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n° 21910Fiche technique41211 caractères41211
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Temps de lecture estimé : 27 mn
21/07/23
Présentation:  Survie et vicissitudes de la vie d’une jeune Russe…
Résumé:  Portrait d’une très belle jeune femme russe...
Critères:  fh ff hplusag jeunes candaul inconnu copains prost grosseins amour fsoumise exhib miroir photofilm fsodo portrait
Auteur : JeffTrois      Envoi mini-message
Le code a changé

Le code a changé




Dernièrement, j’ai eu la chance de suivre une équipe de mannequins dans les plus beaux spots touristiques du monde pour accompagner une équipe de photographes et vidéastes, ainsi que le staff d’un fabricant de maillots de bain. Moi, je m’occupais d’une partie « moins glamour » : rédiger des stories pour le futur catalogue et les réseaux sociaux. Cette activité me permettant d’aborder les filles dans une immense confiance et de développer des relations plus fortes qu’une simple soirée ou qu’une journée de shooting. À cette occasion, j’ai pu découvrir la sculpturale Shan-Lee…



**********



Shan-Lee est une jeune femme russe d’à peine 24 ans. Où que ce soit, sur une plage, dans un coffee-shop, dans une salle de restaurant ou le hall d’un grand hôtel, si vous la croisez, vous ne pourrez pas la rater tant sa blondeur, le bleu de son regard et ses formes, viennent éblouir votre journée. Avec son mètre soixante-dix, sa poitrine certes volumineuse et visiblement artificiellement gonflée, ses fesses rebondies, la cambrure de ses reins, son nez en trompette et ses yeux bleus… difficile pour elle de passer inaperçue. D’ailleurs, elle fait tout pour, justement, ne pas passer inaperçue… Alors, elle avance, certaine de sa beauté captivante, et majestueusement portée par le regard hébété des hommes, elle surfe sur leur bave.


Pour un vieux croûton comme moi, me trouver face à une telle beauté est toujours intimidant, et pourtant j’ai découvert à la fois une jeune femme pleine de rêves, d’idéaux, d’une immense fragilité et au passé tourmenté. En l’écoutant, j’ai aussi entrevu le côté obscur que les garçons de l’Est réservent aux filles et leurs conséquences.


Shan-Lee, en réalité, est née plus prosaïquement, Olga, en russe original. Elle a vu le jour dans une famille très modeste, qui partageait son espace de vie dans un minuscule appartement issu de l’époque stalinienne dans la très proche banlieue de Saint-Pétersbourg. Elle y a grandi, s’y est éduquée au côté de frères et sœurs. Jeune plante timide, elle voulait devenir photographe ou modèle… mais peu importe le métier, avoue-t-elle aujourd’hui, pourvu qu’elle puisse se tirer de cet univers gris, sale, miséreux, glauque et glacial. Là où elle vivait alors, une grande barre d’immeubles de vingt étages et longue de plusieurs centaines de mètres, pompeusement nommée Cité Valentina Terechkova, du nom de la première cosmonaute femme soviétique. Pourtant, là, n’y avait rien de cosmique ni d’étoiles à atteindre… juste un sinistre ensemble de bâtiments vétustes qui dataient du temps de la reconstruction stalinienne et jamais entretenus depuis.


Aucun lieu, aucun coin, aucun recoin, y compris les appartements, n’y sont sécures. Un père absent, une mère harassée par des heures de ménages dans les administrations, bref, des enfants livrés à eux-mêmes. Alors, Olga s’est éduquée au gré des rencontres et des relations – souvent douteuses – de ses frères.


À 14 ans, elle a perdu ses illusions et ses pucelages dans la cave de l’immeuble par un froid glacial d’un gris après-midi de novembre. Sans véritable amour, avec une assez grande brutalité et en se donnant en spectacle après avoir avalé de longues et brûlantes rasades d’une vodka de mauvaise qualité qui l’a mise dans le cirage. Elle s’était laissée convaincre par son « petit ami » de l’époque de se laisser faire, par amour, avoue-t-elle aujourd’hui en baissant les yeux et la voix. Plus tard, elle devait découvrir que Sergueï – son « initiateur » – avait monnayé la bouteille en vendant des tickets d’entrée au spectacle de son Olga se déshabillant, puis lui taillant une longue pipe, mais même si ce n’était pas une première pour elle, il l’avait publiquement forcée à expérimenter, ce jour-là, la technique de la gorge profonde devant des spectateurs médusés. Elle, à poil et jambes largement écartées, s’était fait longuement doigter avant de se faire pénétrer par devant, puis par derrière, par son soudard de Sergueï.


Pendant tout ce temps, elle n’avait eu qu’une seule vraie trouille qui avait occulté toutes ses hontes, toutes ses douleurs : celle que les six mecs qui assistaient au spectacle ne se déchaînent soudainement et viennent y participer. Mais Sergueï avait tout prévu et portait un solide nerf de bœuf à sa ceinture. Olga n’avait jamais su si ce nerf de bœuf aurait pu lui être destiné ou s’il avait seulement servi d’arme de dissuasion.


Quoiqu’il en soit de cette première expérience, elle n’en avait pas ressenti de plaisir physique, mais elle avait retenu le regard d’envie porté par les mecs, sur son corps, pourtant malingre et en formation, sa performance et après y avoir repensé, ces sont ces regards qui l’avaient excitée, et à partir de ce jour-là, une grande partie des jeunes ados mâles de la Cité Valentina Terechkova lui était passée dessus. Jamais plus d’un à la fois, mais toujours sous forme d’un spectacle. Ce n’est pas qu’elle était contre de s’offrir en spectacle, car cet exhibitionnisme lui avait permis de surmonter ses peurs et, curieusement, elle y avait trouvé ses premiers vrais émois. Plus tard, bien plus tardivement, elle avait aussi découvert que Sergueï avait systématiquement vendu ses charmes sans lui refiler le moindre rouble alors qu’elle pensait, naïvement, que Sergueï était juste généreux avec ses copains. C’était le temps de la naïveté et d’une certaine insouciance pour Olga.


À peine son anniversaire de 16 ans fêté, Sergueï était passé à une autre clientèle, et Olga, alors au lycée à Saint-Pétersbourg, avait dû accepter de devenir son Escort girl. Comme elle avait des frais, Sergueï avait accepté de partager équitablement. Lui prenait quatre-vingts pour cent, elle le reste. Elle en était toute contente. Sergueï lui trouvait des hommes, des vrais, qui la recevaient dans une chambre d’hôtel. Au moins, là, elle pouvait s’allonger dans un vrai lit et utiliser une vraie salle de bains et pour elle toute seule. Quelquefois, elle pouvait aussi manger à sa faim, prendre du caviar (et même en reprendre) et surtout boire de la vodka de marque, celle qui ne vous laisse pas la langue anesthésiée et la gorge râpeuse. Elle avait aussi découvert le vin et le champagne. Elle avait surtout découvert les rapports protégés avec des préservatifs. Un vrai luxe !


Parallèlement à ses activités d’Escort, Olga avait aussi découvert l’univers glauque des Webcams pour adultes… Elle passait de longs après-midi et soirées, nue, ou dans un déshabillé affriolant et de circonstances, jambes écartées à se doigter par devant comme par derrière et empoigner sa jeune poitrine qui finissait par devenir ultrasensible à force de tirer sur ses tétons. Généralement, elle utilisait des instruments que Sergueï lui fournissait. Face à une caméra de mauvaise qualité, avec une connexion qui relevait plus du miracle que de la haute technologie russe, elle obéissait aux desiderata de quelques internautes vicelards sous l’œil de Sergueï qui, en fin de séance, l’épinglait sur le « matelas-podium » après avoir coupé caméra et son.


Puis Sergueï lui avait trouvé assez rapidement au moins un, voire deux clients par fin de semaine. Alors, fini les rapports exhibitionnistes dans la cave de la Cité Valentina Terechkova. Regrettait-elle ce temps ? Pas franchement… Ah… Si… Quand elle évoquait cette époque (comme si elle avait été vieille !), elle expliquait que les spectacles qu’elle offrait lui avaient alors manqué, car pour elle, ils contribuaient à son plaisir. Et cette représentation allait orienter le reste de sa jeune vie…


Un soir où elle avait un rendez-vous à l’hôtel Métropole, au centre de Saint-Pétersbourg, Sergueï avait été intercepté et arrêté par un service de police. Elle n’avait rien vu, rien entendu, et ne s’était posé aucune question. Depuis, elle n’avait plus jamais eu de nouvelles de lui et n’avait pas cherché à en avoir non plus. Elle avait réalisé sa prestation avec son client qui, au lieu de la renvoyer après, l’avait invitée à rester toute la nuit en lui remettant une enveloppe pleine de roubles et de dollars. Elle n’avait jamais vu autant d’argent, palpé autant de billets, et avait ouvert de grands yeux devant les billets américains. Et puis, ils avaient parlé, enfin, surtout lui… De ce soir-là, elle était passée des mains de Sergueï à celles de Dimitri.


Sauf que Dimitri avait de la classe, lui. Il s’habillait chic, sentait bon et entretenait son corps. Et puis il avait une voiture de luxe avec chauffeur et gardes du corps. Son job ? À cette époque, déjà, elle n’en savait rien et s’en fichait. Il faisait des affaires… Ils s’étaient revus plusieurs fois. Olga lui avait montré toute l’étendue de sa jeune science de l’amour et lui l’avait largement complétée. Durant ses premières rencontres, Dimitri lui avait conseillé de ne pas continuer à coucher avec d’autres hommes que lui, en lui expliquant ce qu’elle risquait si des services de police l’arrêtaient, car ils pouvaient l’accuser de racolage, de prostitution, voire même d’espionnage. Rétrospectivement, elle avait eu froid dans le dos et elle avait suivi scrupuleusement ses conseils. À la Cité Valentina Terechkova, la disparition de Sergueï avait pourtant aiguisé les appétits de quelques jeunes marlous, mais les deux ou trois qui avaient tenté une approche d’Olga pour mettre leurs mains sales dans sa culotte et récupérer le « gagne-pain » de Sergueï avaient tous eu, immédiatement, des ennuis sérieux avec la police. Sans se poser de questions, Olga avait su apprécier la situation et respirait enfin. Plusieurs fois par mois, une berline noire aux vitres fumées venait chercher Olga. Elle retrouvait Dimitri au Métropole, y passait la soirée et la nuit, quelquefois même le week-end entier avant que la voiture ne la ramène au pied de son immeuble.


Olga était largement rétribuée (entretenue) par Dimitri. Quelques mois après leur première rencontre, Dimitri lui avait demandé de se rendre dans une clinique à la périphérie de la ville où il lui avait pris rendez-vous. Il lui avait expliqué qu’elle devait se faire gonfler les seins et les fesses. Sans poser la moindre question, elle avait obéi.


Le matin dit, elle avait mis deux tee-shirts et un pull dans son sac, pris sa trousse de toilette, embrassé sa dernière petite sœur et, confortablement installée à l’arrière de la berline, avait traversé Saint-Pétersbourg pour entrer discrètement dans le bureau d’un chirurgien dans une clinique privée – un lieu qu’elle n’avait jamais ni imaginé ni pensé un jour fréquenter. Il ne lui avait posé que quelques questions de routine sur sa santé, l’avait fait mettre nue, lui palpant sans ménagement ni vergogne ses petits seins, notant au passage la réactivité de ses tétons et plongeait ses doigts dans sa chatte trempée. Il lui avait aussi longuement manipulé les fesses, en les écartant souvent et en plongeant plusieurs fois ses doigts dans sa chatte et son anus au point qu’elle avait failli jouir. Puis à l’aide d’un gros feutre, il avait utilisé son buste et ses fesses comme un tableau blanc en lui intimant l’ordre de ne surtout pas effacer les marques. Ensuite, elle avait suivi une infirmière jusque dans une chambre et avait suivi les consignes.


Le surlendemain, elle s’était réveillée, la bouche pâteuse, de terribles douleurs dans le cul et les seins. Trois jours plus tard, le chirurgien était revenu la voir et sans ménagement l’avait fait relever, tandis qu’elle était chancelante, l’infirmière lui avait enlevé les bandages qui l’oppressaient, elle avait pu découvrir son nouveau corps. Ses seins gonflés pointaient leurs tétons vers le plafond. Ils tenaient comme en apesanteur, bien détachés du buste. Douloureux et bleuis par l’intervention, elle ne savait pas encore si elle se plaisait ainsi. Et puis ses fesses… rebondies, marquant une vraie chute de reins et démarrant ses jambes naturellement longues et musclées. Là non plus, elle ne savait pas trop quoi penser. Avec un peu plus de précautions, le chirurgien l’avait tâtée, touchée, écartelée, pénétrée, doigtée avant de s’autocongratuler sur la réussite de ses interventions.


Un mois plus tard, elle traversait le hall du Métropole, dans une robe rouge, largement décolletée sur le devant et qui descendait presque jusqu’à la raie de ses fesses dans le dos et si étroite que le chauffeur avait dû l’aider à monter et descendre de la voiture. Tout en fendant la foule qui se pressait ce jour-là dans le hall du grand hôtel, elle avait fait sensation. Les hommes comme les femmes s’écartaient sur son passage et la suivaient du regard jusqu’à l’ascenseur.


Elle avait aimé cette sensation, unique, première, d’être un objet d’admiration, d’envie. Une sensation qui l’animait depuis, et presque en permanence, la rendant fière, lui filant la chair de poule et lui faisant mouiller sa culotte – enfin, plutôt son string – et pointer ses tétons. Surtout que ce jour-là, Dimitri lui avait très fortement conseillé de ne pas porter de soutien-gorge et dans le paquet qui lui avait fait livrer la veille, outre la robe rouge et son string assorti, il y avait une paire d’escarpins à hauts talons d’un très célèbre bottier français.


D’un mètre soixante-dix, elle avait gagné douze centimètres de hauteur, accentuant ainsi la courbure de ses reins et renforçant la proéminence de ses fesses. Quant à ses seins, gonflés artificiellement, elle avait l’impression qu’ils allaient sortir de la robe et crever le premier œil qui serait à leur portée.


Et là, en traversant cette foule, elle avait totalement oublié Sergueï la petite frappe, la cave de la Cité Valentina Terechkova, les douleurs de l’opération, et Olga était devenue Shan-Lee en se jurant de ne plus jamais avoir à souffrir.


Voilà comment était née, Shan-Lee… au sortir d’une clinique privée de Saint-Pétersbourg, avec des mensurations « idéales » de 36-24-36 et des seins débordants plus que ne se logeant dans des soutifs 80E, quand d’aventure elle en portait un !


Durant encore quelques semaines, Dimitri avait continué à l’inviter au Métropole. Dans le même temps, il l’avait installée dans un appartement au centre de l’ancienne capitale russe avec comme seule distraction un homme âgé – Sacha – qui avait joué de sa gentillesse et avait usé de sa patience pour lui apprendre la vie : les bonnes manières, l’art de la conversation, de la culture. Ensemble, ils allaient passer de longues heures à déambuler dans les galeries du Palais de l’Ermitage pour pouvoir parler peinture, arts, décoration, mais aussi histoire, littérature ou même cinéma. C’est avec Sacha qu’elle avait appris les rudiments de la culture physique pour entretenir son corps, muscler ses jambes, ses fesses et faire en sorte que ses seins ne retombent pas, mais restent fermement accrochés à son buste. Enfin, c’est aux côtés de Sacha qu’elle avait découvert la cuisine, la vraie… éduquant son goût et son ouverture au monde.


Semaine après semaine, mois après mois, Olga était devenue Shan-Lee. Se transformant, s’éduquant, se formant… Jusqu’au jour où Dimitri avait décidé de l’amener à Moscou.


Il était temps, selon lui, que Shan-Lee entre dans le vrai monde.


D’abord, il l’avait installé dans un appartement, meublé au sein d’une résidence très discrète, mais hautement sécurisée. Là, elle disposait de tout le confort moderne et occidental. Une vraie cuisine avec une très silencieuse et discrète babouchka qui gérait et entretenait tout au quotidien. Une vraie salle de bains pour elle toute seule, avec douche, baignoire et grands miroirs aux murs et au plafond. Et surtout une grande chambre avec un lit immense, de grandes armoires à moitié vides, mais que Dimitri allait l’aider à remplir. Sur le lit, une grande peau d’ours, douce et chaleureuse. Un immense écran télé en face du lit et toujours des miroirs sur les murs et au-dessus du lit. Dans le salon, deux profonds canapés en cuir couverts de peaux de bêtes sauvages… Une chaîne Hi-fi, un autre immense écran de télévision, un lecteur de cassettes, de DVD et Blu-ray avec une collection de films qui allaient du fantastique à l’aventure en passant par des pornos.


Shan-Lee avait été éblouie par la luminosité, le décorum et surtout la liberté soudaine qu’elle avait acquise… Car Dimitri ne lui avait rien imposé, en dehors de la chirurgie esthétique. Pourtant, il allait – aujourd’hui elle en est totalement consciente – l’utiliser.


Tous les soirs, il l’invitait à l’accompagner dans des soirées mondaines. Il la présentait comme une « amie très chère » à certains hommes, souvent des étrangers – des hommes d’affaires, des politiciens ou diplomates – qui, en la voyant, avaient les yeux qui leur sortaient de la tête, oubliaient de fermer la bouche voire de respirer. Dimitri lui glissait dans l’oreille « Je te laisse en bonne compagnie, moi j’ai des affaires (toujours mystérieuses) à traiter… Fais comme il te plaît, ta soirée est à toi » et il lui lâchait la bride.


Alors, libre, Shan-Lee faisait ce qu’elle savait faire de mieux à cette époque… et encore aujourd’hui… Elle respirait profondément, gonflant au maximum sa jeune poitrine à faire craquer les coutures de sa robe, minaudait, passait sa langue pointue sur ses lèvres naturellement pulpeuses et cillait sur ses yeux bleu-gris. Elle pouvait aussi rire aux éclats et secouer sa crinière blonde en répandant autour d’elle une nuée incandescente de parfum français et de phéromones. Elle savait exactement ce qu’elle devait faire : réussir à embarquer le bonhomme que Dimitri lui avait présenté, l’amener jusque « chez elle », le faire boire, se déshabiller et se laisser aimer…


Oui, Shan-Lee le reconnaît bien volontiers, elle a été une Escort girl de haut vol. Ce qu’il advenait après de ces « amants » d’un soir, ce n’était ni dans ses prérogatives, ni dans ses préoccupations, et encore moins le cadet de ses soucis. Eux avaient la délicieuse impression d’avoir dragué avec succès une jeune fille russe, certes pas farouche et qui disposait d’un appartement où ils pouvaient aller satisfaire leurs plus bas instincts primaires. Shan-Lee savait qu’elle faisait plaisir à Dimitri. Elle n’acceptait jamais d’argent de la part de ses amants. Pour eux, pour eux tous, c’était « gratuit ». Les plus délicats lui faisaient livrer de magnifiques bouquets de fleurs, les plus attentionnés, un flacon de son parfum préféré, les plus distraits, une boîte de chocolats. Mais toutes les semaines, elle recevait de conséquentes sommes d’argent sur son compte en banque, que Dimitri lui avait fait ouvrir et qu’il alimentait. Les après-midi étaient souvent consacrés à des achats. Accompagnée par le chauffeur de Dimitri qui restait à sa disposition, elle avait « carte blanche » pour fréquenter les boutiques de luxe installées à Moscou. Elle pouvait aussi passer de longues heures chez le coiffeur, l’esthéticienne, au sauna et deux fois par semaine, elle avait rendez-vous avec un coach sportif qui lui faisait subir des séances très musclées pour entretenir sa forme, mais Shan-Lee savait que les meilleurs exercices physiques étaient de longues séances d’amour.


C’est ainsi qu’elle s’était taillé une solide et enviable réputation à Moscou.


Résumé ainsi, le début de sa vie peut sembler très trivial et pourrait vite être assimilé à un mauvais roman policier ou d’espionnage. Pourtant, Shan-Lee ne s’était jamais projeté dans une telle situation, dans de pareils moments. Bien sûr, elle s’est souvent interrogée, mais habituée à ne jamais poser de questions dont les réponses peuvent être effrayantes, elle avait toujours préféré rester une fille obéissante, docile qui menait une vie, certes un peu hors norme, mais tellement plus fastueuse que si elle était restée à vivoter dans la Cité Valentina Terechkova à Saint-Pétersbourg. D’ailleurs, elle en était loin, très loin de ce départ dans la vie, même si elle ne regrettait rien. Ici, à Moscou, elle sortait tous les soirs, buvait les meilleurs champagnes et vodkas, avalait les meilleurs caviars de Russie. Elle pouvait changer de robe, chaussures, sacs, coiffure et maquillage tous les jours et souvent sans qu’elle ne débourse le moindre rouble… Il lui suffisait souvent d’entrer dans une boutique de luxe, déclarer que ce soir ou demain soir elle était à la soirée du Bolchoï ou bien au vernissage de telle ou telle exposition pour qu’une nuée de petites mains s’affairent autour d’elle, lui proposent robes et accessoires, les emballent soigneusement. Souvent, les vêtements étaient prêtés, juste pour un soir, un dîner, car les boutiques comptaient sur les photos et leurs noms cités dans la presse pour attirer de nouveaux clients.


Tous les soirs, elle revenait dans son appartement avec un amant différent. Certains étaient très attentionnés et se comportaient avec elle en vrais gentlemen. Prévenants, propres sur eux, cultivés, ce n’étaient généralement pas des brutes avinées même s’ils avaient déjà beaucoup bu. Dans le pire des cas, ils se faisaient sucer puis, l’infernal sac plastique encapuchonnant leur queue raide, ou semi raide, ils tiraient un seul coup. D’autres, plus vaillants, moins soûls, respectaient les préliminaires et s’attardaient avec les mains, les doigts et la langue sur ses parties sensibles.


Shan-Lee avait découvert le plaisir des préliminaires avec Dimitri. C’est lui qui l’avait réellement éduquée. Dans la cave de la Cité Valentina Terechkova, Sergueï et les autres l’avaient souvent doigtée, mais plus pour s’exciter que pour lui donner du plaisir. Et puis, ils ne tenaient pas la distance et ne connaissaient rien à l’anatomie des filles. Dimitri, lui, était un fin connaisseur qui lui apprenait beaucoup de choses dont l’art de caresser sa chatte, son clitoris, lui avait fait découvrir son point G, savait lui pénétrer l’anus en même temps qu’il était en elle. Il savait aussi manipuler sa langue autant que ses doigts. Elle avait découvert avec lui ce qu’est une zone érogène, et que toutes les parties de son corps, du bout du pied au lobe de son oreille, tout pouvait être érotisant. Il lui avait fait découvrir le mot « orgasme », une sensation qu’elle aimait à rechercher avec ses partenaires. Avec Dimitri, elle avait aussi appris à caresser et donner du plaisir à un homme. Faire une pipe, faire une gorge profonde, ça, elle savait le faire et même bien le faire. Mais avec Dimitri, elle avait surtout découvert le massage prostatique, le léchage des seins de ses partenaires et avant tout l’art et la manière de bloquer la montée des orgasmes masculins pour prolonger un rapport ou au contraire, l’accélérer.


Oui… Elle lui devait tout, à Dimitri. Alors, lui faire plaisir, c’était à la fois normal, facile et presque un devoir. Voilà pourquoi elle avait accepté de coucher avec les hommes qu’il lui désignait.


Oh, bien entendu, ce n’était pas rose tous les soirs… Certains d’entre eux sous un aspect « homme correct, gentleman, bien sous tous rapport » étaient de vrais cochons. Non, elle n’avait jamais été frappée ou cognée. Mais quelques-uns, bien membrés, avaient forcé le passage aussi bien devant que derrière et plus d’une fois, elle avait eu du mal à s’asseoir après qu’un de ces étalons se soit épanché entre ses fesses. Quelques autres avaient eu du mal à se contrôler lors d’une gorge profonde et avaient failli l’asphyxier. Mais, généralement, ils prenaient tous soin d’elle.


De temps à autre, elle avait quartier libre le soir. Dimitri occupé à « ses affaires », elle partait faire la tournée des dancings et boîtes de nuit, là où certains n’entendent qu’une musique de sauvage, elle entrait, buvait plusieurs verres avant d’aller se trémousser sur la piste, s’étourdir d’alcool, de musique et de frottements.


Elle adore danser, la tête lourde d’alcool. Elle se plante au milieu de la piste et déhanche son corps sur les rythmes les plus fous aux plus lascifs. Elle aime les frôlements des corps, surtout ceux des mecs, sur le lamé de ses robes ultracourtes. Elle est presque toujours au centre d’un regroupement de mâles en rut et en chaleur à sa vue. Là, « la diva du dancing », elle est dans son élément, pas loin de son nirvana. C’est dans une de ces « boîtes à danser » qu’un DJ l’avait repérée, l’invitant à monter sur la scène à ses côtés, et lui avait expliqué le fonctionnement des platines, la subtilité des enchaînements, des shunts et des cuts, et le rôle électrisant des boîtes à rythmes et du scratching. Il en avait aussi largement profité pour la serrer de près, de très près jusqu’à ce qu’elle sente enfler son désir pour elle au creux de ses fesses. Flattée un peu, ivre beaucoup, les oreilles saturées de musique, elle s’était laissée séduire. Elle lui avait même taillé une pipe, là, sur la scène à l’abri du regard des danseurs. Elle avait consciencieusement tout avalé sous le regard incrédule et hagard des techniciens qui n’avaient jamais vu une telle performance. Et pourtant, des chaudasses prêtes à tout pour accéder à Sacha, ils en avaient vu, mais comme elle, belle, hyper belle et douée… ça non, jamais, ils n’avaient jamais vu.

C’est comme cela qu’elle avait gagné le droit de revenir. Et elle était revenue, plusieurs fois, et de temps à autre, il lui laissait sa place. Et elle avait commencé à mixer devant un dance-floor, enthousiaste. Très vite, quand son job pour Dimitri lui laissait du temps, elle courait les platines et mixait… Et elle avait commencé à se faire un nom et une renommée… Shan-Lee était devenue une vraie pro des platines. Avec sa voix chaude, un tantinet gutturale, elle savait enflammer la foule et entraîner de grandes sarabandes qui souvent se terminaient tôt le matin après avoir vidé les réserves d’alcool du club. Alors elle avait été de plus en plus demandée tandis que Dimitri, lui, avait du mal à comprendre cet engouement.


Dimitri, lui, ce qu’il voyait c’est que de plus en plus souvent, Shan-Lee faisait l’objet d’articles de presse avec des photos très suggestives et cela arrangeait bien ses affaires. Dans les quelques soirées où il apparaissait avec Shan-Lee à son bras, les hommes ne cessaient de la dévorer des yeux et ceux qui avaient la chance de pouvoir repartir, plus tard dans la soirée, à son bras, étaient sur un petit nuage. En même temps, il avait découvert que la rareté était encore plus rentable que la profusion. Et cet arrangement lui allait encore mieux. Alors, il avait laissé faire.


Shan-Lee, avec l’assentiment de Dimitri, continuait à hanter les nuits moscovites. Souvent, elle rentrait au petit matin, seule, épuisée, mais heureuse. Rares étaient les fois où un cavalier l’accompagnait. Et dans ce cas, le début de matinée était assez torride, rapide, mais torride. Shan-Lee comme à l’accoutumée lui faisait le grand jeu… strip-tease, douche, fellation avec gorge profonde sous la douche, puis elle venait enfourcher son cavalier et lui faisait l’amour. Et si son amant avait encore un peu de résistance, elle lui offrait son derrière avant qu’il ne sombre dans le coma…


Un soir de mixage, un grand mec balèze était venu la voir pour lui demander l’autorisation de la photographier durant son show. Shan-Lee s’était facilement laissé convaincre et avait même pris un certain plaisir à être encore plus le centre d’attention d’un homme. Il lui avait laissé, au petit matin, une carte commerciale pour qu’elle vienne voir les clichés. Et deux jours plus tard, dans le bureau d’une « agence de mannequins », Stanislas – dit Stan, pour les intimes comme pour les Moscovites – lui avait présenté les photos d’elle. Ensemble, ils avaient sélectionné une jolie série quand il lui avait proposé de poser dans le studio d’à côté.


Et Shan-Lee avait dit « Oui »…


Premières prises de vues, sous les sunlights des studios, sages… très sages… surtout du portrait… et au sortir de cette expérience, Stan lui avait proposé de lui signer un contrat pour poser pour un industriel œuvrant dans le secteur des maillots de bain…


Shan-Lee avait hésité un tout petit instant, car intérieurement, être modèle était l’un des objectifs de Sa vie… Alors, elle avait dit une fois de plus « Oui »… Trois jours plus tard, le contrat était signé… Même que Dimitri en avait été fâché… Pas très fâché, juste qu’il avait un peu boudé, une soirée… Et puis Shan-Lee lui avait calmement expliqué qu’elle ne pourrait pas être Escort girl durant toute sa vie et qu’elle devait aussi penser à sa carrière. Oui, elle avait toujours rêvé d’être mannequin… et aujourd’hui, on lui offrait cette opportunité. Alors, entre les soirées DJ, les soirées mondaines et les photos de mode, Dimitri avait compris qu’il devait encore lâcher du lest, lui laissant faire ce qu’elle souhaitait.


Et une fois encore, Dimitri s’en sortait bien. Certains hommes ne rêvent que d’une chose : s’envoyer en l’air avec une mannequin… Il avait compris que son investissement serait encore plus rentable en laissant Shan-Lee prendre la pose devant l’objectif de photographes et plus elle serait aguichante en mettant en valeur « les produits », plus elle serait désirée… Et puis, Shan-Lee allait devoir voyager, ce qui agrandissait sa « clientèle ».


Et cela n’avait pas loupé !


La première campagne de photographie de Shan-Lee avait donc correspondu avec sa découverte du monde. Bien entendu, Dimitri avait encore un peu fait la gueule, mais avec une célérité inaccoutumée, il lui avait procuré « Le » sésame sacré qui permettait de sortir sans encombre de Russie, un passeport permanent. Car si les Russes ont souvent l’habitude de voyager en Russie, rares sont ceux qui disposent d’un passeport avec autorisation permanente de sortie du territoire. Shan-Lee devait recevoir le sien la veille de son départ pour Bali, île paradisiaque et totalement dévouée aux dieux de l’amour.


Le casting de sélection avait été organisé par Stan, une fin d’après-midi glacial, mais ensoleillé, dans les bureaux de l’industriel. Curieusement, Shan-Lee et Stan avaient été reçus, seuls. En face le PDG, un homme d’une cinquantaine d’années, archétype du nouveau riche russe, flanqué de sa directrice de marketing et d’un styliste maniéré. Un petit bureau surchauffé avait été rapidement aménagé en dressing avec un portant disposant d’une collection impressionnante de maillots tous différents en formes et en couleurs. Shan-Lee avait donc rapidement compris qu’elle devait se dévêtir là, en réalité se mettre à poil devant le styliste, puis enfiler rapidement un maillot, se diriger pieds nus vers le bureau où le « public » de sélection l’attendait. Devant eux, elle devait faire quelques pas, s’arrêter, gonfler les seins, cambrer les reins puis exécuter une sorte de volte-face, se faire admirer sur son arrière et repartir vers un nouveau changement de maillot.


Après plusieurs modèles, le PDG qui avait la figure de plus en plus congestionnée, avait fini par se lever et était venu « arranger » une bretelle et un bonnet de soutien-gorge… enfin, cela avait surtout été le prétexte de base, car il en avait largement profité pour palper sans honte la poitrine de Shan-Lee qui avait baissé les yeux à la fois par habitude, mais aussi par surprise. Personne – et encore moins Stan – ne l’avait mise en garde ni informée de telles pratiques.


Quelques maillots plus tard, c’était la directrice du marketing qui avait fait la même chose. Mais, elle, ne s’était pas seulement contenté de lui palper les seins, elle avait aussi largement passé la main sur son sexe et ses fesses et avait même osé un doigt sur l’entrée de sa chatte… Shan-Lee, très réactive, avait laissé échapper un petit gémissement qui en disait plus long sur son excitation que sa pudibonderie. Et la séance avait été abrégée, le contrat signé et les dates du shooting fixées.


Shan-Lee quelques semaines plus tard, alors que la tempête de neige et de blizzard balayait Moscou, s’envolait pour dix jours à Bali. Mais à l’embarquement, elle avait été surprise de découvrir qu’elle n’était pas la seule jeune femme embarquée dans l’aventure. En tout, six filles, trois garçons, le staff du fabricant et le staff de l’agence de mannequins, tout le monde était là…


Stan les avait rejoints au dernier et ultime moment. Photographe en titre, toutes les filles s’étaient précipitées pour se pendre à son cou. Shan-Lee aussi, et même si elle était un peu dépitée de devoir partager « sa conquête » avec d’autres, elle n’avait rien laissé paraître. Bien entendu, elle était « jalouse » et d’un esprit relativement peu partageur. Conséquence d’une éducation dans un milieu difficile, mais aussi en raison de ses métiers… Shan-Lee, comme beaucoup de filles qui ont compris que leur vie, leur survie, dépend de leur beauté, ont du mal à accepter la concurrence d’autres qui pourraient briller un peu plus qu’elle et leur ravir la vedette… Alors, oui, elle avait été un peu échaudée de se trouver « mélangée » à cette bande de belles jeunes filles et de garçons. Mais rapidement, Stan l’avait rassuré. Et puis la chaleur, le soleil, le paysage, le dépaysement… la villa louée… tout avait fait oublier à Shan-Lee les petites déconvenues du départ. Une nouvelle vie s’ouvrait à elle, une nouvelle vie s’offrait à elle.


Bien sûr, la vie de mannequin avait été loin des « clichés » qu’elle avait dans sa tête, dans ses rêves. Couchée tôt, oubliés la fête et les excès pour éviter les yeux bouffis, oublié le soleil pour éviter d’avoir la peau brûlée par l’astre du jour. Levée tôt pour profiter des premiers rayons de soleil et esquiver les moucherons, mouches et moustiques. Des heures de maquillage, de coiffure, de poses inconfortables à tenir, à refaire dix fois, vingt fois, trente fois, recommencer les mêmes pas, les mêmes gestes… Et attendre, entre chaque prise de vue, chaque modèle… Par équité, pour éviter les conflits sur le set de tournage, tous les modèles posaient avec toute la collection. Cinquante maillots différents dans des coloris différents. Une pièce, deux-pièces, style brésilien, style Ibiza, avec ou sans culotte échancrée… Le choix se ferait après le shooting, à tête reposée, à Moscou. Et puis les à-côtés…


Stan voulait que certains modèles posent en dehors du set. Alors, certains matins, ou certains soirs, voire au moment où tout le monde aspirait à se reposer, Stan entraînait une fille, un assistant et disparaissait durant deux ou trois heures.


Il avait ainsi entraîné Shan-Lee, à l’écart. Munie d’un minimum de vêtements, elle l’avait suivi en toute confiance. Sur un bout de plage qui ressemblait à un bout du monde, un coin de paradis, où un cocotier épousait la ligne d’horizon au-dessus d’une mer couleur turquoise, léchant une plage d’un blanc éblouissant et immaculé. Là, Stan l’avait photographié sous toutes les coutures. Il lui avait aussi proposé de poser seins nus, puis d’enlever sa petite culotte. C’était ses premières photos de charme, nue. Elle en avait été toute émoustillée par cette nouvelle audace. Montrer son corps, laisser deviner son sexe, faire pointer le bout de ses seins sous le léger alizé qui balayait la plage. Frotter son ventre, ses cuisses sur le râpeux du cocotier était une sensation nouvelle, très érotique, très érotisante. Elle avait écouté et obéi à Stan. Il voulait toujours plus d’érotisme, de suggestion dans la gestuelle, le regard. Il la voulait toujours plus provocatrice. Elle s’était pliée à toutes les poses demandées, contorsionnée, ouverte, offerte à lui et à son objectif… et elle avait kiffé ! Mieux, elle en avait presque joui, là, sur place, sur le sable chaud. Ses seins lourds et aériens s’étaient encore redressés. Son ventre s’était creusé et ses reins aussi. Ses fesses avaient été encore mieux mises en valeur et sa chatte suintait de plaisir. Et s’il n’y avait pas eu l’assistant qui ne cessait de tourner autour d’elle avec son tissu argenté pour renvoyer sur son corps les rayons d’un soleil couchant, elle aurait délibérément violé Stan.


Le soir, en rentrant dans sa chambre qu’elle partageait avec une autre fille, une très belle rousse claire, Natalia, alors qu’elle s’apprêtait à plonger sous une douche réparatrice. Natalia était naturellement venue vers elle et elles s’étaient câlinées.


D’abord un simple câlin, entre copines… Mais très vite, les pointes de leurs seins s’étaient frôlées, puis électrisées, puis tendues pour finir par se frotter l’une à l’autre et déclencher des ondes de plaisir dans les ventres. Les bouches s’étaient cherchées, les lèvres s’étaient entrouvertes et les langues s’étaient trouvées. Puis les mains étaient devenues affranchies, avaient caressé le dos, puis les fesses avant de partir vers la chatte de l’autre pour la fouiller et faire surgir d’entre les nymphes le clitoris et amener aux premiers émois.


Les deux filles avaient naturellement roulé sur le lit, chacune s’offrant à l’autre sans retenue, sans limites, assouvissant un besoin naturel de plaisir partagé et à partager. Les doigts avaient été remplacés par les langues qui devenaient fouineuses, fouilleuses, exploratrices, source du plaisir. Chaque millimètre du corps de l’autre avait été exploré, suçoté, léché, bécoté, aspiré. Les seins, les nymphes jusqu’aux plis de l’anus qui s’était ouvert sous la puissance des vagues de plaisirs et de jouissances. Elles avaient roulé l’une sur l’autre, dessus, dessous, s’étaient échevelées, enchevêtrées, elles étaient devenues luisantes de chaleur animale et ruisselantes de jouissances. Les cuisses, les fesses, les ventres tétanisés par les vagues d’excitations.


Épuisées, mais heureuse d’avoir assouvi leurs instincts naturels. Nues et en se tenant la main, elles s’étaient plongées dans la piscine pour un long bain réparateur avant de s’endormir dans les bras l’une de l’autre.


Ah ! Cette soirée… Quand Shan-Lee l’évoquait pour moi, avec sa voix un peu rauque elle avait dans les yeux des paillettes qui brillaient. Bien sûr, Stan avait un peu rouspété le lendemain matin, car elles avaient toutes les deux les yeux largement cernés par le plaisir. Mais plus tard, quelques semaines après leur retour à Moscou, devant Dimitri, avec Natalia à leur côté, Stan avait présenté officiellement une vidéo de cette soirée !


Les deux filles avaient d’abord été estomaquées de se découvrir nues, pantelantes, haletantes dans leurs ébats. Alors elles avaient un peu boudé tandis que les deux hommes commentaient leurs prouesses. Puis elles s’étaient rapprochées et avaient terminé de regarder, ensemble, épaule contre épaule, cuisse contre cuisse.


Oui, elles avaient aimé se voir et être surprises dans leurs gestes naturels, non dirigés par un « metteur en scène » ou un « scénariste ».


Et puis elles avaient finalement accepté que cette vidéo soit mise en ligne et que les photos des « à-côtés » soient publiées sur un site Internet réservé aux adultes.


Bien sûr, elles auraient pu, l’une comme l’autre, s’offusquer de ce viol de leur intimité, de leur liberté d’agir. Mais ce n’était ni dans leur nature, ni dans leur culture et encore moins dans leurs habitudes. D’ailleurs quand nous avons évoqué cet épisode, la première publication de cette sextape, Shan-Lee n’a pas évoqué le moindre remords ou la moindre acrimonie envers Dimitri ou Stan. Non, bien au contraire. Elle m’a juste parlé de sa fierté vis-à-vis de son corps, de ce qu’elle en faisait. Au passage, nous avons évoqué ce qui pouvait se cacher derrière les miroirs de sa chambre ou de sa salle de bains à Moscou et de possibles photos ou vidéos que Dimitri avait ou aurait pu utiliser. Elle a longuement gardé le silence avant de sourire puis de rire avant de m’expliquer qu’elle n’avait jamais été dupe et que – même si elle n’en avait jamais parlé directement avec Dimitri – elle avait toujours su qu’il l’utilisait pour ses « affaires », mais que ce n’était ni dans son comportement ni dans son éducation, que de s’interroger, de poser des questions et surtout des questions qui pourraient lui apporter des désagréments directs ou indirects. Fatalité du poids de l’histoire de la Russie et de l’ancienne URSS qui a formaté et rendu muet des millions de femmes et d’hommes…


Après cette première campagne de publicité, qui avait remporté un très grand succès, surtout en raison du mannequin vedette qu’était Shan-Lee, elle avait été sollicitée par des marques de luxe européennes et russes qui voulaient attirer des clients prestigieux. Outre son travail de mannequin, pausant dans des chambres d’hôtels de grand luxe, dans des salons de grandes demeures pour promouvoir des robes de soirée, des marques de vodka ou de vins de Champagnes, du caviar et surtout des bijoux. Elle était aussi partie voyager, Indonésie, encore Bali, mais aussi la découverte de Dubaï. Et elle continuait à mener cette triple vie d’Escort girl de grand luxe pour Dimitri, de DJ – de temps à autre et de mannequin pour Stan.


La soirée était fortement avancée lorsque nous avons regagné nos appartements respectifs. Moi, la tête pleine de clichés sur l’ébouriffant spectacle que j’imaginais du corps parfait de Shan-Lee emmêlé dans celui de Natalia. En entrant dans ma chambre, tout en jetant quelques notes sur mon carnet, je partais en exploration de l’Internet pour tenter de trouver cette sextape et contempler les photos érotico-pornographiques de Shan-Lee. Avec une bande passante ralentie, j’écumais les coins et les recoins, vainement et sans résultats. Déçu, avec ma mémoire reptilienne avivée, j’ai fini par aller me coucher.


Au petit matin puisque j’avais terminé mon travail ici, je rentrais en France bien décidé à suivre les tribulations de Shan-Lee.