remplit ma bouche. Je jouis ! Je n’ai pas eu le temps d’avaler, un second jet arrive, encore plus puissant – ça déborde de mes lèvres. Mon sexe explose dans sa bouche. J’avale une gorgée au goût âcre à temps pour la troisième giclée. Et puis je perds le compte.
Manon
Mon chéri, je suis si fier de toi, je t’aime tant. Nos bouches se joignent, je goûte ce sperme d’Antoine que tu viens d’avaler, et te fais profiter en retour de la mouille de Laura que je n’ai pas pris le temps d’essuyer sur mon visage. Nous scellons ainsi notre pacte avec nos amants. Mais ce qui compte le plus, c’est notre amour.
Ivres de plaisir, nous nous prélassons au soleil. L’après-midi touche à sa fin. Le voyage aussi – demain, nous nous séparerons. Mais est-ce si sûr ? Comment mettre fin à ce qui s’est passé cette semaine ? Nous ne pourrons jamais.
Et puis moi, il me manque encore une dernière chose. Je murmure quelques mots à l’oreille de Thomas. Il me sourit, acquiesce de la tête. Je l’embrasse encore, folle de joie – et je mouille de nouveau.
Julien
La fraîcheur est tombée d’un coup, dès que le soleil a disparu derrière le grand arbre derrière nous. Nous nous sommes réfugiés dans le refuge, puis rhabillés – sensation que j’avais presque oubliée depuis ces dernières 24 heures.
Nous en profitons pour refaire nos sacs, replier les vêtements secs, vérifier que rien ne manque, en prévision du départ de demain. Cette pensée m’emplit de mélancolie : il va falloir recommencer à vivre comme avant, sans eux et sans elles. Est-ce vraiment possible après tout ce que nous avons vécu ? Quand des corps se sont unis, ont fusionné à ce point, peuvent-ils en oublier la trace ? J’ai le sentiment d’avoir découvert un trésor enfoui au fond de moi – et au fond de Cécile. Mais il est déjà temps de le re-cacher dans son coffre-fort. À ceci près que maintenant, nous savons où il se trouve.
Nous nous entassons tous les sept dans la petite cuisine pour préparer notre dernier repas avec les victuailles livrées par le collègue de Thomas. Il n’y a pas de travail pour tous, mais nous avons besoin d’être ensemble, de nous parler, de nous frôler à chaque mouvement.
Mathilde
Après le repas, nous sommes passés au salon, entassés dans les deux canapés trop petits pour nous. Je me suis coincée entre Laura et Julien, Cécile juste à sa droite. Nous refaisons encore et encore le bilan de notre semaine – il y a tant à en dire. En face de moi, Manon se tortille entre Thomas et Antoine, comme si elle était trop serrée – ce qui est sans doute le cas. Puis elle finit par se lever et prendre la parole :
Je suis épatée par son courage – moi aussi je suis obsédée par ces images, mais pas au point de vouloir faire pareil – j’ai eu ma version à moi tout à l’heure, laissant mon petit trou tranquille. Peut-être un jour, qui sait ?
Thomas s’est levé et l’a prise dans ses bras avec tendresse. Il poursuit :
Tout en parlant, il a commencé à lui retirer son t-shirt. Ses jolis seins apparaissent, bien dressés, tétons pointés. Son short tombe à ses pieds. À côté de moi, Julien et Cécile ont échangé un regard : elle sourit – il se lève, retire son t-shirt, imité par Antoine et Thomas. Tous trois entourent Manon, l’embrassent dans le cou, sur les épaules, la bouche. Des mains se saisissent de ses seins, de ses hanches, se glissent sous l’élastique de sa culotte qui glisse à ses pieds.
Laura
Le balai a repris – il ne peut plus s’arrêter, c’est sûr. Les shorts des garçons ont suivi le même chemin que celui de Manon, et puis leurs slips aussi. Trois queues bien dressées – où trouvent-ils cette énergie ?! – se pressent contre son ventre, ses fesses.
Moi, je ne me sens pas la force de faire autre chose que de les regarder, vautrée dans mon canapé, ma cuisse serrée contre celle de Mathilde. J’y pose tout de même ma main – histoire de ne pas la mettre entre mes jambes où elle serait tentée de…
Manon s’est accroupie et suce les trois queues qu’on lui présente. Thomas se détache du groupe et vient s’asseoir dans le canapé – il l’attire à lui et son visage disparaît entre ses fesses tendues vers l’arrière, vers son amant. Je devine sa langue qui la fouille – elle tortille son bassin en guise d’approbation. Il la fait venir. Je distingue entre ses cuisses ouvertes le gland rougeoyant disparaissant entre ses fesses, puis la verge s’enfonçant doucement. Manon a fermé les yeux, comme pour mieux ressentir cette présence dans son fondement. Thomas l’a saisie doucement par les seins, lui mordille le lobe de l’oreille droite. Elle commence à bouger autour de son membre, et à sourire.
La main de Mathilde glisse sur ma cuisse.
Cécile
La main de Mathilde glisse sur ma cuisse.
Je ne peux détacher mon regard de la queue de Julien qui s’approche de la grotte de Manon. Ils se regardent – elle lui murmure quelque chose d’inaudible. Il prend appui sur les genoux de Thomas. Son sexe glisse sur ce ventre plat, laissant une traînée humide. Ma chatte s’embrase en voyant le gland tracer son chemin dans la toison bouclée. Ou est-ce le doigt de Mathilde ?
Manon s’est arrêtée de bouger. Elle regarde avec un air de surprise ce deuxième membre qui s’approche de son intimité. Peut-il vraiment y rentrer ? Oui, on dirait. Je perds le gland de mon mari de vue. Il a disparu dans des replis de peau rosée, suivi de toute la verge qui s’enfonce. Manon pousse un cri de bonheur :
Pour ne pas perdre l’équilibre, Julien doit s’appuyer sur le dossier du canapé, écrasant de son poids Manon et Thomas. Je me demande comment Antoine va pouvoir prendre sa place. Il s’approche, monte sur le canapé à côté du trio et tend sa queue à Manon, qui s’en saisit, sans pouvoir l’avaler. Il vient alors s’intercaler entre elle et Julien – qui se retrouve ainsi le torse appuyé sur ses fesses. Je ne distingue qu’à peine la suite, je le vois plier ses genoux pour ajuster la hauteur, puis s’avancer, apparemment sans résistance.
Elle a dû l’avaler. Julien a pris appui sur les fesses d’Antoine – c’est lui qui donne le tempo au quatuor. Tout le monde bouge à l’unisson de ses mouvements. C’est un ballet sublime, une imbrication parfaite des corps – chaque main, chaque fesse est à sa place.
Et ce doigt qui me fouille et me fait décoller.
Manon
Maintenant je sais.
Je sais ce que c’est de se faire remplir par tous les orifices. Sentiment de plénitude absolu. Contrôle impossible – je me laisse faire, investir. Même ma bouche est passive, je n’ai qu’à l’ouvrir pour laisser la queue d’Antoine m’investir jusqu’au fond de la gorge, entre deux respirations. Mais qu’ils sont doux avec moi. Je ne ressens que du plaisir qui s’insinue dans chaque recoin de mon corps. Je découvre que mon anus en est le centre – c’est là qu’est niché mon amour, qu’il y vit, à chaque mouvement de Julien qui me permet de me soulever légèrement, et de le sentir vivre en moi.
Ces deux membres qui glissent l’un contre l’autre en moi, juste séparés par mes cloisons de chair me transportent dans des contrées inconnues, insoupçonnées. Je sens le plaisir monter, inexorable, et je sais déjà qu’il va être dévastateur, car je ne pourrai rien contrôler. Je ne pourrai même pas crier mon bonheur, car ma bouche est pleine de cette chair chaude et palpitante qui vient en moi à l’unisson de mes deux autres amants. J’ai l’impression de jouir aussi par ma bouche tant cette sensation d’être remplie m’imprègne entièrement.
Julien se retire presque entièrement – je me soulève, la verge de Thomas coulisse doucement dans mon anus, Antoine se retire de ma bouche – j’aspire une grande goulée d’air. Puis il me reprend d’un mouvement puissant, mais lent, et si long. Les trois glands glissent ensemble jusqu’au fond de moi. Puis cela recommence, encore plus puissant, encore plus long – suis-je aussi profonde ?
La boule de plaisir enfle autour du sexe de mon chéri. Elle est là. Elle éclate en mille petites bulles qui se diffusent partout dans mon corps, et éclatent à leur tour. Je me sens littéralement soulevée, comme si je flottais complètement – je perds connaissance.
Thomas
J’ai senti Manon vibrer comme jamais autour de mon membre serré dans ses fesses. Puis s’affaisser, vaincue par le plaisir. Nous la laissons reprendre ses esprits – le complexe enchevêtrement de corps se démonte lentement pour ne pas la laisser tomber : elle a perdu toute volonté, comme une poupée de chiffon. Elle s’abîme entre mes bras.
Pour autant, aucun d’entre nous n’a joui – il s’en est fallu de peu, mon sexe vibre encore de ce plaisir inachevé. Manon ouvre un œil – elle me sourit.
Ses doigts sur ma hampe m’électrisent : je sens qu’elle pourrait me faire jouir en deux coups de poignets si elle le voulait.
Elle fait signe à Antoine et Julien d’approcher – ils s’étaient reculés pour la laisser reprendre ses esprits. Je me lève pour former avec eux un trio de bites tendues vers Manon qui les caresse les unes après les autres. Elle me branle doucement de sa main gauche, et fait de même avec Antoine de sa main droite. Elle nous attire l’un à l’autre – nos glands se touchent – délicieuse humidité qui perle. Elle serre nos deux verges l’une sur l’autre – je retrouve cette sensation grisante de ce membre qui vibre à l’unisson du mien, magnifiée par cette main qui nous serre l’un contre l’autre.
Impossible de tenir plus longtemps, c’est trop bon. Je sens le sexe d’Antoine se gonfler contre le mien, m’accompagnant dans la jouissance. Et je vois les jets de foutre chaud de Julien, dans la main droite de Manon, rejoindre les nôtres sur son visage et ses seins qui accueillent notre délivrance avec un sourire radieux.
Mathilde
Le plaisir de Manon a déclenché quelque chose en moi, que les doigts entremêlés de Cécile et de Laura font monter. Elles s’ingénient à masser mon clitoris qui va exploser. Je n’arrive plus à les suivre, mes deux mains glissant maladroitement entre leurs cuisses ouvertes. Je me sens gonfler inexorablement entre leurs doigts, puis une vague me submerge, m’emporte, m’arrachant un râle, un cri, un soupir – je ne sais plus.
Julien
Je n’aurais pas pensé pouvoir encore jouir autant. Dans quel recoin ai-je trouvé cette énergie, cette envie aussi ? Après avoir inondé Manon de mon sperme, je me suis affalé à ses côtés sur le canapé. Elle échange de tendres caresses et baisers avec Thomas. Tous deux semblent épuisés et comblés. Antoine vient s’asseoir à mes côtés, cuisse contre cuisse, l’air hébété.
En face de nous, nos chéries viennent de faire jouir Mathilde dont le sexe béant et ruisselant de plaisir s’offre à nos regards ravis, mais épuisés. On les sent encore désireuses l’une de l’autre, pas encore rassasiées. Laura vient s’installer entre les jambes de ma Cécile qui glisse un peu sur le canapé pour s’offrir et s’ouvrir davantage.
Je ne distingue plus rien, que la cascade de cheveux blonds de Laura qui oscille doucement entre les cuisses de ma femme. Cécile ferme les yeux. Je la vois se tendre petit à petit, dardant ses petits seins vers le ciel, la main doucement appuyée sur la tête de Laura pour guider son plaisir. Puis elle pousse un long soupir, interminable, presque une plainte, mais avec une telle sérénité sur son visage qu’on peut presque ressentir son plaisir avec elle.
Laura pose sa joue luisante sur la cuisse de Cécile. Je remarque que ses doigts s’affairent entre ses cuisses. Elle tend vers nous ses fesses ouvertes où l’on voit ses deux lèvres pendantes, dilatées et béantes où disparaissent, dans un mouvement régulier deux ou trois doigts. Puis elle jouit à son tour, manquant de tomber à la renverse sous les assauts de l’orgasme.
Antoine
Ce matin, je me suis réveillé le premier. Hier soir, nous sommes allés nous coucher tous ensemble, presque sans dire un mot, hébétés de plaisir et de jouissance, puis nous nous sommes couchés, les uns contre les autres, les membres emmêlés, comme des animaux, sans même prendre la peine de reconstituer les couples.
Je m’éveille entre Cécile et Thomas. Je me rends compte que Cécile a passé son bras autour de ma taille – elle m’a sans doute confondu avec Julien. Thomas a posé sa cuisse sur la mienne. Je cherche Laura du regard. Elle est là, juste derrière Cécile qu’elle n’a pas quittée en allant se coucher, lovée contre son dos, encore tendrement endormie.
Mes mouvements ont dû réveiller Thomas. Il ouvre un œil, s’étire, bâille. Dans son mouvement, son sexe dressé m’effleure la cuisse : il m’adresse un sourire complice. Mais ce matin, malgré la sensualité de la situation, pas d’érection, comme si mon corps – et mon esprit avec lui – avaient eu leur dose de plaisir.
Nous nous levons tous les deux – j’ai doucement reposé la main de Cécile sur le matelas, sans la réveiller. Mais ce matin, nous n’avons pas le temps pour de nouvelles facéties : il est 7 h du matin, et nous devons être partis à 8 h 30 pour être sûrs d’avoir nos trains.
Après nous être habillés (c’est fou la complicité qui s’est établie entre nous en quelques jours – nous avons abandonné toute pudeur l’un envers l’autre), nous allons réveiller le reste du groupe. Les corps nus enlacés, dans le désordre des couples officiels, s’étirent, se délassent, s’observent avec étonnement, puis se lèvent et s’habillent d’un air las et morne. Le poids des regrets de quitter notre îlot de plaisirs, au-delà du monde des mortels, pèse sur toutes les épaules.
Le petit-déjeuner est étonnamment silencieux ce matin, la nostalgie s’empare de chacun d’entre nous : nous serions tous volontiers restés ici plus longtemps – toute une vie, pourquoi pas ? Mais la vie réelle doit reprendre ses droits. Si tout ceci n’avait été qu’un rêve ?
Cécile
La dernière étape a été courte. Nous avons repris notre randonnée, après cette journée de repos forcé. Mais était-ce bien du repos ? J’ai l’impression que mes jambes sont plus fatiguées de s’être autant ouvertes et offertes en une journée qu’après cinq jours de randonnée. Et cette vague irritation entre mes fesses… mon petit trou n’était pas habitué à être autant sollicité.
Thomas nous guide sur ce dernier chemin escarpé qui nous ramène à la gare. Manon le suit comme son ombre, ses longs cheveux bouclés se balançant au gré des irrégularités du chemin. Je suis Mathilde, ma belle, ma douce Mathilde, ma nouvelle amante. Te quitter va être douloureux, je le sais. Quand pourrais-je de nouveau sentir ta peau contre la mienne, le goût de ton intimité dans ma bouche ? Quand nous reverrons-nous ?
Mathilde
Ça y est, la gare est là. Un petit bar, juste en face, nous accueille en attendant nos trains. Il nous reste près de trois quarts d’heure, Antoine, Laura, Manon et moi. Mais les autres restent avec nous : nous n’arrivons pas à nous quitter. Cécile me tient la main – je sens ses doigts tenter de me retenir. Mais je vais devoir te quitter, douce Cécile. Toi aussi tu vas me manquer. Peut-être trouverai-je d’autres filles pour assouvir mes désirs, mais aucune ne pourra jamais te remplacer. Je ferai tout pour te retrouver, quelles que soient les difficultés.
Thomas prend la parole. Il va devoir nous quitter pour préparer sa randonnée suivante. Manon se lève et se jette dans ses bras, l’embrasse fougueusement, tendrement. Elle aussi doit quitter son amour. Mais sitôt son stage fini, elle le retrouvera, elle – elle en a décidé ainsi. Mais moi, que puis-je décider ? Quelle place ai-je auprès d’une femme mariée, d’une mère de famille ? Les paroles bienveillantes de Julien résonnent encore à mes oreilles, mais je n’arrive pas à leur associer une situation réelle.
Julien
La voiture file sur l’autoroute. À mes côtés, Cécile est silencieuse, songeuse. Dans deux heures, ce seront les retrouvailles avec nos enfants, le retour au tumulte de la vie quotidienne. Cette semaine devait être un intermède, elle s’est transformée en rêve éveillé. J’ai le sentiment d’avoir assouvi tous mes fantasmes en même temps. Et j’ai découvert ma femme sous un autre jour, beaucoup plus extravertie que je ne l’imaginais.
Sa relation avec Mathilde me trouble. Bien sûr, j’aime les voir ensemble. Mais je sens que ce qui les unit dépasse le simple plaisir charnel, qu’il y a des sentiments ; y ai-je bien ma place ?
« Bien sûr, me répond-elle. Tu auras toujours toute ta place dans mon cœur, n’en doute pas un seul instant. Je l’ai juste découvert un peu plus grand que je ne le croyais, assez pour y loger une petite Mathilde. »
Antoine
Le train qui remonte vers le Nord nous ramène, Mathilde, Manon et moi, vers la vie ordinaire. Les deux filles vont commencer leurs stages de fin d’études, Laura et moi reprendrons le travail. Mais la vie ne sera plus comme avant désormais. Ce que nous avons découvert cette semaine ne s’effacera jamais – comment vivre sans ces sensations nouvelles et exquises ?
Au bar, avant de reprendre le train, nous avons tous échangé nos téléphones. Bien sûr, nous voulons rester en contact. Dans ma tête, le choix est déjà fait : on remet ça l’année prochaine. Si personne ne l’a dit, je suis sûr que tout le monde l’a pensé comme moi.
Thomas
Je suis resté seul. Le train est parti, emmenant ma Manon avec lui, et sa promesse de revenir. Peu après, Julien et Cécile sont montés dans leur voiture qui tourne maintenant à l’angle de la rue.
Je sais que j’ai du travail pour préparer ma nouvelle randonnée, mais mon esprit vagabonde, revivant ces sept jours de randonnée qui ont si doucement dérapé. Je n’arrive pas à réaliser que tout ça soit bien réel. Un SMS sur mon téléphone me ramène sur la terre ferme :
Tu me manques déjà – Manon